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Géographie de l’île de Crète

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CultureHistoire, géographie, arts, traditions, flore …

GéographieGéographie de la Crète
Les Crétois nomment parfois leur île la « Grande Île » (Μεγάλη Νήσος / Megáli Nísos) ; avec une superficie de 8 336 km², la Crète est en effet la plus grande des îles grecques avant l’île d’Eubée, qui a une superficie plus de deux fois moindre. La Crète n’est cependant que la cinquième plus grande île de la mer Méditerranée après la Sicile (25 832 km²) et la Sardaigne (24 100 km²), qui sont environ trois fois plus grandes, et Chypre (9 251 km²) et la Corse (8 722 km²), qui ont une taille comparable.

Géographie de l’île de Crète. Carte de géographie physique (d'après une carte d'Éric Gaba). Cliquer pour agrandir l'image.La Crète présente une forme très allongée, que sa formation géologique explique aisément. L’île s’étire sur une longueur de 254 km, à partir du cap de Vouxas (Άκρα Βούξα), à l’ouest, jusqu’au cap Sidéros (Άκρα Σίδερο), à l’est. La largeur maximale de l’île est de 57 km, entre le cap Chondros Kavos (Άκρα Χονδρός Κάβος), sur la côte nord, un peu à l’est de Réthymnon, et le cap Lithinos (Άκρα Λίθινο), sur la côte sud, en suivant le méridien passant par le sommet du mont Psiloritis, le point culminant de l’île, à 2 456 m d’altitude ; la largeur minimale de l’île est de 12,1 km, à travers l’isthme d’Iérapétra (Ισθμός της Ιεράπετρας), dans l’est de l’île. De n’importe quel point de l’île, la côte est à une journée de marche au maximum. La longueur totale des côtes de la Crète, côtes très échancrées, est d’environ 1 066 km.

La Crète est le territoire le plus méridional de l’Europe, sur le plan géographique, situé en majeure partie entre 35° et 36° de latitude nord ; l’île de Chypre, qui fait partie de l’Europe sur le plan politique, se trouve un peu plus au sud que la Crète, mais Chypre est rattachée, géographiquement, à l’Asie mineure. La Crète est ainsi plus méridionale que Gibraltar, que le nord-ouest de l’Afrique et que des villes nord-africaines comme Tunis et Alger ; la Crète est à la même latitude que la ville tunisienne de Kairouan et que la ville marocaine de Rabat. Cette situation géographique donne à la Crète un caractère en partie africain ou oriental en termes de climat et d’atmosphère.

Géographie de l’île de Crète. Le cap Spatha sur la presqu'île de Rodopos (auteur Carole Raddato). Cliquer pour agrandir l'image.La Crète se trouve au milieu de la mer Méditerranée orientale, à peu près à égale distance des terres continentales d’Europe, d’Asie et d’Afrique ; pour cette raison l’île apparaissait, dans l’Antiquité, comme étant le centre du monde. Une des deux pointes nord-ouest de la Crète, le cap Spatha (Ακρωτήριο Σπάθα), situé à l’extrémité de la presqu’île de Rodopos, se trouve à environ 96,6 km au sud-est du cap Malée (Ακρωτήριο Μαλέας / Akrotírio Maléas), une des deux pointes les plus méridionales de la Grèce continentale, située en Laconie, dans le sud-est du Péloponnèse : l’extrémité nord-est de la Crète est distante d’environ 220 km de la pointe sud de l’Attique, le cap Sounion (Aκρωτήριο Σούνιο / Akrotírio Súnio). La pointe nord-est de la Crète, le cap Sidéros, se trouve à moins de 180 km au sud-ouest de la pointe de la presqu’île de Datça en Asie mineure. La côte sud de la Crète se trouve à environ 300 km au nord des côtes libyennes.

La Crète sépare la mer Égée du reste de la mer Méditerranée. La côte nord de l’île est baignée par la mer de Crète, ou mer crétoise (Κρητικό Πέλαγος), qui constitue la partie sud de la mer Égée ; au nord-est de la Crète se trouve la mer de Karpathos, ou mer Karpathienne (Καρπάθιο Πέλαγος), qui est la partie sud-est de la mer Égée ; à l’est de la Crète, au large du cap Plaka (Άκρα Πλάκα) se trouve la mer du Levant (Θάλασσα του Λεβάντε), qui constitue la partie orientale de la mer Méditerranée orientale ; au sud de la Crète se trouve la mer de Lybie, ou mer libyenne (Λιβυκό Πέλαγος) ; au nord-ouest de la Crète se trouve la mer de Myrto, ou mer Myrtoenne (Mυρτώο Πέλαγος), qui constitue la partie sud-ouest de la mer Égée.

Au milieu de ces mers la « Grande Île » apparaît comme un petit continent, avec des montagnes impressionnantes, entaillées par de profondes gorges spectaculaires, quelques plateaux isolés mais charmants, des petites plaines verdoyantes, enfoncées comme à l’emporte-pièce entre les montagnes et semblables à de petites oasis dans ce désert minéral.

Géographie de l’île de Crète. Le versant sud des Montagnes Blanches (auteur Olaf Tausch). Cliquer pour agrandir l'image.La Crète est une île essentiellement montagneuse, en grande partie constituée de calcaires et plus rarement de schistes ; cette masse montagneuse fait partie de l’« Arc égéen » constitué des îles de Cythère, d’Anticythère, de Crète, de Kassos, de Karpathos et de Rhodes, qui relie le Péloponnèse à l’Anatolie. La Crète elle-même est formée d’une succession de massifs montagneux qui étaient encore des îles indépendantes à la fin de l’Ère tertiaire : dans l’ouest de l’île, les Montagnes Blanches (Λευκά Όρη / Lefká Óri), qui culminent au mont Pachnès (Πάχνες) à 2 452 m, deuxième sommet de l’île ; dans le centre, le massif du Psiloritis (Ψηλορείτης / Psiloreítis), qui culmine au mont Ida (Όρος Ίδη), le plus haut sommet de l’île, à 2 456 m ; dans l’est, le massif du Dicté (Όρος Δίκτη), ou montagnes lassithiennes (Λασιθιώτικα Όρη), qui culmine au mont Spathi (Όρος Σπαθί) à 2 148 m. Ces massifs sont souvent enneigés depuis le mois de novembre jusqu’au mois de mai et procurent un agréable refuge de fraîcheur pendant les journées torrides de l’été.

L’île comprend aussi quelques massifs moins élevés : situé au sud-est du mont Psiloritis, le mont Kédros (Όρος Κέντρος) atteint 1 777 m d’altitude ; au nord du mont Psiloritis, les monts Taléens (Ταλαία όρη) culminent à 1 088 m ; au centre de la côte sud se trouvent des montagnes de roches cristallines, les monts Astéroussia (Αστερούσια Όρη / Asteroúsia Óri), qui culminent au mont Kofinas (Κόφινας), à 1 231 m ; au-delà de l’isthme d’Iérapétra, les monts Thrypti (Όρη Θρυπτής), qui culminent au mont Afendis Stavroménos (Αφέντης Σταυρωμένος), à 1 476 m et les monts Orno (Όρος Ορνό) qui culminent au mont Orno, à 1 238 m.

Géographie de l’île de Crète. Le plateau d'Omalos (auteur Zde). Cliquer pour agrandir l'image.Ces massifs montagneux sont en grande partie infertiles mais ils recèlent une dizaine de plateaux qui, eux, sont très fertiles car ils sont enrichis en minéraux par le lessivage des montagnes environnantes. Ces plateaux sont en réalité des poljés, c’est-à-dire des plaines karstiques d’altitude dont les eaux s’échappent dans la masse calcaire par des gouffres nommés ponors. Les plus importants plateaux sont, d’ouest en est :

Géographie de l’île de Crète. Les gorges d'Aradéna près de Chora Sfakion. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les massifs montagneux de Crète sont profondément entaillés par des gorges, pour la plupart creusées par les torrents dans les roches calcaires karstiques ; beaucoup de ces torrents sont taris en été, ce qui fait des gorges crétoises une des grandes attractions touristiques de l’île pour les randonneurs et pour la découverte de la flore. On dénombre environ trente-six gorges remarquables dans l’ensemble de l’île. Parce que la côte sud de l’île est beaucoup plus escarpée que la côte nord, c’est sur la côte sud que se trouvent les gorges les plus spectaculaires. Parmi les gorges les plus visitées on rencontre successivement, du sud-ouest vers le sud-est :

Sur la côte orientale, du sud au nord :

Sur la côte nord, de l’est vers l’ouest, on trouve :

Dans le centre de l’île, au pied du versant sud-ouest du Psiloritis, près du village d’Amari, se trouvent les gorges de Platania (φαράγγι Πλατανίων).

La Crète est en majeure partie constituée d’une masse de roches calcaires karstiques où les eaux pluviales infiltrées ont créé de très nombreuses cavités par dissolution du calcaire ; l’érosion torrentielle dans les gorges, l’érosion marine sur les côtes et les mouvements tectoniques ont ouvert une multitude de ces cavités qui apparaissent comme des grottes ; la Crète compterait près de 3 000 grottes naturelles. Ces grottes ont joué un rôle considérable dans la mythologie, la religion et l’histoire crétoises, depuis l’époque néolithique, quand elles servaient de logements aux premiers habitants de l’île, jusqu’à l’époque récente, où elles accueillent des touristes ou des spéléologues. Des squelettes humains et des ossements d’animaux, datant de l’époque néolithique tardive, ont été découverts dans quelques grottes de l’île, par exemple dans la grotte de Trapéza (Σπήλαιο Τράπεζας) sur le plateau du Lassithi, dans la grotte de Pélékita (Σπήλαιο Πελεκητά), près de Zakros.

À l’époque minoenne les sanctuaires étaient bâtis le plus souvent sur les sommets des montagnes ou dans les grottes ; les archéologues ont mis au jour des objets de culte minoens dans de nombreuses grottes, notamment dans la grotte de Trapéza et la grotte de Psychro (Σπήλαιο Ψυχρού) dans le massif du Dicté ; dans la grotte d’Ilithyie (Σπήλαιο Ειλειθυίας), située au sud d’Amnissos ; dans la grotte de l’Ida (Ιδαίον Άντρο), dans le massif du Psiloritis ; la grotte d’Arkalochori (Σπήλαιο του Αρκαλοχωρίου) ; la grotte de Skotino (Σπήλαιο Σκοτεινού), près de Gournès ; la grotte de Pyrgos à Nirou Chani (Νιρού Χάνι), près de Gouvès. Après l’invasion de la Crète par les Grecs mycéniens puis doriens, ces sanctuaires souterrains furent consacrés aux dieux grecs et certains prirent place dans la mythologie grecque ; c’est notamment le cas de deux grottes emblématiques : la grotte du Dicté (Δικταίο Άντρο), autre nom de la grotte de Psychro, où serait né Zeus, le « Père des Dieux » de l’Olympe grec, et de la grotte de l’Ida, où Zeus aurait été élevé. Quand la religion chrétienne devint la religion dominante, sous l’Empire byzantin puis sous la domination vénitienne, beaucoup de ces grottes servirent d’habitations pour des ermites qui y construisirent de petites chapelles rupestres, puis des moines orthodoxes y construisirent des monastères, comme Moni Kapsa près de Koutsouras, Moni Fanéroménis près de Pachia Ammos, Moni Fanéroménis près de Sitia, Moni Koudouma près de Lendas, Moni Gouvernéto sur la presqu’île d’Akrotiri ; ces grottes sont souvent devenues des lieux de pèlerinage.

Géographie de l’île de Crète. La grotte de Mélidoni près de Pérama (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Sous l’occupation ottomane beaucoup de grottes devinrent des refuges pour les rebelles, que les Turcs nommaient des « chanaïdes », des bandits ; pendant la révolte de 1821 certaines de ces grottes furent le théâtre d’événements tragiques : dans la grotte de Mélidoni (Σπήλαιο Μελιδονίου), près de Pérama, et dans la grotte de Milatos (Σπήλαιο Μιλάτου), près de Malia, des populations qui s’y étaient réfugiées furent asphyxiées par les Turcs qui avaient fait brûler des buissons à l’entrée de ces grottes. Sous l’occupation allemande des grottes servirent encore de cachette pour les résistants et les partisans, mais aussi de postes de commandement de campagne pour les occupants.

Quelques grottes n’ont jamais eu d’utilisation humaine à cause d’un accès très difficile ; c’est le cas de nombreuses grottes situées dans les monts de Sitia, dans la région de Karydi. Dans l’ouest de l’île les plus grands gouffres se trouvent dans le nord des Montagnes Blanches : le gouffre de Mavro Skiadi (Βάραθρο Μαύρο Σκιάδι), profond de plus de 300 m ; le gouffre de Gourgouthakas (Βάραθρο Γουργούθακας) ; le gouffre du Lion (Βάραθρο Λέων) ; ces gouffres ne sont accessibles que par des spéléologues.

L’île de Crète est aride, mais de nombreuses sources, qui jaillissent au pied des montagnes, assurent l’alimentation en eau de la population, même pendant la saison touristique, sans qu’il y ait besoin d’usine de désalinisation de l’eau de mer. La plupart des cours d’eau crétois sont de petits fleuves côtiers assujettis à la gorge qu’ils ont créée ; à leur embouchure, ces cours d’eau ont souvent formé une petite plaine côtière, constituée d’alluvions, qui est parfois exploitée pour des cultures maraichères ou arboricoles, notamment pour des cultures sous serre ; ces fleuves sont pour la plupart intermittents, ne coulant que de 6 à 9 mois par an ; certains ont un caractère torrentueux, leur cours étant jalonné de chutes d’eau ou de cascades.

Géographie de l’île de Crète. La rivière Almyros près de Gazi (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Les fleuves les plus importants de l’île sont, en suivant la côte dans le sens horaire depuis l’ouest :

  • le fleuve Tyflos (Τυφλός) qui se jette dans le golfe de Kissamos (Κόλπος Κισσάμου) après avoir traversé les gorges de Topolia (Τοπολιανό Φαράγγι) ;
  • le Kolénis (Κολένης) qui traverse les gorges de Rokka (Φαράγγι Ρόκας) et se jette dans le golfe de Kissamos ;
  • le Tavronitis (Ταυρωνίτης) se jette dans le golfe de La Canée (Κόλπος Χανίων) près de Malémé, à l’est de Kolymvari ;
  • le fleuve Platanias (Πλατανιάς) se jette dans ce même golfe, près de la localité de Platanias, à l’ouest de La Canée ;
  • le Koiliaris (Κοιλιάρης) qui se jette dans la rade de Souda (Κόλπος Σούδας), à l’est de La Canée ;
  • un lac artificiel se trouve en arrière de la rade de Souda, le lac d’Agia (Λίμνη Αγία) ; c’est un vestige de la zone marécageuse qui occupait la région ;
  • le fleuve Almyros (Αλμυρός), c’est-à-dire la « Rivière Salée », qui se jette dans le golfe de l’Almyros à Georgioupoli ;
  • le Delfinas (Δέλφινας) qui s’écoule du lac de Kournas (Λίμνη Κουρνά), le seul lac naturel de la Crète, et qui se jette dans le même golfe ;
  • un peu plus à l’est, le fleuve Moussélas (Μουσελάς) draine les eaux des grandes sources d’Argyroupoli vers le golfe de l’Almyros ;
  • le Géropotamos (Γεροπόταμος) qui se jette dans le même golfe à l’est de Réthymnon, près de Pérama ;
  • un autre fleuve nommé Almyros (Αλμυρός), qui se jette dans le golfe d’Héraklion (Κόλπος Ηρακλείου) près de Gazi ;
  • le Giophyros (Ρέμα Γιόφυρος), autrefois nommé Platypérama (Πλατυπέραμα) ou Triton dans l’Antiquité, qui prend sa source au mont Giouchtas (Όρος Γιούχτας) et qui se jette dans le même golfe, juste à l’ouest de la capitale ;
  • le Syllamos (Σύλλαμος), ou Katsambas (Κατσαμπάς), qui prend sa source au mont Giouchtas, passe près de Knossos et se jette dans le même golfe au droit du nouveau port de la capitale ;
  • le Kartéros (Καρτερός), dont l’embouchure se trouve un peu à l’est de l’aéroport ;
  • l’Apossélémis (Αποσελέμης), qui reçoit les eaux souterraines du plateau du Lassithi et dont le cours forme un lac de barrage dans la vallée d’Avdou (Φράγμα Άποσελέμη).

Sur la côte sud on trouve :

  • le fleuve Kryos (Κρύος), qui descend des pentes sud-est du massif du Dicté et qui se jette dans la mer de Libye près de la station balnéaire de Myrtos ; le Kryos alimente en partie le lac de barrage de Bramiana (Φράγμα των Μπραμιανών) qui permet d’irriguer les cultures sous serre de la région d’Iérapétra ;
  • l’Anapodiaris (Αναποδιάρης), qui draine les versants sud-ouest du Dicté et dont l’embouchure se trouve un peu à l’est de Tsoutsouros ;
  • Géographie de l’île de Crète. Le lac de Votomos à Zaros. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).un autre fleuve nommé Géropotamos (Γεροπόταμος), ce qui veut dire la « Rivière Sacrée », qui draine la plaine de la Messara et qui se jette dans le golfe de la Messara (Όρμος Μεσαράς) un peu au sud de Tympaki ; c’est le plus long fleuve de Crète. Un de ses affluents, la rivière Koutsoulidis (Κουτσουλίδης), prend sa source dans les gorges de Rouvas, près du lac de Votomos (Λίμνη Βοτόμου) ; son cours est barré par le barrage de Fanéroméni (Φράγμα Φανερωμένης), au sud-ouest de Zaros, pour assurer une réserve d’eau d’irrigation de la plaine ;
  • le Platys (Πλατύς), c’est-à-dire la « Rivière Large », qui se jette dans le golfe de la Messara, à Agia Galini, près d’Agia Triada, un peu au nord de Tympaki, après avoir drainé la vallée d’Amari et franchi une chute d’eau (Καταρράκτης Πλατύ Ποταμού) ;
  • le Mégas Potamos (Μέγας Ποταμός) ou Mégalopotamos (Μεγαλοπόταμος), la « Grande Rivière », qui se jette dans la mer de Libye près du monastère de Prévéli, irriguant une palmeraie ;
  • un peu en amont, le fleuve est nommé le Kourtaliotis (Κουρταλιώτης) et traverse les gorges de Kourtaliotiko (Κουρταλιώτικο Φαράγγι) ;
  • les gorges du versant sud des Montagnes Blanches abritent chacune un torrent, Imbros, Aradéna, Samaria et Trypiti ;
  • le fleuve le plus occidental de l’île est le Pélékaniotikos (Πελεκανιώτικος) qui traverse les gorges de Pélékaniotis (Φαράγγι Πελεκανιώτη) dans le sud-ouest de l’île, près de Paléochora, avant de se jeter dans la mer de Libye.

Le littoral de la côte nord est marqué par une succession de golfes profonds, séparés par des caps et des promontoires spectaculaires ; au fond de ces golfes se trouvent des ports bien abrités, appréciés depuis des temps immémoriaux par les marins, et de longues plages de sable, appréciées de nos jours par les vacanciers. Le littoral de la côte sud est beaucoup plus escarpé : il n’offre que quelques ports modestes et quelques criques souvent entourées de falaises ou de promontoires, avec des plages sauvages, seulement accessibles par la mer ; sur la côte sud on ne trouve qu’une seule baie, la baie de la Messara (Όρμος Μεσαράς).

Les côtes de la Crète sont entourées d’une vingtaine d’îles ou îlots inhabités, dont quelques-uns peuvent être visités ; dans le sens horaire depuis la pointe nord-ouest de la Crète, on trouve :

Géographie de l’île de Crète. Carte de la Crète occidentale (auteur US Army, 1958). Cliquer pour agrandir l'image. Géographie de l’île de Crète. Carte de la Crète orientale (auteur US Army, 1959). Cliquer pour agrandir l'image.

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