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La ville d’Iérapétra (Ierápetra) en Crète

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PrésentationPrésentation

Présentation généralePrésentation générale
ÉtymologieÉtymologie et toponymie

SituationSituation

La ville d’Iérapétra en Crète. Situation du dème (auteur Pitichinaccio). Cliquer pour agrandir l'image.

VisitesVisites

CantonLe canton de Makry Gialos
Aller au canton de Makry Gialos.
GPS autoLa côte nord du canton d’Iérapétra d’ouest en est
La ville d’Iérapétra en Crète. La côte nord d'Iérapétra vue depuis Moni Fanéroméni. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
Monastère orthodoxeLe monastère de Fanéroméni (Μονή Φανερωμένης / Moní Faneroménis)
La ville d’Iérapétra en Crète. Le golfe de Mirabello vue depuis Moni Fanéroméni. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le monastère de la Vierge Fanéroméni (Παναγία Φανερωμένη) d’Iérapétra se trouve sur la côte nord de la commune d’Iérapétra, à environ 3 km de distance du site archéologique de la cité minoenne de Gournia ; pour cette raison le monastère est parfois nommé monastère de la « Vierge de Gournia » (Παναγία των Γουρνιών / Panagía ton Gournión). Depuis Iérapétra on rejoint le Moni Fanéroméni en prenant la direction de la côte nord vers d’Agios Nikolaos ; à Pachia Ammos, tourner à gauche sur la route nationale vers Saint-Nicolas ; après environ 3 km, et après avoir passé la route qui conduit à Gournia, prendre sur la gauche une ancienne route revêtue de béton ; cette route, carrossable mais vertigineuse, monte jusqu’au monastère, à environ 6 km. Le monastère est à environ 17 km d’Agios Nikolaos. Il existe un autre monastère de la Panagia Fanéroméni près de Sitia, à ne pas confondre.

Aller au monastère de Fanéroméni avec Google Maps (35.101372, 25.762363).

Le monastère a été bâti sur le versant escarpé d’une montagne du massif du Lassithi, à 540 m d’altitude, devant une grotte de la falaise ; cet emplacement a été choisi pour échapper aux incessantes incursions de pirates, mais de nos jours, pour les visiteurs, ce lieu offre surtout une vue spectaculaire sur le golfe de Mirabello et sur la côte de Saint-Nicolas.

La ville d’Iérapétra en Crète. Le monastère de Moni Fanéroméni. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville d’Iérapétra en Crète. Le monastère de Moni Fanéroméni. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville d’Iérapétra en Crète. Le monastère de Moni Fanéroméni. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville d’Iérapétra en Crète. Le monastère de Moni Fanéroméni. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
Selon une pieuse légende le monastère de la Révélée (Μονή Φανερωμένης / Moní Faneroménis) doit son nom à une icône de la Vierge (Panagia) qui aurait été révélée à un berger. Selon cette légende ce berger égarait chaque après-midi le bélier meneur de son troupeau ; un jour il décida de le suivre et le vit boire à une source d’eau coulant dans la grotte ; le berger s’approcha de la grotte et eut la « révélation » de l’icône de la Panagia. Le berger emporta l’icône mais, une fois arrivé chez lui, il se rendit compte que l’icône avait disparu ; le lendemain il retrouva l’icône dans la grotte ; cet événement se répéta plusieurs fois et le berger comprit qu’il devait laisser l’icône dans la grotte. Plus tard un monastère fut construit pour abriter l’icône de la Vierge.

La construction originelle du monastère remonte à la seconde époque byzantine de la Crète, entre les années 961 et 1204, vraisemblablement au Xe siècle. Sous la domination vénitienne puis sous l’occupation turque, le monastère servit de foyer de résistance, notamment avec une école clandestine où étaient entretenus la foi orthodoxe et l’esprit patriotique.

L’église du monastère a été construite à l’intérieur de la grotte où serait apparue l’icône de la Vierge. Ce catholicon à deux nefs daterait du XVe siècle ; il est consacré à la Dormition de la Vierge et à la Vierge Source de Vie (Παναγία η Ζωοδόχος Πηγή / Panagía i Zoodóchos Pigí). L’église recèle de belles icônes anciennes des XVIIe et XVIIIe siècles.

La ville d’Iérapétra en Crète. Église troglodytique de Moni Fanéroméni. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville d’Iérapétra en Crète. Église troglodytique de Moni Fanéroméni. Cliquer pour agrandir l'image.La ville d’Iérapétra en Crète. Le monastère de Moni Fanéroméni. Cliquer pour agrandir l'image.La ville d’Iérapétra en Crète. La fontaine de Moni Faneromeni (auteur Jerzy Strzelecki). Cliquer pour agrandir l'image.
La ville d’Iérapétra en Crète. Un chat au monastère de Moni Fanéroméni. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Moni Fanéroméni est un grand lieu de pèlerinage pour la fête de la Dormition de la Vierge, le 15 août, la fête de l’Assomption de la Vierge pour les catholiques romains. Dans une grotte derrière l’église se trouve une fontaine dont l’eau est miraculeuse.

Le monastère est encore en activité, servi par quelques moines. L’entrée est gratuite mais un panonceau accueille les visiteurs par cette phrase :

« Si vous ne voulez plus être un homme et si vous avez la brutalité de l’animal, partez … ».

… ce qui ne paraît pas impressionner les chats !

Ville antiqueLes ruines de Gournia (Γουρνιά / Gourniá)
La ville d’Iérapétra en Crète. Les ruines de Gournia vues depuis la route côtière (auteur Olaf Tausch). Cliquer pour agrandir l'image.Les ruines minoennes de Gournia (Μινωική πόλι Γουρνιών / Minoikí póli Gournión) se trouve sur la côte nord de la Crète, dans le nord de la commune et du canton d’Iérapétra, à l’endroit où la largeur de l’île de Crète est la plus petite ; la ville, située à quelques centaines de mètres de la côte nord, n’était qu’à environ 12 km de la côte sud : il est donc probable qu’une route ait alors relié Gournia, au nord, à Iérapétra, au sud, pour assurer des liaisons entre les deux mers. La ville minoenne était située sur une petite colline culminant à 50 m d’altitude mais offrant une très belle vue sur le golfe de Mirambello, la côte d’Agios Nikolaos et la presqu’île de Spinalonga.

La ville d’Iérapétra en Crète. Un gournès dans le quartier F des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).On ignore comment les Minoens nommaient la ville de Gournia ; avant les fouilles archéologiques, la zone où se trouvent les ruines était nommée Gournès du nom des vasques de pierre que l’on trouve près des entrées de nombreuses maisons de la ville antique et qui sont localement nommées « gournès » (γούρνες) ; beaucoup de ces vasques sont encore visibles sur le site. Après l’excavation du site on lui a donné le nom de Gournia, sans doute pour ne pas créer de confusion avec une autre localité qui porte le nom de Gournès, située entre Héraklion et Chersonissos.

Les premiers peuplements humains du site datent d’environ 2300 avant JC ; la construction de la ville minoenne a débuté vers 1600 avant JC, à l’époque néopalatiale ; la destruction de la cité s’est produite en même temps que celle des nouveaux palais, vers 1450 avant JC. La cité a ensuite connu une occupation mycénienne de 1375 à 1200 avant JC ; à cette date elle a été définitivement abandonnée.

La ville d’Iérapétra en Crète. Plan du site de Gournia (Harriet Boyd, 1901). Cliquer pour agrandir l'image.La ville de Gournia a été bâtie sur les pentes d’une petite colline, le palais et le sanctuaire se trouvant au sommet de cette colline ; sa position stratégique devait lui permettre de contrôler une grande partie de la côte, ainsi que d’avoir de plus grandes capacités défensives ; cependant la ville de Gournia n’était pas fortifiée. Gournia, ou quel que fut son nom, devait être une ville florissante à l’âge d’or des palais minoens, sans doute un gros centre économique et social dans la région. La ville, qui s’étendait en réalité vers le nord jusqu’à la côte, où il y avait un petit port, pouvait avoir couvert un total de quatre hectares et avoir eu une population d’environ 1 000 personnes.

Gournia est la ville minoenne la mieux conservée : les fondations des bâtiments de la ville sont en assez bon état pour que Gournia ait été nommée la « Pompéi de la Crète minoenne » (Πομπηία της μινωικής Κρήτης) ; la hauteur des ruines atteint en général environ 1 m, rarement 2 m, mais cela est suffisant pour que le plan urbain apparaisse facilement grâce aux muretins délimitant les places publiques, les rues, les ruelles, les escaliers, les bâtiments, les modestes maisons d’artisans ou de commerçants adossées les unes aux autres, où leurs outils ont été retrouvés par les archéologues. La plupart des logements n’avaient qu’une pièce, mais certaines maisons avaient parfois un étage, dont seuls les rez-de-chaussée et les sous-sols sont visibles : les étages supérieurs, faits de briques de boue et de bois, n’ont pas survécu. Cette masse de petites maisons était desservie par un dédale de ruelles ; trois rues dallées devaient être utilisées principalement pour le transit des chariots. Les archéologues ont divisé cet ensemble en huit quartiers notés de « A » à « H ».

La ville d’Iérapétra en Crète. Entrée nord-est des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Bien que la zone excavée ne soit qu’une petite partie de l’ensemble de la ville, Gournia, parmi tous les sites archéologiques de Grèce, donne probablement au visiteur la meilleure idée de ce à quoi une ville de l’Âge du bronze ressemblait et de ce qu’était la vie des gens ordinaires dans une ville de cet époque. Avec ses rues étroites en escalier et ses petites maisons, la ville minoenne est étonnamment semblable aux villages crétois tels qu’on en voit encore de nos jours.

La ville d’Iérapétra en Crète. Plan des ruines du centre de la cité minoenne de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image.Légende du plan des ruines du centre-ville de Gournia :

En jaune : ville préminoenne (2000-1900 avant JC).

En noir : cité minoenne.

En bleu : cité mycénienne.

1 : Place publique. 2 : Tombes. 3 : Tombes. 4 : Atelier de potier. 5 : Atelier de menuisier. 6 : Atelier de bronzier. 7 : Maison de vigneron. 8 : Escalier. 9 : Cour centrale du palais. 10 : Entrepôts. 11 : Sanctuaire. 12 : Cour de l’ouest.

L’entrée des visiteurs se trouve au nord-est du site, près de la route nationale. On peut débuter le circuit de visite par la rue dallée qui monte à l’est du village, entre le quartier « B » et le quartier « C », en direction de la cour centrale.

La ville d’Iérapétra en Crète. Plan de la maison Cf des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image.Sur la droite on peut voir la maison « Cf », dite l’atelier de bronzier, (n° 6 sur le plan).

Outre les récipients habituels de stockage, de cuisson et de boisson (par exemple un pichet), cette maison a révélé une rondelle d’argile inscrite de caractères en écriture linéaire A et une pierre semblant être utilisée comme creuset, ainsi que des résidus de bronze et des clous, ce qui suggère que les habitants de la maison pourraient avoir travaillé le bronze.

La rue de l’est continue de monter, maintenant en bordure du quartier « D » ; plus haut dans la rue, toujours sur la droite, se trouve la maison « Dd », la maison du vigneron, (n° 7 sur le plan).

Un pressoir à vin en argile a été découvert dans la salle « Dd 30 » ; ce pressoir était installé sur un banc en pierre et un récipient était placé dans le trou à l’étage inférieur, sous le bec du pressoir, pour recevoir le jus des raisins écrasés. Cette pièce est une version minoenne, âgée de 3 500 ans, du « patitiri » (πατητήρι) grec utilisé pour presser le raisins dans les villages grecs traditionnels.

La ville d’Iérapétra en Crète. Rue du quartier B des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville d’Iérapétra en Crète. Quartier Ca des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
La ville d’Iérapétra en Crète. Escalier en L des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La rue de l’est monte ensuite sur la droite, au sud du quartier « D », en direction de la place principale, située au sud de la ville, au sommet de la colline, au même niveau que le palais et que le sanctuaire. Cette place jouait vraisemblablement le rôle de marché publique et de centre de la vie sociale ; cette place est parfois nommée « agora » par analogie avec les places publiques des cités grecques bien postérieures.

Du côté nord de la place un escalier de quelques marches, en forme de « L » permettait d’accéder à la cour centrale du palais (n° 8 sur le plan). Cet escalier est caractéristique des palais minoens ; la conception de celui-ci fait écho à des escaliers cérémoniels similaires trouvés dans pratiquement tous les sites de palais minoens en Crète. Ces marches pouvaient aussi servir de gradins d’ou les spectateurs pouvaient regarder des cérémonies et des célébrations religieuses se déroulant sur la place.

La ville d’Iérapétra en Crète. Plan des ruines du palais de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image.Ce qu’il est convenu de nommer le « palais » de Gournia était le plus grand et le plus luxueux bâtiment de la ville qu’il dominait ; ce pouvait être la résidence d’un seigneur local ou d’un gouverneur représentant le pouvoir central de Cnossos. Cependant le « palais » de Gournia n’était pas comparable aux palais minoens de Cnossos ou de Phaistos ; le palais avait des dimensions plus modestes que celles de ces palais royaux : 50 m de longueur nord-sud par 37 m de largeur ouest-est.

La ville d’Iérapétra en Crète. Reconstitution du palais de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image.Le rez-de-chaussée du palais comprenait des appartements résidentiels, des espaces de stockage et des équipements de bain, tandis que le niveau supérieur abritait des quartiers de vie, des ateliers et des archives.

Les nombreuses découvertes faites dans le palais, des vases à libation élaborés en pierre, des lampes en pierre, une double hache en bronze, des plateaux de balance, des sceaux gravés et des jarres géantes (pithoïs), renseignent sur la fonction à la fois cérémonielle et commerciale du palais.

À cause des dimensions modestes du palais, la cour dite « centrale » se trouvait en réalité à l’extérieur du palais, sur le côté sud, reliée à un réseau de rues pavées (n° 9 sur le plan). Cette cour rectangulaire, de 40 m de longueur par 15 m de largeur, peut avoir servi d’antichambre du palais, comme salle d’audience. Un objet en pierre en forme de cornes de taureaux a été trouvé dans la cour où il était tombé du toit du palais. Ce symbole minoen, nommé « cornes de consécration », est souvent trouvé dans les sanctuaires et palais minoens, où il évoquait la nature sacrée du bâtiment ; sa signification exacte reste inconnue.

La ville d’Iérapétra en Crète. Ruines du palais de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Non loin on peut voir une grande dalle de pierre, un autel sacrificiel, qui devait servir au sacrifice des taureaux. La pièce à l’ouest contient un kernos en pierre, creusé sur le pourtour de trente-deux petites cavités et probablement utilisé pour le culte.

La zone du palais n’est pas en bon état et il n’est pas facile de lui redonner sa forme car le sol, aujourd’hui nivelé, avait autrefois des terrasses dont l’édifice occupait trois niveaux reliés par de grands escaliers qui se trouvaient du côté nord.

Au sud-ouest du palais se trouvaient des entrepôts, ou magasins, où les céréales, l’huile et d’autres produits essentiels auraient été conservés dans des jarres en terre cuite (n° 10 sur le plan).

À l’ouest du palais se trouvait une autre cour (n° 12 sur le plan) que prolongeait vers le nord une rue dallée ; cette rue de l’ouest desservait les quartiers « E » et « F ».

En descendant la rue de l’ouest, une rue sur la droite conduit au sanctuaire de Gournia (n° 11 sur le plan), situé au nord du palais. Depuis cette rue trois marches descendent vers le sanctuaire, une petite salle rectangulaire, de 3 m par 4 m, qui date de l’époque mycénienne (1400-1200 avant JC). Contre le mur arrière se trouvait une sorte de banquette où étaient posés des objets de culte, notamment trois statuettes, en terre cuite, de déesses avec des serpents enroulés autour de leurs corps, une table à offrandes, trois supports de lampe décorés de serpents, et des figurines d’oiseaux et de serpents. Ces déesses, qui tendent leurs bras dans un geste de bénédiction vers adorateurs, peuvent être associées à la fertilité comme indiqué par leurs attributs, les serpents et les oiseaux. Des offrandes étaient déposées dans les petites dépressions en forme de coupes devant le sanctuaire.

La ville d’Iérapétra en Crète. Quartier E des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville d’Iérapétra en Crète. Quartier E des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville d’Iérapétra en Crète. Quartier Ea des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image.La ville d’Iérapétra en Crète. Quartier Fc des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville d’Iérapétra en Crète. Quartier F des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville d’Iérapétra en Crète. Quartier Ff des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
La ville d’Iérapétra en Crète. Rocher au nord des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville d’Iérapétra en Crète. Reconstitution des tombes des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image.En reprenant la rue de l’ouest on descend en direction du nord ; au nord de la ville se trouvaient des tombeaux construits en forme de petites maisons (n° 2 et 3 sur le plan). Devant l’un des tombeaux les archéologues ont découvert un kernos, avec un cercle de petites cavités, creusées dans la face supérieure, où des offrandes pour les morts étaient probablement déposées.

Le cimetière de la ville était à l’est du site, au pied de la colline ; ce cimetière n’est pas conservé de nos jours ; il a été supplanté par une oliveraie.

La ville d’Iérapétra en Crète. Cour du quartier A des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image.Pour revenir vers l’entrée du site archéologique on peut prendre une troisième rue dallée, qui montait vers le palais.

La ville d’Iérapétra en Crète. Plan de la maison Ac des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image.Sur la gauche de cette rue se trouve le quartier « A » dans lequel a été mise au jour une maison de potier, la maison « Ac » (n° 4 sur le plan).

Depuis la rue l’entrée principale de la maison conduit à une cour pavée ; dans le sous-sol de la pièce n° 16 des restes d’un mur en briques de boue sont préservés ; de telles briques de boue étaient utilisées dans la construction des étages supérieurs de la ville de Gournia. Une partie d’une fenêtre est préservée à l’arrière de la pièce n° 7.

Parmi les découvertes faites dans cette maison, il y avait des pots de cuisson, de grandes jarres pour le stockage des produits agricoles, des vases rituels d’argile et un tour de potier. Des résidus d’argile confirment qu’il s’agissait de l’atelier d’un potier. Les découvertes faites dans ce bâtiment et dans d’autres bâtiments indiquent que Gournia a été soudainement abandonnée plutôt que lentement délabrée.

La ville d’Iérapétra en Crète. Quartier A des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville d’Iérapétra en Crète. Quartier Ab des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville d’Iérapétra en Crète. Quartier Ab des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image.La ville d’Iérapétra en Crète. Quartier Ad des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image.
La ville d’Iérapétra en Crète. Quartier Fd des ruines de Gournia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Plus haut en montant la rue du centre en direction du palais, on peut voir sur la droite, dans le quartier « F », la maison « Fd » (n° 5 sur le plan). Les outils et autres matériaux trouvés dans ce petit bâtiment indiquent qu’il s’agissait de l’atelier d’un menuisier.

En tournant à gauche dans une autre rue, peu après la maison du menuisier, on revient vers l’entrée nord-est du site archéologique.

Avant de quitter le site on peut se rendre près de l’emplacement du port antique de Gournia ; de nos jours ce port est englouti du fait du basculement vers l’est de toute l’île de Crète. Depuis la bretelle d’accès au site, il suffit de longer sur 100 m la route nationale en direction de Saint-Nicolas et, juste avant le pont qui enjambe un cours d’eau généralement à sec, traverser la route et emprunter un chemin qui conduit en 400 m jusqu’à la côte ; sur une pointe rocheuse on peut voir les ruines d’anciens bâtiments du port.

Les fouilles archéologiques de Gournia ont débuté au début du XXe siècle, à peu près en même temps que celles de Cnossos. En 1901, Georges Pérakis, un habitant du village de Vassiliki (Βασιλικη), situé à environ 2 km de Gournia, a conduit une jeune archéologue étatsunienne, Harriet Boyd-Hawes (Χάριετ Μπόιντ-Χόουζ), sur les ruines de la ville minoenne ; Harriet Boyd a reconnu l’importance du site et a entrepris, de 1901 à 1904, la mise au jour du palais et de sa cour centrale, des maisons et des rues du centre de la ville. La plupart des artefacts découverts sur le site de Gournia sont exposés au Musée archéologique d’Héraklion ; quelques uns se trouvent à Agios Nikolaos. D’autres fouilles ont eu lieu dans les années 1960 et 1970. Une nouvelle campagne de fouilles a débuté en 2010 et il est possible de se porter candidat pour y participer bénévolement (site sur la Toile : www.gournia.org).

Visite du site archéologique de Gournia (Αρχαιολογικός Χώρος Γουρνιών) :

Le site est assez peu visité et on peut déambuler librement au milieu des ruines.

Adresse : le site archéologique de Gournia est un peu au sud de la route nationale reliant Agios Nikolaos à Sitia, à 19 km au sud-est d’Agios Nikolaos et à 2 km avant d’arriver au village le plus proche des ruines, Pachia Ammos ; un panneau routier indique la sortie vers le site. Un arrêt des bus reliant Saint-Nicolas à Sitia ou à Iérapétra se trouve près de la bretelle de sortie vers le site ; demander l’arrêt au conducteur ; depuis Saint-Nicolas le trajet dure environ 30 min.

Aller aux ruines minoennes de Gournia avec Google Maps (35.110185, 25.792667).

Horaires d’ouverture du guichet : du mercredi au lundi, de 8 h 30 à 16 h (15 h 30 en hiver, de novembre à mars). L’ombre étant très rare, il vaut mieux visiter le site tôt le matin.

Tarif d’entrée : 3 € ; tarif réduit : 2 €.

Téléphone : 00 30 2842 093 028.

Village grecLe village de Pachia Ammos (Παχεία Άμμος / Pacheía Ámmos)
Site archéologiqueLe site archéologique de Vassiliki (Βασιλική / Vasilikí)
Village grecLe village de Kavoussi (Καβούσι / Kavoúsi)
GPS autoLa côte sud du canton d’Iérapétra d’est en ouest
Village grecLe village d’Agia Fotia (Αγία Φωτιά / Agía Fotiá)
La ville d’Iérapétra en Crète. Carte ancienne de la baie de Santa Lucia (Agia Fotia) par Francesco Basilicata en 1618. Cliquer pour agrandir l'image.
Village grecLe village de Koutsounari (Κουτσουνάρι / Koutsounári)
VilleLa ville d’Iérapétra (Ιεράπετρα / Ierápetra)
La ville d’Iérapétra en Crète. Situation du canton d’Iérapétra (auteur Pitichinaccio). Cliquer pour agrandir l'image.La ville d’Iérapétra en Crète. Plan de la ville. Cliquer pour agrandir l'image.
ForteresseLa forteresse vénitienne (Ενετικό Φρούριο / Enetikó Froúrio)
La ville d’Iérapétra en Crète. Carte ancienne de la forteresse par Francesco Basilicata en 1618. Cliquer pour agrandir l'image.
MosquéeL’ancienne mosquée (Παλιά Τζαμί / Palía Tzamí)
Musée archéologiqueLe musée archéologique (Αρχαιολογικό Μουσείο / Archaiologikó Mouseío)
Maison grecqueLa « maison de Napoléon » (Σπίτι του Ναπολέοντα / Spíti tou Napoléonta)
SerreLes serres
La ville d’Iérapétra en Crète. Serres horticoles. Cliquer pour agrandir l'image.Dès qu’on débouche dans la plaine côtière d’Iérapétra, en venant de la côte nord de l’île, on est frappé par la multitude de serres qui couvrent presque toutes les terres. Ces serres, nommées en grec θερμοκήπιο, « jardin chaud », abritent des cultures maraîchères de légumes-fruits : tomates, poivrons, concombres, bananes, melons et cetera ; ce sont des serres couvertes de toiles en plastique translucide. Ce développement agricole considérable est dû à un jeune agronome néerlandais, Paul Kuijpers (Παύλος Κούπερ), qui devina le potentiel de cette région pour produire des légumes en hiver à destination des marchés d’Europe ; Kuijpers s’installa à Iérapétra en 1966 pour développer ces cultures sous serres.

La ville d’Iérapétra en Crète. Serres horticoles. Cliquer pour agrandir l'image.Cette initiative transforma l’économie de la région ; de nos jours Iérapétra tire plus de revenus de l’agriculture que du tourisme, par le commerce des fournitures aux agriculteurs et par la commercialisation des productions agricoles. Pour irriguer ces cultures, un lac de retenue des eaux de pluie hivernales a été créé au-dessus de la plaine côtière par la construction du barrage de Bramiana (Φράγμα των Μπραμιανών / Frágma ton Bramianón), au nord-ouest de la ville. Grâce à l’ensoleillement d’Iérapétra, qui est le plus important d’Europe, et grâce à l’abondance de l’eau, la productivité de ces cultures est exceptionnelle, mais, certes, au détriment de la beauté des paysages.

La ville d’Iérapétra ne s’est pas montrée ingrate envers Kuijpers, surnommé le « Hollandais » (o « Ολλανδός »), mort dans un accident de la circulation en 1971 à Gra Lygiá (Γρα Λυγιά), sur la route de Myrtos : elle lui a érigé un buste et a donné son nom à une rue de la ville.

ÎleL’île de Chryssi (Χρυσή / Chrysí)
Site archéologiqueLe site archéologique de Fournou Koryfi (Φούρνου Κορυφή / Foúrnou Koryfí)
Site archéologiqueLe site archéologique de Pyrgos (Πύργος / Pýrgos)
Village grecLe village de Myrtos (Μύρτος / Mýrtos)
La ville d’Iérapétra en Crète. Carte ancienne de la baie de Myrtos par Francesco Basilicata en 1618. Cliquer pour agrandir l'image.
Village grecLe village de Malés (Μάλες / Máles)
GorgeLa gorge de Sarakina (Φαράγγι Σαρακίνας / Farángi Sarakínas)

CultureHistoire, géographie, arts, traditions, flore …

HistoireHistoire

Informations pratiquesInformations pratiques

MétéorologieMétéo et prévisions
AutocarAutocar
Excursion en merExcursion en mer
ÂnePromenade à dos d’âne

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