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Connaissance de l’île de Crète

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CultureHistoire, géographie, arts, traditions, flore …

GéologieGéologie de la Crète
Ères géologiques
« Ma », pour mega annum, est l’abréviation de « million d’années ».
  • Paléozoïque : de 541 Ma à 252 Ma.
  • Mésozoïque :de 252 Ma à 66 Ma.
  • Cénozoïque : de 66 Ma à aujourd’hui.
    • Ère tertiaire : ancien nom de l’ensemble du Paléogène et du Néogène.
    • Paléogène : de 66 Ma à 23 Ma.
      • Paléocène : de 66 Ma à 56 Ma.
      • Éocène : de 56 Ma à 34 Ma.
        • Éocène inférieur :
          • Yprésien : de 54,8 Ma à 49 Ma.
        • Éocène moyen : de 49 Ma à 37 Ma.
          • Lutétien : de 49 Ma à 41,3 Ma.
          • Bartonien : de 41,3 Ma à 37 Ma.
        • Éocène supérieur :
          • Priabonien : de 37 Ma à 33,8 Ma.
      • Oligocène : de 33,8 Ma à 23 Ma.
        • Oligocène inférieur ou Rupélien : de 33,8 Ma à 27,8 Ma.
        • Oligocène supérieur ou Chattien : de 27,8 Ma à 23 Ma.
    • Néogène : de 23 Ma à 2,6 Ma.
      • Miocène : de 23 Ma à 5,3 Ma.
        • Miocène inférieur : de 23 Ma à 16 Ma.
          • Aquitanien : de 23 Ma à 20,5 Ma.
          • Burdigalien : de 20,5 Ma à 16 Ma.
        • Miocène moyen : de 16 Ma à 11,6 Ma.
          • Langhien : de 16 Ma à 13,6 Ma.
          • Serravalien : de 13,6 Ma à 11,6 Ma.
        • Miocène supérieur : de 11,6 Ma à 5,3 Ma.
          • Tortonien : de 11,6 Ma à 7,2 Ma.
          • Messinien : de 7,2 Ma à 5,3 Ma.
      • Pliocène : de 5,3 Ma à 2,6 Ma.
    • Ère quaternaire : de 2,6 Ma à aujourd’hui.
Strates géologiquesStructure géologique de la Crète
Connaissance de l'île de Crète. Situation tectonique de la Crète (auteur Éric Gaba). Cliquer pour agrandir l'image.L’île de Crète est située à environ 100 km au nord de la faille lithosphérique où la plaque océanique africaine s’enfonce sous la plaque continentale eurasiatique, plus précisément sous la microplaque égéenne qui est une extension de la plaque eurasiatique. Cette subduction de la plaque africaine a débuté au Miocène inférieur, il y a environ 20 Ma. Au Miocène moyen, il y a environ 15 Ma, la mer Méditerranée s'est formée et la microplaque égéenne, soulevée, présentait, au nord de la Méditerranée, une côte continue allant du Péloponnèse à l'Anatolie ; la mer Égée n'était alors qu'un lac situé à l'arrière de cette côte. Au Miocène supérieure, il y a environ 12 Ma, cette côte s'est fragmentée, donnant naissance à la mer Égée ; il y a 8 Ma, la Crète s'est séparée de l'Anatolie ; il y a 5 Ma, elle s'est séparée du Péloponnèse.

De nos jours, la mer Méditerranée est séparée par ce qui est nommé l’arc égéen, un arc d’îles non volcaniques comprenant notamment les îles Ioniennes, la Crète et l’île de Rhodes, reliant le Péloponnèse, à l’ouest, aux monts Taurus dans la province de Lycie, dans le sud-ouest de l’Anatolie. La Crète constitue la partie centrale de cet arc ; sa côte sud, située près du bord de la microplaque soulevée, présente un relief particulièrement escarpé. Le soulèvement de la plaque égéenne a aussi causé une cassure de cette plaque, donnant naissance à un arc égéen intérieur, grossièrement concentrique au premier arc, formé d’îles volcaniques dont la plus célèbre est l’île de Santorin.

Ce soulèvement de la microplaque égéenne a aussi causé une fragmentation de la partie de la croûte terrestre constituant le socle de la Crète ; certains des fragments se sont trouvés rehaussés, formant les quatre grands massifs montagneux de l’île : les Montagnes Blanches (Λευκά Όρη / Lefká Óri), situées dans la partie ouest de l’île, qui culminent au mont Pachnès (Πάχνες) à 2 452 m ; le massif du Psiloritis (Ψηλορείτης / Psiloreítis), situé dans le centre-ouest de l’île, qui culmine au mont Ida (Όρος Ίδη) à 2 456 m ; le massif du Dicté (Όρος Δίκτη), situé dans le centre-est de l’île, qui culmine au mont Spathi (Όρος Σπαθί) à 2 141 m ; les monts Orno (Όρος Ορνό), situés dans l’est de l’île, qui culminent à 1 238 m. Ces massifs montagneux, formés à l’ère tertiaire, constituent ce que les géographes nomment des horsts ; ces horsts sont séparés par des fossés d’effondrement, nommés grabens, qui ont été comblés par des sédiments au Miocène, à la fin de l’ère tertiaire, puis au Pléistocène et à l’Holocène, pendant l’ère quaternaire. Ces roches sédimentaires, constituées de marnes tendres, ont donné naissance aux quelques plaines de l’île : l’isthme de Réthymnon, situé entre les Montagnes Blanches et le Psiloritis ; la plaine minoenne, située entre le Psiloritis et le Dicté, étendue au Quaternaire par la plaine de la Messara ; l’isthme d’Iérapétra, situé entre le Dicté et les monts Orno.

Au début du Pliocène, seuls les horsts émergeaient et la Crète était constituée d'une succession d'îles formées par ces sommets.

Connaissance de l'île de Crète. Carte géologique (auteur Creutzburg). Cliquer pour agrandir l'image.Le socle de l’île est constitué de marbres dolomitiques à silex datés du Permien supérieur et du Trias supérieur, c’est-à-dire d’il y a environ 250 Ma ; ces marbres dolomitiques se rencontrent notamment à la base des monts Taléens (Ταλλαία Όρη), situés au nord de l’Ida, et à la base des Montagnes Blanches. Au-dessus de cette strate se trouve une strate de calcaire à plaquettes (« Plattenkalk ») qui s’est constituée sur une longue durée depuis le Permien, à la fin de l’époque paléozoïque, jusqu’à l’Éocène, à l'époque cénozoïque, et qui a une épaisseur de plusieurs milliers de mètres, jusqu'à 5 km  (en orange sur la carte); cette strate de calcaire à plaquettes, rehaussée par la subduction de la plaque tectonique africaine, constitue la majeure partie des massifs montagneux de la Crète.

Entre la fin du Jurassique et la fin du Paléogène se sont déposées des nappes de phyllites-quartzites (en jaune sur la carte), atteignant jusqu'à 2 km d'épaisseur, particulièrement présentes dans l’ouest de l’île, de part et d’autre des Montagnes Blanches. À la fin de cette même période s’est déposée la nappe de calcaire de Tripolis, ou Tripolitza (en bleu sur la carte), d'une épaisseur maximale de 2 km, qu’on observe notamment à la périphérie du massif du Psiloritis et du massif du Dicté.

Connaissance de l’île de Crète. Strates géologiques de calcaire du Pindos et de chaille près d'Agios Pavlos. Cliquer pour agrandir l'image.La nappe de calcaire du Pindos (en vert sur la carte) peut s’observer notamment : dans le massif karstique du mont Kédros (Κέντρος) (1 777 m), situé au sud-ouest du mont Ida. On trouve des nappes intermédiaires près de Miamou (Μιαμού), au nord de l’Astéroussia et près d’Arvi (Άρβη), au sud de Viannos.

Le décapage postérieur de la nappe imperméable de phyllites-quartzites, au cours de l’Oligocène et du Miocène, et de la nappe de calcaire de Tripolis, a permis la transformation en masse karstique de la masse de calcaire à plaquettes ; cette masse karstique, de plusieurs kilomètres d’épaisseur, constituée de calcaire à plaquettes et de calcaire de Tripolis, a été creusée par l’érosion qui a créé les nombreuses gorges de l’île, dont les plus célèbres sont les gorges de Samaria, dans les Montagnes Blanches.

Au Jurassique et au Crétacé se sont déposées les nappes supérieures constituées d'ophiolites et de roches cristallines (en rouge sur la carte), telles que la nappe de l'Astéroussia.

La couche sédimentaire la plus ancienne est constituée de brèche, déposée, au cours du Miocène moyen, sur les nappes plus anciennes de calcaire à plaquettes, de phylitte-quartzite, de calcaire de Tripolis ou de calcaire du Pindos, souvent au contact d'une faille ; on rencontre cette brèche principalement dans l'ouest de l'île, notamment près de la localité de Topolia. La brèche de Topolia est un agrégat de minéraux cimentés par du calcaire sédimentaire.

Pendant le Miocène moyen et le Pléistocène inférieur, les fossés d’effondrement de Réthymnon, d’Héraklion et d’Iérapétra furent comblés par des sédiments détritiques. À cette époque la Crète devait être reliée au Péloponnèse, au niveau de Cythère et d’Anticythère, permettant à des animaux du continent, ne pouvant pas nager, de passer en Crète ; c’est dans ces sédiments qu’ont été découverts des squelettes fossiles de dinothères géants.

La surrection de la Crète continua à l'Ère quaternaire, au cours du Pléistocène et de l'Holocène, donnant le jour à des plaines sédimentaires, dont la plus connue est la plaine de la Messara, au milieu de la côte sud de l'île.

La richesse géologique de la Crète lui vaut de détenir deux parcs naturels classés par l'UNESCO comme Géoparcs mondiaux : le Géoparc du Psiloritis et le Géoparc de Sitia.

SéismeListe des tremblements de terre importants en Crète
L’île de Crète se trouve dans une zone sismiquement active, car la plaque continentale africaine glisse, au sud de la Crète, sous la plaque eurasiatique. Depuis la préhistoire jusqu’à nos jours, ce mouvement géotectonique de subduction a provoqué de nombreux séismes, dont de puissants tremblements de terre qui ont causé des destructions des peuplements humains.

De plus ce mouvement géotectonique de subduction entraîne un basculement de l’île autour d’un axe nord-ouest–sud-est : la partie occidentale de l’île s’élève, tandis que la partie orientale s’abaisse.

Vers 66 après JCDes sources anciennes rapportent que, sous le règne de Néron (de 54 à 68 après JC), un puissant tremblement de terre a détruit l’ouest de la Crète, près de Falassarna
21 juillet 365Un fort tremblement de terre, suivi d’un raz-de-marée, a lieu entre le sud-ouest du Péloponnèse et la Crète, et détruit plusieurs villes de Crète, faisant 500 morts. Possible élévation de la côte ouest, de 6,5 m au nord-ouest et de 9 m au sud-ouest ; le port de Falassarna se retrouve à plus de 100 m de la mer.
415Un tremblement de terre détruit de nombreuses cités et endommage Gortyne.
7 avril 796Tremblement de terre, d’une magnitude comprise entre 7,5 ± 0,4, particulièrement ressenti à Gortyne. Une basilique est détruite.
8 août 1303Un tremblement de terre en Crète, à Rhodes et à Chypre fait 4 000 morts ; de nombreuses églises byzantines sont détruites. Le tremblement de terre est ressenti jusqu’à Acre, Damas et Le Caire, et finit de détruire le phare d’Alexandrie.
29 mai 1508Fort tremblement de terre à Héraklion, Sitia et Iérapétra, d’une magnitude de 7,2 ± 0,4. À Héraklion 4 maisons seulement sont demeurées intactes ; on dénombre 300 morts.
9 mars 1630Tremblement de terre en Crète.
16 février 1810Un tremblement de terre de forte magnitude, évalué à environ 7,8, détruit un tiers des maisons d’Héraklion, faisant entre 2 000 et 3 000 victimes.
12 octobre 1856Un tremblement de terre d’une très forte magnitude, évalué à 8,2 ± 0,4, détruit une grande partie des habitations de l’ensemble de la Crète. 11 317 maisons subissent des dégâts dont 6 512 qui sont détruites entièrement. Sur toute l’île 538 personnes sont tuées et 637 personnes sont blessées grièvement. Le tremblement de terre fait aussi des victimes dans les Cyclades et dans le Dodécanèse.
18 février 1910Fort tremblement de terre à La Canée provoquant de nombreux dégâts et faisant 6 morts dans la région.
25 février 19358 morts.
14 mai 19598 morts à Pitsidia.
9 avril 1965 6 morts à Kandanos.
29 novembre 1973
8 janvier 2006Un tremblement de terre de magnitude 6,8 frappe le sud de la Grèce, faisant un blessé et des dégâts matériels, principalement sur l’île de Cythère et à La Canée.
27 septembre 2021Tremblement de terre d’une magnitude de 6 ; un mort à Arkalochori.
GéographieGéographie
MytheMythologie
HistoireHistoire
PréhistoireLa Crète à l’époque néolithique (de 6000 à 3500 avant JC)
Certaines découvertes archéologiques, notamment près de Plakias (Πλακιάς), sur la côte sud-est de l’île, semblent indiquer que la Crète était visitée par des chasseurs-cueilleurs dès l’époque paléolithique, à des dates aussi anciennes que 130 000 ans avant l’époque actuelle.

Cependant, le peuplement de l’île de Crète semble n’avoir vraiment débuté qu’à l’époque néolithique, entre 7000 avant JC et 6000 avant JC, par des populations venant vraisemblablement d’Anatolie ou des rives de la Mer Noire ; elles cohabitent vraisemblablement avec les populations déjà présentes. Ces premiers habitants néolithiques habitent d’abord dans les nombreuses grottes de l’île ; plus tard, ils se construisent des cabanes rondes en torchis sur une base de pierre ; à la fin de l’époque néolithique, les habitations sont en pierre et adoptent des formes variées.

Les nouveaux colons vivent de la pêche et de la chasse, mais aussi de l’agriculture des céréales et des légumes, et de l’élevage des moutons, chèvres, cochons … ; leurs outils sont en pierre ou en os, notamment en obsidienne noire importée des Cyclades, en particulier de Milos ; ils connaissent le tissage mais la poterie en céramique ne fait son apparition qu’à la fin du néolithique ; ces pots sont modelés à la main, sans l’aide de tours de potier, et cuits dans des foyers ouverts, c’est-à-dire des fosses creusées dans le sol, sans l’utilisation de fours ; ces poteries sont couvertes de décorations noires ou rouges.

Ces populations néolithiques adorent la grande divinité-mère, une déesse de la fécondité d’origine asiatique ; ils enterrent leurs défunts dans des grottes ou des niches rocheuses.

De tels peuplements néolithiques ont été mis au jour, notamment sur le site de Cnossos, sur la rive occidentale de la vallée du fleuve Kairatos, et dans des grottes telles que la grotte côtière d’Ilithyie (Σπήλαιο Ειλειθυίας), près d’Héraklion, la grotte côtière de Pélékita (Σπήλαιο Πελεκητά), près de Zakros ou la grotte de Trapéza (Σπήλαιο Τράπεζας), au-dessus du plateau du Lassithi.

Royaume minoenLa Crète à l’époque minoenne (de 3500 à 1100 avant JC)
Connaissance de l'île de Crète. Diffusion du cuivre natif à l'époque chalcolithique (auteur Hamelin de Guettelet). Cliquer pour agrandir l'image.Vers la fin de l’époque néolithique, entre le milieu du IVe millénaire avant JC et le milieu du IIIe millénaire avant JC, de nouvelles populations s’installent sur l’île, y introduisant la métallurgie du bronze et des techniques nouvelles permises par les outils en métal ; ces populations, vraisemblablement d’origine cycladique, donneront naissance à la civilisation minoenne qui durera jusque vers le XIe siècle avant JC.

Le terme de minoen (μινωικός) fut inventé par l’archéologue anglais Arthur Evans qui fouilla de façon approfondie le site de Cnossos au début du XXe siècle ; Evans créa ce mot à partir du nom du roi légendaire Minos (Μίνωας) dont il croyait que Cnossos était le palais.

Les études anthropologiques des squelettes découverts dans les tombes datant de l’époque minoenne ancienne ont montré que la population minoenne était majoritairement constituée d’Européens au crâne de forme ovale, avec une petite minorité d’Asiatiques au crâne de forme ronde, descendant sans doute des populations venant d’Asie mineure, installées sur l’île à l’époque néolithique.

Connaissance de l'île de Crète. Carte de la diffusion de la métallurgie à l'âge du Bronze (auteur Hamelin de Guettelet). Cliquer pour agrandir l'image.Ces peuples de la mer Égée, parfois nommés Pélagiens, maîtrisaient la métallurgie du cuivre puis celle du bronze, mais ne trouvèrent pas sur l’île de Crète les minerais de cuivre et d’étain indispensable à cet alliage ; le cuivre était importé depuis l’île de Chypre et l’étain vraisemblablement depuis la péninsule ibérique ou l’ouest de la Gaule, en Armorique ; des lingots de ces métaux ont été découverts dans divers sites archéologiques minoens de l’île. D’autres matières premières étaient absentes de Crète, telles que l’obsidienne, une pierre volcanique siliceuse utilisée pour fabriquer des outils tranchants, qui était importée de l’île de Milos (Μήλος), dans l’archipel des Cyclades, et de l’île de Gyali (Γυαλί), dans l’archipel du Dodécanèse. D’autres matériaux, tels que les pierres précieuses et l’ivoire, étaient importés du Proche-Orient ou d’Égypte ; ces matériaux étaient utilisés pour fabriquer des objets de luxe, tels que des bijoux ou des sceaux.

L’économie minoenne était essentiellement basée sur l’agriculture, l’élevage et la pêche. L’artisanat du tissage utilisait des métiers à tisser. L’artisanat de la poterie produisait des récipients en pierre ou en terre cuite ; ces matériaux, ainsi que le bronze, étaient aussi utilisés pour fabriquer d’autres objets de la vie quotidienne tels que des lampes à huile, des boîtes à onguent ou à bijoux, ou pyxides (πυξίς, au singulier πυξίδος), des pesons de métier à tisser, mais aussi des objets cultuels tels que des figurines votives. Des produits typiques de l’artisanat minoen de la céramique étaient de très grandes jarres en terre cuite, nommées pithoi (πίθοι, au singulier πίθος), utilisées pour l’entreposage des récoltes ; les archéologues ont mis au jour un grand nombre de ces pithoi dans les entrepôts des palais minoens. La production de céramiques minoennes était suffisamment importante pour qu’une partie de ses poteries fut exportée. L’argile non cuit était utilisé pour la fabrication de tablettes d’écriture.

Connaissance de l'île de Crète. Labrys en or découverte dans la grotte d'Arkalochori (auteur Olaf Tausch). Cliquer pour agrandir l'image.Le travail du bronze produisait des objets utilitaires tels que des hameçons, des aiguilles, des miroirs, mais aussi des armes telles que des épées, des boucliers ou des haches de guerre. Les labrys (λάβρυς), doubles haches ou haches bipennes, étaient l’emblème des Minoens ; dans les sites religieux, de nombreuses haches bipennes ont été mises au jour, notamment des labrys en or comme à Arkalochori ; ces labrys étaient à caractère votif.

La richesse des palais minoens suggère que l’économie minoenne était florissante aux époques palatiales, notamment grâce à l’exportation des excédents de sa production agricole et artisanale. L’administration économique de l’île semble avoir été très élaborée, grâce à l’utilisation de l’écriture sur des tablettes d’argile ; certaines de ces tablettes ont été durcies par les incendies qui ont détruit les palais, ce qui a permis qu’elles soient conservées jusqu’à nos jours. À l’époque minoenne ancienne l’écriture se limitait à un certain nombre d’idéogrammes de forme plutôt grossière ; au début de l’époque minoenne moyenne apparut un premier système de hiéroglyphes, l’écriture hiéroglyphique « A » ; ce système s’affina au cours de l’époque proto-palatiale pour aboutir à l’écriture hiéroglyphique « B ». Après la destruction des premiers palais et la construction des seconds palais, l’écriture hiéroglyphique évolua vers une première écriture linéaire, l’écriture linéaire « A », utilisée pendant l’époque néo-palatiale ; cette écriture n’est toujours pas interprétée de nos jours. Après la destruction des seconds palais, à la fin de l’époque post-palatiale, une nouvelle écriture fut utilisée à Cnossos, l’écriture linéaire « B », une écriture syllabique très proche du grec archaïque, sans doute influencée par les envahisseurs mycéniens.

La première mise au jour de vestiges de la civilisation minoenne date de l’année 1878 ; en 1877, un négociant d’Héraklion, passionné d’archéologie et d’histoire, Minos Kalokairinos (Μίνωας Καλοκαιρινός), entreprit des fouilles sur des terres appartenant à sa famille, à environ 5 km au sud de la ville ; dès l’année suivante il mit au jour des fondations de bâtiments qui ont depuis été identifiés comme des magasins de l’ouest du palais de Cnossos et un angle de la salle du trône. Se basant sur les sources historiques, Kalokairinos fut le premier à identifier ces ruines avec la ville capitale du roi Minos, capitale que les Grecs mycéniens, puis doriens, nommaient Cnossos. Cependant les autorisés ottomanes interdirent à Kalokairinos de continuer les fouilles après seulement trois semaines. En 1886 Kalokairinos fit visiter le site à l’archéologue allemand Heinrich Schliemann, excavateur de Mycènes et découvreur de Troie, qui croyait que l’origine de la civilisation mycénienne se trouvait en Crète. Schliemann voulut entreprendre l’excavation de Cnossos mais n’y fut pas autorisé.

Connaissance de l’île de Crète. Carte des sites archéologiques minoens (auteur Éric Gaba). Cliquer pour agrandir l'image.Les fouilles de Cnossos ne furent reprises qu’à la fin du XIXe siècle, après le départ des Turcs, par un archéologue anglais, Arthur Evans, qui mit au jour notamment le Grand Palais, le Petit Palais et la Villa Royale. À partir de la fin du XIXe siècle et jusqu’à nos jours, les fouilles des sites minoens se sont multipliées, menées par des archéologues de divers pays d’Europe ou d’Amérique : École italienne à Faistos, Gortyne et Agia Triada ; École française à Malia et Itanos ; École grecque à Zakros, Tylissos, Archanès, Fourni, Anémospilia, Iouchtas, Vathypétro, Pétras, Agia Fotia, Kato Symi, Galatas, Chamézi et cetera ; École britannique à Roussolakkos, Trapéza, Karphi, Fournou Koryfi et Pyrgos ; École étasunienne à Gournia, Vassiliki, Psira et Mochlos. Plus d’une centaine de sites minoens, d’importances et de natures diverses, ont été fouillés ou le sont encore.

L’étude des ruines minoennes conduisit les archéologues à tenter d’établir une chronologie de l’histoire minoenne. Se basant sur les styles des céramiques découvertes à Cnossos, Evans proposa un découpage chronologique de l’histoire minoenne en trois époques : le minoen ancien, de 3500 avant JC à 2100 avant JC ; le minoen moyen, de 2100 avant JC à 1600 avant JC ; le minoen récent, de 1600 avant JC à 1100 avant JC. Evans découpait chacune de ces époques en un certain nombre de phases. Le découpage proposé par Evans se révéla ne pas convenir pour d’autres sites minoens majeurs comme Malia ou Faistos. D’autres archéologues proposèrent d’autres découpages ; l’archéologue grec Nicolas Platon proposa un découpage basé sur le développement et la destruction des palais minoens : l’époque pré-palatiale, de 3500 avant JC à 1900 avant JC ; l’époque proto-palatiale de 1900 avant JC à 1750 avant JC ; l’époque néo-palatiale de 1750 avant JC à 1500 avant JC ; l’époque post-palatiale de 1500 avant JC à 1100 avant JC.

Royaume minoenLa Crète à l’époque minoenne pré-palatiale
Époque pré-palatiale : 3500-1900 avant JC
  • Minoen ancien MA : 3500-2100
    • Minoen ancien MA-I : 3500-2900
    • Minoen ancien MA-II : 2900-2300
    • Minoen ancien MA-III : 2300-2100
  • Minoen moyen MM : 2100-1600
    • Minoen moyen MM-I-a : 2100-1900
Le début de la civilisation minoenne se situe entre la fin de l’époque chalcolithique, époque du cuivre natif, vers 3500 avant JC et le début de l’Âge du bronze, vers 2500 avant JC. Certains archéologues ont nommé « époque pré-palatiale » la première époque de cette civilisation, entre ses débuts et sa première apogée, caractérisée par la construction de premiers « palais », vers 1900 avant JC. Cette époque pré-palatiale, d’une durée de plus d’un millénaire, est marquée par un fort développement économique et par une forte augmentation de la population. Ce développement s’appuie sur la maîtrise de la métallurgie du cuivre, qui engendre à son tour des innovations dans les techniques agricoles de l’oléiculture et de la viticulture ; l’importation des métaux et l’exportation des productions agricoles créent des échanges commerciaux avec les îles Cyclades, l’Anatolie méridionale, l’île de Chypre et, peut-être indirectement, avec le Moyen-Orient.

Connaissance de l'île de Crète. Poterie de Pyrgos d'époque MA-I (auteur ArchaiOptix). Cliquer pour agrandir l'image.Pendant la première phase de l’époque minoenne ancienne MA-I, le développement économique et démographique se produit principalement dans la partie orientale de l’île, vraisemblablement en raison de sa proximité avec les sources de provenance du cuivre, Chypre et l’Anatolie. Le MA-I voit l’apparition de peuplements, généralement établis sur des collines situées à proximité de la côte, comme à Mochlos, sur la côte nord-est de l’île ; le reste de l’île reste au stade du néolithique final, sans utilisation du cuivre. Les grottes sont encore utilisées comme habitations, mais des maisons de forme rectangulaire, en briques crues séchées au soleil, bâties sur des fondations en pierre, font leur apparition. Durant la phase MA-I, on continue de produire la même céramique brunie qu’à l’époque néolithique. Les sépultures de cette phase continuent d’être principalement des cavités rocheuses, notamment dans le nord et le nord-est de l’île, mais des tombes à tholos (θολωτός τάφος) font leur apparition dans le sud ; les tombes à tholos sont des tombes circulaires à dôme, d’un diamètre intérieur allant de 4 m à 13 m ; sur les 75 tombes à tholos découvertes dans la plaine de la Messara, la moitié datent de l’époque MA-I. Un cas particulier est la nécropole d’Agia Fotia, située à l’est de Sitia, une nécropole fortement influencée par les Cyclades ; plus de 250 tombes, creusées artificiellement dans la roche, y ont été mises au jour ; ces tombes datent presque toutes du MA-I.

L’âge du bronze ne commence vraiment, dans l’est de la Crète, qu’à l’époque minoenne ancienne MA-II, en particulier à partir de 2700 avant JC, comme en atteste les objets découverts dans les nécropoles. Des peuplements tels que celui de l’île de Mochlos continuent de se développer, mais de nouveaux peuplements apparaissent comme sur l’île de Psira, non loin de Mochlos, à Vassiliki, situé à l’intérieur des terres mais à seulement quelques kilomètres de la côte nord, à Roussolakkos près de Palékastro sur la côte orientale de l’île, à Phournou Koryfi et à Pyrgos, près de Myrtos, sur la côte sud-est de l’île. Les peuplements sont des villages de quelques dizaines d’habitants, faisant vraisemblablement partie d’un même clan, avec des zones d’activités spécialisées et un sanctuaire. Les maisons sont construites les unes contre les autres et présentent une façade aveugle du côté extérieur du village, dans un but défensif ; ce sont des maisons en pierres grossièrement taillées au moyen des nouveaux outils en bronze ; les toitures sont plates, faites de chevrons en bois sur lesquels étaient posés des branchages cimentés avec de la terre ; cet habitat suggère une société encore égalitaire, sans hiérarchie sociale.

Connaissance de l'île de Crète. Poterie de l'époque prépalatiale du style de Vassiliki (auteur ArchaiOptix). Cliquer pour agrandir l'image.La phase MA-II connaît un grand développement de l’art de la poterie, poterie en céramique et poterie en pierre, d’excellente qualité technique. La poterie en céramique, avec l’apparition du tour de potier, trouve plusieurs styles originaux, différents selon les régions, à décor peint ou à décor lissé, peigné ou incisé  : sur la côte nord se développe le style de Vassiliki, du nom du village d’origine de ce style, aussi nommé style « flammé », obtenu par des techniques de cuisson particulières : des flammes sombres lèchent le fond clair de cruches à l’allure d’oiseaux avec un long bec en biseau, le versoir séparant les deux yeux.

Connaissance de l'île de Crète. Poterie de l'époque minoenne prépalatiale du style de Pyrgos (auteur Zde). Cliquer pour agrandir l'image.Sur la côte sud se développe un style agrémenté de hachures parallèles ou de croisillons, présent à Pyrgos, à Saint-Onuphre (Άγιος Ονούφριος), près de Faistos, dans l’ouest de la plaine de la Messara, ou à Koumassa (Κουμάσα), dans le sud de la plaine de la Messara.

Connaissance de l'île de Crète. Poterie en pierre de l'époque MA-2 de Mochlos (auteur ArchaiOptix). Cliquer pour agrandir l'image.La poterie en pierre, fabriquée avec un grand savoir-faire, devient une spécialité de la Crète minoenne ; les minéraux utilisés sont l’albâtre, le tuf, la brèche ; la chlorite ou le schiste chloriteux servent à façonner des pyxides, souvent ornées de spirales incisées ou en relief.

Ces poteries ont été découvertes dans les vestiges de sanctuaires, mais surtout dans des sépultures, qui présentent des formes très différentes selon les régions ; dans le nord on rencontre plutôt des tombes en forme de maison rectangulaire, alors que dans le sud continuent de prédominer les grandes tombes collectives à tholos. Les sarcophages ou larnakes (au singulier larnax, λαρναξ) font leur apparition.

Avec ces poteries ont été mis au jour des armes en bronze (dagues, lances, pointes de flèche, haches doubles …), des outils en bronze (couteaux, scies …), des pierres à sceau, des figurines en bronze, en os ou en pierre, des objets de toilette (pinces, curettes, rasoirs …), des objets de parure … Les pierres à sceau, façonnées dans de la pierre tendre ou de l’os, indiquent qu’une certaine forme d’administration commence à voir le voir ; les sceaux présentent une première forme d’écriture à base d’idéogrammes plutôt grossiers.

Connaissance de l'île de Crète. Poterie blanche sur fond sombre de l'époque MA-III de Mochlos (auteur ArchaiOptix). Cliquer pour agrandir l'image.Dans la troisième et dernière phase du minoen ancien, MA-III, la maîtrise de la métallurgie du bronze s’étend vers le centre de l’île ; l’embouchure du fleuve Kairatos, où se trouve le port de Knossos, se développe grâce à l’importation de l’étain en provenance de l’Europe de l’Ouest, via la Sicile, ou de l’Europe centrale, via les côtes de la mer Adriatique, et du commerce de l’or, de l’argent et des pierres dures avec les îles de la mer Égée. Des bâtiments importants, en brique crue sur soubassements de pierre, qui pouvaient être les demeures des chefs de village, suggèrent l’émergence d’une hiérarchie sociale dès le MA-III. Les découvertes archéologiques datant de la phase MA-III sont plutôt rares, mais les découvertes funéraires à Mochlos, dans la nécropole de Fourni près d’Archanes, ou dans la nécropole de Chryssolakkos à Malia, semblent confirmer l’existence d’une élite aristocratique dès cette époque. Le type de poterie le plus caractéristique de la phase MA-III est la céramique dite « blanche sur fond sombre », qui se présente sous des formes très variées (vase, cruche, aiguière, bol, « théière » et cetera) et dont le décor est fait de dessins linéaires blancs se détachant sur fond sombre. Ces dessins peuvent être de simples lignes, cercles ou spirales ou des motifs géométriques complexes.

Cette phase MA-III connaît, cependant, un ralentissement économique et une baisse marquée de la population ; quelques peuplements sont abandonnés ; les grandes demeures sont détruites par des incendies vers l’an 2200. La cause de ce phénomène de ralentissement n’est pas connue : catastrophe naturelle, guerre ou révolte sociale, mais il a été observé également dans le reste du monde égéen.

L’époque pré-palatiale s’achève par une phase de renouveau économique et culturel, qui est désignée dans le découpage chronologique d’Evans comme la phase I-a du Minoen moyen, MM-I-a. Cette phase voit apparaître un premier système d’écriture à hiéroglyphe, dit écriture hiéroglyphique « A », groupant 91 hiéroglyphes.

Royaume minoenLa Crète à l’époque minoenne proto-palatiale
Époque proto-palatiale : 1900-1750 avant JC

  • Minoen moyen
    • Minoen moyen MM-I-b : 1900-1800
    • Minoen moyen MM-II-a : 1800-1750
Royaume minoenLa Crète à l’époque minoenne néo-palatiale
Époque néo-palatiale : 1750-1500 avant JC
  • Minoen moyen
    • Minoen moyen MM-II-b : 1750-1700
    • Minoen moyen MM-III-a : 1700-1650
    • Minoen moyen MM-III-b : 1650-1600
Royaume minoenLa Crète à l’époque minoenne post-palatiale
Époque post-palatiale : 1500-1100 avant JC 
  • Minoen récent
    • Minoen récent MR-I-b : 1500-1450
    • Minoen récent MR-II : 1450-1400
    • Minoen récent MR-III-a : 1400-1350
    • Minoen récent MR-III-b : 1350-1200
    • Minoen récent MR-III-c : 1200-1100
Époque mycénienneLa Crète à l’époque mycénienne
Époque dorienneLa Crète à l’époque dorienne
Époque géométriqueLa Crète à l’époque géométrique
La Crète à l’époque orientalisante
Époque archaïqueLa Crète à l’époque grecque archaïque
Époque classiqueLa Crète à l’époque grecque classique
Époque hellénistiqueLa Crète à l’époque grecque hellénistique
Empire romainLa Crète à l’époque romaine
Empire byzantinLa Crète à la première époque byzantine
Occupation arabeLa Crète sous l’occupation arabe
Empire byzantinLa Crète à la seconde époque byzantine
République de VeniseLa Crète sous la domination vénitienne
Connaissance de l’île de Crète. Carte de Candie par Cristoforo Buondelmonti en 1422. Cliquer pour agrandir l'image.Connaissance de l’île de Crète. Carte ancienne de la Crète par Francesco Basilicata en 1618. Cliquer pour agrandir l'image.Connaissance de l’île de Crète. Carte de Candie par Joan Blaeu en 1642. Cliquer pour agrandir l'image.
Empire ottomanLa Crète sous le joug ottoman
Connaissance de l’île de Crète. Carte de Candie par l'amiral ottoman Piri Reis. Cliquer pour agrandir l'image.Connaissance de l’île de Crète. Carte ancienne de la Crète par Roger Palmer en 1669. Cliquer pour agrandir l'image.Connaissance de l’île de Crète. Carte ancienne de la Crète par Roger Palmer en 1669. Cliquer pour agrandir l'image.Connaissance de l’île de Crète. Carte ancienne de la Crète par Jacques Chiquet en 1719. Cliquer pour agrandir l'image.Connaissance de l’île de Crète. Carte ancienne de la Crète par Johann Baptist Homann à Nuremberg en 1720. Cliquer pour agrandir l'image.Connaissance de l’île de Crète. Carte allemande de la Crète en 1852. Cliquer pour agrandir l'image.
Connaissance de l'île de Crète. Répartition ethnique de la Crète (Guillaume Lejean, 1861). Cliquer pour agrandir l'image.
CrèteLa Crète autonome
Royaume de GrèceLa Crète réunie au Royaume de Grèce
IIIe ReichLa Crète durant la Seconde Guerre mondiale
Connaissance de l'île de Crète. Limite du réduit allemand en 1944-1945 (auteur Frente). Cliquer pour agrandir l'image.
Royaume de GrèceLa Crète dans l’après-Seconde Guerre mondiale
GrèceLa Crète dans la République hellénique
ChronologieChronologie
De 6000 à 3500 avant JCÉpoque néolithique. Premiers peuplements en Crète venus d’Asie Mineure.
De 3500 à 1900 avant JCÉpoque minoenne pré-palatiale. De nouveaux peuplements introduisent la métallurgie du bronze.
De 1900 à 1750 avant JCÉpoque minoenne proto-palatiale. Construction des premiers palais à Cnossos, Phaistos, Malia et Zakros.
Vers 1750Destruction des premiers palais minoens par des catastrophes naturelles.
De 1750 à 1500 avant JCÉpoque minoenne néo-palatiale. Construction de nouveaux palais. Apparition de l’écriture linéaire B.
Vers 1500 avant JCDestruction des nouveaux palais, sans doute causée par l’explosion volcanique à Santorin.
De 1500 à 1100 avant JCÉpoque post-palatiale. Déclin de la culture minoenne.
1400 avant JCInvasion par les Grecs achéens de Mycènes.
1100 avant JCInvasion par les Grecs doriens.
De 900 à 650 avant JCÉpoque grecque géométrique.
De 650 à 500 avant JCÉpoque grecque archaïque.
De 500 à 330 avant JCÉpoque grecque classique.
De 330 à 100 avant JCÉpoque grecque hellénistique.
67 avant JCConquête de la Crète par Rome. La Crète forme avec la Cyrénaïque une province romaine dont la capitale est Gortyne.
59 après JCDébut de la christianisation.
395Division de l’Empire romain : la Crète revient à l’Empire romain d’orient, dit Empire byzantin.
824Invasion et occupation arabe. Fondation et fortification d’Héraklion.
961L’Empire byzantin reprend possession de la Crète. Développement du christianisme orthodoxe. Début de la seconde époque byzantine.
1204Constantinople est pillée par la IVe Croisade ; l’Empire byzantin est disloqué et la Crète est attribuée à Venise.
1206-1211Occupation de la Crète par le corsaire génois Enrico Pescatore.
1212Début de la domination vénitienne sur la Crète, qui durera plus de quatre siècles.
1453Après la prise de Constantinople par les Ottomans, la Crète devient un refuge pour de nombreux artistes et hommes de lettres byzantins.
1571Attaque et pillage de Réthymnon par le pirate turc Barberousse. Les Vénitiens décident de renforcer les fortifications de Candie selon le principe du bastionnement.
1645Début de l’occupation turque de la Crète.
1648-1669Siège de Candie par les Turcs.
1669Chute de Candie. Toute l’île est maintenant occupée par les Ottomans, sauf trois forteresses.
1715Les dernières forteresses vénitiennes de Crète sont cédées aux Turcs.
1770Soulèvement crétois contre les Turcs, organisé par Daskaloyannis.
1810Fort séisme à Héraklion. Plusieurs milliers de morts.
1821-1829Insurrection crétoise contre les Turcs dans le cadre de la guerre d’indépendance de la Grèce.
1823-1840Occupation égyptienne.
1840La Crète revient dans l’Empire ottoman.
1856Fort séisme ressenti dans toute la Crète. Plusieurs centaines de morts.
1866-1869Nouvelle insurrection crétoise. Massacre du monastère d’Arkadi.
1897Les grandes puissances européennes occupent la Crète et soutiennent les Crétois contre les Turcs.
1898Proclamation de l’indépendance de la Crète.
1908Proclamation par l’Assemblée crétoise de l’Énosis avec la Grèce.
1913Rattachement de la Crète au Royaume de Grèce.
1923Traité de Lausanne : échange de populations avec la Turquie.
1941-1945Occupation allemande et italienne.
1945-1949Guerre civile en Grèce ; la Crète est peu affectée.
1973La royauté est abolie par la junte militaire. La Crète fait désormais partie de la République hellénique.
2010Réforme Kallikratis : la Crète devient une des treize périphéries (περιφέρειες) de la Grèce.
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ÉconomieÉconomie

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