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Les fortifications de la ville d’Héraklion (Irákleio) en Crète

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Présentation généralePrésentation générale
ÉtymologieÉtymologie et toponymie

SituationSituation

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MurailleLes fortifications byzantines
Des découvertes archéologiques récentes montrent qu’à l’époque hellénistique il existait déjà une petite cité fortifiée, dédiée à Héraclès, à l’emplacement de l’actuelle ville d’Héraklion ; cette cité servait de port à Cnossos. Sous l’empire romain la ville capitale de la Crète fut transférée à Gortyne ; Héraclée n’était qu’un petite ville portuaire. Au VIIe ou au VIIIe siècle après JC, dans le cadre d’un plan défensif visant à faire face à la menace arabe grandissante, une nouvelle enceinte fut construite par les Byzantins, en utilisant une grande quantité de blocs anciens remployés ; l’enceinte d’Héraclée avait des murailles verticales et des tours rectangulaires et elle était protégée par un fossé ; pour cette raison les Arabes nommaient la ville «  Rabd-el-Khandak » (ربض الخندق‎) (« la forteresse du fossé ») (الخندق signifiant « fossé »).

En 824 des Arabes exilés d’Andalousie s’emparèrent de la Crète et la forteresse d’Héraclée fut prise en 828 ; Rabd-el-Khandaq devint la capitale de l’émirat de Crète. Les Arabes renforcèrent l’enceinte à l’aide d’un revêtement extérieur de mortier mélangé avec des poils d’animaux, ce qui a été révélé lors de fouilles récentes.

Les fortifications d’Héraklion en Crète. Au 15e siècle (Konrad Grünenberg, 1487). Cliquer pour agrandir l'image.En raison de sa situation stratégique, les Byzantins tentèrent, pendant 135 ans, de reprendre la Crète qui leur barrait l’accès à la Méditerranée et qui servait de base arrière aux pirates arabes qui attaquaient les côtes de l’Égée. En 961, après plusieurs tentatives infructueuses, le général byzantin Nicéphore Phocas libéra la Crète de l’occupation arabe ; Nicéphore (étymologiquement le « porteur de victoire ») deviendra empereur de Byzance en 963 sous le nom de Nicéphore II Phocas (Νικηφόρος Β΄ Φωκάς) (empereur de 963 à 969). Les Byzantins démolirent des parties de l’enceinte pour la remplacer par de nouvelles murailles. La ville conserva son nom arabe de « Khandaq », déformé en « Chandax » (Χάνδακα), pendant l’époque byzantine moyenne.

En 1204, l’Empire byzantin fut disloqué par la IVe croisade : la Crète fut attribuée au commandant de la croisade, Boniface de Montferrat (Bonifacio del Monferrato) (né vers 1150 - mort en 1207), qui la vendit à la République de Venise. La ville de «  Chandax » prit le nom de « Candia » et la Crète fut désignée sous le nom de Regno di Candia (« Royaume de Candie »). L’enceinte byzantine de la cité, avec des restaurations et des ajouts, fut suffisante pour la défense de Candie jusqu’à l’invention de la poudre à canon ; cette enceinte est représentée sur des cartes et des dessins du XVe siècle, tels que le croquis du moine florentin Christoforo Buondelmonti, qui visita Candie en 1415.

MurailleLes fortifications vénitiennes (Ενετικά τείχη / Enetiká teíchi)
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Carte de Wenceslaus Hollar en 1668. Cliquer pour agrandir l'image.Après la prise de Constantinople, en 1453, la menace ottomane contraignit Venise à concevoir une nouvelle enceinte, résistant à l’utilisation de canons lourds à poudre  ; l’ancienne muraille de Candie étaient faite de hauts murs, interrompus par des tours carrées, bordés par un fossé le long duquel ils s’élevaient à la verticale. Cette muraille était parfaite pour résister à des flèches, mais la chute de Constantinople avait montré que ces puissantes murailles résisteraient mal à l’artillerie récente. La nouvelle enceinte devrait également englober la banlieue (borgi), existant depuis la seconde époque byzantine

La décision de construire une nouvelle enceinte fut prise en 1462, sous la pression de la population, mais il fut jugé plus sage, dans l’intervalle, d’améliorer la capacité défensive de l’enceinte existante par l’ajout d’un rempart incliné du côté sud des vieilles murailles verticales pour dévier les boulets de canons. Les travaux de renforcement commencèrent en 1472 et ne furent achevés qu’en 1515. Ils comprenaient la réforme de la porte principale, connue sous le nom de Portone et plus tard sous le nom de Voltone, qui était flanquée d’une paire de tours.

Après la décision de 1462, les cent premières années furent consacrées aux plans et aux conceptions, conformément aux exigences du nouveau système défensif bastionné, et à un rééchelonnement constant en raison de l’incapacité de Venise de financer efficacement la construction. Le célèbre architecte véronais Michele Sanmicheli (1484-1559), auteur des fortifications de Padoue et de Vérone, joua un rôle clé dans la conception de l’enceinte de Candie ; il séjourna à Candie de février 1538 à octobre 1539. Sanmicheli conçut une enceinte longue de 5 km et jalonnée de sept gros bastions à renflements latéraux dits « orillons » (orecchioni), ainsi que des fortifications extérieures telles que la forteresse de « Rocca a mare » qui protégeait l’entrée du port ; ses travaux furent poursuivis par son neveu Gian Girolamo Sanmicheli. La construction commença progressivement dans les années 1540-1550 ; dans les années 1560 le système défensif connut un premier stade d’achèvement, sous la conduite de La Sérénissime, qui, face à la conjoncture, avait débloqué des sommes importantes, consacrant en 1561 plus de 20 000 ducats au perfectionnement de la place. L’ingénieur militaire qui donna à l’enceinte son aspect final – notamment du côté maritime – fut Giulio Savorgnan (1510-1595), expert des fortifications et plus tard, en 1592, superintendant général des forteresses (Soprintendente generale delle fortezze), qui fut chargé du projet entre 1562 et 1566. Giulio Savorgnan remania et développa les fortifications existantes afin d’en corriger les faiblesses.

La réalisation de l’ambitieux projet s’intensifia à partir de 1562 ; le projet fut modifié à plusieurs reprises, en construisant notamment de nouveaux ouvrages, tels que le cavalier Zani, achevé en 1614, aménagé pour épauler le bastion de la Sabionera, l’un des principaux points faibles du système défensif ; l’artillerie elle‑même évoluait et il fallait s’adapter et ajouter d’autres défenses aux défenses en place : Candie fut entourée d’ouvrages à cornes (opera a corno), de demi‑lunes (mezzaluna), de ravelins (rivellino) et de palissades exécutés sous la direction de Camillo Gonzaga, puis de Francesco De Wert. En 1664-1665, Antonio Priuli fit ainsi entreprendre d’importants travaux afin de renforcer les défenses là où elles paraissaient les plus imparfaites, à la Sabionera et à San Andrea. La construction fut interrompue une douzaine de fois en raison de la défection financière de Venise mais ne cessa pas d’être améliorée jusqu’à la chute de Candie aux mains des Ottomans le 27 septembre 1669.

Les fortifications d’Héraklion en Crète. Gravure de Francesco Basilicata en 1618. Cliquer pour agrandir l'image.Le projet de fortification de Candie traversa de nombreuses péripéties, telles que des épidémies de peste ou de choléra, des séismes ou des tempêtes qui endommagent les môles. Venise dépensa d’énormes sommes d’argent, employa de nombreuses générations d’ingénieurs militaires – parmi les meilleurs de leur temps, Francesco Basilicata, Angelo degli Oddi, Rafaele Monnani ou Marco Boschini - et un nombre infini d’artisans et de travailleurs. Pendant plus de cent ans tous les hommes de Candie furent astreints à une « corvée de terre » et durent donner une semaine par an de leur temps à ces travaux de fortification : creuser un très large fossé – jusqu’à 40 mètres de largeur en certains endroits – dont la terre permet aussi en partie d’édifier le bastion, combler les bastions à la fois surélevés et très épais pour absorber l’impact des boulets, apporter également des terres pour surélever les cavaliers, apporter et tailler des pierres pour l’escarpe et la contrescarpe … Il faut y ajouter des terrassements extérieurs car la cité est partiellement entourée de buttes, donc de lieux proches et plus élevés qu’il faut araser, car ils pourraient servir de plates-formes pour l’artillerie ennemie.

Les fortifications d’Héraklion en Crète. Carte ancienne de Jacob Peeters, 1690. Cliquer pour agrandir l'image.Les nombreux emblèmes de Venise, les armoiries des dignitaires vénitiens et les inscriptions votives témoignent des phases successives de la construction, ainsi que la documentation des archives d’État vénitiennes. Ces fortifications ont fait de Candie l’une des meilleures villes fortifiées de la Méditerranée et permirent à la cité de résister au siège des Ottomans durant 21 ans, de 1648 à 1669, siège qui est considéré comme le plus long de l’histoire.

Les fortifications d’Héraklion en Crète. Carte ancienne (Vincenzo Coronelli, 1696). Cliquer pour agrandir l'image.Après la prise de Candie les Ottomans réparèrent les dégâts causés par le siège mais modifièrent peu les fortifications de la ville ; les Ottomans donnèrent des noms turcs aux fortifications : ainsi la forteresse Rocca a Mare fut renommée Kule Kalesi, ce qui a donné le nom actuel de Koulès. Ils construisirent un petit fort connu sous le nom de Petit Koulès du côté des terres près de la forteresse ; ce petit fort fut démoli en 1936 pendant la modernisation de la ville.

Malgré les attaques répétées et les bombardements impitoyables subis pendant les vingt-et-un ans du siège ottoman, les fortifications de Candie des XVIe et XVIIe siècles ont survécu jusqu’à nos jours presque intactes et sont considérées comme parmi les fortifications vénitiennes les mieux conservées d’Europe, même si elles souffrent, à certains endroits, d’un manque d’entretien. Les murailles furent encore endommagées par des bombardements aériens allemands lors de la bataille de Crète pendant la Seconde Guerre mondiale, mais ces dégâts ont été réparés.

L’architecture des fortifications vénitiennes de Candie est basée sur le concept de fortification bastionnée destinée à faire face au développement de l’artillerie lourde. Cette architecture bastionnée (Fortificazione all’italiana) fut mise au point par les architectes italiens de la fin du XVe siècle et du XVIe siècle, notamment les frères Sangallo, ingénieur et architecte florentins, et Francesco di Giorgio Martini, ingénieur militaire siennois.

Le bastion (baluardo ou balloardo) est une large et épaisse avancée trapézoïdale, en forme de flèche, qui permet de disposer l’artillerie, et qui protège les lignes de murs longilignes, les courtines, entre deux bastions. Les deux extrémités de la flèche sont face à l’ennemi, les deux flancs protègent la courtine en balayant le fossé. Le système se perfectionne : les deux flancs du bastion peuvent être courbes et former un orillon qui couvre l’artillerie placée en contrebas sur la place basse, un cavalier est élevé en arrière sur le bastion, c’est‑à‑dire un massif de terre (ensuite empierré), qui permet d’établir des pièces d’artillerie en hauteur et de tirer plus loin que les pièces du bastion. S’il y a une grande distance entre deux bastions, une plate‑forme rectangulaire en avancée permet de placer un canon. Un cordon de pierre en saillie au long de la courtine protège les combattants de tirs qui viendraient du fossé. Les murs extérieurs ‑ l’escarpe revêtue de maçonnerie ‑ sont inclinés surtout dans la partie inférieure, ce qui rend plus difficile la pénétration des boulets. L’ensemble est entouré par un fossé large (en tenant compte de la portée des canons ennemis) bordé du côté extérieur d’une contrescarpe, revêtue de maçonnerie et surélevée en formant un talus à son extrémité, de façon à protéger un chemin couvert en contrebas où les défenseurs pouvaient évoluer avec une certaine sécurité. Progressivement ce talus en avant du fossé joue un rôle essentiel, c’est le glacis : on y construit des éléments qui doivent protéger les bastions : ce sont les demi‑lunes ou ravelins, des triangles placés entre deux bastions et des ouvrages à corne, composés d’une courtine et de deux demi‑bastions, ou en étoile. L’ensemble compose, si le relief le permet, un ouvrage polygonal typique dont Candie est un parfait exemple.

Le plan général des fortifications de Candie est un octogone irrégulier, s’appuyant sur la nature et la forme des terrains qui offraient de nombreux avantages. Sept des angles de cet octogone sont marqués par des bastions, avec demi‑lunes et cavaliers, le huitième angle étant formé par la forteresse maritime de Rocca a mare.

Deux des sept bastions sont au nord, en bord de la mer : à l’est, le bastion de la Sablonnière (Baluardo di Sabionera), nommé ainsi parce que bâti sur du sable, et, à l’ouest, le bastion de Saint-André (Baluardo de Sant’Andrea ; cinq bastions se trouvent face à la terre ferme : d’est en ouest, le bastion Vitturi (Baluardo Vitturi), le bastion de Jésus (Baluardo del Giesù), le bastion Martinengo (Baluardo Martinengo) situé à la pointe sud de l’enceinte, le bastion de Bethléem (Baluardo del Biteleme) et le bastion du Panigra (Pantocrator). Les bastions intérieurs sont en forme de cœur ; ils sont reliés à l’enceinte par des gorges (gole), de chaque côté desquels se trouvent des terrasses inférieures (piazze basse) pour les canons lourds, qui constituaient la principale puissance de canons de la forteresse. Des cavaliers furent construits sur certains des bastions pour les renforcer (Vitturi, Martinengo). Les tours des anciennes fortifications, situées en arrière des bastions, étaient utilisées comme poudrières ou silos à grains.

Autour de l’enceinte, il y avait un fossé sec, large et profond, avec une pente extérieure, la contrescarpe, presque verticale, qui était tenu par la maçonnerie. Le creusement des fossés a aidé à ériger les remparts, car la grande quantité de terre excavée a été utilisée pour créer le grand remblai qui entourait la ville comme une colline uniforme. Du côté intérieur le remblai présentait une pente douce, mais du côté extérieur, il était maintenu par une forte maçonnerie fortement inclinée, l’escarpe (scarpa). Au-dessus de cette paroi inclinée, il y avait un parapet vertical (parapetto), séparé de la partie inclinée par un cordon (cordone). La conception de la fortification était ardue mais ingénieuse : les fossés étroits et secs interdisaient le plein développement des troupes ennemies, qui, dans tous les cas, étaient exposées à portée des canons sur la gorge du bastion.

L’enceinte était entourée de divers ouvrages, dont plusieurs ravelins ou redoutes (d’est en ouest : les ravelins San Niccolò, Biteleme, Panigra et San Spirito, la redoute Sant’Andrea), trois ouvrages à cornes (opera a corna) (l’ouvrage de la Panigra qui protégeait le bastion et la porte du même nom, l’ouvrage de la Palma pour le bastion de Jésus, l’ouvrage Molina près de Sabionera), une demi-lune (la demi‑lune Martinengo qui protègeait le bastion de Bethléem) et un ouvrage à couronne (opera a corona) (l’ouvrage à couronne de Santa Maria pour protéger le bastion Martinengo). Une série de forteresses extérieures situées sur la rive opposée du fossé visait à offrir une protection supplémentaire aux bastions. Le fort de Saint-Démétrius, composé d’un petit bastion et de deux demi-bastions, fut construit sur la colline à l’est de la ville.

La muraille était percée de trois portes principales, protégées par les bastions et des demi-lunes, qui donnaient accès à l’arrière-pays : la porte Saint-Georges (Porta di San Giorgio), la porte de Jésus (Porta del Giesù), la porte du Panigra (Porta del Panigra) ou du Pantocrator ; ces portes étaient des couloirs voûtés en berceau situés dans la gorge des bastions, sous leurs terrasses inférieures, afin d’être protégés par leurs canons à poudre. Les portes intérieures (vers la ville) de ces couloirs avaient la forme d’impressionnantes façades de style Renaissance, décorées d’emblèmes, d’armoiries et de sculptures architecturales, tandis que les portes extérieures (vers les fossés) étaient des ouvertures cintrées simplifiées dans la maçonnerie extérieure inclinée. Il y avait en outre des portes à usage militaire : les portes Saint‑André (Portello di Sant’Andrea), la porte de Sabionera (Porta di Sabionera) et la porte Dermata (Porta del Tramata), ouvrant sur la baie du même nom, au nord‑ouest.

Les fortifications d’Héraklion en Crète. La porte de Dermatas (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Des portes furent également ouvertes sous les bastions côtiers de Sabionera vers l’est et de Saint-André vers l’ouest ; entre les deux, une troisième porte conduisait au golfe de Dermatas. De ces trois portes, seule la porte de Sabionera a survécu intacte. À l’intérieur du port, il existait aussi la Porte du Môle et la Porte des Arsenaux ; elles sont tous les deux démolies de nos jours. Entre 1523 et 1540, les Vénitiens construisirent, pour renforcer l’entrée du port, la nouvelle forteresse encore présente, la Rocca a mare ou Castello da mare.

Les fortifications d’Héraklion en Crète. Carte ancienne de La Feuillade, Lyon, 1669. Cliquer pour agrandir l'image.En 1669, François d’Aubusson de la Feuillade (1631-1691), futur maréchal de France, organisa à ses frais et sans l’accord du roi Louis XIV, une expédition de 500 volontaires pour secourir Candie, assiégée par les Ottomans.

Planche tirée du « Journal de l’expédition de M. de la Feuillade pour le secours de Candie », Lyon, 1669.

Légende de la planche

A : Le bastion de Saint-André.

1 : La brèche. 2 : Les deux retranchements. 3 : Le grand retranchement qui embrasse aussi l’Écossaise. 4 : La porte de Saint-André. 5 : La demi-lune ou la redoute de Saint-André, sur lequel les Turcs ont élevé une batterie de quatre pièces. 6 : L’endroit ou était le fort avancé pour couvrir la demi-lune. 7 : Les redoutes et les autres logements que les Turcs ont faits avec les terres apportées en cet endroit et vers l’Écossaise sur le sable. 8 : L’ouvrage de Priuli, ruiné, où les Turcs ont une batterie de quatre mortiers. La place de la petite tour appelée Priula, où les ennemis ont une batterie de cinq pièces qui bat la porte de Saint-André et les redoutes qui sont au devant de l’Écossaise. Elle a été enclouée. 9 : L’Écossaise. 10 : Les batteries des ennemis, du côté de Saint-André. 11 : Les redoutes des Vénitiens au devant de l’Écossaise et de la porte Saint-André. 12 : Demi-redoute. 13 : Le petit arsenal. 14 : Le grand arsenal. 15 : Le cavalier Barbaro, élevé sur deux commandements.

B : La Sablonnière.

16 : Ses deux retranchements. 17 : Le cavalier de Zane. 18 : Les redoutes des ennemis. 19 : Leurs batteries du côté de la Sablonnière. 20 : Le cavalier qu’ils tâchent d’enlever. 21 : Logement des Janissaires. Les dehors de la Sablonnière étaient une grande redoute, à la pointe du bastion, sur le fossé de la fausse braie, et une autre petite vis-à-vis, fort avancée. 22 : L’ouvrage de Molina. 23 : L’ouvrage Barbaro.

C : Le bastion de la Victoire.

24 : Son cavalier. 25 : Le Fort-Royal, ou de Saint-Dimitre. 26 : Ses demi-lunes. 27 : Son Ravelin. 28 : L’ouvrage de Priuli ou de Sainte-Marie-de-la-Presa. 29 : Le fort de Crève-Cœur.

D : Le bastion de Jésus.

30 : Sa retirade. 31 : La Palma. 32 : Le ravelin de Saint-Nicolas.

E : Le bastion de Martiningue.

33 : Son cavalier. 34 : Son ouvrage couronné, appelé Sainte-Marie. 35 : Le ravelin de Bethléem.

F : Le bastion de Bethléem.

36 : Demi-lune de Mocenigo. 37 : Le ravelin de Panigra.

G : Le bastion de Panigra.

38 : Sa retirade. 39 : Ouvrage de Panigra. 40 : Le ravelin du Saint-Esprit. 41 : La brèche du même ravelin. 42 : La fraise de Morosini, ruinée.

Les anciennes fortifications d’Héraklion sont, dans l’ensemble, bien conservées, malgré des velléités de démolition ; les remparts terrestres sont presqu’intacts à l’exception de quelques bâtiments annexes qui ont été démolis, de même que le fort extérieur Saint-Démétrius ; deux des trois grandes portes de la ville ont assez bien survécu : la porte du Pantocrator ou de la Panigra, mieux connue aujourd’hui sous le nom de porte de La Canée (Χανιώπορτα), datant d’environ 1570, à l’extrémité ouest ; et la porte de Jésus, ou porte de Kainouryia (Καινούργια Πόρτα), datant d’environ 1587, à l’extrémité sud. Par contre il ne reste presque rien des murailles maritimes, mais la forteresse de Rocca a mare a été restaurée au cours des années 2010 et abrite maintenant un musée d’histoire.

Il est possible de longer l’enceinte en automobile en suivant les boulevards qui les bordent. Il est plus intéressant de faire le tour des remparts à pied pour profiter des vues sur la vieille ville que ces monticules artificiels permettent, mais la balade fait plus de 3 km de longueur. La section de remparts la plus facile est sans doute celle comprise entre le bastion Saint-André, à l’ouest, et le bastion Martinengo, à la pointe sud.

Les remparts sont suffisamment larges pour que différents terrains de sport y aient été aménagés ; les remparts sont aussi le lieu de évènements culturels ; l’écrivain crétois Nikos Kazantzakis a le privilège d’avoir sa tombe construite sur le bastion Martinengo.

Les fortifications d’Héraklion en Crète. Circuit des fortifications. Cliquer pour agrandir l'image.Circuit de visite des fortifications :

Légende :

1 : Fontaine de Morosini. 2 : Place de la Liberté. 3 : Palais de justice régional. 4 : Porte Saint-Georges. 5 : Fontaine de Yenicar Aga. 6 : Musée archéologique. 7 : Porte Sabionara. 8 : Port vénitien - Arsenal. 9 : Forteresse vénitienne de Koules. 10 : Rue du 25 août. 11 : Église Saint-Tite. 12 : Loggia vénitienne (mairie d’Héraklion). 13 : Basilique Saint-Marc (galerie municipale). 14 : Résidence Chronakis. 15 : Fontaine Priuli. 16 : Porte Dermatas. 17 : Musée historique. 18 : Église Saint-Pierre le Martyr. 19 : Muséum d’histoire naturelle. 20 : Éphorat des antiquités byzantines (usine de déchiquetage du tabac). 21 : Église Sainte-Parascève. 22 : Rue de 1866 - Le marché. 23 : Fontaine Bembo - Fontaine Sebil. 24 : Porte de Jésus. 25 : Tombe de Nikos Kazantzakis. 26 : Stoa Makasi. 27 : Église Saint-Matthieu. 28 : Cathédrale Saint-Minas. 29 : Église Sainte-Catherine.

ForteresseLa forteresse vénitienne (Ενετικό Φρούριο / Enetikó Froúrio)
Les fortifications d’Héraklion en Crète. La forteresse de Koulès. Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. La forteresse de Koulès. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. La forteresse de Koulès. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Bas-relief de Saint-Marc de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Bas-relief de Saint-Marc de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le nord-est de la forteresse de Koulès. Cliquer pour agrandir l'image.
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le nord-est de la forteresse de Koulès. Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. La forteresse vue du sud-ouest. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Bas-relief de Saint-Marc sur la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Vestibule de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Vestibule de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Couloir de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Couloir de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Couloir de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Casemate de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Casemate de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Casemate de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Réserve de boulets de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image.
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Terrasse de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Terrasse de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Terrasse de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Terrasse de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Terrasse de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Base du minaret de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Créneaux et merlons de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Façade sud-ouest de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Façade nord de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Façade nord de la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
PortLe vieux port (Παλαιό Λιμάνι / Palaió Limáni)
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le port à l'époque vénitienne. Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le port vu depuis la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le port vu depuis la forteresse. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le vieux port. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
Chantier navalL’arsenal vénitien (Ενετικό Οπλοστάσιο / Enetikó Oplostásio)
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Les ruines de l'Arsenali Vechi. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les fortifications d’Héraklion en Crète. Les ruines de l'Arsenali Vechi. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
MurailleLes murailles vénitiennes (Ενετικά τείχη / Enetiká Teíchi)
BastionLe bastion de la Sabionera (Προμαχώνας Σαμπιονάρα / Promachónas Sampionára)
BastionLe bastion Vitturi (Προμαχώνας Βιττούρι / Promachónas Vittoúri) et la porte Saint-Georges (Πύλη Άγίου Γεωργίου / Pýli Ágiou Georgíou)
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Orillon et gorge du bastion de Vitturi (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le bastion Vitturi (auteur Kalliavlc). Cliquer pour agrandir l'image.
BastionLe bastion de Jésus (Προμαχώνας Ιησού / Promachónas Iisoú)
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le bastion et la porte de Jésus (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.
BastionLe bastion de Martinengo (Προμαχώνας Μαρτινέγκο / Promachónas Martinéngo)
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le bastion de Martinengo (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le bastion de Martinengo (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le cavalier du bastion de Martinengo (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.
TombeLa tombe de Nikos Kazantzakis (Τάφος του Νίκου Καζαντζάκη)
BastionLe bastion de Bethléem (Προμαχώνας Βηθλεέμ / Promachónas Bithleém)
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le bastion de Bethléem vu depuis le bastion de Martinengo (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Orillon du bastion de Bethléem (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.
BastionLe bastion du Pantokrator (Προμαχώνας Παντοκράτορα / Promachónas Pantokrátora) et la porte de La Canée
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le bastion de Panigra et la Porte de La Canée (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le bastion de Panigra vu depuis le bastion Saint-André (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.
BastionLe bastion Saint-André (Προμαχώνας του Αγίου Ανδρέα / Promachónas tou Agíou Andréa)
Les fortifications d’Héraklion en Crète. Le bastion Saint-André (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.

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La ville d’Héraklion en Crète. Bataille navale lors de la guerre de Crète. Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Bataille navale devant Candie (Lambert van der Bos, 1675)). Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Carte ancienne (Antoine de Fer, 1669). Cliquer pour agrandir l'image.Les fortifications d’Héraklion en Crète. Carte des fortifications par Giovanni Sinibaldo, Turin, 1668. Cliquer pour agrandir l'image.Le sud de la ville d’Héraklion en Crète. Carte des fortifications (Roger Palmer, 1669). Cliquer pour agrandir l'image.

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