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Le village de Ziros (Zíros) en Crète

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Le village de Ziros en Crète. Situation du canton de Ziros (auteur Pitichinaccio). Cliquer pour agrandir l'image.Le village de Ziros en Crète. La région de Ziros. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).

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Village grecLe village de Ziros (Ζίρος / Zíros)
Le village de Ziros en Crète. La région de Ziros. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Ziros est un bourg de moyenne montagne situé à environ 590 m d’altitude ; la localité est le chef-lieu d’un canton de la commune de Sitia mais était auparavant une municipalité indépendante, le démos de Lefki (Δήμος Λεύκης) ; Ziros compte environ 400 habitants.

Ziros se trouve à l’extrémité orientale d’un vaste plateau fertile, le plateau de Chandras (Οροπέδιο Χανδρά) ou plateau d’Arméni-Chandras (Οροπέδιο των Αρμενοχαντράδων). La localité est dominée au sud-est par la montagne Égremnos (Εγκρεμνός), située entre Chamaitoulo et Ziros ; au sommet de cette montagne, qui culmine à 785 m, se trouve un énorme radôme des Forces aériennes tactiques grecques et de l’OTAN ; entre autres équipements, un radar HR-3000 de fabrication Hughes surveille la partie orientale de la mer Méditerranée. Dans tout ce secteur des panneaux, en grec et en anglais, avertissent les visiteurs de ne pas faire de photographies …

Ziros est à une distance de 28 de Sitia, par la route de Chandras (Χαντράς), à 4 km à l’ouest ; il y a un bus quotidien depuis Sitia. Depuis Iérapétra on peut accéder à Ziros en quittant la côte sud à Goudouras, situé à 15 km au sud et en traversant Agia Triada. Depuis Palaikastro ou Zakros, sur la côte orientale, on accède à Ziros via le village côtier de Xérokambos, situé à 19 km au sud-est de Ziros ; la route, large et en bon état, monte en de multiples lacets impressionnants, à travers un paysage aride, jusqu’au plateau de Ziros, passant à proximité du hameau de Chamaitoulo.

Le plateau de Ziros (Οροπέδιο Ζήρου) est un poljé, c’est-à-dire une dépression karstique entourée de montagnes escarpées, où l’on trouve de nombreuses formations géologiques caractéristiques telles que des grottes calcaires et des dolines ; la place principale du village serait un ancien lac et, au sud-ouest, on peut voir un autre petit lac, le lac de Ziros (Λίμνη Ζίρου). Comme sur le plateau du Lassithi, les terres sont irriguées au moyen de pompes hydrauliques actionnées par des éoliennes.

Le village agricole de Ziros vit principalement de la culture de l’olivier et de la vigne ; la région produit environ 150 000 litres de vin et 600 tonnes de raisins secs, ainsi que du raki ; la variété de raisin utilisée pour cette production de raison sec est le sultanine (σουλτανίνα), qui est aussi consommé comme raisin de table. À l’ouest du village on peut voir une presse à raisins datant de l’époque minoenne, témoignant que la culture de la vigne est ici très ancienne. Dans les petites plaines côtières du canton sont également produites des bananes, et l’on trouve aussi des cultures maraîchères sous serres. Le village pratique aussi l’élevage des moutons et des chèvres. Une spécialité artisanale de Ziros a été, dans le passé, la fabrication de battants en cuivre pour les cloches des animaux domestiques, exportés dans toute la Grèce.

Le toponyme préhellénique « ziros » atteste de la longue histoire de Ziros, dont témoignent également les antiquités disséminées dans les environs ; des vestiges minoens ont été découverts sur cinq sites du canton ; d’autres découvertes archéologiques datent d’époques moins anciennes, de l’époque géométrique à l’époque romaine.

Le village de Ziros en Crète. L'église Sainte-Parascève (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Le tourisme n’occupe pas une place très importante dans l’économie du village ; il n’y a pratiquement pas d’hébergements. Le village possède cependant quelques églises à voir ; la plus célèbre est une petite église à deux nefs de style byzantin, mais datant du XVIe siècle, l’église Sainte-Parascève (Αγία Παρασκευή), la parascève étant le jour précédant le sabbat, c’est-à-dire le vendredi ; cette église est datée de 1523 d’après la date gravée sur le linteau de la porte orientale ; au-dessus de la porte, une petite fresque représente la Vierge. L’église Sainte-Parascève recèle des fresques de 1565 ; elle renferme également un ossuaire où sont conservés les ossements des héros du village voisin de Skalia, surnommé « la forteresse inexpugnable de la Crète orientale », qui résista aux Turcs depuis le début de l’occupation ottomane ; les habitants de Skalia furent finalement massacrés par les Turcs pendant la révolte crétoise de 1821, après avoir été trahis par le pope du village ; une place de Ziros leur est dédiée. L’église Saint-Nicolas (Άγιος Νικόλαος) date des XIVe et XVe siècles et contient des inscriptions du XVIe siècle.

La Géoroute n° 9 relie Ziros à Skalia, suivant le tracé du sentier européen de randonnée E4 ; Skalia est un village abandonné situé à environ 5 km au nord-est de Ziros.

La fête du village (γλέντι) a lieu à la fin du mois de juillet ; des victuailles et du raki sont servis sur la place du village, tandis que les musiciens jouent du bouzouki (μπουζούκι) et de la lyra (λύρα) ; Ziros, où est né le célèbre joueur de lyra Konstantinos Hatzantonakis (Κωσταντίνος Χατζαντωνάκης), est en effet le berceau de la musique traditionnelle de la Crète orientale.

GPS autoDe Ziros à Sitia
Maison en ruineLes ruines du village de Voïla (Βόιλα / Vóila)
Voïla est un village abandonné qui se trouve sur le plateau de Chandras-Arméni, à environ 3 km à l’ouest de Ziros et à environ 800 m au nord-est du village de Chandras ; depuis le centre de Chandras, des panneaux indiquent le chemin du village médiéval de Voïla (Μεσαιωνικό χωριό Βόϊλα). Voïla est à 600 m d’altitude, au pied d’une colline calcaire dont les eaux alimentaient le village. Les ruines de Voïla sont un site archéologique protégé.

Aller aux ruines du village de Voïla avec Google Maps (35.085599, 26.105691).

Le village de Voïla existait déjà à l’époque vénitienne sous le nom de Voila et comptait environ 300 habitants en 1583. Après la conquête complète de la Crète par les Ottomans, en 1669, Voïla fut nommé Vuyalo ; vers le milieu du XVIIIe siècle le village et sa tour vénitienne étaient aux mains d’un noble d’origine vénitienne nommé Zeno (Ζένο), converti à la religion mahométane sous le nom de Tsin-Ali (Τσιν-Αλή) ou Tzénalis (Τζεναλή) ; ce renégat fut l’un des janissaires ottomans les plus brutaux du sandjak de Sitia et un prosélyte musulman fanatique. Le village de Voïla ne comptait plus que quelques habitants au début de XIXe siècle et fut sans doute détruit et abandonné pendant la révolte crétoise de 1866 ; en 1881 Voïla n’était plus mentionné dans les recensements.

Le village de Ziros en Crète. La forteresse de Voïla (auteur Olaf Tausch). Cliquer pour agrandir l'image.La ruine la plus spectaculaire de Voïla est une ancienne tour vénitienne, la tour de Voïla (Πύργος Βόιλας), dont il reste les murs et de grandes salles voûtées.

Le village de Ziros en Crète. L'entrée de la forteresse de Voïla (auteur Olaf Tausch). Cliquer pour agrandir l'image.Au-dessus de la porte d’entrée de la tour, on peut voir un linteau sculpté de cyprès, de haches et de pentagrammes ; sur un mur, un épigramme en turc indique la date de l’année 1153 de l’hégire, ce qui correspond à l’année 1742 du calendrier chrétien ; selon la tradition, la tour était à cette époque en possession du janissaire Tzénalis, un chrétien converti. Au sud de la tour se trouve une église en ruines qui est désignée étrangement sous le nom d’église de Tzinalis (εκκλησία του Τζιναλή).

Un autre bâtiment intéressant est une ancienne maison d’époque vénitienne, avec un four à l’extérieur et une cheminée à l’intérieur.

Voïla possède également deux belles fontaines, situées aux deux extrémités du village, qui fonctionnent toujours ; ces fontaines, datant de l’époque de l’occupation ottomane, présentent des inscriptions en relief en langue turque et de beaux robinets en laiton.

Le village de Ziros en Crète. Maison avec four à Voïla (auteur Olaf Tausch). Cliquer pour agrandir l'image.Le village de Ziros en Crète. Grande fontaine ottomane à Voila (auteur Err Sk). Cliquer pour agrandir l'image dans Panoramio (nouvel onglet).Le village de Ziros en Crète. Petite fontaine ottomane à Voïla (auteur Olaf Tausch). Cliquer pour agrandir l'image.
Le village de Ziros en Crète. L'église Saint-Georges à Voïla (auteur Olaf Tausch). Cliquer pour agrandir l'image.Un peu à l’est du village, au pied de la colline, se trouve une intéressante église à deux nefs, l’église Saint-Georges (Άγιος Γεώργιος), datant vraisemblablement du XVe siècle, dédiée à saint Georges et à la Vierge Marie. L’église est généralement fermée à clé, mais la clé est souvent sur la porte.

Le village de Ziros en Crète. Fresque de l'église Saint-Georges à Voïla (auteur Olaf Tausch). Cliquer pour agrandir l'image.Dans la nef sud de l’église, à droite en entrant, il y a une niche latérale où se trouve une tombe ; sur le mur situé au-dessus de la tombe on peut voir une fresque intéressante, mais en très mauvais état, qui représente une Vierge à l’Enfant (Παναγία της Βρεφοκρατούσας) ; cette fresque est datée du XVIe siècle. À gauche et à droite du visage de la Vierge il y a des disques où sont peints des anges jouant de la harpe ; à la droite de la Vierge se tient un homme avec un costume crétois et une femme avec un costume européen ; un enfant, qui se trouve entre les deux silhouettes, tient la main de la femme ; à la gauche de la Vierge, on distingue des silhouettes féminines en noir et blanc. Au-dessous de la scène, une inscription est écrite dans un cartouche de deux lignes : à gauche, une inscription un peu effacée indique le nom de Georgios Salamos (Γεώργιος ο Σαλαμός) avec les lettres « ΙΗ », c’est-à-dire les deux dernières lettres de l’année « ΑΦΙΗ » en numération alphabétique (c’est-à-dire l’année 1518), ou de l’année « ΖΙΗ » (c’est-à-dire l’année 7018 depuis la création du monde, en 5509 avant JC, selon le calendrier byzantin, soit l’année 1509). Au-dessus du chevet de la tombe, sur le mur occidental contigu, il y a une autre fresque, plus petite, avec une image de jeune fille sur son lit de mort et des personnages penchés au-dessus d’elle, avec la date « αφξ » (c’est-à-dire l’année 1560).

Cette tombe serait la tombe de la famille de Georgios Salamos, qui aurait fait construire l’église Saint-Georges de Voïla. Cette famille Salamos, ou Solomos, serait une famille de marchands et de prêteurs juifs de Sitia, établie en Crète depuis le début de la domination vénitienne ; une partie de cette famille se serait convertie au catholicisme sous le nom de Salamone, aurait acheté des fiefs dans la province de Sitia et aurait été anoblie. Selon l’érudit crétois Stergios Spanakis (Στέργιος Σπανάκης), cette famille Solomos de Sitia (Σολομών της Σητείας) se serait réfugiée à Zante en 1669, après la conquête de Candie par les Ottomans, et serait des ancêtres du poète Dionysos Solomos (Διονύσιος Σολωμός), né à Zante en 1798, auteur des paroles de l’hymne national grec.

Village grecLe village de Chandras (Χανδράς / Chandrás)
Le village de Ziros en Crète. Vieilles maisons à Chandras (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Chandras (Χανδράς ou Χαντράς) est un village agricole du sud-est de la Crète, situé à environ 580 m d’altitude, à l’extrémité occidentale du plateau fertile d’Arméni-Chandras (Αρμενοχαντράδες / Armenohandrádes) qui s’étend depuis les villages de Chandras et d’Arméni à l’ouest jusqu’au village de Ziros à l’est. Au nord du plateau s’élève une crête de montagne, Monacho Chorafi (Μοναχό Χωράφι), où a été construite une centrale électrique d’une vingtaine de gigantesques éoliennes. Chandras se trouve à 24 km au sud de Sitia.

Chandras constitue une communauté locale avec les villages d’Agios Pantéleimon (Άγιος Παντελεήμων / Ágios Panteleímon) et de Katélionas (Κατελιωνας / Kateliónas), aujourd’hui abandonné, et fait partie du canton de Lefki dans la commune de Sitia. La localité compte un peu plus de 200 habitants.

Les parages de Chandras étaient habités depuis l’époque minoenne comme en témoigne un sanctuaire sommital découvert par Paul Faure à Xyképhalo (Ξυκέφαλο), à 756 m d’altitude, entre Katélionas et Ziros (Aller à Xyképhalo avec Google Maps (35.089993, 26.131185)) ; des artefacts importants y ont été découverts. D’autres découvertes de l’époque minoenne ont été faites à Plakalonas (Πλακάλωνα) et des ruines antiques sur les sites de Gras (Γράς) et de Katrani (Κατράνι).

Le village de Ziros en Crète. Fontaine vénitienne à Chandras (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Le village de Chandras aurait été fondé par les Sarrasins pendant l’occupation de l’île du IXe siècle au Xe siècle. Aux époques vénitienne et ottomane le village était un bourg prospère qui comptait une population de 400 à 500 habitants.

Le village de Ziros en Crète. L'ancien hammam de Chandras (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Chandras conserve quelques vestiges de cette prospérité : de grandes demeures cossues de style vénitien, des bains turcs, une belle fontaine vénitienne de style Renaissance, située au sud du village, et quelques églises. L’église de l’Assomption de la Vierge (Κοιμήσεως της Θεοτόκου) conserve quelques mosaïques de l’époque vénitienne ; l’église de la Transfiguration du Sauveur (Μεταμόρφωση του Σωτήρος), dans le hameau de Pano Pantéli (Πάνω Παντέλι), présente des fresques exceptionnelles et des gravures de 1486.

Chandras possède un petit, mais intéressant, musée des arts et traditions populaires, situé près de la place principale ; le musée est normalement ouvert de 10 h à 13 h et de 17 h à 20 h, et son entrée est gratuite.

Village grecLe village d’Arméni (Αρμένοι / Arménoi)
Le village de Ziros en Crète. Le village d'Armeni (auteur C. Messier). Cliquer pour agrandir l'image.Le village d’Arméni se trouve à seulement 1,5 km au sud-est du village de Chandras, et à 23 km au sud de Sitia via Papagiannadès (Παππαγιανναδες) et à 26 km via Néa Praisos (Νέα Πραισός) et Chandras. Arméni se trouve sur le même plateau d’Arméni-Chandras (Αρμενοχαντράδες / Armenohandrádes), à 560 m d’altitude, entouré de jardins, de vergers et de vignobles irrigués par des dizaines d’éoliennes qui pompent l’eau. Le village compte près de 300 habitants.

À la différence de Chandras, qui aurait été fondé par les Sarrasins, Arméni aurait été fondé par des soldats originaires du thème byzantin (région militaire) des Arméniaques de la mer Noire (Θέμα Αρμενιακών της Μαύρης θάλασσας), dans la région de Sinope. Ces Arméniaques ont vraisemblablement reçu les terres des Sarrasins évincés après la reconquête de l’île par Nicéphore Focas en 961. Le village tire son nom de cette origine, comme d’autres villages crétois. Pendant la domination vénitienne et l’occupation ottomane, le village était nommé Armenus.

À 800 m à l’ouest d’Arméni se trouvent les ruines du monastère Sainte-Sophie (Μονή της Αγίας Σοφίας / Moní tis Agías Sofías), un monastère autrefois prospère fondé au XVe siècle. Les cellules des moines sont en ruine, mais l’église du monastère est conservée en bon état ; elle recèle une iconostase en bois avec de belles icônes. Un peu au sud du monastère se trouve la chapelle du Saint-Esprit (Αγιο Πνεύμα), installée dans une grotte, qui dépendait du monastère Sainte-Sophie.

Maison en ruineLes ruines du village d’Étia (Ετία / Etía)
Étia, ou Éthia (Εθιά), est un village médiéval abandonné qui se trouve sur la route de Sitia à Chandras via Papagiannadès, à 1,5 km au nord-ouest d’Arméni et à 3 km à l’ouest de Chandras. Le toponyme du village semble provenir du nom du saule en grec « ιτιά », une espèce d’arbres qui aime les sols humides.

Le village d’Étia existait déjà à l’époque byzantine mais prit de l’importance à la fin du XVe siècle quand une grande famille vénitienne de Sitia, les Da Mezzo, décida de s’y faire construire un manoir ; la République de Venise avait donné en fief aux Da Mezzo la région d’Arméni. À la fin du XVIe siècle Étia comptait une population de près de 600 habitants ; au début du XXe siècle le village ne comptait plus que 8 habitants. Le village est en ruines, à l’exception des deux églises byzantines, l’église Sainte-Catherine, avec un élégant clocher, qui avait été transformée en mosquée sous l’occupation ottomane, et l’église Saint-Jean le Théologien qui recèle quelques fresques. Le troisième bâtiment conservé est le manoir Da Mezzo qui a été en partie restauré. La plupart des habitations étaient très simples avec souvent une seule pièce. Les ruines d’Étia constituent désormais un site archéologique protégé.

Le village de Ziros en Crète. La villa De Mezzo à Etia (auteur Olaf Tausch). Cliquer pour agrandir l'image.Le manoir Da Mezzo était un manoir fortifié, une maison forte, de plan carré et comportant deux étages ; le bâtiment était couvert d’un toit à quatre pans en tuiles. Le manoir était entouré d’une cour avec une entrée majestueuse, aujourd’hui en ruine. À l’entrée, sur la droite, se trouvait une fontaine dont l’eau était déversée dans des bacs à l’extérieur de l’enceinte ; à l’intérieur de la fontaine, il y a une inscription avec une épigramme indiquant la date de sa construction (1701) et le nom de celui qui l’a fait construire, l’évêque Mélétios Trivizas (Μελέτιος Τριβιζάς) du monastère Sainte-Sophie à Arméni.

Le village de Ziros en Crète. Armes des Da Mezzo sur le manoir d'Étia (auteur Olaf Tausch). Cliquer pour agrandir l'image.Sur la façade du manoir, au-dessus de l’imposante porte d’entrée, se trouvent les armoiries des Mezzo dont le blasonnement se lit « D’or à trois fasces ondées d’azur au chef du même chargé d’un lion léopardé du champ tenant une fleur-de-lis du même ». Après la porte d’entrée on pénètre dans un vestibule pavé avec un plafond voûté dont les clés de voûte sont sculptées. Sur la gauche du vestibule se trouve un escalier qui menait au premier étage. Sur le linteau de l’entrée des étages, on peut lire l’inscription « INTRA VOSTRA SIGN(I)ORIA SENZA RISPETTO » (c’est-à-dire : « Entrez, votre Seigneurie, sans embarras »). Le manoir Da Mezzo était considéré comme le plus bel exemple d’architecture civile de la campagne crétoise.

Le village de Ziros en Crète. Écusson de la famille Da Mezzo (auteur Abxbay). Cliquer pour agrandir l'image.Après la conquête de la Crète par les Ottomans, le manoir fut occupé par des aghas turcs, notamment par l’agha Mehmet (Mehmet Ağa, Μεχμέτ Αγάς), dit Mémétakas (Μεμέτακας), infâme pour ses atrocités envers les chrétiens comme le viol d’une centaine de jeunes filles, au point qu’il fut mis à mort en 1821 par le pacha d’Héraklion sur ordre de la mère du sultan. Sous l’occupation ottomane, le manoir était nommé Séragio (Σεράγιο), déformation du mot italien pour « sérail », seraglio, ou sérail (Σεράϊ) du turc « saray », c’est-à-dire « palais ». Lors de la révolte crétoise de 1828, le Séragio fut attaqué par les paysans crétois ; après la reddition des Turcs les paysans récupérèrent les poutres du toit, puis les pierres sculptées, ce qui fit s’effondre le second étage ; plus tard le premier étage fut également détruit. L’abandon et le passage du temps ont ensuite achevé la ruine du manoir.

Les ruines du manoir Da Mezzo ont été achetées par les services archéologiques en 1959, mais ce n’est qu’en 2007 que la restauration du bâtiment a débuté ; par manque de matériau d’origine, seul le rez-de-chaussée a été restauré en assez bon état ; le premier étage n’a été restauré qu’à l’extérieur. Le manoir restauré accueille des événements culturels tels que des festivals de musique (www.casadeimezzo.com).

La villa vénitienne (Ενετική έπαυλη) Da Mezzo, ou le Séragio (Σεράγιο), se trouve dans le nord du village d’Étia, au bord de la route qui conduit à Papagiannades. Elle est ouverte sur arrangement avec le Service des Antiquités du Lassithi pour des événements.

Village grecLe village de Papagiannadès (Παπαγιαννάδες / Papagiannádes)
Village grecLe village de Sklavi
Village grecLe village de Sykia
GPS autoDe Ziros à Iérapétra
GPS autoDe Ziros à Palaikastro
Maison en ruineLes ruines du village de Katélionas (Κατελιώνας / Kateliónas)
GPS autoLa côte sud-est
Maison en ruineLes ruines du village de Lamnoni
Village grecLe village de Chamaitoulo
Village grecLe village d’Agia Triada
Village grecLe village de Xérokampos (Ξερόκαμπος / Xerókampos)
Le village de Ziros en Crète. Les gorges de Xérokampos. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le village de Ziros en Crète. Les gorges de Xérokampos. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le village de Ziros en Crète. Les gorges de Xérokampos. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le village de Ziros en Crète. La côte de Xérokampos. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
Site archéologiqueLe site archéologique de Xérokampos (Αρχαιολογικός Χώρος Ξερόκαμπου / Archaiologikós chóros Xerókampou)
PlageLa plage d’Ampélos (Άμπελος / Ámpelos)
Village grecLe village de Goudouras (Γούδουρας / Goúdouras)
ÎleL’île de Koufonissi (Κουφονήσι / Koufonísi)

Informations pratiquesInformations pratiques

MétéorologieMétéo et prévisions

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