Le sud de la vieille ville de Corfou

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PrésentationPrésentation

Présentation généralePrésentation générale
Le sud de la vieille ville de Corfou était protégé par des remparts qui ont été, pour la plupart, démantelés et par quatre forteresses : la nouvelle forteresse, la forteresse d’Abraham, la forteresse Saint-Roch et la forteresse Saint-Sauveur.

SituationSituation

À l’époque vénitienne, la partie sud de la vieille ville était divisée en un grand nombre de quartiers, dénommés rioni, comme les quartiers des cités d’Italie ; seuls quelques uns de ces quartiers ont survécu aux changements urbains opérés par les différents maîtres de l’île.

À l’est, au pied de la nouvelle forteresse, se trouve le quartier de Ténédos qui tire son nom du monastère de Notre-Dame de Ténédos (Panagía tis Tenédou). Au sud-ouest se trouvait la juiverie (Εβραϊκή), bordée par la rue Schulenburg (Oδός Σχολεμβούργου / Odós Scholemvoúrgou).

Au nord, le quartier des Saints-Pères s’est développé autour de l’église du même nom (Αγίων Πατέρων / Agíon Patéron).

Le quartier Saint-Athanase (Άγιος Αθανάσιος / Ágios Athanásios) est un petit quartier situé entre le quartier des Saints-Pères et la Place de l’hôtel de ville.

Au sud de la vieille ville, à l’ouest de la « Place supérieure » (Πάνω Πλατεία / Páno Plateía), la partie haute de la Spianáda, se trouve le quartier de Porta Remounda (Πόρτα Ρεμούντα), quartier construit sur une colline et situé près de la porte du même nom, l’une des quatre portes qui s’ouvraient dans les anciens remparts de la ville, près du bastion Raymond. C’est le quartier qui a le mieux préservé le tracé urbain de la période vénitienne ; le quartier de Porta Remounda est sillonné par près de vingt rues qui descendent vers la Spianáda ; de nos jours, ce réseau dense de rues étroites est coupé par la rue Guilford (Οδός Γκίλφορδ), dédiée au fondateur de l’Académie ionienne.

VisitesVisites

Quartier grecLe sud de la vieille ville (Νέα πόλη / Néa póli)
La ville de Corfou. Plan de la vieille ville. Cliquer pour agrandir l'image.5 : Ancien hôtel de ville. 8 : Musée de la musique. 9 : Musée serbe. 10 : Parlement ionien. 11 : Musée archéologique. 14 : Monument de Ménécratès. 17 : Église Saints-Jason-et-Sossipatre. 22 : Cathédrale catholique. 24 : Église anglicane de la Sainte-Trinité. 26 : Théâtre municipal. 27 : Église Saint-Jean. 31 : Clocher de l’Annunziata. 32 : Statue de Georgákis. 33 : Ancien palais épiscopal. 38 : Académie ionienne. 43 : Église Saint-Basile. 44 : Église de Toussaints. 45 : Église des Saints-Pères. 46 : Cimetière britannique.
CathédraleLa cathédrale catholique (Καθολική Μητρόπολη / Katholiki Mitropoli)
Le sud de la vieille ville de Corfou. La cathédrale catholique (auteur Marc Ryckaert). Cliquer pour agrandir l'image.L’église cathédrale catholique de Corfou se trouve sur le côté oriental de la place de l’Hôtel de Ville (Πλατεία δημαρχείου / Plateía Dimarcheíou) (n° 22 sur le plan). L’église est dédiée au martyr saint Christophe et à l’apôtre saint Jacques (Καθεδρικός Ναός Αγίου Χριστοφόρου και Ιακώβου / Kathedrikós Naós Agíou Christofórou kai Iakóvou). La cathédrale Saints-Christophe-et-Jacques est le siège de l’archidiocèse catholique romain de Corfou (Κέρκυρα), Zante (Ζάκυνθος / Zakynthos) et Céphalonie (Κεφαλονιά), (Archidioecesis Corcyrensis, Zacynthiensis et Cephaloniensis) ; environ 2 000 catholiques vivent à Corfou. La cathédrale est souvent nommée par les Corfiotes « Duomo » ou de son nom italien « San Giacomo ». La place de la Mairie fut longtemps nommée « Piazza San Giacomo » ; l’ancienne mairie était à l’origine une loge de la noblesse corfiote, puis un théâtre, le « Nobile Teatro di San Giacomo » qui devait son nom à l’église toute proche.

La construction de l’église semble remonter au milieu du XVIe siècle ; l’église fut consacrée le 31 décembre 1553 par l’archevêque catholique Giacomo Cocco (archevêque de 1528 à 1565, date de son décès). L’église Saint-Jacques fut gravement endommagée par le deuxième siège de Corfou par les Turcs ottomans, en 1571 ; l’église fut restaurée en 1622 et, en août 1632, devint la cathédrale du diocèse de Corfou. En 1649, les six chapelles latérales furent ajoutées. Par ordre du Provveditore generale Filippo Pasqualigo, à l’époque de l’évêque Benedetto Bragadin (Benedictus Bragadinus) (évêque de 1618 à 1658), les ossements de saint Arsène furent transférés à la nouvelle cathédrale ; ils y restèrent jusqu’à 1944 quand ils furent rendus à l’église orthodoxe. En 1659, la cathédrale fut en grande partie rénovée, à ses frais, par l’archevêque catholique Carlo Labia (Carolus Labia) (archevêque de 1659 à 1677). En 1709, l’église fut rénovée de nouveau par l’archevêque catholique Augusto Antonio Zacco (Augustinus Zacco) (évêque de 1706 à 1723). En 1718, après la destruction – par l’explosion d’une poudrière – de la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de la vieille citadelle, la cathédrale Saint-Jacques devint le siège de l’archidiocèse de Corfou, Zante et Céphalonie. La cathédrale fut pendant longtemps l’église paroissiale de la communauté maltaise, qui a vu le jour lorsque des tailleurs de pierre de Malte ont été amenés ici pour construire le palais Saint-Michel et Saint-Georges. Dans le nuit du 13 septembre 1943 la cathédrale Saint-Jacques fut presqu’entièrement détruite, à l’exception du clocher, par un bombardement de l’aviation allemande. La reconstruction de la cathédrale s’est achevée en 1970.

Le sud de la vieille ville de Corfou. Nef de la cathédrale catholique. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Après cette reconstruction, la forme de la cathédrale San Giacomo est celle d’une basilique à une seule nef et deux bas-côtés communiquant avec la nef par des arcs en plein cintre ; l’ensemble est recouvert d’un plafond de bois supportant un toit en tuiles à deux versants. Le chœur présente une forme polygonale ; il est surmonté d’un clocher, d’assez faible hauteur, recouvert d’un toit pyramidal en tuile. Le maître-autel est dominé par une sculpture en bois du Christ crucifié.

Il y a trois chapelles latérales dans chacune des extensions créées des deux côtés de l’église en 1649. À gauche, une chapelle consacrée au Christ Roi, une chapelle consacrée à la Vierge de la Santé, avec une icône byzantine de Notre-Dame de la Santé, et une chapelle consacrée à sainte Thérèse de Lisieux ; à droite, une chapelle consacrée à saint Spyridon et à saint Arsène, une chapelle consacrée à l’Immaculée Conception de Marie et une chapelle consacrée au Saint Sacrement de l’Eucharistie.

Le sud de la vieille ville de Corfou. Façade de la cathédrale catholique. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La façade de l’édifice présente deux étages, divisés en trois baies par des pilastres de style toscan ; la façade est surmontée d’un fronton triangulaire percé d’une rosace. Sur le côté droit de la façade se dresse une tour aux influences néo-gothiques. L’entrée se fait par trois portes : une porte centrale ouvrant sur la nef et deux portes latérales ouvrant sur les bas-côtés.

La cathédrale San Giacomo rappelle l’église de Jésus (Chiesa del Gesù) à Rome, l’église-mère de la Compagnie de Jésus, édifiée par l’architecte Jacopo Barozzi da Vignola, connu en français comme Le Vignole, et achevée en 1580.

La cathédrale catholique est habituellement ouverte pendant la journée. Messe tous les jours à 19 h et à 10 h 30 le dimanche.

Le sud de la vieille ville de Corfou. Nef de la cathédrale catholique. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le sud de la vieille ville de Corfou. Nef de la cathédrale catholique. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le sud de la vieille ville de Corfou. Nef de la cathédrale catholique. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
PalaisL’ancien palais archiépiscopal (Κατοικία Λατίνου Αρχιεπισκόπου / Katoikía Latínou Archiepiscópou)
Le sud de la vieille ville de Corfou. L'ancien palais épiscopal. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le palais des archevêques catholiques se trouvait sur le côté sud de la place San Giacomo, sur la droite de la cathédrale Saints-Christophe et Jacques, (n° 33 sur le plan). Le palais était situé sur le flanc de la colline Saint-Athanase (Άγιος Αθανάσιος), à côté de la tranquille petite place Plateía Psoroúla (Πλατεία Ψωρούλα), en position un peu surélevée par rapport à la place San Giacomo ; depuis la place il fallait emprunter des escaliers, puis un perron, pour accéder au palais archiépiscopal.

D’après le vieil historien de Corfou, Andrea Marmora, dans son ouvrage « Della historia di Corfu descritta » imprimé en 1672, la résidence de l’archevêque fut construite en 1630-1631 pour l’archevêque Benedetto Bragadin (archevêque de 1618 à 1658), un patricien vénitien ; l’archevêque Carlo Labia lui succéda (1659-1678). Dans les années 1724-1727, l’archevêque catholique de Corfou fut Angelo Maria Querini, un bénédictin et savant.

Le sud de la vieille ville de Corfou. Le palais archiépiscopal en 1738. Cliquer pour agrandir l'image.En 1742, l’archevêque Antonio Nani, patricien de Venise, se rend à Corfou. Mais sa longue présence à Corfou (1742-1765) commença par un mauvais présage : un an après son arrivée, un puissant tremblement de terre se produisit à Corfou ; le palais du Provéditeur et la résidence de l’archevêque furent endommagés. En 1745, eut lieu un nouveau séisme et le palais fut démoli, ainsi que d’autres bâtiments. Une inscription sur le mur extérieur ouest nous informe que le palais fut reconstruit en 1754, sur le même plan que l’ancien bâtiment.

Le sud de la vieille ville de Corfou. Plan du palais archiépiscopal en 1771. Cliquer pour agrandir l'image.En 1798, les Français de la Ire République expulsèrent de Corfou le dernier archevêque, Francesco Fenzi, confisquèrent le palais et le donnèrent aux citoyens de Corfou pour en faire le siège de la commune.

En 1815, les États-Unis des îles Ioniennes furent créés et le Palais archiépiscopal abrita le Sénat Ionien ; le Sénat déménagea à 1824 dans certaines salles du Palais des Saints-Michel-et-Georges construit par les Britanniques.

Le palais de l’archevêque fut ensuite utilisé comme un tribunal jusqu’à 1943 quand il fut détruit par des bombardements allemands lors de la Deuxième Guerre mondiale. À l’intérieur, toutes les constructions en bois furent détruites par les bombes, mais les murs extérieurs et les cloisons internes jusqu’au deuxième étage ont été bien préservés.

Le palais resta abandonné pendant vingt ans et était connu sous le nom de « vieux tribunal ». En 1967, il fut acheté par la Banque de Grèce (Τράπεζα της Ελλάδος) et, après avoir été restauré, devint le siège de la branche de Corfou. C’est pourquoi, aujourd’hui, on ne peut pas visiter toutes les salles.

PlaceLa place Michel Théotokis (Μιχαήλ Θεοτόκης / Michaíl Theotókis)
La place Michel Théotokis (1731-1800) est dédiée à un des nombreux membres de la famille Théotokis qui se sont illustrés dans l’histoire de Corfou ; celui-ci semble avoir été maire de la ville de Corfou. La place constitue la partie supérieure de la place de l’Hôtel de Ville, autrefois place San Giacomo. La place est très calme  et on y trouve d’agréables restaurants tels que le restaurant Bougainvillea (Βοκαμβίλια / Bokambília).
Le sud de la vieille ville de Corfou. La place Nicéphore Théotokis. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le sud de la vieille ville de Corfou. La place Nicéphore Théotokis. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le sud de la vieille ville de Corfou. La place Nicéphore Théotokis. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le sud de la vieille ville de Corfou. La place Nicéphore Théotokis. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
Hôtel de villeL’hôtel de ville (Δημαρχείο / Dimarcheío)
Le sud de la vieille ville de Corfou. L'hôtel de ville. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).L’hôtel de ville de Corfou (Δημαρχείο Κέρκυρας) est situé à une centaine de mètres de l’Esplanade, sur la rue Evgeníou Voulgáreos (Ευγενίου Βουλγάρεως), une rue qui présentent de belles arcades ; la façade principale de la mairie (n° 5 sur le plan) se trouve sur la place de l’hôtel de ville (Πλατεία Δημαρχείου / Plateía Dimarcheíou). Le mot δημαρχείο (mairie) dérive du mot δήμαρχος (maire) formé de δήμος (peuple) et de άρχω (chef).

À l’origine l’édifice avait été construit pour servir de loge à la noblesse de Corfou (Loggia di Nobili) et aux officiers de marine vénitiens ; le bâtiment d’origine, construit à la fin du XVIIe siècle, de 1663 à 1693, ne comportait que le rez-de-chaussée, avec une arcade ouverte.

Au début de XVIIIe siècle, en 1720, la Loggia fut convertie en théâtre, le Nobile Teatro di San Giacomo, le premier théâtre de la Grèce moderne, empruntant son nom à la cathédrale catholique voisine Saints-Christophe-et-Jacques. Au début le théâtre n’accueillit que des pièces de théâtre, mais, en 1732, il fut transformé pour recevoir des opéras. Le premier opéra dramatique qui y fut représenté fut « Gerone tiranno de Siracusa » une œuvre d’Aurelio Aureli, représentée pour la première fois à Naples en 1727. L’opéra fonctionna sans discontinuer pendant des périodes d’agitation, comme lors de l’arrivée des Français en 1797. En 1799, pendant le siège russo-ottoman, le théâtre continua ses représentations alors même que la troupe d’opéra étrangère ne pouvait pas quitter l’île, en raison du blocus. En 1815, le compositeur corfiote d’origine vénitienne Nikólaos Mántzaros y présenta ses premières compositions. En 1867 fut représenté au théâtre Saint-Jacques (Θέατρο Σαν Τζιάκομο) l’opéra « O ypopsifios » (Le candidat parlementaire), le premier opéra écrit par un compositeur corfiote, Spyrídon Xýndas, basé sur un livret entièrement en grec, écrit par Ioánnis Rinópoulos en collaboration avec Xýndas. L’édifice servit de théâtre jusqu’en 1893 ; à cette date le Nobile Teatro di San Giacomo fut remplacé par le Théâtre Municipal de Corfou. Ce théâtre municipal sera entièrement détruit par un bombardement de l’aviation allemande en 1943 ; de nos jours, les représentations théâtrales se déroulent au nouveau théâtre municipal (Δημοτικό Θέατρο / Dimotikó Théatro).

En 1902, le bâtiment fut transformé en hôtel de ville avec la construction d’un second étage.

L’hôtel de ville de Corfou est un bel édifice de style baroque, construit avec de la pierre calcaire assez dure provenant des carrières du village de Siniés près de Kassiópi dans le nord de l’île (pierre siniotiki).

Le sud de la vieille ville de Corfou. Monument à l'amiral Morosini sur le théâtre (auteur Jean Housen). Cliquer pour agrandir l'image.La structure majestueuse et élégante du bâtiment montre les traces de ses transformations : dans la partie inférieure, on peut voir comment l’ancienne « Loggia dei Nobili » a été fermée, ne laissant ouverte que l’entrée du « Teatro di San Giacomo ». Sur toutes les arches subsistent, comme clé de voûte, une mouriónia, une tête décorative, avec un caractère grotesque et avec un but apotropaïque, répandue dans les palais de la Renaissance italienne. Des médaillons de marbre sculptés décorent, par paires, tout le périmètre du bâtiment, montrant des portraits et des masques de théâtre en bas-reliefs. On remarque aussi l’emblème de Corfou, un voilier sans gouvernail, au-dessus de l’entrée centrale sur le côté sud, face à la place.

Sur le mur oriental, à la droite de la façade, se trouve un monument en l’honneur de l’amiral vénitien Francesco Morosini (1619-1694) ; ce bas-relief en marbre date de 1691. Ce monument commémore une série de victoires remportées par Morosini contre les Turcs dans le Péloponnèse (alors nommée Morée), de 1684 à 1687. L’amiral occupa aussi brièvement Athènes en 1687, détruisant malheureusement le Parthénon, lors d’un bombardement par mortiers de la colline de l’Acropole, les Turcs ayant utilisé le temple comme magasin de poudre à canon. Morisini devint doge de Venise en 1788 : c’est pourquoi il est représenté ici dans des robes flottantes et avec une coiffe de doge, dite corne ducale (corno ducale) ; le doge est entouré de quatre chérubins censés symboliser ses vertus.

Le bâtiment est ouvert pour les affaires civiques, mais il a été tellement transformé à l’intérieur qu’il vaut mieux admirer l’extérieur. La plupart des services de l’hôtel de ville se trouvent dans un nouveau bâtiment situé dans le sud de la ville moderne, Avenue Alexándras (Λεωφόρος Αλεξάνδρας).

ClocherLe campanile de l’Annunziata (Ανουντσιάτα / Anountsiáta)
Le sud de la vieille ville de Corfou. Le clocher de l'Annunziata. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le campanile est le seul vestige de l’église catholique de l’Annonciation (Annunziata), qui était l’église d’un monastère augustinien fondé à la fin du XIVe siècle. Le campanile se trouve sur la place de l’Annonciation (Πλατεία Ευαγγελίστριας, Plateía Evaggelistrias), à l’angle de la rue Evgeníou Voulgáreos (Ευγενίου Βουλγάρεως) et de la rue Vrachlióti (Βραχλιώτη) (n° 31 sur le plan). Les Corfiotes désignent aussi l’Annunziata (anountsiata) sous le nom grec de l’Annonciation, Evaggelístrias (Ευαγγελίστριας) ; dans le dialecte local, le campanile est nommé « Lontsiada », une déformation de « L’Annunziata ».

Le monastère de l’Annonciation fut fondé par le baron napolitain Petro (Petrus) Capece, au service des Angevins de Naples, peu de temps avant que Corfou se remette entre les mains des Vénitiens. Le monastère fut dédié à l’Annonciation de la naissance du Christ à la Vierge Marie, fêtée le 25 mars (neuf mois avant Noël …), car la République de Venise avait été fondée le 25 mars 421 et s’était placée sous la protection de la Vierge. L’église était également dédiée à sainte Lucie (Santa Lucia, Αγία Λουκία). Le monastère fut remis aux frères de l’ordre de saint Augustin le 7 janvier 1394, en présence de toute la noblesse de Corfou.

Le monastère de l’Annonciation joua un rôle important après la fameuse bataille navale de Lépante, une ville de la côte nord du golfe de Corinthe, aujourd’hui nommée Naupacte (Ναύπακτος, Naúpaktos) : de nombreux nobles catholiques qui perdirent la vie lors de cette bataille furent enterrés dans l’église du monastère ; une plaque de marbre, fixée sur le campanile, indique que l’église fut le dernier lieu de repos de marins chrétiens tués lors de la bataille de Lépante. La bataille de Lépante se déroula le 7 octobre 1571, entre la flotte de l’Empire ottoman et la flotte de la Sainte-Ligue, une coalition mise en place par le pape Pie V qui comprenait les républiques de Venise et de Gênes, l’Empire espagnol, les Chevaliers de l’ordre de Malte, le Duché de Savoie et d’autres duchés italiens ; la flotte turque fut complètement détruite puisque ses 251 navires furent coulés ou capturés, et plus de 20 000 soldats et marins turcs furent tués. Miguel de Cervantes, auteur du célèbre roman « Don Quichotte de la Manche », qui avait perdu l’usage de sa main gauche à la bataille de Lépante, serait demeuré près d’un an au monastère pour se remettre de ses blessures.

Le 14 septembre 1943 le toit de l’église de l’Annunziata fut détruit par un bombardement aérien de l’aviation allemande. En 1953, bien que l’église fût réparable, la municipalité de Corfou, sous le mandat du maire Stamátios Dessýlas, décida de démolir l’église, contre l’avis de la majorité de la population, ne laissant que le campanile. Les ossements des nobles combattants de Lépante furent transférés dans le cimetière catholique de la ville de Corfou.

Musée d’artLe musée de la musique Nikólaos Halikiópoulos Mantzáros
Le sud de la vieille ville de Corfou. Le musée de la musique (auteur Jean Housen). Cliquer pour agrandir l'image.Le musée de la musique de Corfou est installé au 1er étage du bâtiment de la Société Philarmonique de Corfou. Ce bâtiment, situé au n° 10 de la rue Nikifórou Theotóki, est un palais typique de Corfou qui a appartenu à la famille Théotokis et dans lequel est né le Premier ministre grec Geórgios Theotókis (1844-1916) ; plus anciennement le célèbre historien de Corfou, Andréas Marmorás (Ανδρέας Μαρμοράς) (1618-1684), y a aussi vécu (n° 8 sur le plan).

La Société Philharmonique de Corfou (Φιλαρμονική Εταιρεία Κερκύρας) fut fondée, le 12 septembre 1840, comme la première académie grecque de musique.

Le musée est dédié au compositeur Nikólaos Halikiópoulos Mantzáros (Νικόλαος Χαλικιόπουλος Μάντζαρος) (1795-1872), qui fut le premier directeur artistique de la Société Philharmonique de Corfou, de 1841 à 1872, année de son décès. Mantzáros fut l’un des plus célèbres compositeurs grecs ; il fut notamment l’auteur de la musique de l’hymne national de la Grèce, avec des paroles du poème « Ύμνος εις την Ελευθερίαν » (« Hymne à la Liberté ») de Dionýsios Solomós (Διονύσιος Σολωμός).

Le musée de la musique a ouvert ses portes le 18 septembre 2010. Il comprend cinq sections thématiques réparties dans quatre salles, ainsi qu’une station multimédia avec du matériel audiovisuel.

Visite du Musée de la musique :

Adresse : Odós Nikifórou Theotóki 10

Horaires : du lundi au samedi, de 9 h 30 à 13 h 30.

Prix d’entrée : gratuit.

Téléphone : 00 30 26610 39289

Site sur le Toile : fek.gr

Musée ethnographiqueLe musée de la Maison parlante (Casa Parlante)
L’immeuble suivant dans la rue Nicéphore Théotokis (Νικηφόρος Θεοτόκης) est un petit musée ethnographique privé, la Casa Parlante, qui tente de faire revivre la vie quotidienne d’une famille fictive de la noblesse de Corfou au XIXe siècle.

Le décor néoclassique des sept pièces de la maison est reconstitué de façon très minutieuse, avec des meubles, des habits et des objets d’époque tous authentiques. La maisonnée est constituée du comte et de la comtesse, de leurs enfants et de leurs petits-enfants, et de deux domestiques, une femme de chambre et une cuisinière ; tous ces personnages sont représentés par des automates parlants, d’où le nom de « Maison parlante ». Le comte lit son journal, les petits-enfants jouent du piano et du violon, la cuisinière prépare un repas, dont on sent les odeurs, en donnant la recette … M. le comte et Mme la comtesse acceptent même de prendre le thé avec des ploucs comme vous et moi …

Visite de la Casa Parlante :

Visite guidée en allemand, en anglais, en français, en grec, en italien et en russe.

Adresse : Odós Nikifórou Theotóki 16

Horaires : de 10 h à 18 h en été. La visite dure environ une heure.

Prix d’entrée : 6 € pour les adultes ; 4 € pour les mineurs de 18 ans ; gratuit pour les mineurs de 6 ans.

Téléphone : 00 30 26610 49190

Site sur la Toile : www.casaparlante.gr

Église orthodoxeL’église Saint-Jean le Précurseur (Άγιος Ιωάννης ο πρόδρομος)
Le sud de la vieille ville de Corfou. L'église Saint-Jean le Précurseur. Cliquer pour agrandir l'image.L’église Saint-Jean le Précurseur se trouve un peu plus loin dans la rue piétonnière Nicéphore Théotokis, en face de la place des Héros chypriotes et de l’église Notre-Dame des Étrangers (n° 27 sur le plan). L’église est dédiée à saint Jean le Précurseur (Άγιος Ιωάννης ο Πρόδρομος / Ágios Ioánnis o Pródromos), autre nom de saint Jean le Baptiste (Ιωάννης o βαπτιστής), fêté le 29 août ; l’église est également dédiée à sainte Parascève et à saint Dionysios de Zante.

La construction de l’église Saint-Jean date du XVe siècle (1480), financée par quelques familles nobles corfiotes, notamment les familles Voúlgaris, Theotókis, Kapodístrias et Polylás. Jusqu’en 1717 l’église Saint-Jean fut le siège des Grands Prêtres (Μέγας Πρωτοπαπάς), par exemple Nikifóros Theotókis (Νικηφόρος Θεοτόκης) et Anastásios Avlonítis (Αναστάσιος Αυλωνίτης) (1693­1715) ; la légende veut que ce fut Nicéphore Théotokis qui demanda que la chaire fut placée du côté droit de l’église, contre le mur sud, afin de pouvoir, lorsqu’il prêchait, se tourner vers la foule.

En 1717 l’église fut rénovée et agrandie ; un exonarthex fut bâti sur trois des côtés : le nord, le sud et l’ouest. Pendant la domination vénitienne, le narthex du nord servit de cimetière aux membres de la fraternité des familles nobles dont on peut voir les pierres tombales.

L’église Saint-Jean est une basilique à une seule nef, éclairée par des fenêtres rondes sur les grands côtés, avec des entrées et des fenêtres simples et austères ; l’édifice est couvert par un plafond en bois et un toit de tuiles ; un haut clocher perforé se trouve sur le côté oriental.

L’iconostase en marbre de Corfou est décorée avec des icônes d’artistes illustres, dont l’hagiographe Geórgios Chrysolorás (Γεώργιος Χρυσολωράς) (1700-1760) de l’École de l’Heptanèse, Ioánnis Tzénos (Ιωάννης Τζένος) (XVIIe siècle) et Emmanouíl Tzánes (Εμμανουήλ Τζάνες) (1610-1690) de l’École crétoise.

Les peintures du plafond (ouranía) datent de 1773 et sont l’œuvre de Spyrídon Sperántzas (Σπυρίδων Σπεράντσας) (1733-1818), hagiographe corfiote. Le même artiste a peint la « Crucifixion » située au-dessus du trône.

L’église conserve des reliques de saint Jean Chrysostome (« Bouche d’Or ») (Ιωάννης ο Χρυσόστομος), et de saint Jean Damascène (Άγιος Ιωάννης ο Δαμασκηνός). Un musée d’art sacré présente, entre autres, les vêtements liturgiques et la croix pectorale de Nikifóros Theotókis.

Église orthodoxeL’église Saint-Basile (Άγιος Βασίλειος / Ágios Vasílios)
Le sud de la vieille ville de Corfou. L'église Saint-Basile (auteur Jean Housen). Cliquer pour agrandir l'image.L’église Saints-Basile et Étienne se trouve au n° 62 de la rue Nicéphore Théotokis (n° 43 sur le plan), presqu’au centre de la vieille ville. L’église est dédiée à saint Basile (Άγιος Βασίλειος / Ágios Vasíleios) et à saint Étienne (Άγιος Στέφανος / Ágios Stéfanos).

L’extérieur de l’édifice est assez sobre, avec une influence de la Renaissance ; le clocher est typique des églises grecques. L’intérieur suit les caractéristiques des églises de l’Heptanèse à une seule nef. L’iconostase majestueuse en marbre présente de nombreuses d’icônes ; sur les murs se trouvent aussi des icônes et des peintures à l’huile. L’élément qui caractérise l’église est un magnifique plafond orné de neuf peintures avec des cadres en bois doré ; ces peintures illustrent des épisodes de la Bible et de la vie des deux saints.

Église orthodoxeL’église des Saints-Pères (Άγιοι Πατέρες / Ágioi Patéres)
Le sud de la vieille ville de Corfou. L'église des Saints-Pères (auteur Dimitris Kamaras). Cliquer pour agrandir l'image dans Flickr (nouvel onglet).L’église des Saints-Pères se trouve au centre du quartier du même nom, sur la rue du même nom (Οδός Αγίων Πατέρων / Odós Agíon Patéron), au sud de la rue piétonnière Nicéphore Théotokis, (n° 45 sur le plan). L’église est dédiée aux 318 Saints Pères de l’Église qui, au premier concile de Nicée en 325, furent choisis parmi les plus importants théologiens chrétiens ayant fait de leur mieux pour répandre la doctrine chrétienne. Les saints Pères sont fêtés quarante-deux jours après Pâques. L’église est également dédiée à saint Arsène.

L’édifice remonte aux XIVe et XVe siècles, sous la domination vénitienne. L’église des Saints-Pères fut largement reconstruite en 1768 lorsque sa façade prit sa forme actuelle. L’église fut détruite en 1943 lors d’un bombardement de l’aviation allemande ; seuls les murs extérieurs, les seules parties qui n’étaient pas en bois, sont restés debout. L’église fut reconstruite en 1990. Les seules parties internes ne datant pas du XXe siècle sont les éléments en marbre, qui ont cependant fait l’objet de profondes restaurations au cours des siècles : le sol (XVe siècle), l’iconostase (XVIIIe siècle) et une frise architecturale (XVe siècle).

Église orthodoxeL’église de Toussaints (Αγίων Πάντων / Agíon Pándon)
Le sud de la vieille ville de Corfou. L'église de Tous-les-Saints (auteur Jean Housen). Cliquer pour agrandir l'image.L’église de Toussaints se trouve à l’angle de la rue du même nom et de la rue Capo d’Istria (Odós Kapodistríou), tout près du Listón et de la Spianáda (n° 44 sur le plan).

L’église fut édifiée en 1684 pour la Guilde des Bouchers, mais elle fut réaménagée dans sa forme actuelle en 1851 par l’architecte Ioánnis Chrónis (1799-1879), pour accueillir les icônes et les objets liturgiques d’une autre église appartenant à la Guilde, Notre-Dame de Vlacherna (Παναγία της Βλαχέρνας / Panagía tis Vlachérnas). Cette église, située près de la nouvelle forteresse, avait été démolie peu de temps auparavant par les Britanniques pour des raisons stratégiques. L’église de Toussaints a connu une grande fortune car, pour chaque veau abattu par un boucher, une jambe était vendue au profit de l’église.

L’église de Toussaints et de Notre-Dame de Vlacherna (Αγίων Πάντων και Παναγίας Βλαχέρενας) possède une impressionnante iconostase en bois, récemment nettoyée, couverte de feuilles d’argent, avec des chapiteaux dorés et un grand nombre d’icônes : une rangée d’icônes, située au-dessus des trois portes, représentent les douze fêtes de l’orthodoxie ; l’icône de la Vierge Marie de Vlacherna fut transférée de l’ancienne église Notre-Dame de Vlacherna. Les petites figurines à l’italienne peintes sur les lattes de bois du plafond rectangulaire confèrent un air plus léger à la pièce. L’église de Toussaints est également dédiée à la Sainte Vierge et abrite une belle collection de vases liturgiques en argent près de l’entrée principale.

Musée militaireLe musée serbe de Corfou (Σερβικό Μουσείο Κέρκυρας)
Le musée serbe de Corfou, dénommé « La Maison serbe » (Српска кућа), est abrité dans l’ancienne demeure des Dimomitsi au n° 19 de la rue Moustoxýdi (Μουστοξύδη) (n° 9 sur le plan). Ce musée a ouvert ses portes en 2016, à l’occasion du centenaire de l’évacuation de l’armée serbe et des réfugiés sur l’île de Corfou.

Après de remarquables victoires en août 1914, le front serbe s’est effondré à la suite de l’attaque austro-hongroise et allemande du 6 octobre 1915 ; les restes de l’armée serbe, d’environ 150 000 soldats, ainsi que leur gouvernement en exil, ont trouvé refuge et un abri à Corfou au début de 1916 ; les soldats serbes malades furent mis en quarantaine sur l’îlot de Vído, au large du port de Corfou ; les blessés furent soignés au palais de l’Achilléion, transformé en hôpital militaire pour les Français et les Serbes. Du 19 janvier 1916 au 19 novembre 1918, l’ancien théâtre municipal de Corfou servit de lieu d’assemblée au Parlement serbe en exil ; la décision de donner naissance à un royaume de Yougoslavie réunissant Serbes, Croates, Bosniaques, Slovènes et Monténégrins y fut prise le 20 juillet 1918.

Le musée serbe présente une exposition sur le sort tragique des soldats serbes pendant la Première Guerre mondiale, « Les Serbes à Corfou 1916-1919 ». Les expositions comprennent des photographies des trois années de séjour des Serbes à Corfou, ainsi que d’autres pièces telles que des uniformes, des armes et des munitions de l’armée serbe, drapeaux régimentaires serbes, objets religieux, des outils chirurgicaux et autres décorations du Royaume de Serbie.

PalaisLe palais Ricci
Le sud de la vieille ville de Corfou. Le palais Ricci (auteur Jean Housen). Cliquer pour agrandir l'image.Le bâtiment voisin de la demeure des Dimomitsi est le palais Ricci, l’un des plus beaux hôtels particuliers vénitiens à Corfou ; il est situé au n° 15 de la rue Moustoxýdi.

La construction du palais Ricci date probablement du XVIIe siècle. À l’origine le bâtiment n’avait que deux étages, l’étage supérieur ayant un vaste balcon au-dessus de l’arcade du rez-de-chaussée ; les autres étages furent ajoutés au XVIIIe siècle quand l’hôtel particulier fut transformé en hôtel, la « Pension Suisse », hôtel où la famille Durrell séjourna avant d’acheter une maison.

Les arcades du portique au rez-de-chaussée montrent, comme clefs de voûte, des gargouilles (μουριόνια / mouriónia) mâles et femelles, des têtes ornementales, grotesques et apotropaïques, utilisées sur de nombreux palais de la Renaissance italienne.

À l’époque du carnaval, le dernier jeudi, les Vénitiens organisaient une joute entre chevaliers ; ces tournois eurent d’abord lieu sur la Spianáda et, plus tard, dans cette rue Andrea Mustoxidi (Odós Andrèas Moustoxýdi) qui est encore nommée par les Corfiotes, Platý Kantoúni (Large Allée) d’après le nom vénitien Strada Larga, parce que cette rue est plus large que les rues étroites du voisinage. Sur la terrasse du premier étage du palais Ricci siégeaient les autorités, la noblesse et le maître du tournoi, juge de la compétition.

Le palais Ricci fut gravement endommagé lors des raids aériens allemands de 1943 ; il fut reconstruit fidèlement aux plans initiaux.

Église anglicaneL’église anglicane de la Sainte Trinité
L’église anglicane de la Sainte Trinité se trouve au n° 21 de la rue Lavrénti Mavíli, en face du parlement ionien. Cette église fut bâtie en 1870, peu après la fin du protectorat britannique sur Corfou (1815-1864).

Horaires : du mardi au vendredi, de 10 h à 12 h 30. Messe à 10 h 30 le dimanche matin.

Téléphone : 00 30 26610 31467

Site sur la Toile : holytrinitycorfu.bravesites.com

MonumentLe parlement ionien (Ιόνιος Βουλή / Iónios Boulé)
Le bâtiment de l’ancien parlement ionien se trouve presqu’au début de la rue Moustoxýdi, au n° 3, à l’angle avec la rue Zampeli (Οδός Ναπολέοντος Ζαμπέλη / Odós Napoléontos Zampéli), à environ 100 m au sud de l’Hôtel de Ville (n° 10 sur le plan).

En 1817 le Parlement ionien avait commencé à siéger dans l’ancien palais du bailli vénitien (bailo), le gouverneur local, mais ce palais fut détruit par un incendie en 1852. Il fallut construire un nouveau bâtiment que l’architecte corfiote Ioánnis Chrónis acheva en 1853, après seulement une année de travail. L’édifice est de style néoclassique ; les quatre piliers du portique sont d’ordre toscan.

Comme l’indiquent les inscriptions sur des plaques en marbre placées des deux côtés de l’entrée, l’une en grec, l’autre en anglais, c’est dans ce bâtiment que, le 23 septembre 1863, le Parlement a voté à l’unanimité pour l’Union des îles Ioniennes avec la Grèce (Énosis) : « Dans ce bâtiment, l’ancien Parlement, l’Union des îles Ioniennes avec le Royaume de Grèce, par la volonté du peuple ionien et avec le consentement de la puissance protectrice la Grande-Bretagne, a été votée par le Parlement ionien le 23 septembre 1863 ».

Les îles Ioniennes étant représentée au Parlement grec à Athènes, le parlement des îles Ioniennes était devenu sans objet : six ans plus tard le bâtiment fut transformé en église anglicane.

Pendant la seconde guerre mondiale, en 1943, l’ancien parlement ionien fut détruit par un bombardement de l’aviation allemande. Le bâtiment a été reconstruit en 1962 ; il accueille des expositions, des conférences et des événements culturels.

UniversitéL’académie ionienne (Ιόνιος Ακαδημία / Iónios Akadimía)
Le sud de la vieille ville de Corfou. L'ancienne Académie ionienne et la statue de Capo d'Istria (auteur Albtalkourtaki). Cliquer pour agrandir l'image.L’ancienne Académie ionienne se trouve à la pointe sud de la vieille ville, au début de la rue Capo d’Istria (Odós Kapodistríou) (n° 38 sur le plan).

Une première Académie ionienne avait été fondée en 1807, sous l’occupation napoléonienne de la République des Sept-îles, mais avait été fermée en 1814. En 1824, une nouvelle Académie ionienne fut créée par un mécène anglais, Frederick North, Ve comte de Guilford, (1766-1827), un philhellène converti à la religion orthodoxe ; Lord North voulait promouvoir le développement intellectuel de la nation grecque et permettre aux jeunes grecs de suivre des cours universitaires sans avoir à aller dans d’autres pays d’Europe, notamment en Italie. Lord North voulut d’abord créer l’Académie sur l’île d’Ithaque, mais quand la guerre d’indépendance grecque éclata, en 1821, Ithaque fut jugée trop proche du continent et Lord North décida d’installer l’Académie à Corfou, dans un bâtiment constitué des anciennes casernes vénitiennes Grimani et Correr. Les étudiants affluèrent de toute la Grèce ; malheureusement, avec la mort soudaine de son bienfaiteur en 1827, les ressources financières de l’Académie furent taries, car Lord North était le seul à financer l’institution, l’initiative de donner une éducation supérieure à d’autres classes sociales que la noblesse n’étant pas appréciée par beaucoup de notables corfiotes ; l’Académie dut fermer ses portes en 1828. L’Académie ionienne ne rouvrit qu’en 1844, mais quand, en 1864, Corfou fut réunie à la Grèce, il fut décidé de fermer l’Académie ionienne parce que, dans l’intervalle, avait été ouverte l’Université d’Athènes et la jeune République ne pouvait pas supporter les coûts de deux universités.

Jusqu’en 1941, le bâtiment abrita la bibliothèque et l’école municipale mais, en 1943, il fut gravement endommagé par des bombardements allemands et resta en ruine pendant plusieurs décennies. En 1985 le bâtiment, entièrement restauré, accueillit le rectorat de l’Université ionienne.

ThéâtreLe théâtre municipal de Corfou (Δημοτικό Θέατρο Κέρκυρας)
Le nouveau théâtre municipal se trouve au n° 5 de la rue Odós Mantzárou, une rue dédiée au compositeur corfiote Nikólaos Mántzaros (n° 26 sur le plan). Il a remplacé le théâtre municipal de Corfou qui fonctionna de 1902 à 1943 et qui fut détruit en septembre 1943 par un bombardement aérien allemand. Cet ancien théâtre municipal était lui-même le successeur de Nobile Teatro di San Giacomo di Corfù qui est devenu l’hôtel de ville de Corfou.
Musée archéologiqueLe musée archéologique (Αρχαιολογικό Μουσείο / Archaiologikó Mouseío)
Le musée archéologique de Corfou se trouve dans la ville moderne, au sud de la vieille ville, au-delà des anciens remparts, au nord faubourg de Garítsa, au n° 1 de la rue Vrela (Οδός Βράιλα Αρμένι / Odós Vréla Arméni), une petite rue qui débouche au début de l’avenue de la Démocratie (Λεωφόρος Δημοκρατίας / Leofóros Dimokratías), la route côtière qui longe la baie de Garítsa, au sud de la Spianáda (n° 11 sur le plan).

Le musée archéologique présente principalement des découvertes archéologiques faites sur le site de l’antique cité de Corcyre, connue aujourd’hui sous le nom de Paléopolis, qui est situé au début de la presqu’île de Kanóni, au sud de Garítsa. D’autres objets proviennent du site archéologique de Kassiópi, situé dans le nord-est de l’île, qui était dans l’antiquité la seconde plus importante cité de Corfou, ainsi que du cimetière de Garítsa et d’autres lieux de l’île.

La pièce la plus importante du musée est le fronton occidental du temple d’Artémis Gorgone (Ναός της Αρτέμιδος Γοργούς), qui se trouvait dans l’antique Corcyre et qui est maintenant considéré comme le plus ancien temple de pierre découvert en Grèce ; ce temple d’ordre dorique est daté d’environ 585 avant JC (entre 590 et 570 avant JC) ; il a été excavé au début du XXe siècle. Ce fronton a été découvert par fragments derrière l’ancienne église Saint-Théodore, dont les ruines se trouvent près du coin nord-ouest de la péninsule de Paléopolis, à une courte distance de la lagune de Chalkiopoulos. Il s’agit de l’une des découvertes archéologiques les plus importantes de toute la Grèce antique et c’est pour conserver le fronton occidental de ce temple que le Musée archéologique de Corfou a été créé ; un premier musée a été créé en 1907 et était situé près du monument de Ménécratès ; le musée actuel a été bâti en 1967.

Le fronton occidental du temple d’Artémis contenait l’un des chefs-d’œuvre de la sculpture grecque archaïque (VIe siècle avant JC) : une colossale figure de Gorgone. La figure de la Gorgone était destinée à éloigner le mal du temple, créature terrifiante dont la vue était censée paralyser de peur tous les humains qui croisaient son regard. Dans la mythologie grecque, la Gorgone Méduse était la reine mais aussi la seule mortelle des trois Gorgones, avec ses sœurs Euryale et Sthéno.

Il n’y avait pas encore, semble-t-il, d’unité thématique pour l’ensemble de la composition tympanale, comme ce sera le cas au moins à partir de la fin du VIe siècle avant JC, mais déjà le souci de mettre en place des scènes narratives à côté de l’épiphanie du monstre et des animaux à valeur probablement apotropaïque.

Le sud de la vieille ville de Corfou. La méduse du musée archéologique (auteur Dr. K.). Cliquer pour agrandir l'image.Le protagoniste principal de la scène centrale et de tout le fronton est la Gorgone, aux dimensions énormes qui débordent même du cadre du tympan. La Gorgone se présente en position frontale pour la tête et le torse, alors que ses jambes sont présentées de profil, dans la pose agenouillée qui est typique de son iconographie corinthienne : elle ressemble par exemple à la dalle de l’Athénaion (musée archéologique provincial de Syracuse) et à celle du temple C de Sélinonte (musée archéologique régional de Palerme). La Gorgone porte un petit chiton, fine tunique de lin, qui laisse les bras et les jambes nus, et qui est serré à la taille par une ceinture faite de deux serpents noués. Aux pieds, elle porte les classiques sandales ailées ; son visage grimaçant se présente de face, montrant les dents et tirant la langue ; sa chevelure ne montre que deux des serpents typiques, le reste des cheveux tombent sur les épaules, rassemblé en huit tresses.

Le sud de la vieille ville de Corfou. Fronton occidental du temple d'Artémis au musée archéologique (auteur Dr. K.). Cliquer pour agrandir l'image.La Gorgone est encadrée par ses deux enfants et par deux félins, symétriquement allongés, symbolisant le pouvoir, bêtes fabuleuses connues sous le nom de « lions-panthères », une combinaison de lions et de léopards ; près de la panthère à gauche se trouvent des fragments de jambes d’un animal, qui ont amené les archéologues à identifier cet animal comme étant Pégase, le cheval ailé, fils de la Gorgone ; tandis que, à droite, l’homme serait Chrysaor, le géant à l’épée d’or, frère de Pégase ; selon la mythologie grecque, les deux frères sont nés du sang qui giclait du cou de la Méduse quand Persée lui trancha la tête, mais qui sont représentés ici auprès de leur mère bien vivante.

Dans la scène à gauche, on voit un personnage assis, identifié comme étant Priam, roi de Troie. Sur sa droite, dans la partie manquante, il y aurait Pyrrhus Néoptolème, fils d’Achille et de Déidamie, sur le point de tuer Priam. Priam tend la main vers la lance de son assassin dans une tentative ultime de défense.

Sur le côté droit du fronton se trouve l’épisode de la Gigantomachie ou de la Titanomachie, la lutte des Géants et des Dieux de l’Olympe ; les deux figures sont complètes mais sans détails ; la reconstruction la plus plausible voit Zeus foudroyant un des Géants. Aux extrémités du fronton, deux guerriers sont couchés sur le sol, les yeux tournés vers le spectateur.

La longueur du fronton est d’environ 17 m et sa hauteur maximale est de 2,60 m. Les sculptures, autrefois polychromes, étaient constituées de poros, une pierre de tuffeau largement utilisée dans la sculpture grecque antique. Les fragments du fronton ont été étudiés et recomposés par l’archéologue allemand Gerhart Rodenwaldt (1886-1945) ; encore de nos jours son travail et l’interprétation du fronton font l’objet de débats entre érudits.

Le sud de la vieille ville de Corfou. Fronton de Dionysos au Musée archéologique de Corfou (auteur Dr. K.). Cliquer pour agrandir l'image.L’autre fragment architectural est un autre fronton, plus petit et moins ancien que le fronton à la Gorgone, trouvé dans la zone archéologique de Figaretto (Φιγαρέτο / Figaréto), sur la route menant à Kanóni, près de l’endroit où se trouvait Hyllaïque, le port commercial de Paléopolis, l’actuelle lagune de Chalikiopoulos (Χαλικιόπουλος / Chalikiópoulos), à l’ouest de la presqu’île de Kanóni. Ce fronton est exposé dans la salle « Mon Repos ».

Ce fronton de l’époque archaïque tardive, daté de la fin du VIe siècle, vers 510 avant JC, représente un symposium, c’est-à-dire un banquet dionysiaque. Seule la moitié gauche du fronton est préservée : elle représente, sculptés en haut-relief, le Dieu du vin, Dionysos (Διώνυσος), avec un jeune garçon, nu et couché derrière lui, censé être son fils Œnopion (Οίνοπίων) ; il y a aussi un lion, le fragment d’un chien et un grand cratère de vin, un récipient d’argile avec deux poignées. Dans l’autre moitié, non préservée, du pignon était représenté le dieu Héphaïstos (Ήφαιστος), que Dionysos enivre pour pouvoir l’emmener à la montagne des Dieux, l’Olympe.

Une autre œuvre important exposée au musée est le lion de Ménécratès (Μενεκράτης), du VIIe siècle, vers 630 avant JC, encore plus ancien que les deux frontons. Cette sculpture d’un lion accroupi a été nommée ainsi par les archéologues parce qu’elle a été trouvée près du Monument de Ménécratès et qu’elle en faisait peut-être partie, probablement placée sur le cénotaphe en tant que gardien des morts. C’est l’une des plus anciennes sculptures en pierre représentant un animal ; elle est considérée comme l’œuvre d’un sculpteur corinthien ; cette sculpture montre clairement les premières tentatives pour détacher l’art grec de la représentation rigide et stylisée de ses modèles orientaux.

D’autres pièces intéressantes sont : un buste en marbre d’Apollon Parnopios (IIe siècle après JC), copie romaine de la statue d’Apollo Parnopios du sculpteur athénien Phidias (Φειδίας) ; la tête et le buste d’un kouros (tous deux du VIe siècle avant JC), trouvés en 1966 lors de fouilles sur le domaine de « Mon Repos », daté de 535-530 avant JC ; le kouros, un jeune homme nu debout, étant l’un des sujets les plus célèbres de la sculpture grecque archaïque ; la statue en bronze d’un jeune homme avec un rhyton, dans une position appelée la course à genoux, souvent utilisée par les Corinthiens ; une statue de korè découverte dans un ancien atelier de poterie sur la site de Figaretto ; l’armure d’un hoplite, soldat de l’infanterie lourde de la Grèce antique, en bronze, présentant des inserts en or de forme ronde sur la poitrine (IVe siècle avant JC) ; un bas-relief en pierre fine montrant l’enlèvement de Perséphone (Ier siècle après JC) ; une tête représentant le poète athénien Ménandre (342-292 avant JC) ; une tête de l’historien athénien Thucydide (465-vers 400 avant JC).

Le musée possède aussi de nombreux vases, ustensiles ménagers et pierres de silex datant du début du Néolithique (VIe millénaire avant JC) ; des vases corinthiens et corfiotes trouvés dans les tombes de Garítsa (VIIe et VIe siècles avant JC) ; une collection de pièces de monnaie, dont certaines ont été frappées par l’ancienne ville de Corcyre à l’époque où elle est devenue indépendante de Corinthe (VIe siècle et Ve siècle avant JC) ; une série de statuettes en terre cuite représentant la déesse Artémis (VIe siècle et Ve siècle avant JC), retrouvées en grande quantité parmi les vestiges du temple d’Artémis Gorgone ; les frises architecturales de l’Héraion (610 avant JC). Dans la cour du musée se trouvent un immense chapiteau et un fragment d’une colonne du temple d’Artémis.

Visite du Musée archéologique de Corfou (Αρχαιολογικό Μουσείο Κέρκυρας / Archaiologiko Mouseio Kerkyras) :

Le musée a rouvert après de longues années de restauration.

Horaires : tous les jours, sauf le mardi, de 8 h 30 à 16 h.

Prix d’entrée : 6 € ; tarif réduit : 3 € ; entrée valide avec le ticket combiné des musées publics de Corfou.

Téléphone : 00 30 26610 30680

Site sur la Toile : amcorfu.gr

MonumentLe monument de Ménécratès (Μνημείο του Μενεκράτη)
Le sud de la vieille ville de Corfou. Le cénotaphe de Ménécratès (auteur Zde). Cliquer pour agrandir l'image.Le Monument de Ménécratès se trouve dans le nord du faubourg de Garítsa, rue de Chypre (Οδός Κύπρου), à 300 m au sud-ouest du Musée archéologique (n° 14 sur le plan), au pied de la prison de Corfou qui occupe l’emplacement de l’ancien fort Sauveur (Οχυρό Σωτήρος). Le monument se trouve au bord du vaste cimetière antique de Corcyre, qui fut en fonction depuis l’époque archaïque jusqu’à l’époque hellénistique et qui se trouvait à l’extérieur de la cité, au nord de la porte du port militaire d’Alcinoos. Le monument à Ménécratès fut mis au jour en 1843, pendant la domination britannique, lors de travaux publics destinés à construire un commissariat à l’emplacement de l’ancien cimetière. Le monument est visible depuis la rue, à travers des grilles.

Aller au Monument à Ménécratès avec Google Maps (39.616874, 19.919348).

Il s’agit d’un monument funéraire, un cénotaphe, érigé en l’honneur de Ménécratès (Μενεκράτης) qui était consul de Corfou à Oiántheia (Οιάνθεια), aujourd’hui le port de Galaxídi (Γαλαξίδι), en Locride, région située à l’ouest de Delphes, sur la côte nord du golfe de Corinthe. Ménécratès périt dans un naufrage en revenant à Corfou. Le cénotaphe est daté d’environ 600 avant JC.

Le cénotaphe de Ménécratès est de forme circulaire, construit en pierres de taille calcaires tendres et poreuses, ce qui a causé la dégradation du monument depuis son excavation. Au sommet du toit conique du monument se trouve un socle rectangulaire central, où l’on pense que pouvait se trouver la sculpture du « Lion de Ménécratès », exposée au Musée archéologique, qui a été découverte à proximité. Lors de la fouille du cénotaphe en 1843, un certain nombre d’objets funéraires en argile et en bronze de l’époque archaïque – environ 700 à 480 avant JC – ont été découverts, dont certains sont exposés au Musée archéologique de Corfou.

L’intérêt de ce monument est qu’il porte, dans la partie supérieure du mur, une inscription archaïque qui indique que ce cénotaphe fut érigé par la cité de Corfou, en reconnaissance de l’œuvre accomplie par Ménécratès ; cette inscription précise que le frère de Ménécratès, Praximène, avait fait le voyage et était présent lors de l’inauguration du monument. Cette inscription d’une dizaine de vers, écrite en alphabet corinthien et qui doit se lire de droite à gauche, est datée de la fin du VIIe siècle avant JC ; elle est considérée comme l’une des plus anciennes inscriptions de la Grèce antique.

Depuis le monument la rue Ménécratès conduit jusqu’à une place où se dresse un monument à Sir Howard Douglas, Haut-commissaire de 1835 à 1841, date de son décès.

CimetièreLe cimetière britannique (Βρετανικό Νεκροταφείο / Bretaníko Nekrotafeío)
Le cimetière britannique se trouve à l’extérieur de la vieille ville, dans une zone boisée isolée située au pied de la colline Saint-Sauveur (San Salvatore) où s’élevait autrefois la forteresse San Salvatore, bâtie par les Vénitiens après le siège turc de 1716. De nos jours, la forteresse est remplacée par la prison de Corfou. L’entrée du cimetière est au n° 22 de la rue Kolokotroni (Oδός  Κολοκοτρώνη / Odós Kolokotróni). Depuis la gare routière de la place Saint-Roch (Πλατεία Σαρόκο / Platía Saróko / Piazza San Rocco), ou place Georges Théotokis (Πλατεία Γεωργίου Θεοτόκη), il faut prendre la rue commerçante du métropolite Methodhíou puis prendre à gauche la rue Kolokotróni ; le cimetière est à environ 400 m au sud de la gare routière, entre l’hôpital psychiatrique et la prison … Le cimetière est généralement ouvert de l’aube au crépuscule du soir.

Le cimetière britannique (British Cemetery) fut créé au début de l’occupation anglaise de Corfou, en 1814, pour servir de lieu de sépulture aux officiers, soldats et civils britanniques. Ce cimetière reste encore utilisé aujourd’hui par la communauté anglicane présente sur l’île.

Le cimetière compte plus de 400 tombes ; les plus anciennes, à gauche après avoir passé la porte d’entrée, sont ornées de statues telles que la splendide Vierge pleureuse, une petite reproduction de la Piéta de Michel-Ange ; au milieu de ces tombes se trouve l’ossuaire qui rassemble les restes de personnes sans identité. Il y a même de simples tombes de marins allemands qui accompagnaient le kaiser Guillaume II lors de ses voyages à Corfou.

À part cet aspect romantique et un peu mélancolique, le cimetière britannique est surtout un magnifique jardin : au printemps, il se remplit de couleurs et en été, il permet des promenades agréables parmi les arbres ombragés, les buissons d’herbes aromatiques, les prairies fleuries et quelques tortues qui errent lentement parmi les tombes. Le cimetière est notamment connu pour la trentaine d’espèces d’orchidées sauvages qui y poussent, au printemps et en automne : l’orchis géant (Barlia robertiana), l’orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), l’ophrys brun (Ophrys fusca), l’ophrys de Bertoloni (Ophrys bertolonii), l’orchis à quatre taches (Orchis quadripunctata), le sérapias négligé (Serapias neglecta), l’Oberonia brachystachys et cetera.

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