La ville de Nymfès (Nýmfes) et le mont Pantokrator sur l’île de Corfou

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PrésentationPrésentation

Présentation généralePrésentation générale
Nymfès (Νύμφες) est le chef-lieu du canton de Thinali (Θινάλι), canton qui occupe le milieu de la côte nord de l’île de Corfou ; ce canton est dominé par la masse imposante du massif montagneux du Pantokrator. Le canton compte une population de plus de 5 000 habitants permanents, répartie entre des villages de montagne tels que Nymfès, Épiskepsi, Klimatia, Lafki, Loutsès, Pétaléia et Strinyla, et les stations balnéaires d’Agios Spyridonas et d’Acharavi, la localité la plus peuplée.

SituationSituation

Le canton de Thinali est le canton de Corfou qui a la plus grande étendue, environ 77,9 km² ; la plus grande partie de cette superficie est occupée par le massif du Pantokrator et des collines verdoyantes qui s’étalent sur le flanc ouest de la montagne.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Situation de la commune. Cliquer pour agrandir l'image.Le canton de Nymfès est situé entre le canton de Sidari, à l’ouest, le canton de Kassiopi, à l’est, et le canton d’Ypsos, au sud. Depuis Kassiopi, la route côtière de l’est pénètre dans le canton de Thinali peu après avoir quitté la station balnéaire de Kassiopi ; au nord-est, la route s’écarte de la côte pour contourner la zone de la lagune d’Antinioti ; elle longe ensuite la côte nord à l’arrière de l’une des plus longues plages de Corfou, la plage d’Acharavi, jusqu’à Roda où elle pénètre dans le canton de Sidari.

VisitesVisites

Village grecLe village de Nymfès (Νύμφες / Nýmfes)
La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Nymphe de la source par Lucas Cranach le Jeune vers 1537. Cliquer pour agrandir l'image.Le village de Nymfès est le chef-lieu du canton de Thinali (Θινάλι) qui occupe le centre-nord de l’île de Corfou ; Nymfès compte une population d’environ 650 habitants ; c’est le deuxième village le plus peuplé du canton après la station balnéaire d’Acharavi. Le village se trouve en basse montagne, à environ 200 m d’altitude, sur les pentes occidentales du mont Pantokrator. L’accès depuis Corfou se fait en passant par le col de Troumpéta et le village d’Épiskopi (Επισκοπή / Episkopí) ; cet itinéraire a une longueur de 32 km ; c’est l’itinéraire qu’emprunte la ligne A17 des autocars interurbains « Green Buses ». L’accès à Nymfès depuis la côte nord de l’île se fait par la station balnéaire de Róda, en passant par le village de Platonas (Πλάτωνας / Plátonas) ; cet itinéraire, qui grimpe à travers une région vallonnée, a 6 km de longueur. Nymfès est plutôt malaisé à trouver car le village se trouve à l’écart de la route principale qui relie Corfou à la côte nord par le col de Troumpéta.

Aller au village de Nymfès avec Google Maps (39.756302, 19.782960).

Le toponyme de Nymfès, Nymphès ou Nimfès, provient de la légende selon laquelle cette région de collines, très verdoyante et aux nombreuses sources, serait habitée par des nymphes, ces divinités féminines de la mythologie grecque associées à la nature, aux bois et aux sources ; en particulier ces nymphes aimeraient se baigner sous la chute d’eau qui se trouve près du village, auquel cas ces nymphes seraient des naïades.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Source (auteur Dietmar Rabich). Cliquer pour agrandir l'image.Le village de Nymfès mérite le détour, avec ses ruelles étroites, ses arches de l’époque vénitienne et ses tavernes accueillantes ; en face de la place du village se trouve une fontaine où coulent les sources de Nymfès ; selon les villageois l’eau de cette fontaine aurait des propriétés curatives et ils viennent y remplir des bidons. À cause de cette omniprésence de l’eau, le village est souvent noyé dans le brouillard en hiver.

À l’entrée du village, en venant de la côte, se trouve l’église de la Crucifixion (Εσταυρωμένος / Estavroménos) à l’architecture inhabituelle qui ressemble à un temple bouddhiste. D’après les fresques qui se trouvent à l’intérieur, cette église daterait du XVIIIe siècle.

Une autre église présente de l’intérêt, l’église Saints-Constantin et Hélène (Ναός Αγίου Κωνσταντίνου και Ελένης) à laquelle est attachée une tradition : la « Danse des Prêtres » (χορό των Παππάδων / Choró ton Pappádon) qui a lieu à l’époque du Carnaval, le jour de la Quinquagésime, c’est-à-dire le dimanche qui précède le premier dimanche du carême ou cinquante jours avant Pâques ; le plus vieux des prêtres commence une danse lente, suivi par d’autres prêtres et des fidèles, chantant des versets des Saintes Écritures, sans aucune musique, mais seulement la mélodie du chant religieux ; lorsque la « Danse des Prêtres » est terminée, le prêtre bénit son troupeau et lui souhaite « un bon Carême ».

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Chute d'eau (auteur Vlassis Dimitris). Cliquer pour agrandir l'image dans Flickr (nouvel onglet).Si vous voulez voir des nymphes se baigner, rendez-vous à la chute d’eau qui se trouve à l’est du village ; depuis la place principale, aller à la sortie orientale du village, prendre le chemin qui conduit au terrain de balle au pied (« podosphère ») (Γήπεδο ποδοσφαίρου / Gípedo podosfaírou) ; après environ 2,5 km on arrive près de la chute d’eau ; en remontant environ 50 m, prendre le sentier, sur la droite, qui mène à un petit escalier naturel conduisant à la petite gorge située en dessous de la chute d’eau. Le spectacle est surtout impressionnant au printemps ou après de fortes pluies ; en été, la chute d’eau est souvent à sec.

Aller à la chute d’eau de Nymfès avec Google Maps (39.750808, 19.805566).

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Carte topographique de la région de Nymfès. Cliquer pour agrandir l'image.L’abondance de l’eau, dans la campagne située en contrebas de Nymfès, a permis de développer la culture du kumquat, cet agrume emblématique de Corfou ; c’est la région de Nymfès qui a la plus importante production de kumquats à Corfou. Dans le village on peut visiter la coopérative agricole qui produit des confiseries et des liqueurs à base de kumquat. La production de kumquats de Corfou est la seule production commerciale de cet agrume en Grèce ; elle occupe une superficie de 500 000 m² et produit chaque année 140 tonnes de fruits. Le kumquat fut introduit à Corfou, en 1924, par Sydney Merlin, le fils d’un ancien consul britannique et président de la Banque ionienne ; Sydney Merlin fut champion olympique de tir à la carabine aux premiers Jeux olympiques d’été en 1896, à Athènes, mais il était aussi botaniste.

Le kumquat, ou mandarinier chinois, (Citrus japonica) est un agrume originaire d’Extrême-Orient ; c’est un petit agrume de forme oblongue et d’une longueur maximale de 5 cm ; les kumquats sont riches en vitamines et peuvent être consommés avec leur peau ; leur saveur est un mélange de citron, d’orange et de mandarine. Le fruit est transformé de différentes manières : sous forme de bonbons ou de confiture, mais il est surtout apprécié sous forme d’une liqueur de couleur orange, très fruitée. La distillerie de kumquat la plus célèbre de Corfou est la distillerie Mavrommatis à Skripéro, à 6 km au sud de Nymfès après le col de Troumpéta.

Village grecLe village d’Agioi Douloi (Άγιοι Δούλοι / Ágioi Doúloi)
La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le monastère de Kamarelas à Agioi Douloi (auteur Kritsolina). Cliquer pour agrandir l'image.Agioi Douloi est un village qui se trouve sur la route de Corfou à Nymfès par le col de Troumpéta, entre les villages d’Épiskopi et de Nymfès. Le toponyme du village signifie « saints esclaves », car, à l’époque byzantine, le village était peuplé d’esclaves qui cultivaient les terres appartenant à l’église.

Aller au village d’Agioi Douloi avec Google Maps (39.747667, 19.755929).

Agioi Douloi est un village traditionnel qui mérite un détour, avec des maisons vénitiennes et des ruelles pittoresques ; au centre du village on peut voir le manoir de la famille Laskaris (Λάσκαρη), du XVIIIe siècle.

À l’écart de la route, qui relie Agioi Douloi à Nymfès, se trouve un monastère de femmes datant du XVIIIe siècle, le monastère du Pantokrator Kamarélas (Ησυχαστήριο Παντοκράτορα Καμαρέλας) ; le monastère doit son nom à une source voisine nommée Kamaréla (Καμαρέλα / Kamaréla). Son église de la Transfiguration du Sauveur (Μεταμόρφωση του Σωτήρος) présente un plafond peint par le peintre d’icônes Dionysios Sgouros (1887-1977), membre de la famille Sgouros (Σγουρός) qui a fondé le village voisin de Sgouradès (Σγουράδες / Sgourádes).

Monastère orthodoxeLe monastère d’Askitario (Μονή του Ασκηταριού / Moní tou Askitarióu)
La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le monastère d'Askitario (auteur Kritsolina). Cliquer pour agrandir l'image.Le monastère de l’Ermitage (Ασκηταριό / Askitarió) de Nymfès se trouve à environ un kilomètre du village de Nymfès ; on peut y accéder par une petite route qui part sur la gauche de la route menant au village depuis la côte nord, par Platonas, à environ 400 m avant la première église du village, l’église de la Crucifixion. On peut aussi accéder au monastère par un agréable chemin forestier qui part du coin nord-est du village, un peu après une maison d’hôtes avec piscine ; le chemin, qui est balisé, descend légèrement jusqu’au cimetière du village sur 1 km, à travers une oliveraie et des bois de châtaigniers. Le monastère se trouve dans une dépression en dessous de la chapelle du cimetière. Le site est librement accessible.

Aller au monastère d’Askitario avec Google Maps (39.761712, 19.789200).

Askitario veut dire « ermitage » où on mène une vie d’ascète (άσκητής / áskitis). En effet une pieuse légende dit qu’un moine, venu de l’Épire au Ve siècle, aurait décidé de mener une vie d’ascète à Nymfès, contre la volonté de ses parents. Ce jeune moine, Artémios Païssios (Αρτέμιος Παΐσιος) aurait creusé de ses mains une chapelle troglodytique dans une paroi rocheuse. Du haut de son rocher, il vit un jour un navire s’approcher de Corfou et eut l’intuition que ce navire amenait ses parents qui n’avaient jamais approuvé son choix et voulaient le ramener à la vie laïque. Artème creusa une fosse au pied de la falaise et s’y allongea ; un énorme rocher tomba sur la fosse du haut de la falaise et ferma la fosse pour toujours. Quand ses parents comprirent que leur fils gisait sous ce rocher et qu’il leur fut impossible de déplacer ce rocher, ils comprirent que le désir d’Artème de ne jamais quitter ce lieu avait été réalisé de la manière la plus tragique. À la mémoire de leur fils, ses parents firent ériger le monastère dont l’église est dédiée au Christ Pantokrator.

L’ermitage et le monastère sont en tous cas deux des plus vieux édifices religieux de l’île de Corfou ; le monastère est mentionné dans un document napolitain daté de 1371, à l’époque où Corfou était dominée par les Angevins de Naples. Les bâtiments actuels datent du XVIIe ou du XVIIIe siècle, mais ont été partiellement restaurés ; de nos jours le monastère est désaffecté. Non loin de là, en descendant quelques marches de pierre, on découvre la chapelle creusée dans le rocher où, selon la légende, Artémios Païssios vivait en ermite ; on peut y voir une stèle commémorative en son honneur.

En 1932 les bâtiments monastiques ont hébergé une école d’agriculture ; dans l’une des salles du sous-sol se trouvent un moulin en pierre à traction animale et un pressoir où l’huile était extraite de la pâte d’olives.

Village grecLe village de Klimatia (Κληματιά / Klimatiá)
Klimatia est un village corfiote typique d’environ 200 habitants, avec des maisons aux murs de pierre et des toits de tuiles, niché au creux des collines à seulement 2 km au sud de Nymfès.

Aller au village de Klimatia avec Google Maps (39.740548, 19.784326).

Village grecLe village d’Épiskepsi (Επίσκεψη / Epískepsi)
Épiskepsi est un petit village d’environ 300 habitants, situé à 300 m d’altitude sur la route d’Acharavi à Pyrgi. Le toponyme « έπίσκεψις » signifie « visite » ou « visitation » par référence à la fête chrétienne de la Visitation de la Vierge. C’est un village corfiote typique avec des ruelles étroites et de magnifiques maisons de maîtres.

Au-dessus du village se trouve une grotte d’où s’échappe, pendant les journées froides d’hiver, une brume de vapeur d’eau condensée, visible depuis Épiskepsi ; cette grotte est surnommée « Le Trou Brumeux » (Αχνοτρύπα / Achnotrýpa) ; l’accès à cette grotte est très difficile, caché dans l’épaisse végétation d’un bois situé sur les pentes de la colline Skepasto ; l’intérieur de la grotte est chaud et humide.

Village grecLe village de Strinylas (Στρινύλας / Strinýlas)
La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. La route d'accès à Strinylas (auteur Howard Russell). Cliquer pour agrandir l'image dans Flickr (nouvel onglet).Strinylas, ou Strinilas, est un village de montagne situé sur le flanc occidental de la plus haute montagne de Corfou, le mont Pantokrator ; le village de Strinylas se trouve à environ 650 m d’altitude : c’est le village le plus élevé de Corfou, hormis le hameau voisin abandonné de Pérama (Πέραμα / Pérama) qui se trouve à 2 km après Strinylas, à 700 m d’altitude. Strinylas est à 28 km de Corfou, à 23 km de Kassiopi et à 13 km d’Acharavi ; le sommet du mont Pantokrator n’est qu’à 4,5 km ; le village est traversé par les nombreux touristes qui se rendent au Pantokrator depuis Corfou. La route d’accès à Strinylas serpente dans la montagne, offrant plusieurs vues à couper le souffle sur l’île située en contrebas. Le village est le point de départ idéal pour ceux qui veulent randonner dans le massif du Pantokrator.

Strinylas ne compte plus qu’une quarantaine d’habitants, alors que sa population était d’environ 1 000 habitants au début du XXe siècle. Strinylas et les localités voisines de Droséri (Δροσερή), d’Ériva (Ερίβα) et de Pétaléia (Πετάλεια) constituent une communauté dont Pétaléia est le chef-lieu.

L’orthographe du toponyme du village a été plutôt changeante au cours des années : Strénillas (Στρενίλλας / Streníllas), Strinilas (Στρινίλας / Strinílas) ou Strinylas (Στρινύλας / Strinýlas) ; toutes ces variantes paraissent dériver du nom des pierres qu’on trouve dans la région et qui ont servi à bâtir le village ; dans le dialecte local, le nom de ces pierres, très dures et très solides, est « strinaria » (στρινάρια / strinária), d’un mot grec ancien qui veut dire « dur » (στρίνις / strínis).

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Orme géant du village de Strinilas (auteur Nicu Tatulescu). Cliquer pour agrandir l'image dans Flickr (nouvel onglet).Strinylas est un village aux vieilles maisons de pierre où il est agréable de faire halte, particulièrement lors des journées torrides d’été, car l’air y est toujours frais et vivifiant en raison de l’altitude. On y trouve quelques hébergements en maison d’hôtes et aussi quelques tavernes, notamment sur la place principale du village, ombragée par un énorme orme champêtre (Ulmus minor ou Ulmus campestris) qui aurait plus de 350 ans d’âge.

Ces tavernes ou ces rôtisseries (ψησταριά / psistariá) proposent un grand choix de mézédès (μεζέδες / mezédes), plats d’entrée, et de plats traditionnels corfiotes à base de viandes, grillées ou cuites au four, et de légumes. Ces plats peuvent être accompagnés par le vin produit localement : il s’agit d’un vin blanc de bonne qualité, élaboré à partir d’un cépage de muscat (μοσχάτο / moscháto), qui possède des arômes de terroir uniques.

Chaque année a lieu à Strinilas, du 1er au 5 août, un pèlerinage au monastère du Haut Pantokrator ; ce pèlerinage rassemble des habitants de toute l’île. Les 5 et 6 août a lieu une des plus majestueuses fêtes religieuses de l’île (πανηγύρι / panigýri), pour célébrer la Transfiguration du Sauveur (Μεταμόρφωση του Σωτήρος / Metamórfosis tou Sotíras).

Aller au village de Strinilas avec Google Maps (39.744260, 19.837097).

MontagneLe mont Pantokrator (Όρος Παντοκράτορας / Óros Pantokrátoras)
La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le mont Pantokrator vu depuis le canal de Corfou. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le mont Pantokrator (Παντοκράτορας), ou Pantocrator, est la plus haute montagne de l’île de Corfou : il culmine à 906 m d’altitude. Du côté du sud-est le sommet du Pantokrator se trouve à moins de 3 km de la côte, soit une pente moyenne de près de 30 %. Le massif du Pantokrator se trouve dans le nord-est de l’île de Corfou, formant une sorte d’énorme promontoire qui s’avance en direction des côtes de l’Albanie, dont il n’est séparé que par le détroit de Corfou, large de 2 km. Le massif du Pantokrator comprend d’autres sommets élevés, tels que le mont Stravoskiadi (Όρος Στραβοσκιαδι), situé au nord de Spartylas et au sud de Strinylas, culminant à une altitude de 852 m.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le mont Pantokrator vu depuis le Trône du Kaiser. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Le mont Pantokrator est clairement visible depuis la ville de Corfou et depuis les hauteurs situées bien au sud de la capitale.

Dans l’antiquité grecque le mont Pantokrator était nommé Istoni (Ιστώνη) ; sous l’Empire romain « Istone ». La montagne ne fut nommée Pantokrator qu’après qu’un monastère dédié au Christ Pantokrator (« Tout-Puissant ») a été construit à son sommet, au XIVe siècle. Les Vénitiens nommaient également le mont « Monte San Salvatore ».

Par la route le sommet du mont Pantokrator est à environ 34 km au nord de la capitale, Corfou, à 26 km à l’est-sud-est de Sidari, à 20 km au sud-ouest de Kassiopi, à 18 km au sud-est de Roda et d’Acharavi.

Depuis Corfu on peut accéder en voiture automobile en suivant la route côtière orientale jusqu’à Pyrgi, puis en bifurquant à gauche, sur la route de Pyrgi à Acharavi, en direction de Spartylas ; la route escalade les pentes du Pantokrator par une extraordinaire série de virages en épingle à cheveux ; après Spartylas, se diriger vers Strinylas puis, avant Pétaléia, bifurquer à droite vers le sommet du Pantokrator. Par mauvais temps il est très déconseillé d’emprunter cette route ; il vaut mieux prendre un des autres itinéraires. La capacité du parc de stationnement étant limitée, il est préférable de laisser la voiture avant le dernier lacet et faire les cent derniers mètres à pied.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le village abandonné de Palies Sinies (auteur Qoan). Cliquer pour agrandir l'image.Pour les amateurs de véhicules tout-terrain il est possible de rejoindre le sommet, depuis Nissaki, en empruntant une piste qui passe par le village de Vinglatouri (Βιγγλατούρι / Vinglatoúri). De même, depuis les environs de Kalami, il est possible d’emprunter une piste qui passe par les hameaux de Vingla (Βίγγλα / Víngla) et de Porta (Πόρτα / Pórta) et conduit jusqu’au sommet du Pantokrator ; ces deux pistes passent à proximité du village abandonné de Paliès Siniès (Παλιές Σινιές), ou Palio Chorio (Παλιό Χωριό), le « Vieux Village ».

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le village du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Les vacanciers séjournant sur la côte nord-est, dans la région de Kassiopi, peuvent accéder au sommet, par une route moins difficile mais plus longue, en quittant la route côtière à Néa Périthia. Si l’on dispose d’un véhicule tout-terrain, on peut prendre la route qui conduit à Loutsès, puis au village abandonné de Paléa Périthia, et, à partir de là, suivre la piste non revêtue, de 5 km de longueur, jusqu’au sommet du Pantokrator. Avec un véhicule de tourisme, il vaut mieux se diriger vers l’ouest en direction du village de Lafki, puis des hameaux de Trimodi et d’Ériva, puis du village de Pétaléia, à 8 km, où commence la route revêtue qui serpente sur 5 km jusqu’au sommet, à travers une forêt de pins puis à travers un paysage de plus en plus dénudé.

Depuis les stations balnéaires de Sidari, Roda et Acharavi, il faut quitter la route côtière à Acharavi, en direction d’Agios Martinos puis de Lafki et, de là, suivre l’itinéraire précédent.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le massif du Pantokrator vu depuis le village du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Pour ceux qui veulent atteindre le sommet à pied, la meilleure base de départ est le village abandonné du Vieux-Périthia ; des autocars d’excursion permettent de s’y rendre depuis la capitale et depuis les stations balnéaires du nord de l’île. La marche jusqu’au sommet permet de découvrir, au printemps et au début de l’été, la flore qui pousse sur les flancs des montagnes : cyclamens nains, iris, orchidées … On peut aussi avoir la chance d’observer l’aigle royal (Aquila chrysaetos), patrouillant au-dessus des pentes au gré des courants thermiques. L’itinéraire a une longueur de près de 8 km et le dénivelé est de près de 500 m, soit une pente moyenne de près de 6 % : il vaut mieux être un bon marcheur, équipé de bonnes chaussures et muni d’une provision d’eau.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le village de Droseri et les stations balnéaires de Roda et d'Acharavi vus depuis le Pantokrator (auteur Kritsolina). Cliquer pour agrandir l'image.La récompense est au bout du chemin : un panorama à 360 °, une vue superbe sur une grande partie de l’île de Corfou, sur les îles Diapontiques au nord-ouest, sur la côte albanaise à l’est, sur les montagnes de l’Épire au sud-est. Par temps très clair, il est aussi possible d’apercevoir les îles de Paxos et d’Antipaxos, et même de Leucade (Λευκάδα / Lefkáda), au sud et la côte italienne des Pouilles à l’ouest, pourtant distante d’environ 130 km. Cependant, hormis pendant la saison sèche, le mont Pantokrator a tendance à retenir les nuages et la vue n’est pas toujours dégagée.

Au pied du mont Pantokrator on peut voir les villages abandonnés de Paléa Périthia et de Paliès Siniès, où le temps semble s’être arrêté, et leurs anciennes oliveraies et anciennes vignes. La végétation se reconstitue lentement après un incendie de forêt qui a dévasté une grande partie du mont Pantokrator en août 2011.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Antennes au sommet du Pantokrator (auteur Dietmar Rabich). Cliquer pour agrandir l'image.En revanche l’environnement immédiat du sommet du Pantokrator est moins attrayant, avec un parc de stationnement pour les autocars d’excursions et les automobiles des touristes, et une forêt d’antennes de télécommunication, de télévision, de radiodiffusion et de téléphonie mobile, jusque dans la cour du monastère, où se dresse la plus grande antenne, de 106 m de hauteur, érigée à l’époque de la junte militaire, entre 1967 et 1974, pour diffuser la propagande occidentale vers l’Albanie …

À côté de l’entrée du monastère se trouve un café qui propose des rafraîchissements et des en-cas pendant la haute saison.

Monastère orthodoxeLe monastère du Haut Pantokrator (Μονή Υψηλού Παντοκράτορος / Moní Ypsiloú Pantokrátoros)
La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le monastère du Haut Pantokrator (auteur Arkadiusz Markiewicz). Cliquer pour agrandir l'image.Au sommet du mont Pantokrator se trouve le monastère du Haut Pantokrator, fondé en 1347, à l’époque de la domination de l’île de Corfou par les Angevins de Naples, pendant la régence de Robert d’Anjou, prince de Tarente. L’église a été édifiée par le moine Anthème (Άνθιμος / Ánthimos), avec l’aide des habitants de Périthia, qui fournirent du bois et du calcaire locaux ; l’église fut dédiée à la Transfiguration du Christ. C’est à cette époque que la montagne prit le nom de Pantokrator. Le monastère est nommé Haut (Υψηλός) Pantokrator pour le distinguer des autres monastères de l’île qui sont dédiés au Christ Pantokrator, comme celui de l’île de Pondikonissi.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Nef de l'église du Haut Pantokrator (auteur Kritsolina). Cliquer pour agrandir l'image.Ce monastère du XIVe siècle fut détruit au XVIe siècle, en 1537, lors de l’invasion de l’île par les Turcs ottomans, menés par l’amiral Barberousse. Les habitants des villages environnants reconstruisirent le monastère au XVIIe siècle, vers 1689 ; la seule partie de la structure originelle qui subsiste est la voûte en berceau du catholicon avec son palimpseste de fresques fanées. L’iconostase remonte à la fin du XVIIIe siècle et les fresques sur les murs sont modernes et peintes sur des couches d’époques antérieures. La façade actuelle, ainsi que les cellules et d’autres parties du monastère, datent d’une restauration faite au XIXe siècle.

À l’intérieur de l’église, le plafond en berceau présente un grand Christ Pantokrator et des scènes émouvantes de la vie du Christ. L’iconostase en marbre avec ses nombreux panneaux d’icônes dorés est également magnifique.

Le monastère, qui est géré par un seul moine, revit pendant les mois d’été : le 6 août est célébrée la fête de la Transfiguration du Christ par un grand panégyrique (πανηγυρικός), une fête religieuse traditionnelle avec danses, musique et banquet : la coutume est d’apporter les premiers paniers de raisins à l’église pour qu’ils soient bénis ; les raisins sont ensuite distribués parmi l’assemblée ; beaucoup de Grecs pensent que les cieux s’ouvrent pendant la nuit du 5 au 6 août et que tout souhait exprimé à ce moment-là se réalisera ; pour cette raison, de nombreuses personnes restent assises toute la nuit pour observer la lumière divine.

La visite du monastère est gratuite, mais les dons sont les bienvenus.

Village grecLe village de Loutsès (Λούτσες / Loútses)
Loutsès est un bourg agricole qui se trouve à 8 km à l’ouest de Kassiopi, à environ 300 m d’altitude au milieu des collines, sur le flanc nord-est du mont Pantokrator. Depuis Kassiopi, il faut prendre à gauche, au droit de la crique de Syki, une petite route en zigzag qui grimpe jusqu’au village. Un itinéraire plus confortable, mais plus long, est de tourner à gauche à Néa Périthia, après Apraos, près d’Agios Spyridon ; c’est cet itinéraire qu’emprunte la ligne d’autocars A12 des « Green Buses » qui dessert Loutsès depuis Corfou.

Aller à Loutsès avec Google Maps (39.786914, 19.876129).

Le village de Loutsès offre un beau point de vue sur les montagnes environnantes et sur le nord-est de l’île, jusqu’au cap Sainte-Barbe et au cap Sainte-Catherine, et notamment sur le lac d’Antinioti, et, au-delà, jusqu’aux côtes de l’Albanie.

Le toponyme « loútses » est un terme albanais qui désigne une cavité dans le sol, qui collecte les eaux, une sorte de gouffre ; ce terme fait référence à la principale curiosité naturelle de la localité, les grottes de Loutsès.

Loutsès est le point de départ d’agréables promenades parmi une nature verdoyante et notamment jusqu’à Paléo Périthia, à 3,5 km, ou jusqu’aux grottes de Loutsès (Σπήλαιο Λουτσών / Spílaio Loutsón).

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Les grottes de Loutsès. Cliquer pour agrandir l'image.Il y a deux grottes près de Loutsès : la plus grande des deux grottes, la Grande Grotte (Μεγάλη Γκράβα / Megáli Gráva), est surnommée par la population locale la Grotte des Pigeons (Περιστερογκράβα / Peristerográva), les pigeons de roche, ou pigeons bisets, (Columba livia) affectionnant de nicher dans les falaises du gouffre d’entrée de la grotte ; la Grande Grotte, ou Grotte du Haut (Áno Gráva), se trouve à 479 m d’altitude. La plus petite des deux grottes est la Petite Grotte (Μικρή Γκράβα / Mikrí Gráva) qui se trouve à 500 m au nord de la Grande Grotte, à 365 m d’altitude. Ces deux grottes sont des formations géologiques uniques à Corfou ; elles auraient été habitées à l’époque préhistorique.

La Grotte des Pigeons est celle qui est le plus facilement accessible ; elle se trouve à 2,5 km au sud-est de Loutsès, en passant par le hameau d’Anapaftíria (Αναπαυτήρια), puis à travers les oliveraies et les pâturages ; une petite route carrossable, revêtue de béton et indiquée par un panneau « Cave », prend sur la gauche, à travers le maquis, en direction de la Grande Grotte.

L’entrée de la Grande Grotte, comme celle de la Petite Grotte, se présente comme un gouffre, d’un diamètre de 70 m, aux imposantes parois escarpées de 60 m de hauteur ; un sentier, escarpé et plutôt glissant en hiver ou après une pluie, permet de descendre le long de ces falaises jusqu’à l’entrée de la grotte. À l’entrée de la grotte se trouve une grande salle, au sol plat, de 100 m de longueur, 70 m de largeur et 60 m de hauteur, décorée de stalactites.

Aller aux grottes de Loutsès avec Google Maps (39.7813912, 19.8908505).

Village grecL’ancien village de Périthia (Παλαιά Περίθεια / Palaiá Perítheia)
La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Plan du village du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image.Périthia-le-Vieux est un village presque complètement abandonné du nord-est de l’île de Corfou ; la localité, autrefois florissante, qui a compté jusqu’à 1 200 habitants, n’en compte plus que quelques-uns. L’architecture de ses bâtiments civil et religieux, très représentative de l’époque vénitienne, lui a valu d’être classé comme Site protégé en 1996.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le massif du Pantokrator vu depuis le village du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image.La vieille Périthia (Παλαιά Περίθεια / Palaiá Perítheia), ou Périthia d’En haut (Άνω Περίθεια / Áno Perítheia) a été bâtie à environ 440 m d’altitude sur les pentes nord du mont Pantokrator, niché au creux de collines ; la raison de cet emplacement était d’échapper, d’une part, au pillage des pirates – car le village est invisible depuis la mer – et, d’autre part, aux fièvres des marais qui sévissaient dans les environs du marais d’Antinioti.

L’origine du toponyme « perítheia » n’est pas claire : certains y voient une référence aux nombreuses églises, dont certaines dédiées à la Vierge, qui entourent le village (de « περί », « autour », et « θεά », « déesse ») ; cependant toutes ces églises ne devaient pas exister lorsque ce nom a été donné au village.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Pelouse dans le village du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image.Le premier document historique qui mentionne le village de Périthia remonte au XIVe siècle, vers 1350, lorsque l’île de Corfou était sous la domination des Angevins de Naples, mais il est probable que le village existait déjà depuis longtemps. Cependant c’est à l’époque vénitienne que le village s’est développé, à partir du XVe siècle et surtout au XVIIe siècle. Périthia a été fondé par des habitants des villages de la côte voulant échapper aux incursions incessantes des pirates et aux épidémies de paludisme qui sévissaient sur les côtes infestées de moustiques anophèles. Périthia devint un des villages les plus prospères de l’île grâce à ses terres fertiles qui favorisaient le pâturage des troupeaux de moutons et la culture de l’olivier, de la vigne et d’autres arbres fruitiers. La population atteignit jusqu’à environ 1 200 habitants.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le village du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).Au XIXe siècle la menace des pirates commença à disparaitre ; certains habitants du village descendirent s’établir près de la côte et fondèrent le village de Périthia-le-Neuf (Νέα Περίθεια / Néa Perítheia), ou Périthia d’En bas (Κάτω Περίτεια / Káto Perítheia), situé à environ 7 km en contrebas, sur la route côtière. De nombreux habitants travaillaient sur les terres de la côte pendant la journée et remontaient le soir au « Village » (Χωριό / Chorió), mais beaucoup de personnes préférèrent rester au village, au moins pendant la saison d’été, pour éviter la chaleur et les moustiques de la côte. Dès les premières piqûres de moustiques, au printemps, les habitants quittaient Néa Périthia pour retourner à Paléa Périthia ; le déménagement se faisait au moyen de chevaux, de mulets et d’ânes, car aucun véhicule à roues ne pouvait être utilisé, en l’absence de route carrossable. Vers le milieu du XIXe siècle Périthia comptait encore plus de 600 habitants ; jusqu’en 1912, la localité fut le chef-lieu d’une commune qui couvrait une grande partie du nord de l’île. Ce n’est qu’à partir des années 1950 que la population chuta rapidement, quand l’utilisation de l’insecticide DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane …) permit l’éradication de la malaria dans la zone côtière ; en 1950 le village ne comptait plus que 70 habitants. À partir des années 1960 le développement du tourisme, dans les stations de Kassiopi et d’Acharavi, ainsi que la baisse des revenus agricoles, finit de pousser vers la côte le reste des habitants.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Maison abandonnée du village du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).De nos jours les Périthiotes (Περιθειώτες) ne sont plus que quelques unités et le village apparaît comme un village-fantôme. Le village compte environ 130 maisons, dont la plupart sont en ruines ; il s’agit de maisons à l’architecture d’inspiration vénitienne, avec des murs en pierres apparentes, un étage accessible par un escalier extérieur et un toit de tuiles. Parmi ces maisons se distinguent les manoirs de deux familles nobles, les Skordilis (Σκορδίλη) et les Cheirdaris (Χειρδάρης). Depuis le classement du village comme « Site protégé », quelques maisons ont été restaurées dans leur état d’origine ou converties en tavernes.

La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le village du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le village du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le village du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Maison abandonnée du village du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
Le village comptait huit églises post-byzantines, dont chacune appartenait à un clan du village. L’église Saint-Jacques le Persan (Άγιος Ιάκωβος ο Πέρσης / Ágios Iákovos o Pérsis), située à l’entrée du village, a été édifiée au XIVe siècle et contient des fresques remarquables ; l’église a été restaurée de 2013 à 2014. C’est la seule église que l’on puisse visiter.
La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. L'église Saint-Spyridon du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image.La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Le clocher de l'église Saint-Spyridon du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. L'église Saint-Spyridon du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image dans Adobe Stock (nouvel onglet).
La ville de Nymfes sur l’île de Corfou. Taverne dans le village du Vieux-Périthia. Cliquer pour agrandir l'image.L’industrie du tourisme a fait de Périthia une de ses destinations préférées et de nombreuses excursions en autocar ou en véhicule tout-terrain y sont organisées. Pendant la haute saison, le village en ruines est tout sauf désert. Trois tavernes bénéficient de ce flot de touristes ; elles proposent un délicieux fromage de chèvre de fabrication artisanale et des grillades ; en hiver, elles ne sont ouvertes que pendant la fin de semaine. Une maison d’hôtes permet également de séjourner dans le village, dans une vieille maison restaurée (Site sur la Toile : www.merchantshousecorfu.com).

Paléa Périthia se trouve à 11 km au sud-est de Kassiopi et à 40 km au nord de la ville de Corfou. Sur les cartes géographiques, Paléa Périthia est souvent indiqué simplement comme Périthia.

Aller à Paléa Périthia avec Google Maps (39.764450, 19.875229).

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