Les arbres

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ClassificationClassification

Règne : plantes (Plantae)Sous-règne : plantes vasculaires (Tracheobionta)
Division : plantes à graines (Spermatophyta)

Noms européensNoms européens

AlbanieAllemagneBaümenAngleterretreesArménie
Pays basqueBiélorussieBrezhonegBulgarie
CatalogneChyprioteCorsuCroatie
DanemarkGaeidhligEspagneárbolesEstonie
FøroysktFinlandeFrançaisarbresFrysk
GalicePays de GalleschoedGéorgieGrèceδέντρα
HongrieIrlandeIslandeItaliealberi
LettonieLithuanieLëtzebuergëschMacédoine
MalteMoldovenesteNorvègeOccitan
Pays-BasPolognePortugalRoumanie
RussieSerbieSlovaquieSlovénie
SuèdeTchéquieUkraïneEmpire romain

ÉtymologieOrigine du nom

Étymologie latineÉtymologie latine
Les noms latins ou latinisés (avec parfois des origines grecques) ont été donnés afin de préciser les espèces dans un langage universel, par delà les noms vernaculaires. Le principe en a été établi par Carl von Linné et publié en 1753 : il s’apparente aux systèmes « nom de famille-prénom », où le « nom de famille » serait ici le nom du genre en latin, avec la première lettre en majuscule (exemple : Betula, pour le genre des Bouleaux), suivi d’une caractéristique écrite avec une minuscule (ex : verrucosa, pour verruqueux), le tout suivi de l’initiale du botaniste qui a décrit le genre le premier. Le genre se réfère au classement en familles, lui-même établi en fonction de critères sur les fleurs.

Il arrive que deux botanistes aient décrit, sans le savoir, la même espèce et on a conservé les deux noms. Exemple : Betula verrucosa Ehrh = Betula pendula Roth (bouleau verruqueux). Eventuellement un second botaniste a rectifié la description. Dans ce cas, le premier est mis entre parenthèse. Exemple : Alnus glutinosa (L.) Gaern. Pour les arbres inconnus des Latins, et ils sont nombreux, des noms ont été formés d’apparence latine, comme « Grevillea » ou « Magnolia », dérivés de noms propres (M. Greville et M. Magnol, tous deux botanistes).

Étymologie françaiseÉtymologie française
Les noms français sont issus soit de noms gréco-latins pour les arbres connus et introduits par les Gréco-latins (ex : cerisier, cytise), soit de mots plus anciens encore, d’origine indo-européenne, pour les arbres indigènes (ex : aulne, alisier et orme qui dérivent de « al »), soit de mots arabes (abricotier, oranger, sophora) ou de leur nom local pour des arbres importés (araucaria, aralia, jacaranda, …), soit encore d’un nom construit pseudo-scientifiquement (ex : cladrastis, liquidambar, ptérocarier) ou par analogie (ex : cyprès chauve, qui n’a rien d’un cyprès !), soit enfin du nom du découvreur ou d’un botaniste célèbre (Albizzia, Parrotia, Magnolia). Pour distinguer les espèces d’un même genre, on associe un qualificatif, un peu comme le prénom associé au nom de famille, d’où le chêne « sessile », chêne « chevelu », etc. qualificatif qui précise une particularité de l’arbre (le chêne sessile a un gland sessile, c’est à dire sans pédoncule, le chêne chevelu a un gland couvert de poils épais). D’autres qualificatifs de couleur (blanc, noir, rouge) ou de forme (verruqueux) décrivent un aspect particulier des feuilles, des fruits ou du tronc. Enfin les qualificatifs « fastigié », « pleureur », « doré » désignent souvent des variétés ou des hybrides dont le port (fastigié, pleureur) ou la couleur du feuillage (doré) est spécifique (et recherché pour la décoration d’un jardin).

Identification du végétalIdentification

Identification généraleGénéralités
Clés de déterminationClés de détermination
Arbres. Silhouette. Cliquer pour agrandir l'image.L’arbre est un organisme végétal. Il appartient à l’embranchement des phanérogames (plantes à fleurs, qui se reproduisent par graine). Cet embranchement comporte deux sous-embranchements :
  • Les gymnospermes, plantes à graines nues, sont représentées par les conifères (résineux ou arbres à aiguilles). Leurs inflorescences femelles (cônes) sont de forme conique et leurs feuilles en forme d’aiguilles. Actuellement, on dénombre environ un millier d’espèces de gymnospermes contre 20 000 environ au cours du Jurassique (il y a 160 millions d’années). Les forêts de résineux forment aujourd’hui une large ceinture autour de l’hémisphère Nord (Europe, Scandinavie, Canada, Alaska, …).
  • Les angiospermes, plantes à graines contenues dans un fruit, se divisent en deux classes :
    • les monocotylédones (à un cotylédon), dont les palmiers font partie, sont très peu utilisées en industrie en raison de leurs structures ; leur emploi reste limité essentiellement pour la confection de sièges et la décoration ;
    • les dicotylédones (à deux cotylédons) sont des végétaux supérieurs. Elles rassemblent les arbres à feuilles larges à nervures ramifiées : les « feuillus ». Elles comptent plusieurs milliers d’espèces dont les bois sont très variés. Leur répartition géographique est complémentaire de celle des résineux. Ils ceinturent les zones tropicales et équatoriales et constituent des massifs dans les zones tempérées.
    • On estime aujourd’hui à plus de 100 000 le nombre d’espèces d’angiospermes.

Dans la classification botanique, chaque classe se subdivise en sous-classes puis en ordres, en familles, en genres et enfin en espèces. La taxonomie (discipline de la biologie) subdivise également l’espèce en sous-unités telles que les sous-espèces (ssp.) ou les variétés (var.).

Ainsi, le hêtre commun (Fagus sylvatica) appartient à la famille des Fagacées, au genre Fagus et à l’espèce sylvatica.

Cycle de vieCycle de vie

CroissanceCroissance
L’arbre est un être vivant. Au cours de son existence, il croît en hauteur et en diamètre jusqu’à sa maturité. Puis, sa croissance se poursuit essentiellement en diamètre. La hauteur, la circonférence et la longévité des arbres sont très variables. Ainsi, le hêtre commun a une longévité de 150 à 300 ans, voire 400 ans, et atteint des hauteurs d’environ 45 mètres.

C’est dans le sol que les racines de l’arbre puisent la sève brute (composée d’eau, d’azote et de sels minéraux). Cette dernière remonte dans le tronc, par l’aubier essentiellement, pour parvenir jusqu’aux feuilles. Au contact de la lumière et de l’air, la sève brute subit alors une série de modifications : la « sève élaborée » est synthétisée. Riche en matières nutritives, elle est élaborée dans les feuilles, grâce à la chlorophylle, par photosynthèse. La fonction de photosynthèse se caractérise par une absorption de carbone et un dégagement d’oxygène. Pendant la journée, ce phénomène domine la fonction de respiration de l’arbre (absorption d’oxygène et rejet de gaz carbonique) tandis que la nuit, le contraire se produit.

Origine géographiqueOrigine

Avant les arbres (organismes ligneux, capables de produire un tronc ramifié), il y a 450 millions d’années, il y avait les algues, les mousses, les fougères, et toutes les plantes « cryptogames », sans fleurs, sans ovules, sans graines. Ces pratiques de reproduction primaires en limitaient l’expansion (l’espèce se reproduisait sur place) et la pérennité (la plantule n’avait pas de réserve pour survivre en dormance). Les arbres sont apparus sur terre à la fin du dévonien (360 millions d’années) et plus abondamment à l’ère carbonifère (qui tire son nom de la capacité des arbres à fabriquer une matière carbonée), il y a 250 millions d’années. Ils résultent d’une évolution capitale, puisqu’ils se reproduisent avec des fleurs et des graines. La graine, transportée par le vent ou les oiseaux, étend l’ère de peuplement. Le pollen résiste aux agressions, à tel point que la microscopie électronique parvient à identifier des pollens très anciens.

Les espèces se côtoyaient sur des continents qui n’étaient pas encore séparés. La dérive des continents isola les espèces qui évoluèrent désormais en parallèle, avec de nettes ressemblances par exemple entre les espèces nord-américaines et les asiatiques (par exemple les platanes d’Occident et d’Orient). L’Europe était isolée.

Quand l’hémisphère nord a été recouvert de glaces au pliocène, jusqu’il y a 10 000 années, les espèces asiatiques et américaines ont eu la possibilité de repousser toujours plus au sud, car la terre était continue. Les arbres européens ont buté sur la mer Méditerranée ou la chaîne pyrénéenne, et, la plupart des espèces se sont éteintes. Seuls survécurent les espèces qui réussirent à gagner l’Asie mineure. Ceci explique que les espèces endémiques européennes sont moins nombreuses que les espèces américaines ou asiatiques. On retrouve des fossiles de liquidambar, de magnolia ou de séquoia, qui attestent de la richesse perdue de la flore européenne. Le platane disparaît d’Europe, et ce sont les platanes d’Occident et d’Orient qui reviendront d’abord dans des jardins, ensuite à travers une espèce hybride, qui se répandit rapidement dans nos villes.

L’introduction des arbres, d’abord utilitaires (comme le figuier, le noyer ou le cerisier), débute avec les conquêtes romaines (les Romains ramènent le cerisier du Pont-Euxin, le pommier et le noyer de Grèce où ils avaient été implantés). Elle se poursuit avec les Croisades (les Croisés ramènent, aux côtés des reliques saintes, le pêcher et l’oranger, dont les fruits étaient connus et fort chers). L’implantation d’arbres exotiques s’accélère avec les grandes expéditions maritimes à partir du XVIIe siècle, non seulement pour leur aspect utilitaire (ailante introduit pour l’élevage du vers à soie) mais aussi pour leur aspect décoratif (platane d’Occident).

BoisBois

Description du bois
Coupe schématique transversale.La coupe schématique transversale de la figure ci-contre permet de distinguer :
  • la moelle ou cœur : au centre de l’arbre. Importante dans les jeunes pousses, elle disparaît souvent avec l’âge pour ne laisser qu’un canal de faible section. La moelle est un ensemble de tissus spongieux qui évoluent en vieillissant.

  • le duramen ou bois parfait forme la masse principale du tronc. Composé de cellules mortes, lignifiées et imprégnées de tanin ou de colorants selon les essences, il se distingue en général de l’aubier par une couleur plus foncée.

  • Arbres. Aubier. Cliquer pour agrandir l'image.L’aubier est formé de couches concentriques de cellules non encore lignifiées formant un bois encore imparfait. Ces couches, dans lesquelles circulent les matières nutritives, se transforment en bois parfait après une période de 4 à 20 ans.

  • le cambium est l’assise génératrice qui donne naissance au bois et au liber secondaires (cambium interne) et au liège (cambium externe). Le liber (phloème) comporte un ensemble de vaisseaux dans lesquels circulent la sève élaborée. Le liber forme la partie interne « vivante » de l’écorce.

  • L’écorce revêt l’arbre et constitue une couche protectrice. Celle-ci est empreinte d’une substance imperméable, la « subérine » (liège), qui protège les couches internes.

Remarque : Les saisons, différenciées dans nos régions, engendrent des couches annuelles qui correspondent à des zones d’accroissement. Grâce à elles, il est possible de déterminer l’âge des arbres.

CultureHistoire, traditions, légendes, mythes …

HistoireHistoire
Les matériaux au Moyen Âge
Arbres. Moyen age. Cliquer pour agrandir l'image.Aux alentours de l’an mil, les hommes connaissaient trois matériaux :
  • La pierre : Robuste, massive, la pierre est l’élément de prédilection pour la construction de forteresses et des cathédrales. Elle nous replonge dans la partie la plus primitive de notre mémoire collective. Mais si la pierre est résistante, elle n’en reste pas moins un minéral brut, arraché aux tréfonds de la Terre.
  • Le métal : Symbole du mal, de la douleur. Le métal avilit tout ceux qui l’utilisent directement. C’est surtout le fer qui était considéré comme le plus pervers.
  • Le bois : Le bois est un matériau vivant, contrairement à la pierre et au métal. L’arbre a grandi et possède des défauts, ce qui le rapproche de l’homme. Le bois a une prédominance indiscutable dans l’échelle des valeurs médiévales.

Dans la symbolique du Moyen Âge, le bois a des effets bénéfiques : le manche de la hache réduit la nocivité du fer de la tête. De la même façon, cette opposition entre métal et bois se retrouve dans celle entre forgeron et charpentier. Le charpentier travaille un matériau noble et pur, le forgeron est une sorte de sorcier vivant dans les feux de l’Enfer (i.e. sa forge). Matériau découle d’ailleurs de materia qui désignait le bois d’œuvre, opposé a lignum, le bois de chauffe.

Les métiers du bois
Le bûcheron est le grand ennemi de la forêt, à la fois bourreau et boucher des arbres. Il est classiquement représenté comme une personne pauvre, voleuse et maraudeuse. De nombreux contes narrent l’histoire de ce bûcheron qui gagne l’estime du Roi par actes de bravoure.

Mais à jamais interdit d’ascension sociale, le charbonnier est un être encore plus honni. À la limite de l’animal, il brûle la forêt là où le bûcheron sue pour y abattre un arbre. On a pu ainsi calculer qu’une fosse charbonnière pouvait détruire jusqu’à 100 hectares de forêt en un mois.

Parfois ces deux personnages démoniaques retrouvent le forgeron qui vient chercher de quoi nourrir sa forge. Ces trois corporations avec le meunier (stockeur et affameur) et le boucher (riche et sanguinaire) forment le groupe des cinq métiers les plus craints et les plus honnis dans la culture paysanne.

Mais il ne faut pas non plus oublier que la paysannerie locale entretenait également des rapports étroits avec la forêt, bien que le développement de notre civilisation rurale se soit faite au détriment des forêts à travers la pression démographique exercée sur celles-ci. Les droits d’usage permettait d’associer les espaces boisées à l’économie rurale ; notamment pour la production de l’indispensable fumure. Les droits d’essartage, d’affouage, de bois mort et de mort-bois, de marronnage, de pâturage et de cueillette inséraient, non sans conflits, la forêt dans les systèmes agraires.

Deux outils : la hache et la scie
Arbres. Moyen age. Cliquer pour agrandir l'image.La hache est à la fois un outil et une arme, mêlant ainsi deux systèmes de valeurs différents. En noblesse, la hache ne cède le pas qu’à l’épée et la lance, les deux armes offensives du chevalier, mais devance les armes des combattants à pied (couteaux, piques, massue, …). C’est une arme-outil facile de fabrication, robuste et qui est depuis longtemps connue. Elle possède une symbolique positive dans l’esprit médiéval, car elle frappe et tranche en s’accompagnant de bruits et d’étincelles comme la foudre qui tombe (Phénomène météorologique fortement appréciée par les peuples indo-européens).

La scie, tout comme le rabot, a une connotation largement négative. Bien que connue depuis la préhistoire, elle reste dans la symbolique médiévale un outil démoniaque. Et bien que dès le XIIe siècle, on trouve en Italie du Nord des scies hydrauliques capables de scier en long, jusqu’au XIVe siècle, de nombreux évêques menacent encore d’excommunication celui qui s’en servirait. Il est à noter que l’on retrouve fréquemment la scie comme instrument de torture des saints dans l’iconographie.

Les griefs contre la scie sont nombreux. Difficile d’emploi et à fabriquer, elle nécessite deux hommes au lieu d’un pour couper un arbre. De plus son entretien est délicat et elle est difficile à réparer. Son utilisation, relativement silencieuse, permet de couper du bois en fraude, chose que l’on ne prenait pas à légère à cette époque.

Mais l’élément déterminant de sa symbolique négative réside dans le principe même de la scie. Elle attaque le bois par frottement, arrachant les fibres et favorisant l’entrée de pourritures. Elle est souvent comparée à la lime en tant qu’outils « féminins », qui comptent sur le temps et la patience pour parvenir à leurs fins.

ReligionsReligions
Le bosquet sacré des Celtes
Les Celtes ont également eu des pratiques religieuses (druidiques) fortement liées à la forêt et aux arbres. Certains rituels se déroulaient dans des bosquets plus ou moins sacrés selon le degré de la décision qui devait être prise. La cueillette du gui sur les branches d’un arbre, représentait également l’acte par lequel le druide prélevait un peu de la puissance de l’arbre (le gui est vert en hiver, signe de vitalité) pour la distribuer aux hommes.
SymbolesSymboles
Symbolique des essences : les bons arbres
Des deux essences les plus représentées en France, qui sont le chêne et le hêtre, il n’est qu’à voir le nombre impressionnant de toponymes qu’elles ont engendrées pour s’assurer de la large approbation dont elles avaient droit de la part du public. Le chêne (Quercus robur et Quercus petrae surtout) est l’arbre gaulois de référence et tout comme le hêtre (Fagus sylvatica), il fournissait une part importante de l’alimentation des animaux.

La châtaignier (Castanea sativa), bien qu’envahissant, avait également la faveur des paysans pour ses fruits si précieux en Automne. Mais l’arbre bénéfique par excellence est incontestablement le tilleul (Tilia cordata). Utilisé dans la pharmacopée pour ses vertus sédatives, on le trouve près des hôpitaux et des maladreries. Le miel issu de ses fleurs passe également pour avoir des vertus bénéfiques sur la santé. On le trouve également près des églises et l’on rend la justice sous ses frondaisons (rôle qu’il partage avec le chêne et L’orme (Ulmus campestris). Son bois est également très apprécié des sculpteurs et des boisseliers pour son grain fin et uniforme.

Le frêne (Fraxinus excelsior), arbre adoré des germains est également un arbre apprécié pour la qualité de son bois. Peut-être peut-on voir dans sa réputation de médiateur entre ciel et terre la raison de son utilisation pour la fabrication d’armes (javelots, lances, flèches).

Enfin le bouleau (Betulus alba), arbre blanc, symbolise le bien et est ainsi utilisé dans la fabrication des verges qui servent à flageller les possédés et les délinquants pour en expulser le mal.

Symbolique des essences : les mauvais arbres
L’if (Taxus baccata), arbre que l’on rencontre fréquemment dans les cimetières était facilement associé à la mort dans la symbolique moyenâgeuse. Sa toxicité est largement vilipendé par les auteurs de toute époque. Il est néanmoins intéressant de constater que son bois, souple et résistant était employé pour la fabrication d’arcs et de flèches. M. Pastoureau se pose ici la question de savoir si cette utilisation était uniquement la conséquence de ses qualités technologiques ou également de sa réputation morbide et toxique.

Le noyer (Juglans regia) figure aussi au nombre des grands réprouvés essentiellement pour sa capacité à inhiber la flore qui pourrait entrer en compétition avec lui. D’où la fameuse superstition qui incite à ne pas dormir sous un noyer, sous peine de nausées, maux de tête et de risquer d’être visité par le Diable. En revanche, tous les produits du noyer (fruits, bois, écorce, feuilles) sont appréciés à juste titre du monde médiéval.

L’aulne (Alnus glutinosa) est également un arbre craint. Il pousse dans les marigots, ses feuilles restent vertes jusqu’à leur chute et il brûle sans fumée. De plus c’est une essence qui « saigne », son bois jaune devenant rouge lorsqu’il est exposé à l’air. Il n’en faut pas plus pour en faire un arbre diabolique ayant partie liée avec les puissances infernales.

D’après un article de Michel Pastoureau
in l’arbre - Histoire naturelle et symbolique du bois et du fruit au Moyen Âge
Ed. Cahiers du Léopard d’Or - 1993

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