 | Le monastère de la Sainte Trinité (Agía Triáda) sur la presqu’île de l’Akrotiri en Crète |  |
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| | | Le monastère de la Sainte-Trinité, ou monastère d’Agia Triada (Μονή Αγίας Τριάδος), est un monastère orthodoxe grec situé sur la presqu’île de l’Akrotiri, dans l’ouest de la Crète, près de La Canée. C’est l’un des complexes monastiques les plus importants datant de la fin de la domination vénitienne en Crète. |
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| | Le monastère d’Agia Triada (Μονή Αγίας Τριάδας) se trouve sur la presqu’île de l’Akrotiri (χερσόνησος Ακρωτηρίου), c’est-à-dire la presqu’île du Cap, à environ 12 km, à vol de corbeau, au nord-est de la ville de La Canée, et à 2,5 km au nord de l’aéroport international de La Canée ; le bâtiment du monastère est visible depuis les avions qui atterrissent à La Canée. Le monastère est situé à 4,4 km au sud-ouest du cap Malécha (ακρωτήρι Μαλέχα), le cap qui a donné son nom à la presqu’île ; le monastère est bâti au lieu-dit Tzobomylos (Τζομπόμυλος), au pied du massif montagneux de Stavros. Pour atteindre le monastère, depuis la ville de La Canée, sortir de la ville par le quartier de Chalépa, au nord-est, de la ville, puis prendre la direction de l’aéroport en empruntant la route nationale ΕΟ94 ; à Mouzouras bifurquer à gauche sur la route provinciale Επ40 en direction du monastère, en suivant les panneaux routiers parfois marqués « Moni Tzangarolon » (Μόνη Τζαγκαρόλων), le monastère des Zangaroli. La route traverse les oliveraies cultivées par les moines puis suit une longue allée rectiligne, bordée de cyprès, au bout de laquelle apparaît l’impressionnant bâtiment rose-orangé du monastère. Aller au monastère d’Agia Triada avec Google Maps (35.561304, 24.135274). La communauté monastique d’Agia Triada constitue une localité faisant partie de la communauté locale de Mouzouras (Κοινότητα Μουζουρά). |
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| | Le monastère d’Agia Triada se présente comme un grand quadrilatère, à peu près rectangle, d’environ 52 m de largeur sud – nord et 87 m de longueur ouest – est, qui présente un aspect fortifié ; les façades principales du monastère et de l’église du monastère sont exposées à l’ouest-sud-ouest. Le monastère est construit sur une pente, à environ 80 m d’altitude, au piémont sud-ouest du promontoire du cap Malécha (ακρωτήριο Μαλέχα) qui culmine à environ 375 m.Le monastère de la Sainte-Trinité est bâti en pierres locales de la nappe de phyllite-quartzite qui couvre la partie nord de la presqu’île de l’Akrotiri ; cette pierre présente une agréable couleur rose-orangé. L’architecture générale du monastère, ainsi que l’architecture de l’église principale et de la chapelle, aurait été inspirée par les travaux de l’architecte et sculpteur du XVIe siècle, originaire de Bologne, Sebastiano Serlio (1475 – 1554), notamment son « Livre VII » (Libro VII) sur la construction d’un édifice sur un terrain en pente, livre publié à Francfort en 1575, vingt ans après sa mort. La cour intérieure du monastère est surélevée par rapport au parvis situé devant l’entrée ; pour cette raison, l’aile ouest du monastère présente trois niveaux de planchers à l’extérieur, et seulement deux niveaux de planchers depuis la cour intérieure. Les niveaux inférieurs constituent des entresols, couverts de voûtes, qui ne sont éclairés que par des soupiraux donnant sur l’extérieur du monastère ; on y trouve par exemple le moulin à huile, le pressoir à raisins, la vaste cave à vin et d’autres entrepôts pour les produits agricoles. Au milieu de cette aile ouest se trouve un escalier monumental qui permet de monter au niveau de la terrasse intérieure à laquelle on accède par un porche ; deux autres entrées, latérales, permettent également d’accéder à la cour.
Au centre de la cour intérieure dallée se dresse le catholicon du monastère, l’église de la Sainte-Trinité ; les cellules des moines se trouvent principalement dans l’aile ouest du monastère, mais aussi dans les ailes nord et sud, ainsi que les logements des pèlerins ; le presbytère de l’higoumène, c’est-à-dire l’abbé du monastère, est à présent situé sur deux étages au coin sud-ouest du monastère. L’ancien presbytère a été transformé en bibliothèque qui se trouve dans la partie orientale de l’aile nord.
| Légende du plan du monastère d’Agia Triada :1 : Entrée principale (Κεντρική είσοδος). 2 : Église abbatiale (Καθολικό). 3 : Chapelle du Christ-Sauveur (Ναός Σωτήρος Χριστού). 4 : Presbytère de l’higoumène (Ηγουμενείο). 5 : Ossuaire (Οστεοφυλάκιο). 6 : Ancienne école ecclésiastique (Παλαιά εκκλησιαστική σχολή). 7 : Bibliothèque (Βιβλιοθήκη). 8 : Cellules monastiques (Κελιά). 9 : Bureau (Γραφεία). 10 : Cave à vin (Κελάρια κρασιού). 11 : Ancien moulin à huile (Παλαιό Ελαιουργείο). 12 : Musée (Μουσείο). 13 : Exposition de produits (Έκθεση προϊόντων). 14 : Cellier (Κελάρι). 15 : Salle de dégustation de vin (Χώρος γευσιγνωσίας κρασιών). |
| | | Le monastère patriarcal d’Agia Triada est l’un des complexes monastiques les plus importants datant de la fin de la domination vénitienne de la Crète ; il a joué un rôle majeur dans l’histoire et l’éducation de l’île. À l’emplacement du monastère de la Sainte-Trinité, au lieu-dit Tzompomylos (Τζομπόμυλος), existait auparavant un petit monastère, dédié aux Saints Apôtres, fondé par le moine Joachim Sofianos (Ιωακείμ Σοφιανός) ; après la mort de ce moine, le monastère tomba en déshérence. En 1611, les autorités ecclésiastiques confièrent au moine Jérémie Zangaroli (Ιερεμίας Τζαγκαρόλί) la tâche de reconstruire ce monastère ; Jérémie Zangaroli était un hiéromoine, c’est-à-dire un moine ordonné prêtre, du monastère Sainte-Dominique (Μονή Αγίας Κυριακής) situé à Varypétro (Βαρύπετρο), près de Thérissos (Θέρισο), à environ 6,5 km au sud-sud-ouest de La Canée ; le monastère d’Agia Kyriaki était un métoque du monastère de Chryssopygi (Μονή Χρυσοπηγής) (« la Source d’Or »), situé à environ 3 km au sud de La Canée. Geremia Zangaroli était issu d’une grande famille créto-vénitienne convertie à la foi orthodoxe, mais influente auprès de tous les chrétiens de la province, tant orthodoxes que catholiques ; le patronyme « Zangaroli » serait une variante du nom « Giancarolo » (« Jean Charles »). Jérémie Zangaroli était un érudit, féru de culture grecque et latine, et avait été un ami proche de Mélèce Pigas (Μελέτιος Πηγάς) (1550 – 1601), patriarche d’Alexandrie, originaire de Candie ; il possédait des connaissances en architecture et décida d’édifier sur le site un complexe monastique plus vaste, dont il dessina lui-même les plans ; le moine s’inspira, pour la conception et la construction du monastère, des travaux de l’architecte bolonais Sebastiano Serlio. Jérémie Zangaroli mena activement la construction du monastère ; seulement deux ans après le début des travaux, en 1613, la cave à vin était achevée, comme l’indique la date gravée sur le linteau de la porte d’entrée de cette cave ; en 1632, le portail d’entrée du monastère était achevé.
Après la mort de Geremia Zangaroli, survenue en 1634, son frère, également moine, Laurentio Zangaroli (Λαυρέντιος Τζαγκαρόλί), poursuivit les travaux de construction du monastère. C’est pour cette raison que le monastère est couramment nommé « Monastère de la Sainte-Trinité des Zangaroli » (Μονή Αγίας Τριάδας των Τζαγκαρόλων / Moní Agías Triádas ton Tzankarólon), parfois translittéré « Jagarolon », « Tzagarolon », « Tsangarolon » … On rencontre aussi la graphie « Agias Triados » (Μονή Αγίας Τριάδος) dans le nom officiel du monastère ; « τριάδος » est le cas génitif du terme grec ancien « τριάς », qui signifie « triade », qui désignait, au VIe siècle, la doctrine chrétienne d’un Dieu en trois personnes distinctes. Il ne faut pas confondre le monastère d’Agia Triada avec une autre attraction culturelle crétoise, la villa antique d’Agia Triada, située dans la plaine de la Messara, dans le sud de la Crète. En 1645, la chute de La Canée aux mains des Ottomans entraîna l’arrêt du chantier, alors parvenu à la base du grand dôme du catholicon. Durant l’occupation turque, le monastère Aya Triada Manastırı, surnommé « Selvili Manastir » (« le Monastère aux Cyprès »), traversa des périodes difficiles, comme en témoignent les documents et les récits de voyageurs de l’époque, mais prospéra cependant. Lors du soulèvement crétois de 1821, les moines durent abandonner le monastère sans avoir pu dissimuler les précieux objets du patrimoine ; ces trésors furent pillés par les Turcs, ou brûlèrent lorsque le bâtiment fut incendié ; selon des témoignages oculaires, la chaleur dégagée par les flammes à l’intérieur de l’église était si intense que les chandeliers en bronze fondirent comme de la cire. Neuf ans après la fin du soulèvement de 1821, en 1833, les Ottomans autorisèrent les moines Kalliopios (Καλλιόπιος) et Grigorios (Γρηγόριοv) à restaurer le monastère et à achever le catholicon du monastère avec la construction du grand dôme et des chapelles latérales et de leur dôme ; la nouvelle iconostase fut construite en 1836. Au cours du XIXe siècle, le monastère d’Agia Triada acquit d’importants domaines et posséda de nombreux métoques, certains aussi éloignés qu’à Smyrne, en Anatolie. Le monastère abrita une école de théologie dans l’aile orientale du bâtiment. En 1864 le campanile fut construit au milieu de l’aile occidentale, au-dessus du porche d’entrée. À partir de 1892, l’école de théologie de l’aile orientale du monastère devint un séminaire qui fonctionna jusqu’en 1905.
Après l’occupation de la Crète par les Allemands, en juin 1941, la Wehrmacht installa dans l’école du monastère une école d’artillerie antiaérienne en 1942, puis y cantonna entre 150 et 200 soldats en 1944. Le monastère d’Agia Triada apparaît dans une séquence du film « Zorba le Grec » (Αλέξης Ζορμπάς) réalisé en 1964 par le cinéaste Michel Cacoyannis (Μιχάλης Κακογιάννης). Dans cette séquence, Zorba, interprété par Anthony Quinn (Άντονι Κουίν), dérobe une cruche de vin aux moines du monastère, puis se lie d’amitié avec eux et les enivre ; on aperçoit aussi la superbe façade de l’église du monastère. D’autres scènes du film furent tournées à Stavros, à La Canée et à Kokkino Chorio.
De nos jours le monastère de la Sainte-Trinité continue de jouer un rôle important dans la vie religieuse et économique de la Crète. L’afflux de visiteurs et les soins attentifs apportés par la communauté monastique, en collaboration avec les services locaux chargés des antiquités byzantines et post-byzantines, font de ce monastère l’un des monuments les plus emblématiques de la province. Le monastère possède le statut de monastère patriarcal et stavropégiaque, ce qui signifie qu’il est placé sous l’autorité directe du Patriarcat œcuménique de Constantinople (Ιερά Πατριαρχική και Σταυροπηγιακή Μονή Αγίας Τριάδος Τζαγκαρόλων). |
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| | On entre dans le monastère d’Agia Triada par l’imposante façade occidentale du monastère, large d’une cinquantaine de mètres ; cette façade, à l’architecture soignée, présente une ordonnance géométrique austère, reflétant les canons esthétiques du maniérisme, où transparaît l’influence de l’architecte bolonais Sebastiano Serlio ; cependant cette façade a été quelque peu modifiée par des extensions réalisées durant l’occupation ottomane. On peut remarquer que cette façade ouest présente trois niveaux de planchers : un entresol éclairé par des soupiraux, un rez-de-chaussée, situé au niveau de la cour intérieure du monastère, et un étage. Un escalier monumental d’une vingtaine de marches permet de monter au niveau de la cour intérieure (n° 1 sur le plan). En haut de l’escalier se trouve un palier depuis lequel on peut admirer le portail monumental de style classique, construit en 1631, selon la date gravée en numération alphabétique sur le fronton du portail ; l’encadrement en pierre du portail, réalisé en pierre locale, s’inspire d’un modèle de Sebastiano Serlio, présenté dans son ouvrage « Extraordinario Libro », publié à Lyon en 1551. De part et d’autre du portail se dressent deux paires de grandes colonnes ioniques soutenant l’entablement ; au-dessus du portail, deux autres paires de colonnes corinthiennes, plus petites, encadrent un arc en plein cintre. Au sommet et au centre de la composition architecturale figure un grand fronton, surmontant une inscription en grec. Deux frontons plus petits ont été érigés au-dessus des colonnes corinthiennes.
On pénètre dans la cour intérieure par un porche. Deux entrées voûtées mènent respectivement au moulin à huile (n° 11 sur le plan) et à la cave à vin (n° 14 sur le plan), tandis qu’une autre, située à un niveau inférieur, donne accès à un espace voûté doté d’une source pour l’abreuvement du bétail. Le côté sud de l’aile ouest abrite aussi le grand réfectoire.
Au-dessus du porche se dresse un haut campanile élancé, de style classique italien, mais construit tardivement, en 1864. |
| | Une fois entré dans la cour intérieure par le couloir voûté, on se trouve face au catholicon (καθολικό), c’est-à-dire l’église principale du monastère dont la façade d’entrée est orientée à l’ouest, comme celle du monastère (n° 2 sur le plan du monastère). Le catholicon d’Agia Triada présente un plan au sol en forme de croix, dans le style byzantin, évoquant l’architecture des églises des monastères du mont Athos, avec trois sanctuaires, trois dômes et trois absides. La nef principale (n° 8) est couverte par un dôme plus grand que les dômes des chapelles latérales (n° 3 et n° 4). Les différentes phases de construction ainsi que les mentions portées sur les inscriptions attestent que le dôme principal et les deux chapelles latérales, et leur dôme, ont été édifiés au cours du XIXe siècle, après 1833.
Devant la nef principale et les deux chapelles latérales se trouve un narthex, perpendiculaire à la nef principale ; ce narthex est couvert d’une terrasse à laquelle il est possible d’accéder par un escalier latéral situé sur le côté gauche de l’église (n° 10). L’édifice, bâti en pierre taillée locale, constitue l’un des exemples les plus marquants de la Renaissance crétoise. | Légende du plan de l’église d’Agia Triada (Ναός Αγίας Τριάδας των Τζαγκαρόλων) :1 : Entrée principale (Κεντρική είσοδος). 2 : Façade (Πρόσοψη). 3 : Chapelle latérale de la « Source de Vie » (Παρεκκλήσιο Ζωοδόχου Πηγής). 4 : Chapelle latérale Saint-Jean le Théologien (Παρεκκλήσιο Αγίου Ιωάννη Θεολόγου). 5 : Petite citerne (Μικρή Δεξαμενή). 6 : Temple (Τέμπλο). 7 : Sanctuaire latéral (Ιερό). 8 : Église principale (Κυρίως ναός). 9 : Sanctuaire principal (Ιερή Πρόθεση και Διακονικό). 10 : Escalier extérieur menant à l’étage supérieur (Εξωτερική σκάλα προς τον επάνω όροφο). | _small.jpg) | L’élégante façade de l’église d’Agia Triada présente quatre colonnes engagées, de style toscan, qui encadrent le portail et les deux fenêtres (n° 2 sur le plan de l’église). Le portail lui-même est encadré par des colonnes engagées plus petites, de style corinthien ; ces colonnes soutiennent une architrave surmontée d’un fronton triangulaire (n° 1 sur le plan de l’église).Une inscription de fondation figurant sur la façade, rédigée à gauche en grec et à droite en latin, attribue la construction de l’église aux frères Hieremias et Lavrentius en 1634, en numération alphabétique : ͵α χʹ λʹ δʹ, soit 1 000 + 600 + 30 + 4. | _small.jpg) | | Un narthex se trouve entre la façade et la nef principale de l’église. On peut monter sur le toit en terrasse du narthex par un escalier latéral. Deux portes latérales permettent d’entrer dans l’église par le narthex. | _small.jpg) | | L’intérieur de l’église, de plan cruciforme, est plutôt sobrement décoré, avec des motifs décoratifs qui relèvent de la tradition occidentale ; au plafond, de couleur bleu nuit, semblent scintiller des étoiles dorées. | _small.jpg) | | La nef principale est flanquée de deux chapelles latérales, chacune couverte d’un dôme plus petit que le dôme central ; la chapelle latérale de gauche, côté nord, est dédiée à la Vierge, Source de Vie (Ζωοδόχος Πηγή / Zoodóchos Pigí) (n° 3 sur le plan de l’église). | _small.jpg) | | La chapelle latérale de droite, sur le côté sud, est dédiée à saint Jean le Théologien (Άγιος Ιωάννης ο Θεολόγος / Ágios Ioánnis o Theológos), c’est-à-dire saint Jean l’Évangéliste (n° 4 sur le plan de l’église). | _small.jpg) | | La nef centrale est dédiée à la Sainte-Trinité (n° 8 sur le plan de l’église). | _small.jpg) | | L’iconostase de l’église d’Agia Triada est en bois sculpté et doré (n° 6 sur le plan de l’église). Cette iconostase, d’une grande finesse, a été construite en 1836, pour remplacer l’iconostase brûlée par les Turcs pendant le soulèvement de 1821 ; la plupart de ses icônes auraient été peintes, vers 1845, par l’iconographe Merkourios Sigalas (Μερκούριος Σιγάλας), originaire de Santorin (Σαντορίνη) ; ces icônes s’inscrivent dans la tradition crétoise de l’époque tout en manifestant de nettes influences baroques. | _small.jpg) | | L’iconostase masque le sanctuaire de l’église logé dans les trois absides de l’édifice (n° 9 sur le plan de l’église). | _small.jpg) |
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| | | La cour intérieure abrite une vaste citerne souterraine destinée à recueillir les eaux de pluie provenant des bâtiments environnants. | _small.jpg) |
| | | | L’aile nord abrite la bibliothèque du monastère, qui est installée dans l’ancien presbytère, c’est-à-dire dans les anciens appartements de l’higoumène du monastère (n° 7 sur le plan), situé dans la partie orientale de l’aile nord. Cette riche bibliothèque, contenant des ouvrages rares, constituait une ressource pour l’école de théologie puis pour le séminaire qui fonctionnèrent dans le monastère. | _small.jpg) |
| | L’aile orientale du monastère est en grande partie par un vaste bâtiment qui hébergea une école de théologie, entre 1833 et 1892, puis un séminaire, entre 1892 et 1905 (n° 6 sur le plan). En 1942, l’armée d’occupation allemande y installa une école d’artillerie antiaérienne, les unités de la FLAK étant particulièrement nombreuses dans la zone de la rade de Souda._small.jpg)
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| | | Au coin sud-est du monastère se trouve la chapelle du Christ Sauveur (n° 3 sur le plan) ; on peut y accéder par l’allée qui longe l’aile sud du monastère. La chapelle du Christ Sauveur a été construite au-dessus de l’ossuaire du monastère. Il s’agit d’une petite église à nef unique avec un dôme et des éléments de style Renaissance sur sa façade. Le cadre de la porte suit un dessin de l’architecte italien Sebastiano Serlio ; les armoiries de la famille Zangaroli sont sculptées sur le linteau de la porte. L’iconostase est datée du XVIIe siècle, mais avant l’occupation de la Crète par les Ottomans ; c’est l’une des rares iconostases de cette époque encore conservée sur l’île ; la croix au sommet de l’iconostase aurait été peinte par le prêtre Emmanuel Skordilis (Εμμανουήλ Σκορδίλης).
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| | Le monastère d’Agia Triada comprend un musée d’art sacré situé sous l’aile occidentale (n° 12 sur le plan), sur le côté droit de la cour intérieure ; ce musée présente des vêtements sacerdotaux, des objets liturgiques, des croix, des vases en argent, des parchemins, des codex, et surtout de précieuses icônes datant du XVIe siècle au XVIIe siècle. Parmi les objets liturgiques, on remarque dans une vitrine un hélito (ειλητό), c’est-à-dire une nappe de lin destinée à recouvrir l’autel ; cet hélito, brodé à la main au XIIe siècle, représente le saint Sépulcre, c’est-à-dire le tombeau du Christ.
Le musée conserve un manuscrit sur rouleau de parchemin, daté du XIIe siècle, contenant la liturgie de saint Basile (Άγιος Βασίλειος). Le musée présente aussi un codex autographe de Jérémie Zangaroli (Ιερεμίας Τζαγκαρόλί), le fondateur du monastère, provenant de la bibliothèque ; un codex est un ensemble de feuilles manuscrites reliées. Parmi les pièces remarquables figure une icône portative de saint Jean le Théologien, plus connu dans l’église latine sous le nom de saint Jean l’Évangéliste, datant du début du XVIe siècle, vers 1500. Une autre icône remarquable est un « Jugement Dernier », ou « Seconde Parousie » (Δευτέρα Παρουσία), œuvre d’Emmanuel Skordilis (Εμμανουήλ Σκορδίλης), l’un des artistes les plus importants du XVIIe siècle, né à La Canée, qui se réfugia à Milos, dans les Cyclades, après la conquête de la Crète par les Ottomans. Comme autres œuvres de Skordilis on peut voir le « Christ en Majesté » (Χριστός ένθρονος) et la « Source de Vie » (Ζωοδόχος Πηγή). Une autre icône du XVIIe siècle, mais d’un auteur inconnu, l’icône de saint Nicolas, mérite l’attention. | _small.jpg) |
| | Le monastère d’Agia Triada possède de vastes terres agricoles, couvertes notamment d’oliveraies, d’orangeraies et de vignes, cultivées par les moines ; des outils traditionnels utilisés pour ces cultures et pour la production de vin, de raki, d’huile d’olive, de vinaigre, de miel et cetera, sont exposés dans une sorte de musée agricole situé à l’entresol, sur le côté gauche de la cour (n° 13 sur le plan).À côté du musée agricole se trouve le cellier (n° 14 sur le plan) où sont vendus les productions du monastère, qui sont considérés comme des produits biologiques de première qualité qui sont commercialisés sous la marque Vinolio Creta. On peut aussi commander les produits à distance en contactant Vinolio Creta : Téléphone : 00 30 28210 635 71 Adresse de courriel : info-mepe@vinolio.gr | |
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| | | Visite du monastère d’Agia Triada :Depuis l’aéroport de La Canée, près de la localité de Mouzouras (Μουζουράς), prendre la route provinciale Επ40 en direction du nord-ouest ; le monastère est à environ 7 km par la route. Horaires d’ouverture : le monastère est réputé ouvert tous les jours, du lever du soleil au coucher du soleil ; en été, de 8 h à environ 19 h. Prix d’entrée : 3 €. Téléphone : 00 30 28210 635 72 |
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