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Les champignons (Mycota)

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PhotosPhotos

Champignons.

PrésentationPrésentation

GénéralitésGénéralités
Autrefois classés parmi les végétaux, les champignons sont aujourd’hui érigés en règne fongique. Cet organisme est dépourvu de tiges, de feuilles et de racines. Ses cellules végétatives (thalles) ne forment pas de tissus comme les végétaux mais des filaments : le mycélium. La reproduction s’effectue grâce aux spores.

Un ensemble de plusieurs dizaines de milliers d’espèces situé entre les végétaux inférieurs, les algues, auxquelles ils seraient d’ailleurs apparentés, et les animaux inférieurs comme les Protozoaires. Il s’agit donc bien d’un règne à part, le 5ème règne, au même titre que les animaux, les végétaux, les protistes et les protocaryotes.

Ce sont des Thallophytes dont l’appareil végétatif ou thalle, ne porte ni feuilles, ni racines, ni fleurs, et ne comporte pas de vaisseaux ligneux. Le caractère qui rapproche les champignons du règne animal, c’est la présence dans la membrane mycélienne, d’une substance : la chitine en quantité faible, 3 à 6 %, qui se trouve chez les animaux (insectes notamment).

ClassificationClassification

Règne : fonges (Fungi)Sous-règne : champignons (Mycota)Super-division :Division :

Noms européensNoms européens

AlbanieAllemagnePilzenAngleterremushroomsArménie
Pays basqueBiélorussieBrezhonegfungoBulgarieгъби
CatalognefongsChyprioteCorsuCroatiegljive
DanemarksvampeGaeidhligagairgEspagnehongosEstonie
FøroysktsopparFinlandesienetFrançaischampignonsFrysk
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Pays-BasschimmelsPolognegrzybyPortugalfungosRoumanieciuperci
RussieгрибыSerbieSlovaquieSlovéniehuby
SuèdesvamparTchéquiehoubyUkraïneгрибиEmpire romainMycota

ÉtymologieOrigine du nom

Étymologie latineÉtymologie latine
Mycota : du grec mukê : champignon.
Étymologie françaiseÉtymologie française
Champignon, nom masculin, de l’ancien français champegnuel (campegneus XIIe siècle) ; latin populaire (fungus) campaniolus « (champignon) des champs ».

Du bas latin campinio : qui vit dans les champs.

Il n’est pas d’étymologie plus controversée que celle du mot « champignon ».

Le mot « champignon » lui-même vient peut-être de :

  • « capillamentis », mot latin datant de -78, que l’on trouve chez Pline où il désigne le chevelu capillaire du « mycélium », organe végétatif souterrain des champignons.
  • « ciupercilor » en roumain actuel, issu directement du latin, veut dire champignon.

Une autre étymologie est possible :

  • « campana » en latin classique qui voulait dire « cloche ». Peut-être a-t-il été attribué à certains champignons dont le chapeau est en cloche.
  • « campinione » en italien actuel veut dire champignon.
  • « champignon » est le mot français actuel le plus général pour désigner l’immense ensemble de ces Cryptogames, visibles ou non à l’œil nu, moisissures microscopiques comprises qui sont aussi des champignons.

IdentificationIdentification

Planche de champignons. Cliquer pour agrandir l'image.Planche de champignons. Cliquer pour agrandir l'image.

RacineMycélium

Description
La partie végétative des champignons (invisible) est composée d’un ensemble de filaments très ténus appelés mycéliums. Ce mycélium, lorsque les conditions sont propices va donner naissance, qui à une amanite, qui à une morille, qui à un polypore.

ChapeauChapeau

Diamètre du chapeauDiamètre du chapeau
Forme du chapeau du champignonForme du chapeau
La partie visible est appelée sporophore (on utilise aussi parfois le terme de carpophore). Elle comporte une partie fertile appelée hyménium et qui va produire les spores (le noyau de notre cerise), cette « graine » microscopique par germination va donner naissance à un mycélium primaire à un seul noyau, puis à un mycélium secondaire qui contient des cellules à 2 noyaux, lequel va donner naissance à un sporophore (il s’agit là d’un schéma simplifié à l’extrême du cycle de vie du champignon).

La reproduction parmi le règne fongique pouvait être totalement asexuée. À contrario chez certaines espèces, dites « tétrapolaires » (chez les champignons on ne parle pas de sexe mais de polarité) il faut quatre spores de pôle différent pour que les mycéliums primaires se marient et donnent lieu à un mycélium fertile. Partant, la reproduction de ces espèces est rendue très compliquée, et c’est sans doute là la raison pour laquelle les champignons produisent une quantité invraisemblable de spores. Enfin précisons que la partie fertile des champignons peut être externe (protégée de la pluie chez les espèces à chapeau, ou exposée aux éléments chez les clavaires ou chez les ascomycètes) ou interne (c’est le cas des gastéromycètes). La dispersion des spores s’effectuent selon plusieurs façons. Elles sont livrées au vent dans la plupart des cas, mais chez les phalacées, la dispersion des spores se fait grâce aux mouches qui ingèrent le liquide nauséabond secrété par ces espèces, lequel contient les spores mûres, et les répandent dans leurs excréments. Les coprins quant à eux s’auto-digèrent et fondent en encre, ce qui entraîne les spores dans le sol.

Couleur du chapeau du champignonCouleur du chapeau
Surface du chapeau du champignonSurface du chapeau
La cuticule du chapeau (c’est à dire la surface supère externe) se compose d’hyphes articulées entre-elles selon divers arrangements. On distingue ainsi :
  • Les cuticules filamenteuses faites d’hyphes cloisonnées, en général couchées ou orientées radialement, tantôt enchevêtrées ;
  • Les cuticules hyméniformes ou palissadiques, dont les éléments sont disposés verticalement les uns à côté des autres.
Marge du chapeau du champignonMarge du chapeau
DessousFace inférieure
La forme morphologique, c’est à dire extérieure, paraît secondaire au regard de la complexité de l’organisation de sa structure. En effet, les organes essentiels, sont à l’échelle microscopique. Ce sont eux qui ont permis la classification de nombreuses espèces. Une remarque s’impose : c’est improprement que l’on utilise le mot « tissu ».

Appliqué aux champignons, un « tissu » se forme par cloisonnements en tous sens. « Cellule » ? non plus, puisque les cellules sont d’un type particulier, elles peuvent en effet renfermer plusieurs noyaux. Alors disons que l’article fondamental des champignons est l’hyphe, sorte de filament cloisonné. Ces hyphes sont de plusieurs catégories suivant les espèces :

  • Les hyphes fondamentales de grande taille
  • Les hyphes génératrices ou connectives, fines et grêles
  • Les hyphes oléifères et lactifères contenant diverses substances huileuses liquides ou latex qui peuvent s’écouler lorsqu’on brise le champignon (exemple : les lactaires).

Dans la famille des Russulacées, ce sont des cellules rondes appelées sphérocystes qui sont mêlées à des hyphes connexives grêles orientées en tous sens.

L’hyménium, c’est à dire la partie fertile du champignon (les lames, les tubes …) se compose chez les « basidiomycètes» de basides, de forme généralement clavées, et portant à leur extrémités des stérigmates qui portent les spores (les basides comptent en majorité 4 stérigmates et produisent donc chacune 4 spores), et de cellules stériles appelées cystides. Ces dernières empruntent de très nombreuses formes et leur observation au microscope et parfois déterminante dans la détermination d’une espèce. Parmi les cystides, les unes ont une paroi épaisse et peuvent présenter à leur sommet des amas d’oxalate de calcium ; les autres ont une paroi mince, leur forme est variée : en bouteille, en forme de poire, en brosse… Les cystides ne se trouvent pas uniquement dans l’hyménium : elles sont présentes à la fois en haut du pied (on les appelle caulocystides), parfois même jusqu’en bas (chez les inocybes) ou encore sur le chapeau parmi les cellules de la cuticule (on parle alors de piléocystides ou dermatocystides).

Chez les « ascomycètes », les éléments fertiles enfermant les spores se présentent généralement sous la forme d’un sac allongé appelé asque Ceux-ci renferment bien souvent 8 spores. Ces asques, soit se déchirent à leur sommet pour laisser échapper leur spores, soit libèrent celles-ci grâce à l’ouverture d’un clapet ou opercule. Les éléments stériles de l’hyménium sont appelés paraphyses. Ce sont souvent des éléments allongés, grêles, cloisonnés ou non, cylindriques ou renflés à leur sommet.

Taille des lames ou pores
Forme des lames ou pores
Couleur des lames ou pores
Espacement des lames ou pores

SporesSpores

Dimension des sporesDimension des spores
Enfin, la spore est un petit corps microscopique qui permet la propagation de espèces (c’est au champignon ce qu’est le noyau au cerisier). Elle revêt beaucoup de formes différentes, mais pour la plupart des espèces elle est ronde, ovoïde, elliptique ou fusiforme. Sa taille est généralement comprise entre 4 et 20 microns.
Forme des spores
Une spore est constituée d’une masse de protoplasme contenant un ou plusieurs noyaux accompagnés de gouttes huileuses ou « guttules). Elle est tantôt lisse, tantôt ornementée de verrues, d’épines etc. …

L’observation de la taille, de la forme et de la surface des spores d’une espèces sont de précieux caractères participant à la détermination ou à la confirmation microscopique d’une espèce.

Couleur de la sporée

Cycle de vieCycle de vie

CueilletteSaison de fructification
La saison des champignons se prolonge plus ou moins tard suivant les années ; les premières gelées en marquent la fin. Les mycéliums sont en effet très sensibles au froid qui arrête leur activité et s’oppose au développement des réceptacles. Évidemment, la résistance au froid varie selon les espèces : on peut apercevoir bien après les premières gelées, des espèces du genre pleurotus, le pied bleu (Lepista nuda), etc. … En outre ceci est valable pour nos régions alors que sous les climats doux et humides, on peut rencontrer des champignons toute l’année.
MoisIIIIIIIVVVIVIIVIIIIXXXIXII
Fructification
Champignon mycorhiziqueForme de fructification
Tandis que les végétaux verts fabriquent de la chlorophylle, dont le rôle est de décomposer l’acide carbonique de l’air, ou de l’eau, pour en retenir le carbone indispensable à leur croissance et à leur nutrition, les champignons quant à eux ne produisent pas de chlorophylle. Ils se trouvent donc dans l’incapacité d’assimiler directement le carbone minéral du milieu extérieur.

Par conséquent, ils sont obligés d’emprunter le carbone à des substances où il existe déjà sous forme d’hydrates de carbones, ou glucides. Ils se comportent donc en menant une vie hétérotrophe, contrairement aux végétaux supérieurs qui sont autotrophes. Incapables de photosynthèse, ils ont adopté leur mode de vie afin de trouver dans leur environnement les matières organiques préformées nécessaires à leur croissance. Trois comportements répondent à ce souci :

  • Le saprophytisme : ici les champignons puisent leur nourriture sur de la matière organique morte ou inerte. On trouve ici les espèces venant sur excréments (cas de nombreux petits ascomycètes), litières de feuilles mortes, débris végétaux, animaux morts (cas des cordyceps) .
  • Le parasitisme : c’est à dire la digestion de matières organiques préformées vivantes au détriment d’un hôte, lequel peut être un animal, un végétal (cas de nombreux polypores), ou encore un autre champignon (cas des Nyctalis ou encore de la volvaire élevée (Volvariella surecta).
  • La symbiose : ils s’associent ici à un végétal (un arbre le plus souvent) par le biais de leur mycélium. Ils fournissent ainsi à ces êtres autotrophes des éléments tels que des sels minéraux, ou encore des métabolites. En échange ils reçoivent d’eux du carbone organique ou encore de l’azote.

Les champignons présentent certaines particularités qu’on ne retrouve pas (ou très rarement) chez les autres règnes parmi les êtres vivants : en premier lieu, la possibilité de reproduction asexuée ; en second lieu, la présence de sucres spéciaux (tréhalose, mannitol). Constitués à 80 % d’eau, ils possèdent une faible valeur nutritive : ils sont toutefois riches en matières azotées, albuminoïdes, hydrates de carbone.

Utilisation médicinaleUtilisations

Médicinales
Leur utilité est incontestable :
  • Sans eux, pas d’arbres, pas de forêt (ils digèrent les feuilles mortes et le bois). À tout le moins l’absence du bénéfice des associations symbiotiques rendraient certainement la forêt plus vénérable.
  • Dans l’industrie : ils servent à la fabrication de nombreuses levures, sont utilisés en sylviculture (les pépiniéristes commercialisent des arbres mycorhizés qui croissent plus vite que les autres)
  • En médecine : ils entrent dans la composition d’innombrables antibiotiques d’origine fongique, ex : pénicilline, sténomycine, etc. …

À l’inverse, les champignons peuvent s’avérer dangereux. On sait bien sûr que certaines espèces sont de redoutables toxiques, parfois mortelles. On sait moins en revanche que les champignons sont parfois les agents responsables de diverses maladies :

  • Chez l’homme : le muguet du nourrisson, l’épidermophystie inter-digitale, les mycoses etc.
  • Chez les poissons : la saprolégnose (parasites saprolégniale)
  • Chez les insectes : l’entomophtorale,
  • Chez les plantes : les rouilles, le charbon de la vigne (oïdium) ; phycomycètes du blé, du maïs, le mildiou de la pomme de terre etc. …

Les moisissures n’épargnent guère nos meilleurs aliments, les mucorales. Certaines espèces de champignons sont vraiment néfastes pour les arbres et les bois de construction. Ainsi parmi les Tricholomaceae, l’armillaire couleur de miel ou « souchette » (Armillariella miellea) s’attaque à presque toutes les espèces d’arbres vivants ou morts : le chêne, le noyer, ou le sapin attaqué périra infailliblement. Vis à vis du bois de construction, l’ennemi principal est le mérule domestique (Meriulus lacrymans), qui a pour cible les charpentes ou encore les parquets des maisons. La pourriture qu’il provoque pénètre le bois en profondeur et peut être responsable de l’effondrement de charpentes entières. Il se présente sous la forme de larges plaques floconneuses, à croûte épaisse, charnue, spongieuse, de couleur jaune rouillée, avec seulement la marge blanche. Le traitement consiste à appliquer un mélange de chlorure de zinc, de bichromate de potassium et de sulfate de cuivre.

À part quelques éléments parasites malfaisants, les champignons, dans leur immense majorité, contribuent à l’équilibre de la nature. Il faut garder à l’esprit que les champignons sont liés à la flore et à la végétation phanérogamique, et surtout avec la nature des essences forestières de chaque contrée. L’influence de la nature du sol n’est pas toujours directe, mais n’est qu’une répercussion de son action sur la végétation forestière beaucoup plus intime à la constitution des mycorhizes qui jouent un rôle essentiel dans la nutrition des plantes qui en sont pourvues, non seulement des arbres, mais de bien d’autres plantes.

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