AlbanieAllemagneAngleterreArméniePays basqueBiélorussieBulgarieCatalogneCroatieDanemarkEspagneEstonieFinlandeFranceGalicePays de GallesGéorgieGrèceHongrieIrlandeIslandeItalieEmpire romainLettonieLithuanieMacédoineMalteNorvègePays-BasPolognePortugalRoumanieRussieSerbieSlovaquieSlovénieSuèdeTchéquieUkraïne
Si vous avez atteint ce cadre directement, cliquez sur ce lien pour faire apparaître les menus.
Recherche personnalisée

Les fonges (Fungi)

Taxon précédant ] [ Taxon ascendant ] [Page d'accueil] [Fonges] [Via Gallica]
Espèce[Photos] [Présentation] [Classification] [Noms] [Étymologie] [Identification] [Mycélium] [Pied] [Chapeau] [Spores] [Chair] [Cycle] [Habitats] [Distribution] [Utilisations] [Constituants] [Statut] [Autres sujets]Page éditée

PrésentationPrésentation

GénéralitésGénéralités
Ce qui caractérise les fonges parmi le monde vivant :
  1. 1 - ils sont eucaryotes : les chromosomes sont enfermés dans un noyau ;
  2. 2 - ils sont hétérotrophes : incapables d'utiliser l'énergie solaire, ils utilisent de nombreuses molécules carbonées fabriquées par d'autres êtres vivants ;
  3. 3 - ils sont absorbotrophes : dépourvus de racines, tiges et feuilles, leurs cellules permettant la nutrition par absorption ;
  4. 4 - leur appareil végétatif est ramifié, diffus et tubulaire ; il est constitué de filaments fins enchevêtrés, les hyphes, à croissance apicale ;
  5. 5 - fabrication de substances qui leur sont propres (tréhalose, mannitol…), leur paroi contient de la callose, de l'hémicellulose et de la chitine (voisine de la chitine des insectes) ; leur premier polymère glucidique est le glycogène ;
  6. 6 - reproduction par des spores de natures diverses, issues d'une reproduction asexuée ou sexuée (et alors haploïdes après une phase à dicaryon plus ou moins longue) ; élaboration fréquente de structures de formes très variables portant ces spores : les sporophores.
  7. 7 - spores non flagellées (uniflagellées chez les Chitridiomycota).

ClassificationClassification

Règne : fonges (Fungi)

ÉtymologieOrigine du nom

Étymologie françaiseÉtymologie française
En ancien français on utilisait couramment le mot « fonges » pour désigner l'ensemble des champignons. Cet usage a disparu, mais les adjectifs fongique et fongible sont encore en usage. Le premier exprime une qualité se rapportant aux champignons, comme par exemple une « odeur fongique », autrement dit une odeur de champignon, le second est un terme qui qualifie les choses qui se consomment ou se flétrissent rapidement comme les champignons.

La nourriture en général, comme les pages d'un livre, est fongible.

« Fonge » vient de Fnuh en égyptien, qui vers 1700 avant JC voulait dire « champignon humide », autrement dit champignon charnu et non sec comme un Polypore. On le retrouve, presque inchangé dans :

Fnuku en égyptien, à la même date, en 1700 avant JC, qui voulant dire « champignon de petite taille ».

Spongos en grec, vers 300 avant JC, voulait dire aussi bien « Éponge » que « Morille ». On affuble encore ces dernières du nom d'éponges dans certains régions françaises.

Funguli en latin, en 100 avant JC, désignait les « petits champignons charnus ».

Fongus en latin ancien, depuis 60 avant JC, comme en latin savant moderne, veut dire champignon, comme dans beaucoup de langues européennes, avec des variantes mineures de prononciation comme :

  • Fongo en italien actuel,
  • Hongo en espagnol actuel,
  • Houby en tchèque actuel,
  • Fungus en anglais actuel,

qui rappellent tous l'ancien français « Fonge ».

IdentificationIdentification

Identification généraleGénéralités
Le règne fongique comprend actuellement environ 70 000 espèces recensées (parmi lesquelles 13500 sont lichénisées et font l'objet d'une science autonome : la lichénologie). Mais les estimations actuelles, proposées par extrapolation, évaluent le nombre effectif de champignons, à la surface de la planète, à plus d'un million d'espèces.

Les organismes fongoïdes [ce terme non officiel rassemble artificiellement l'ensemble des organismes classiquement étudiés par les mycologues et donc considérés comme des « champignons » au sens strict, mais appartenant actuellement soit au règne fongique, soit à d'autres règnes] étudiés par les mycologues peuvent être répartis en 3 groupes d'origine phylogénétique diverses (seul le dernier groupe doit actuellement être conservé dans le règne fongique) :

1. Les « Myxostelideae » :

Les « Myxostelideae » classiquement appelés Myxomycètes [autrefois de la division des Gymnomycota] : ils possèdent un plasmode et assurent leur nutrition par phagocytose. Ils ne présentent pas les caractères énumérés précédemment et ne peuvent plus être considérés comme des champignons au sens strict (certains sont classés dans les Protistes, d'autres ne peuvent que faire l'objet d'un règne autonome). Ils sont toutefois étudiés par tradition par les mycologues.

2. Certains « Stramenopila » :

Le groupe monophylétique des « Stramenopila » contient les Oomycètes (comme les mildious), les diatomées, les algues brunes…

Les mycologues étudient depuis toujours les Oomycètes, ceux-ci présentent une reproduction sexuée au cours de laquelle sont élaborées des spores bi-flagellées. Leur thalle n'est pas cloisonné (thalle siphonné, thalle à structure coenocytique). La plupart de ces êtres sont de redoutables parasites de nos cultures (exemple : le mildiou de la vigne…).

3. Les « Mycota » correspondent au règne fongique actuel au sens strict :

ayant une reproduction sexuée et produisant des spores non (ou uni) flagellées. Ce sont ces organismes qui constituent le règne fongique au sens strict et que nous classons en quatre grandes divisions :

  • les Chytridiomycota produisant des spores mobiles uniflagellées,
  • les Zygomycota à spores non flagellées et à thalle siphonné (Trichomycètes et Zygomycètes),
  • les Ascomycota à spores non flagellées, à thalle septé et formant en général 8 ascospores à l'intérieur de chaque asque (l'asque étant le méiosporange, cellule fertile dans laquelle se déroule la caryogamie et le brassage génétique),
  • les Basidiomycota à spores non flagellées, à thalle septé et donnant en général 4 basidiospores à l'extérieur de chaque baside (qui constitue ici le méiosporange).

Note : les Deuteromycota ou « Champignons imparfaits » [qui constituaient une division dans les schémas de classification antérieurs et regroupaient les formes dépourvues de reproduction sexuée (jamais d'asques ni de basides) mais se reproduisant uniquement par voie végétative] ne sont plus reconnus en tant que division autonome : on place ces formes asexuées dans les divisions auxquelles appartiennent leur phase sexuée (soit Asco- soit Basidiomycota). Si on ignore (pour le moment) à laquelle de ces divisions appartient leur forme sexuée, deux cas de figure se présentent :

  • 1) soit les données biochimiques ou moléculaires permettent d'attribuer ces champignons imparfaits à l'un ou l'autre de ces groupes ;
  • 2) soit on les conserve provisoirement dans un ensemble artificiel (sans valeur hiérarchique dans la systématique) dénommé « ensemble des champignons mitotiques ».
Les Mycota
Les fonges.En plus de l'attrait des champignons, les fonges assurent une part essentielle du cycle continu de la nature : les fonges recyclent les matières organiques mortes en nutriments utilisables. Parfois le fonge n'attend pas que la matière organique meurt, auquel cas on l'appelle un parasite. De nombreuses plantes cependant dépendent de l'aide de fonges pour obtenir leur propre nourriture, vivant en relation symbiotique appelée une association mycorrhizale.

Les fonges digèrent leur nourriture à l'extérieur de leur organisme : ils libèrent des enzymes dans le milieu environnant, dissolvant la matière organique en une substance que le fonge peut absorber.

Les fonges se reproduisent en lâchant des spores depuis le corps fructifère. Le fruit, appelé champignon, lâchent des spores dans l'air, et le vent transporte les spores au loin pour débuter une nouvelle génération. Environ 100 000 espèces de fonges se divisent en cinq phylums, largement basés sur les caractéristiques de leur organes reproducteurs.

Basidiomycètes (Basidiomycota)
Quand l'on songe aux champignons, on pense probablement au fruit des basidiomycètes. De nombreux champignons dans ce phyllum se présentent comme des parasols poussant hors du sol ou comme des étagères fixées au bois, mais certains ont une apparence tout à fait différente.

Parmi les familles les plus connues de ce phyllum se trouve les agarics, entre autres le célèbre champignon de Paris ; les amanites qui sont ou mortelles, ou délicieuses, ou même hallucinogènes ; les bolets, bien connus pour le cèpe de Bordeaux ; enfin, les chanterelles, connus pour la délicieuse girolle. À quelques exceptions près, ces familles comprennent presque tous les champignons recherchés par les ramasseurs et les gourmets parmi les 25 000 espèces de ce phyllum.

Les espèces de ce phyllum produisent leurs spores dans des structures en formes de massues appelées basidium. Le basidium peut croître librement ou être attaché à une surface appelée hyménium.

Classe : homobasidiomycètes (Homobasidiomycetae) : elle produit des spores sur un hyménium.
Sous-classe : agaricomycètes (Agaricomycetideae) : elle produit des spores sur des surfaces exposées -- libérant les spores graduellement au travers de structures telles que des pores ou des lames.

Ordres : Agaricales, Aphyllophorales (3 exemples).

Les fonges. Hyménomycètes.Les fonges. Hyménomycètes.Les fonges. Hyménomycètes.Les fonges. Hyménomycètes.
Les fonges. Gastéromycètes.Sous-classe : gastéromycètes (Gasteromycetideae) : elle produit les spores sur des surfaces dissimulées, libérant les spores seulement après la rupture de l'enveloppe. Les photos ci-dessous montrent une vesse et une étoile-de-terre de l'ordre des Lycoperdales et deux phalles de l'ordre des Phallales.
Les fonges. Gastéromycètes.Les fonges. Gastéromycètes.Les fonges. Gastéromycètes.Les fonges. Gastéromycètes.
Classe : phragmomycètes (Phragmomycetideae) : elle produit les spores sur les extrémités de filaments. Comme exemples : les rouilles.
Ascomycètes (Ascomycota)
Les ascomycètes produisent leurs spores dans des structures en forme de sac appelées asques. Parmi les 25 000 espèces de ce phyllum se trouvent les très appréciées morilles et truffes.

D'autres membres de cette classe comprennent les helvelles (à gauche), les morilles, les pézizes et les xylaires (ci-dessous, de gauche à droite).

Les fonges. Ascomycétes.Les fonges. Ascomycètes.Les fonges. Ascomycètes.Les fonges. Ascomycètes.
Une autre classe de ce phylum sont les Hemiascomycetae, plus appréciés pour leur activité que pour leur beauté. Les Sacharomyces cerevisiae (levains des brasseurs, des boulangers …) permettent la fabrication d'aliments comme la bière ou le pain.

Autres classes : Loculoascomycetae, Laboulbeniomycetae

Lichens (Mycophycophyta)
Les fonges. Lichen.Les lichens sont une union symbiotique d'un champignon et d'une algue (ou parfois d'une bactérie à photosynthèse). Les algues procurent des nutriments tandis que le champignon les protège des intempéries. Le résultat est un organisme nouveau différent de ses espèces constituantes.

Bien qu'ils ne soient plus considérés comme un phyllum à proprement parler, la nature radicalement différente de ces symbiotes leur assure un traitement séparé dans ce survol du règne fongique.

Environ 25 000 espèces de lichens ont été identifiées par les scientifiques.

Zygomycètes (Zygomycota)
Les fonges. Zygomycètes.Le plus connu de ce phyllum d'environ 600 espèces est le Rhizopus stolonifer.
Deutéromycètes (Deuteromycota)
Près de 25 000 espèces supplémentaires de fonges sont regroupées dans ce phyllum - ces espèces sont les laissés pour compte qui ne cadrent pas avec les autres groupes. On y trouve le « pied du sportif » (Trichophyton), la pénicilline (Penicillium), et le « muguet » (Candida albicans).
Mode de vie des fonges
Les champignons, dépourvus de chlorophylle, sont incapables d'utiliser l'énergie solaire. Pour se développer ils vont exploiter (comme nous le faisons nous-mêmes) l'énergie provenant de la dégradation de la matière organique élaborée par d'autres êtres vivants. Ils sont hétérotrophes vis-à-vis du carbone et trouvent leur « nourriture » selon 3 modalités différentes.

Autres sujetsAutres sujets

Filiation du sujet
Sujets plus détaillés
Les champignons (Mycota)
Les lichens
Sujets proches
Table des Matières des Fonges
Engins de recherche sur le site
Lexique mycologique
Les fonges (Fungi)
Sujets plus larges
Page d'accueil
Taxon précédant ] [ Taxon ascendant ]
Recommander cette page :
Recommander ce site :
Recherche personnalisée
Si vous avez atteint ce cadre directement, cliquez sur ce lien pour faire apparaître les menus.