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L'Anatolie en mer Égée

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PrésentationPrésentation

Présentation généralePrésentation générale
L’Anatolie est une péninsule, située aux confins de l’Asie et de l’Europe, qui a de tous temps été disputée entre les différents peuples de la région et qui a appartenu, entre autres, à l’Empire assyrien, à l’Empire hittite, à l’Empire romain, à l’Empire byzantin et à l’Empire ottoman ; ses côtes égéenne et méditerranéenne virent se développer des colonies grecques qui produisirent une brillante civilisation. Aux termes du Traité de Lausanne de 1923, l’Anatolie fait partie de la Turquie.
ÉtymologieÉtymologie et toponymie
Le toponyme Anatolie (Ανατολία) provient du mot grec « ανατολή », qui signifie « lever du soleil », « orient » ou « levant », car, pour les Byzantins, l’Anatolie était la région où se levait le soleil. Le nom turc pour désigner la péninsule, Anadolu, est dérivé du nom byzantin.

Les Grecs anciens nommaient la péninsule d’Anatolie « Asie Mineure » (Μικρά Ασία, la Petite Asie), en turc Küçük Asya.

SituationSituation

L’Anatolie est une péninsule située au sud-ouest du continent asiatique. Cette péninsule est bordée par trois mers : au nord la Mer Noire, l’ancien Pont-Euxin, à l’ouest la Mer Égée, et au sud la partie orientale de la Mer Méditerranée.

La péninsule d’Anatolie est séparée du continent européen par la mer de Marmara, l’ancienne Propontide, qui communique à l’ouest avec la Mer Égée par le détroit des Dardanelles, l’Hellespont des Anciens, et à l’est avec la Mer Noire par le détroit du Bosphore.

À l’est l’Anatolie est délimitée — sur le plan géographique — par une ligne allant du Golfe d’Alexandrette (İskenderun), au sud-est, en Méditerranée orientale, à Trébizonde (Trabzon), au nord, sur la Mer Noire.

Sur le plan géographique l’Anatolie représente les deux tiers occidentaux du territoire turc d’Asie. Après le génocide des Arméniens, l’État turc kémaliste a renommé « Anatolie orientale », les hauts plateaux arméniens situés à l’est de l’Anatolie géographique.

VisitesVisites

GPS autoItinéraire de découverte de la côte égéenne de l’Anatolie
L'Anatolie en mer Égée. Carte des sites antiques de l'Anatolie. Cliquer pour agrandir l'image.L'Anatolie en mer Égée. Anciens royaumes de la côte égéenne. Cliquer pour agrandir l'image.La visite de la côte égéenne de l’Anatolie et de son arrière-pays, recelant de nombreux vestiges de sites antiques aux noms évocateurs, représente un voyage de 2800 km en automobile qui peut être fait en deux semaines.

On quittera Istamboul (İstanbul) par le sud-est en empruntant l’autoroute O-1 puis l’autoroute O-4 en direction d’İzmit et d’Ankara. Après İzmit, l’antique Nicomédie, on bifurque à droite sur la route E-881 vers İznik, la Nicée de l’Antiquité (Νίκαια) en Bythinie, et Bursa, la Pruse antique (Προύσα). À İznik on peut visiter la modeste basilique Sainte-Sophie, dont une ancêtre abrita le concile de Nicée en 787.

L'Anatolie en mer Égée. Carte de la côte égéenne (auteur Éric Gaba). Cliquer pour agrandir l'image.Après avoir contourné Bursa, on continue en direction de l’ouest sur la route E-881 puis on bifurque à droite sur la route E-90 qui suit la côte de la mer de Marmara, l’ancienne Propontide, une rade très enclavée de la mer Égée. On laisse sur la droite les jolis paysages de la Pointe de Biga, puis la route longe le détroit des Dardanelles (Çannakale Boğazı), l’Hellespont des Anciens ; sur l’autre rive on aperçoit la presqu’île de Gallipoli (Gelibolu) qui fut le théâtre de terribles combats pendant le Première Guerre mondiale (en 1915 et 1916).

Cette partie nord de la côte égéenne est beaucoup mieux préservée du développement touristique que le centre et le sud de la côte, et conserve un caractère bucolique ; ceci est dû à l’absence d’un aéroport à proximité.

En se dirigeant vers Çannakale, on quitte l’antique Bithynie pour pénétrer dans l’antique Mysie puis dans l’ancien royaume de Troade dont les ruines de la fameuse capitale, Troie, se trouvent peu après Çannakale. Les ruines éparses de Troie (Truva) paraissent bien modestes comparées à l’importance de la cité antique dans l’imaginaire des Européens ; les plus anciennes pierres de Troie remontent au IIIe millénaire avant JC.

À quelques kilomètres de la côte se trouve l’île de Bozcaada, connue sous le nom de Ténédos (Τένεδος), appréciée pour ses vins, son ambiance décontractée, ses charmantes rues pavées et sa forteresse vénitienne. Plus éloignée se trouve l’île de Gökçeada. On peut se rendre en bateau dans ces deux îles depuis Çannakale.

L'Anatolie en mer Égée. L'acropole d'Assos (auteur KureCewlik81). Cliquer pour agrandir l'image.La route continue en direction d’Edremit, à travers une région boisée et doucement vallonnée ; avant d’atteindre cette petite ville, bifurquer sur la droite vers le village de Behramkale où se trouvent les ruines de l’acropole antique d’Assos (Άσσος), avec son temple d’Athéna. Depuis l’acropole on a des vues splendides sur l’île de Lesbos (Mytilène), à peu de distance, et sur la mer Égée.

L'Anatolie en mer Égée. Le théâtre et le temple de Dionysos à Pergame (auteur Thérèse Gaigé). Cliquer pour agrandir l'image.Après Edremit la route côtière quitte la Troade et pénètre dans l’ancienne Éolide, autre partie de la Mysie ; après une centaine de kilomètres on atteint la ville de Bergama, l’ancienne Pergame (Πέργαμον). Les ruines fascinantes de l’acropole et du théâtre de Pergame sont des visites à ne pas manquer ; la charmante petite ville de Bergama mérite aussi une visite.

La route départementale D-550 suit la côte du golfe d’Edremit jusqu’au port de pêche préservé d’Ayvalık qui fait face à l’île de Lesbos ; depuis le port on peut se rendre dans la presqu’île d’Alibey Adası. Après Ayvalık la route atteint les ports de Dikili et de Çandarlı. On roule ensuite jusqu’à un autre port de pêche préservé, Foça, qui n’est autre que l’antique Phocée (Φώκαια). La région possède quelques belles plages et quelques stations balnéaires comme Yeni Foça (Nouvelle Phocée) ou Sığacık. Dans l’arrière-pays on pourra visiter le village ottoman d’Alaçatı, aux ruelles pavées, qui possède quelques hôtels de charme. 

La route D-550 continue jusqu’à la grande ville portuaire d’İzmir, autrefois Smyrne, où l’on visitera son quartier historique et son bazar animé.

Après İzmir on peut quitter l’itinéraire en empruntant à droite l’autoroute O-32 qui conduit vers Çeşme et les petites criques isolées d’Altınkum qui dissimulent peut-être certaines des plus belles plages de la côte égéenne.

L'Anatolie en mer Égée. Le temple d'Artémis à Sarde (auteur Simon Jenkins). Cliquer pour agrandir l'image.De retour à İzmir on peut faire une autre excursion vers la ville antique de Sardes, près du hameau isolé de Sart, en empruntant la route de Manisa, l’antique Magnésie (Μαγνησία) ; Manisa est une ville peu touristique mais on peut y visiter d’imposantes mosquées. Avec son temple d’Artémis, Sardes (Σάρδεις), l’ancienne capitale de la Lydie et du roi Crésus est l’un des sites archéologiques les plus impressionnants de la côte égéenne d’Anatolie ; le site de Sardes mérite une longue visite ; c’est à Sardes, située sur la rivière Pactole, que furent créées les premières pièces de monnaie.

La région d’İzmir offre aussi à voir de pittoresques villages de montagne tels que celui de Birgi (Pyrgion (Πυργιον) dans l’Antiquité) près d’Ödemiş, à l’est d’İzmir.

Au sud d’İzmir, près du port de Sığacık se trouve les ruines de Téos, avec un temple de Dionysos, et près d’Özdere, sur la côte de Menderes, se trouve le site antique de Claros.

L'Anatolie en mer Égée. La bibliothèque de Celsus à Éphèse (auteur Carlos Delgado). Cliquer pour agrandir l'image.En continuant l’itinéraire de la côte égéenne, on arrive dans l’ancienne Ionie près des ruines de la cité antique d’Éphèse, la patrie Héraclite, à côté de la ville de Selçuk. Éphèse est l’un des plus vastes sites antiques de la Méditerranée dont les bâtiments et les monuments sont remarquablement bien conservés ou restaurés ; c’est aussi le site le plus visité d’Anatolie.

Tout près d’Éphèse se trouve la « maison de la Vierge Marie » (Meryemana Evi) où la mère du Christ aurait terminé sa vie dans cette maison que lui aurait fait construire saint Jean l’Évangéliste.

Dans les collines, à quelque 10 kilomètres de Selçuk, on peut visiter le village grec traditionnel de Şirince, entouré de vignobles et de vergers de pêchers et de pommiers ; on peut y passer la nuit dans l’une des habitations converties en hôtels de charme, plutôt que dans la hideuse station balnéaire de Kuşadası.

Après Selçuk on atteint la ville d’Aydın ; on  peut faire une incursion vers l’arrière-pays, en empruntant sur la gauche la route D-320, pour rejoindre les importants sites antiques d’Aphrodisie (Άφροδισιάς), en Carie, près de Karacasu, et de Hiérapolis (Ίεράπολις), en Lydie, avec les célèbres cascades pétrifiées d’eau thermale de Pamukkale dont l’image est un emblème de l’Anatolie.

L'Anatolie en mer Égée. Le théâtre antique de Milet. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).L'Anatolie en mer Égée. Le temple d'Apollon à Didymes (auteur Bernard Gagnon). Cliquer pour agrandir l'image.Après être revenu vers la côte on passe près du parc national de Dilek, puis on se dirige vers les ruines bien préservées des villes ioniennes de Priène (Πριήνη) et de Milet (Μίλητος) et du sanctuaire de Didymes (Δίδυμα), ainsi que le lac Bafa et les ruines de la ville antique d’Héraclée du Latmos (Ήράκλεια πρός Λάτμώ), dans un cadre bucolique au pied du mont Latmos près de l’embouchure du fleuve Méandre. Priène se trouve sur une colline escarpée dominant le bassin ensablé du Méandre ; l’ancien port de Milet, la patrie de Thalès, conserve un théâtre spectaculaire ; Didymes, à 20 km au sud de Milet, est célèbre pour son magnifique temple oraculaire d’Apollon.

La route principale continue vers Muğla, sans doute l’antique Milas (Μύλασα) ; avant Muğla on bifurque sur la droite pour se diriger vers Bodrum, l’ancienne Halicarnasse (Άλικαρνασσός), la patrie d’Hérodote, avec l’ancienne forteresse de l’Ordre de Saint-Jean, le château Saint-Pierre, et son musée d’archéologie sous-marine.

On revient sur la route principale D-550 et on se dirige vers Muğla ; on peut faire une excursion au nord de Muğla où se trouve le site antique de Labranda, ou une excursion à l’est de Muğla vers le site de Lagina.

En revenant vers Muğla, et en continuant vers le sud, puis en bifurquant vers la droite sur la route D-400 vers Marmaris, on atteint la presqu’île de Datça. Datça est l’ancien port dorien de Cnide (Κνίδος). Un peu plus au sud la presqu’île de Bozburun recèle de belles criques isolées aux eaux turquoise.

L'Anatolie en mer Égée. Tombeaux troglodytiques à Kaunos (auteur Ad Meskens). Cliquer pour agrandir l'image.Revenir sur la route départementale D-400 et rouler en direction du sud-est jusqu’à une route qui prend à droite après Köyceğiz et son lac, et qui mène vers Dalyan. Depuis Dalyan on accède en bateau au site antique de Caunos (Καύνος), situé à quelques kilomètres à l’ouest de la petite ville ; l’accès par la route est plus long et compliqué. Le port carien de Caunus est, de nos jours, perdu dans les marais ; on peut y voir notamment une nécropole creusée dans la falaise. Dalyan possède également une très belle plage, la plage d’İztuzu et quelques agréables pansiyons où l’on peut passer la nuit.

En revenant vers la route principale et en se dirigeant vers le sud-est on pénètre dans l’ancienne Lycie, riche de sites antiques dont la plupart date du Ier millénaire avant JC, lorsque ce tronçon de côte fut colonisé par les anciens Grecs. Certains sites sont situés dans des lieux isolés et magnifiques, et beaucoup d’entre eux ont des théâtres et des temples parfaitement conservés.

La première ville intéressante est Fethiye, l’antique Telmessos (Τελμησσός), où l’on peut voir des tombeaux lyciens et le tombeau d’Amyntas, creusés dans la roche, ainsi que les spectaculaires gorges de Saklıkent, la baie d’Ölüdeniz avec sa plage et sa lagune spectaculaire, et l’île Saint-Nicolas (Gemili Adası).

Un peu au sud de Fethiye, sur la route côtière, se trouve les ruines de l’antique Xanthe (Ξάνθος) ; près de Xanthe on ne manquera pas de visiter le sanctuaire du Létoon (Λητώον) et l’antique port de Patara (Πάταρα), aujourd’hui envasé, avec un beau théâtre romain et l’une des plus belles et plus longues plages de l’Anatolie. Il existe de nombreuses possibilités d’hébergement à Fethiye.

Plus loin sur la côte se trouve la charmante petite ville balnéaire de Kaş, avec la petite île grecque de Megísti (Μεγίστη), ou Kastellorizo (Καστελλόριζο), à 2 milles au large.

L'Anatolie en mer Égée. Ruines englouties à Kekova (auteur Tanya Dedyukhina). Cliquer pour agrandir l'image.Après Fetiye, reprendre la route jusqu’à Demre, anciennement Kale, l’antique ville de Myre (Μύρα), avec son théâtre antique et sa nécropole maritime. Depuis Demre on fera une excursion en bateau à travers la belle rade de Kekova et ses fascinantes ruines sous-marines grecques et romaines, situées à l’est de l’île de Kekova.

Plus loin on rencontre la ville de Çıralı, au pied du Mont Chimère, avec les ruines lyciennes d’Olympos (Όλυμπος) ; le souffle de la légendaire Chimère se matérialise par de petites flammes de gaz enflammé sortant des roches de la montagne ; à visiter de nuit. À proximité d’Olympos se trouve un autre site antique lycien, celui de Phaselis (Φασηλίς).

L'Anatolie en mer Égée. Le théâtre antique de Termessos (auteur Saffron Blaze). Cliquer pour agrandir l'image.Avant d’atteindre Antalya on peut encore visiter le site antique de Termessos (Τερμησσός), situé sur un plateau escarpé à 1000 mètres d’altitude ; cette ville était tellement imprenable qu’Alexandre le Grand et les Romains avaient décidé de ne pas l’attaquer ; on peut y voir son théâtre antique coincé entre deux sommets, mais il y a 40 min de marche pour atteindre le site.

Dans les environs d’Antalya, il y a encore les sites de Pergé (Πέργη), Selge (Σελγη), Aspendos (Άσπενδος), avec son spectaculaire théâtre romain, et Sidé (Σίδη), au nord-est d’Antalya dans l’ancienne Pamphylie. On peut passer la nuit dans l’une des anciennes maisons ottomanes rénovées dans le Kaleiçi, charmante vieille ville avec son bazar.

Le retour vers İstanbul depuis Antalya peut être l’occasion de visiter quelques sites antiques ou ottomans plus éloignés de la côte égéenne.

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