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Le site archéologique de Priène en Anatolie

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PrésentationPrésentation

Présentation généralePrésentation générale
Dans l’Antiquité grecque Priène était une cité d’Ionie située sur la côte occidentale de l’Anatolie. Le site archéologique de Priène montre les ruines de ce qu’était une cité de la période hellénistique : fondée au IVe siècle avant JC, Priène fut progressivement abandonnée à partir du IIe siècle avant JC, du fait de l’envasement de ses ports ; la cité grecque fut donc peu altérée par des constructions ultérieures romaines ou byzantines, comme le furent les cités voisines de Milet et d’Éphèse, et ses ruines sont plus évocatrices du monde antique que toute autre ville d’Asie Mineure.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. La plaine alluviale du Méandre vue depuis la cité. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le temple d'Athéna Polias. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Priène ne fut pas une cité aussi importante que ses deux voisines, ni par sa population — qui ne dépassa pas 6000 habitants —, ni par son rôle historique, et le site archéologique de Priène est assez peu étendu et ses monuments moins nombreux que ceux de Milet ou d’Éphèse ; cependant, Priène était l’une des douze cités de la Confédération ionienne et avait la réputation d’être une cité hellénistique accomplie.

Étagé en terrasses sur les pentes du mont Mycale, le site de Priène bénéficie d’une situation offrant un point de vue exceptionnel sur la riche plaine alluviale du fleuve Méandre et sa mosaïque de champs fertiles.

ÉtymologieÉtymologie et toponymie
Le nom de Priène provient du grec Πριήνη, Priíni ; sous l’empire romain la cité se nommait Priene.

Priène se trouvait près de l’embouchure du fleuve Méandre (Μαίανδρος, Maïandros), aujourd’hui nommé en turc Büyük Menderes Nehri (« Rivière du Grand Méandre »), sur la presqu’île de Mycale (Μυκάλη) aujourd’hui nommée en turc Samsun Dağı (« Presqu’île de Samsun ») ou Dilek Dağı. La localité actuelle se nomme Güllübahçe ou Samsun Kale (« Château de Samsun »).

SituationSituation

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le mont Mycale en arrière-plan du temple d'Athéna. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).La cité de Priène fut édifiée sur la côte de ce qui était alors la presqu’île de Mycale, près de l’embouchure du fleuve Méandre. La cité se trouve à une altitude d’environ 100 m, sur les pentes méridionales du mont Mycale qui, semblable à un pain de sucre, domine la cité du haut de ses 380 m d’altitude. Priène était accessible par les grandes routes de l’est et de l’ouest ; les cités voisines de Priène étaient : Samos à l’ouest, Milet au sud, Magnésie au nord-est et Héraclée du Latmos au sud-est.

Dès l’époque romaine, le golfe de Latmos fut envasé par les alluvions charriés par le fleuve Méandre, et les ruines de Priène se trouvent aujourd’hui sur les coteaux qui dominent ce qui est devenu la plaine alluviale du Méandre, bordée de villages agricoles, à 15 km de la mer ; le site est à 2 km à l’ouest du village actuel de Güllübahçe Turun (« Jardin de roses »).

Güllübahçe se trouve dans le district de Söke dans la province d’Aydın.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Chemin d'accès à la cité. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Depuis la station balnéaire de Kuşadası, distante de 38 km au nord, il faut prendre la route D515 en direction du sud-est, puis, à Söke, bifurquer à droite sur la route D525 qui traverse la plaine du Méandre en direction du sud et de Bodrum. Au kilomètre 1268, 3 km après Söke, quitter la route de Bodrum et prendre à droite, en direction du sud-ouest, sur la route 09-55 conduisant à Güllübahçe, en suivant les panneaux routiers jaunes « Priene ». Cette route longe la rive droite de la plaine du fleuve Méandre (Büyük Menderes).

Depuis la station balnéaire de Bodrum, à 129 km au sud, prendre la route D330 en direction du nord-est jusqu’à Milas ; à Milas bifurquer à gauche sur la route D525 ; à l’abord de la plaine du Méandre on peut continuer sur la route D525 jusqu’à Söke, ou bien prendre à gauche sur la route 09-54 de Yenihisar qui conduit vers Didymes, le site de Milet et Akköy, puis continuer sur 22 km par la route 09-55 vers Güllübahçe. En traversant la plaine du Méandre on aperçoit, en contrebas du mont Mycale, les murailles de la cité antique où l’on distingue quelques grosses tours carrées. Priène est à 22 km de Milet et à 44 km de Didymes.

Un kilomètre à l’ouest de Güllübahçe une petite route monte vers l’aire de stationnement du site de Priène. Depuis l’aire de stationnement une voie pavée antique — assez pentue — permet d’accéder au site en 300 mètres, avec un dénivelé de 50 m.

VisitesVisites

Site archéologiqueLe site archéologique de Priène
Une première cité de Priène avait été fondée en même temps que les autres cités ioniennes vers le XIe siècle avant JC, sur la côte du golfe de Latmos, probablement à l’ouest du site actuel. Cette première cité de Priène subit des destructions de la part des Perses de Darius au début du Ve siècle, mais c’est surtout à cause de l’envasement du golfe qu’elle dut être abandonnée ; l’emplacement des vestiges de cette cité n’a pas pu être déterminé, probablement recouverts par les limons déposés par le Méandre, dont le cours fut rehaussé par le comblement du golfe de Latmos.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. L'agora. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).C’est au cours du troisième quart du IVe siècle avant JC, vers 350, qu’il fut décidé de refonder Priène. Le nouveau site choisi présentait des avantages défensifs évidents : cet épaulement du mont Mycale était séparé du golfe de Latmos par des pentes escarpées, et il était adossé à une falaise abrupte du mont Mycale qui le protégeait d’une éventuelle attaque terrestre venant du nord. Priène disposait de deux ports donnant sur la baie de Milet, dont le port de Naulochos, situé un peu plus à l’est.

La cité fut entourée, dès le début, d’une forte muraille qui incluait l’acropole où se trouvait un avant-poste fortifié. On pouvait franchir la muraille par quatre portes : la Porte du nord-ouest qui ouvrait sur la rue du Théâtre ; la Porte de l’Ouest (n° 8), qui conduisait directement à l’avenue principale (« Rue de la Porte de l’Ouest ») ; au nord-est, on ne pouvait pas faire de même en raison des conditions de relief : la Porte de l’Est (n° 2) se trouvait un peu plus au nord de la ville et les visiteurs étaient conduits par une rue secondaire élargie vers l’avenue principale ; la Porte de la Source (n° 2b), au sud-est, conduisait par un escalier vers la ville depuis un cours d’eau coulant à l’est de la cité.

À l’époque de la refondation de Priène — à la charnière entre la période classique et la période hellénistique — il était devenu habituel de construire les villes selon un plan en damier où les rues se croisaient à angle droit et étaient orientées selon les points cardinaux. C’est ce plan, dit « hippodamien », du nom du philosophe et urbaniste Hippodamos de Milet, qui fut appliqué à Priène, bien que le relief y fût peu approprié à son application. La grille des rues formaient des îlots, appelés insulae ; les dimensions des rues et des îlots étaient des multiples du pied, dont la valeur unitaire, à Priène, a été évaluée à 29,46 cm.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Terrasse du temple d'Athéna. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Le territoire de la cité de Priène couvrait une superficie d’environ 37 ha, dont 15 ha étaient bâtis. À l’intérieur de l’enceinte, la cité était de forme à peu près circulaire, occupant un plateau, moins escarpé que les environs, mais dont la dénivelée, du nord au sud, était cependant de 40 m.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. La rue d'Athéna. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Ce territoire était découpé, d’ouest en est, par six avenues, à peu près horizontales, d’environ 6 m de largeur ; ces avenues découpaient le territoire en terrasses, aménagées au prix de lourds travaux de terrassement. On peut observer sur les avenues les ornières creusées dans les pavés de marbre par les roues des chariots. L’avenue principale, dite « Avenue de la Porte de l’Ouest », était la plus large, avec une largeur de 24 pieds, soit environ 7,1 mètres, et traversait la ville, d’ouest en est, sur une longueur d’environ 1000 m.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Rue d'un quartier d'habitations romaines. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Quinze rues, orientées du nord au sud, strictement perpendiculaires aux avenues et espacées de façon égale, reliaient les différentes terrasses et découpaient le territoire en îlots rectangulaires. Ces rues, plus étroites que les avenues, avaient une largeur de 8 pieds, soit environ 2,4 mètres, et avaient souvent une pente de 35 % ; pour éviter les glissades, des rainures étaient creusées dans les dalles des rues. Les rues se présentaient assez souvent comme des escaliers pour épouser le relief, ce qui signifie qu’elles ne pouvaient pas être utilisées par les chars.

Les îlots rectangulaires, dits insulae, avaient une superficie égale, de 160 pieds par 120 pieds, soit 47,14 m par 35,35 m ; la cité comptait de 70 à 80 îlots. Selon la nature du quartier les bâtiments pouvaient occuper un ou plusieurs îlots : dans les quartiers d’habitation, un îlot contenait quatre maisons d’un type plutôt uniforme, bien qu’il y ait bien sûr des habitations plus grandes et d’autres plus petites ; les bâtiments publics pouvaient occuper une insula entière ou même plusieurs insulae : l’agora occupait deux insulae, l’ensemble de la stoa sacrée, du bouleutérion et du prytanée occupait trois insulae.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Plan de la cité antique. Cliquer pour agrandir l'image.La cité était aménagée en quatre quartiers :

  • au centre de la cité, le quartier commercial où se trouvait l’agora (n° 9) et le marché alimentaire (n° 12) ; au nord de l’agora, le quartier civique (n° 11), qui comprenait la stoa sacrée (n° 11a), le bouleutérion (n° 11b) et le prytanée (n° 11c) ;
  • au nord de la cité, le quartier culturel comprenant le théâtre (n° 7), le gymnase du haut et les thermes ;
  • le quartier religieux qui contenait des sanctuaires consacrés à Asclépios (n° 10), à Déméter (n° 15) et, surtout, à Athéna Polias (n° 14), la déesse protectrice de la cité ; près de la Porte de l’Ouest se trouvait un sanctuaire dédié à Cybèle.
  • les quartiers d’habitation (n° 16), principalement à l’ouest de l’agora. Au sud, au point le plus bas à l’intérieur des murs, se trouvait un grand stade, relié au gymnase du bas, de l’époque hellénistique.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Plan du centre de la cité. Cliquer pour agrandir l'image.Les bâtiments publics étaient bâtis en marbre provenant de carrières du mont Mycale ; du bois était utilisé pour des éléments comme les toits et les planchers. La plupart des bâtiments, publics et privés, faisaient face au sud pour profiter de la vue dégagée sur le golfe de Latmos et de la lumière du soleil.

Les quartiers d’habitation comptaient environ 65 îlots, avec de 4 à 8 habitations par îlot ; si l’on suppose qu’il y avait environ de 10 à 12 habitants par habitation (famille, personnes à charge, esclaves), la population de Priène devait être comprise entre 3000 et 6000 habitants, auxquels il faut sans doute ajouter la population du territoire de la cité-état. À l’intérieur de l’enceinte fortifiée des abris étaient prévus pour accueillir les gens de la région environnante et leur bétail, en cas de siège.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Rue d'un quartier d'habitations hellénistiques. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).À Priène, une attention particulière a été donnée à l’approvisionnement public en eau : depuis les montagnes, l’eau était conduite, par un aqueduc, jusqu’à des citernes de décantation ; à partir de ces citernes des tuyaux en terre cuite distribuaient l’eau à des fontaines en pierre placées dans les murs de bâtiments dans toute la ville. Le système d’évacuation des eaux usées était également perfectionné, avec des caniveaux longeant les rues en pentes.

Depuis les quartiers résidentiels, tous les bâtiments publics étaient à distance de marche, mais ces déplacements devaient être un peu pénibles en raison des fortes pentes.

Priène était donc une cité de taille modeste, mais bien organisée et bien aménagée ; elle disposait de toutes les commodités — civiques, sociales, commerciales, religieuses et culturelles — d’une cité hellénistique grecque, souvent sous une forme exceptionnellement raffinée.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le mont Mycale en arrière-plan de la cité. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Depuis le parking le chemin pavé débouche sur l’une des avenues de la cité, la rue dite d’Athéna, qui conduit vers le temple d’Athéna en passant devant le sanctuaire des Divinités égyptiennes, puis entre le quartier civique et le quartier culturel. En pénétrant à droite dans le quartier culturel, on atteint la « Rue du Théâtre » ; en pénétrant à gauche dans le quartier civique, on atteint l’avenue principale, la « Rue de la Porte de l’Ouest », qui borde le temple d’Asclépios puis l’agora. Sur le côté sud de l’agora court la « Rue de la Porte de la Source », qui conduit à gauche vers la Porte de la Source. Plus au sud on peut descendre jusqu’au gymnase du bas et au stade, au bord du plateau, d’où l’on a une vue panoramique sur la vallée du fleuve Méandre. Les itinéraires à travers les ruines sont assez bien indiqués.

Priène reste beaucoup moins visité qu’Éphèse — même en été — et on peut avoir l’impression d’avoir ce merveilleux site pour soi tout seul, si l’on évite les heures des visites organisées. La visite de Priène laisse un souvenir impérissable par la majesté du site, un peu comparable à celui de Delphes, avec ses terrasses, aujourd’hui boisées de pins, perchées entre la falaise grise du mont Mycale et la mosaïque verte de la riche vallée ondoyante du Méandre.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Plan de la cité. Cliquer pour agrandir l'image.1 : Aire de stationnement

2 : Porte de l’Est

2b : Porte de la Source

3 : Porte de l’Ouest

4 : Sanctuaire des divinités égyptiennes

5 : Gymnase du haut - Thermes romains

6a : Gymnase du bas

6b : Stade

7 : Théâtre

8 : Tombeaux

9 : Agora

10 : Sanctuaire d’Asclépios

11a : Stoa sacrée

11b : Bouleutérion

11c : Prytanée

12 : Marché d’alimentation

13 : Château byzantin et chapelle

14 : Sanctuaire d’Athéna

15 : Sanctuaire de Déméter

16 : Maisons hellénistiques

17a : Maison d’Alexandre

17b : Synagogue hellénistique

18 : Basilique byzantine

19 : Acropole

AgoraL’agora
Le site archéologique de Priène en Anatolie. L'agora. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Le site archéologique de Priène en Anatolie. L'agora. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Située au centre de la cité, l’agora (n° 9), était le centre civique et commercial de Priène. L’agora occupait deux îlots dans la direction ouest-est, soit environ 75 m par 46 m. L’agora était entourée de portiques d’ordre dorique sur tous les côtés ; au IIe siècle avant JC, le portique du nord fut remplacé par la stoa sacrée.

La nature publique de l’agora est soulignée par les fondations et les bases de nombreux monuments honorifiques placés devant les portiques, notamment un autel consacré à Hermès, le dieu des voyageurs, des commerçants et des voleurs.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Un autel sur l'agora. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Le site archéologique de Priène en Anatolie. Un autel sur l'agora. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Le site archéologique de Priène en Anatolie. Une exèdre sur l'agora. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).
MarchéLe marché alimentaire
Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le marché antique. Cliquer pour agrandir l'image.L’agora était flanquée à l’ouest par un marché alimentaire de viandes et de poissons (n° 12), qui occupait environ la moitié d’un îlot. Cette séparation des fonctions civique et commerciale de l’agora en deux espaces distincts était une caractéristique courante de l’urbanisme hellénistique.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le marché antique. Cliquer pour agrandir l'image.

StoaLa stoa sacrée
Le site archéologique de Priène en Anatolie. La stoa sacrée. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).À la fin du IIe siècle avant JC le portique nord de l’agora fut remplacé par un bâtiment plus étendu, à double colonnade, le portique sacré ou stoa sacrée (n° 11a), offert à la cité de Priène par Ariarathe VI, roi de Cappadoce de 130 à 111 avant JC, selon ce qu’indiquent des inscriptions.

La stoa sacrée s’étendait sur un troisième îlot vers l’est et avait une longueur d’environ 116 m. La colonnade extérieure de la stoa était d’ordre dorique, tandis que la colonnade intérieure était d’ordre ionique ; les fragments de quelques colonnes doriques ou ioniques indiquent l’emplacement de la stoa sacrée.

Le portique sacré abritait une série de salles réservées aux notables ; les documents officiels et les décrets de la cité de Priène étaient affichés sur les murs à chaque extrémité du portique.

Bâtiment antiqueLe bouleutérion
Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le bouleutérion. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).La nouvelle Priène, celle du IVe siècle avant JC, était une démocratie qui fonctionnait de façon à peu près semblable à la démocratie athénienne : les décisions majeures étaient prises par l’assemblée générale des citoyens, nommée Priéneis (Πριηνείς), c’est-à-dire « le peuple priénien », qui se réunissait régulièrement. Était citoyen tout homme adulte, libre et propriétaire ; toute la population n’était pas affranchie : par exemple, les droits de propriété et les impôts d’une partie non-priénienne de la population vivant dans la campagne, les pedieis (« hommes de la plaine »), étaient définis par la loi. Cette particularité était peut-être un héritage des jours où Priène se trouvait dans la plaine.

L’assemblée des citoyens élisait un Conseil municipal, nommé la Boulè (Βουλή), qui était chargé de gérer les affaires courantes, au jour le jour. Ce Conseil municipal se réunissait dans un bâtiment nommé le bouleutérion (βουλευτήριον), salle du Conseil municipal.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Dessin du bouleutérion. Cliquer pour agrandir l'image.Le bouleutérion de Priène (n° 11b), édifié au début du IIe siècle avant JC, se trouvait au nord de l’agora, séparé de celle-ci par la Stoa sacrée. Le bouleutérion de Priène avait une architecture originale : le bâtiment était de plan rectangulaire et, au lieu du traditionnel hémicycle, les gradins de pierre étaient parallèles aux murs, sur trois côtés de l’édifice, en forme de la lettre grecque Π ; sur le quatrième côté, au sud, une volée de marches permettait de pénétrer dans l’édifice depuis la stoa sacrée. Le bouleutérion était couvert par une toiture en bois soutenue par deux rangées de piliers sur trois côtés.

Les gradins entouraient un orchestre, au centre duquel se trouvait un petit autel sacrificiel en marbre, dédié aux dieux, décoré de têtes de taureaux et de feuilles de laurier ; à côté de l’autel s’élevait la tribune des orateurs ; pendant qu’ils parlaient, leurs pairs, sur trois côtés, étaient assez proches pour les regarder dans les yeux. Les sièges des dix gradins pouvaient recevoir 640 conseillers, ou bouleutes.

Le bouleutérion a fait l’objet d’une reconstruction très réussie qui apparaît dans la plupart des livres sur l’architecture grecque ancienne. L’autel est encore visible, mais la tribune des orateurs a disparu.

Bâtiment antiqueLe prytanée
Les prytanes étaient un petit nombre de citoyens élus, parmi les membres de la Boulè, pour exercer le pouvoir exécutif sur la cité. Les prytanes siégeaient dans le prytanée (Πρυτανείον).

Le prytanée de Priène (n° 11c) se trouvait à l’est du bouleutérion, dont il était contigu ; sa construction date de la première moitié du IIe siècle avant JC. Le prytanée était un bâtiment rectangulaire de dimensions modestes, d’environ 24 m par 18 m, se présentant comme une maison à péristyle, avec une cour pavée entourée de neuf pièces ; parmi ces pièces on a pu identifier une salle à manger. On pénétrait dans le prytanée depuis le portique sacré.

GymnaseLe gymnase du haut
Le gymnase du haut (n° 5) était situé au nord du bouleutérion et du prytanée ; il fut construit au IVe siècle avant JC. Quand il devint trop petit pour les besoins de la cité, au IIe siècle avant JC, il fut complété par le gymnase du bas. Le gymnase du haut fut alors réservé aux enfants et aux adolescents tandis que le gymnase du bas fut utilisé par les éphèbes et les hommes adultes. À l’époque romaine le gymnase du haut fut équipé d’un système de chauffage et de thermes.
Théâtre antiqueLe théâtre
Le théâtre antique de Priène (n° 7) se trouve au nord de la cité ; les gradins du théâtre ont été creusés dans le flanc de la colline, au pied de l’acropole. Le théâtre se trouve sur la rue du Théâtre qui conduit, à droite, jusqu’à la Porte de l’Est ; de l’autre côté de la rue se trouve le gymnase du haut, et, un peu plus à l’ouest, la basilique byzantine.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Dessin du théâtre. Cliquer pour agrandir l'image.Le théâtre de Priène a été construit au IIIe siècle avant JC ; parmi la vingtaine de théâtres de l’Anatolie, c’est le théâtre qui a le mieux conservé sa forme hellénistique : les autres théâtres ont été reconstruits ou profondément remodelés à l’époque romaine. Le theatron (θέατρον, la cavea des Romains) (point 1 sur le dessin) est inchangé depuis l’époque hellénistique ; seuls les bâtiments de scène ont été considérablement modifiés au cours du IIe siècle avant JC ; c’est pratiquement la seule altération romaine des bâtiments publics de Priène.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le théâtre antique. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).C’était un théâtre plutôt petit, en forme de fer à cheval plus obtus qu’un demi-cercle, avec 22 rangées de sièges au niveau inférieur et 25 rangées au niveau supérieur. Les gradins (koilon), de 40 cm de hauteur, étaient divisés en 5 secteurs (kerkides, cunei) par 6 escaliers (klimakes, scalae) de 92 cm de largeur. Le théâtre de Priène pouvait accueillir 6500 personnes, c’est-à-dire la totalité de la population, voir davantage.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. L'autel du théâtre. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).La première rangée de sièges était séparée de l’orchestre par un couloir de 180 cm de largeur. L’orchestre, en forme de D, avait un diamètre d’environ 18 m (point 3 sur le dessin) ; il était entouré d’une proédrie (προεδρία) comportant cinq sièges d’honneur, plus grands que les autres sièges (point 4 sur le dessin) ; ces fauteuils en marbre, avec les pieds et les accoudoirs décorés de pattes de lions finement sculptées, étaient destinés aux dignitaires de la cité et aux invités d’honneur ; ces fauteuils avaient été offerts par un agonothète (άγωνοθέτης), un magistrat responsable des jeux sacrés, et étaient dédiés à Dionysos.

À partir du IIe siècle avant JC, au début de l’époque romaine, les pièces furent jouées sur la scène surélevée : une rangée de sièges honorifiques fut construite au milieu du cinquième gradin, pour que les notables qui y prenaient place ne se retrouvent pas placés trop bas.

Dans l’axe principal, au milieu de la première rangée, entre le bâtiment de scène et l’auditorium, se dressait un autel dédié au dieu du théâtre, Dionysos, (point 5 sur le dessin). Dans le monde antique, les pièces étaient jouées en l’honneur de ce dieu et comprenaient des rites sacrificiels. Des statues honorifiques, dont les socles et les inscriptions ont survécu, se trouvaient également dans l’orchestre.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. L'avant-scène du théâtre. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).À l’origine les acteurs jouaient dans l’orchestre, devant un petit bâtiment, l’avant-scène (προσκήνιον / proskénion, le proscenium des Romains). L’avant-scène présentaient des demi-colonnes doriques engagées dans des piliers rectangulaires, soutenant une architrave et une frise dorique ; entre ces colonnes, d’une hauteur de 2,70 m, trois portes permettaient l’entrée des acteurs et, entre les portes, des panneaux peints servaient de décors d’arrière-plan. La scène, le toit du proskénion, n’était utilisée que pour faire apparaître le « Deus ex machina » (Άπό μηχανής θεός).

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Base de la clepsydre du théâtre. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).A partir IIe du siècle avant JC les pièces furent de plus en plus jouées sur la scène (σκήνη / skè), large de 2,75 m, qui devint finalement le lieu de l’action (point 6 sur le dessin). Un bâtiment de scène (point 2 sur le dessin), à deux étages et large d’environ 18 m, fut ajouté.

Le théâtre de Priène avait une excellente acoustique, ce que l’on peut vérifier en sifflant. Il était utilisé non seulement pour des représentations théâtrales, notamment pendant le festival dionysiaque, mais aussi pour des réunions civiques et, parfois, pour des procès importants. Dans l’orchestre, à l’extrémité droite de la première rangée de sièges, on peut remarquer une base de pierre carrée : cette pierre servait de support pour une horloge à eau, une clepsydre, qui permettait de contrôler le temps de parole de chaque orateur.

Basilique orthodoxeLa basilique byzantine
Le site archéologique de Priène en Anatolie. Chaire de la basilique byzantine (auteur Elelicht). Cliquer pour agrandir l'image.Du Ve siècle au XIIIe siècle Priène fut le siège d’un évêché byzantin qui comprenait une basilique et un palais épiscopal (n° 18). Les ruines de la basilique se trouvent à l’est du temple d’Athéna ; au centre de ce qui était la nef, marquée par des bases de colonnes, on peut voir la chaire, avec un petit escalier en pierre sculpté de rinceaux.
Sanctuaire antiqueLe sanctuaire d’Athéna Polias
Le site archéologique de Priène en Anatolie. Fragment d'architrave du temple d'Athéna. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Le sanctuaire d’Athéna Polias (n° 14) se trouvait sur une vaste terrasse située au nord-ouest de l’agora ; cette terrasse est soutenue par un beau mur à bossage, aux angles particulièrement soignés. On peut imaginer combien le temple d’Athéna apparaissait majestueux, vu depuis l’agora, mais aussi depuis le golfe de Latmos, pour les voyageurs approchant de la cité par la mer. Depuis l’agora on accède au temple par une petite rue en escalier, perpendiculaire à l’avenue de la Porte de l’Ouest.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Monnaie de bronze à l'effigie d'Athéna frappée à Priène. Cliquer pour agrandir l'image.Athéna (Άθηνά) était la déesse de la sagesse, de l’artisanat et de la guerre, l’équivalent de la Minerve des Romains. Sous son épithète d’Athéna Polias (Πολιάς, « de la ville ») elle était la déesse protectrice des villes, entre autres de Priène. Des pièces de monnaie frappées à Priène représentaient la tête d’Athéna casquée sur l’avers et un motif de méandre sur le revers ; une autre pièce présentait un dauphin et la légende ΠΡΙΗ, abréviation pour ΠΡΙΗΝΕΩΝ (Priéneón), « des Priéniens ».

La construction du temple d’Athéna débuta vers 340 avant JC, peu après la fondation de la nouvelle cité de Priène. Lorsque le roi Alexandre III de Macédoine séjourna à Priène lors du siège de Milet, en 334 avant JC, il soutint et finança la construction de ce temple dédié à la déesse de la guerre. Alexandre le Grand voulait que le temple fût un chef-d’œuvre : il confia la conception et la réalisation du temple à l’architecte Pythéos qui avait déjà réalisé, vers 350 avant JC, le Mausolée du roi Mausole à Halicarnasse, l’une des Sept Merveilles du Monde antique. La construction du temple semble avoir été achevée, pour l’essentiel, au cours du dernier quart du IVe siècle avant JC.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Inscription à Alexandre le Grand (auteur Jononmac46). Cliquer pour agrandir l'image.Une inscription gravée sur le temple indiquait : « Le roi Alexandre a dédié le temple à Athéna Polias » (« ΒΑΣΙΛΕΥΣ ΑΛΕΞΑΝΔΡΟΣ ΑΝΕΘΗΚΕ ΤΟΝ ΝΑΟΝ ΑΘΗΝΑ Η ΠΟΛΙΑΔΙ », « Ο βασιλιάς Αλέξανδρος αφιέρωσε τον ναό στην Αθηνά Πολιάδα »). Cette inscription est aujourd’hui exposée au British Museum de Londres.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le temple d'Athéna Polias. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Pythéos semble avoir considéré le temple d’Athéna de Priène comme son chef-d’œuvre, davantage que le mausolée d’Halicarnasse, car il lui consacra un livre qui fut utilisé comme manuel par les architectes dans toute la Méditerranée, jusque pendant l’époque romaine. Le temple d’Athéna fut considéré comme la perfection de l’ordre ionique et fut imité à plusieurs reprises dans l’Antiquité. Au Ier siècle avant JC, l’architecte et historien de l’architecture romain Vitruve le cite comme une référence de l’ordre ionique.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Plan du temple d'Athéna. Cliquer pour agrandir l'image.Le temple d’Athéna était l’édifice le plus imposant de la cité : il mesurait 38 mètres de longueur par 20 mètres de largeur, et était orienté dans la direction ouest-est. C’était un temple périptère hexastyle d’ordre ionique, avec 11 colonnes sur les côtés nord et sud, et 6 colonnes sur les façades avant et arrière ; l’entrée se trouvait sur le côté est. Il était bâti entièrement en marbre — d’une blancheur lumineuse — extrait des carrières du mont Mycale.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le temple d'Athéna Polias. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Une statue cultuelle d’Athéna, de 7 m de hauteur, fut installée tardivement à l’intérieur du temple ; la statue de la déesse était une copie en modèle réduit de la statue d’Athéna Parthénos sculptée par Phidias pour le Parthénon d’Athènes ; cette statue avait été offerte par Orophernès Nicéphore (Oρoφέρνης Nικηφόρoς), roi usurpateur de Cappadoce, vers 157 avant JC. En 1870 les archéologues ont découvert, sous la base de la statue, des tétradrachmes en argent à l’effigie d’Orophernès, ainsi que des bijoux.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le temple d'Athéna Polias. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Après 27 avant JC, le sanctuaire a été consacré à l’empereur Auguste, en plus d’Athéna Polias, et a continué d’être un important centre de culte tout au long de la période impériale.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Fragment d'architrave du temple d'Athéna. Cliquer pour agrandir l'image.Le temple d’Athéna a été détruit par une succession de séismes ; des 34 colonnes du temple il ne restait que des bases de colonnes et de nombreux tambours cannelés gisant au sol. En 1965 et 1966 cinq colonnes furent redressées, à partir de ces vestiges ; avec la falaise du mont Mycale en arrière-plan, ces quelques colonnes donnent une idée de la majesté que devait avoir le temple d’Athéna Polias.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le temple d'Athéna Polias. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le temple d'Athéna Polias. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le temple d'Athéna Polias. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).
Sanctuaire antiqueLe sanctuaire de Déméter
Le sanctuaire le plus ancien de Priène était le sanctuaire de Déméter et de Perséphone (n° 15), du IVe siècle avant JC. Le temple dédié à la déesse des récoltes et de la fertilité, et à sa fille (Koré), comportait — in antis —un portique à double colonnade d’ordre dorique, des bases pour recevoir des statues de prêtresses, un podium pour recevoir les offrandes, un autel et un puits sacrificiel où était recueilli le sang des victimes destiné aux divinités du monde des morts. Le temple était entouré d’un mur d’enceinte sacrée, le téménos, ouvert du côté de l’est.

Il reste peu de vestiges du sanctuaire de Déméter, hormis des bases de colonnes, des pans du mur d’enceinte et une fosse qui était le puits sacrificiel. Une statue de la prêtresse Nikéso est exposée au musée des Antiquités de Berlin.

Le sanctuaire de Déméter est situé au point le plus élevé de la cité, presqu’au pied de l’acropole ; pour y accéder il faut emprunter un sentier, assez raide, qui débute à l’ouest du théâtre antique. La difficulté de la montée est récompensée par la vue magnifique que l’emplacement offre sur le temple d’Athéna avec la plaine du Méandre en arrière-plan, et sur l’atmosphère incroyablement paisible qui se dégage de ce lieu négligé par la plupart des visiteurs de Priène.

Sanctuaire antiqueLe sanctuaire d’Asclépios
Le site archéologique de Priène en Anatolie. Reconstitution du temple d'Asclépios. Cliquer pour agrandir l'image.Le site archéologique de Priène en Anatolie. Plan du sanctuaire d'Asclépios. Cliquer pour agrandir l'image.Un sanctuaire dédié à Asclépios (n° 10), le dieu de la guérison, se trouvait à l’est de l’agora ; cependant son entrée, ou propylon (point 1 sur le dessin) n’était pas du côté de l’agora, mais sur le côté est du sanctuaire.

L’asclépiéion fut d’abord identifié comme un sanctuaire dédié à Zeus, le père des Dieux (le Jupiter des Romains), et est encore parfois désigné comme sanctuaire de Zeus.

Le temple (point 2) — d’ordre ionique — fut construit à la fin du IIe siècle avant JC. À l’est se trouvent les restes de l’autel (point 3), au sud un fragment de la base de la statue cultuelle d’Asclépios, qui comprenait probablement sa fille Hygie. Il y avait un portique (point 4) sur le côté nord.

Il ne reste presque rien du temple d’Asclépios.

ForteresseLa forteresse byzantine
Au XIIIe siècle après JC, un château byzantin (n° 13) fut construit sur la partie nord-est du sanctuaire d’Asclépios. Il ne reste rien de cette forteresse byzantine.
Sanctuaire antiqueLe sanctuaire des dieux égyptiens
Les premières ruines devant lesquelles on passe, en entrant dans le site de Priène, sont les maigres ruines du sanctuaire des divinités égyptiennes, Isis, Sérapis et Anubis, situé sur la droite de l’avenue d’Athéna. Ce temple fut édifié pour les marchands du Nil qui commerçaient avec Priène.
QuartierLes quartiers résidentiels
Le site archéologique de Priène en Anatolie. Rue d'un quartier d'habitation hellénistique. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Les quartiers résidentiels hellénistiques de Priène (n° 16) étaient répartis tout autour du centre civique et commercial ; le quartier d’habitation le plus dense, celui qui a été dégagé par les fouilles archéologiques, se trouve à l’ouest de l’agora, un peu en contrebas de celle-ci, de part et d’autre de l’avenue principale ; cette belle avenue, dallée et creusée d’un caniveau, descend en pente douce, entre les pins, jusqu’à la Porte de l’Ouest. Au-delà de la Porte de l’Ouest un sentier de randonnée permet une belle promenade.

Sur les hauteurs de la cité, au nord-ouest du sanctuaire d’Athéna, quelques pâtés de maisons à l’ouest du Théâtre, il y a un autre quartier résidentiel où se trouvaient les plus belles maisons. Les maisons situées dans les zones résidentielles occidentales de Priène font partie des exemples les plus connus de la période hellénistique. Les quartiers d’habitations de la partie orientale de la cité n’ont pas été dégagés par les fouilles.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Plan des habitations. Cliquer pour agrandir l'image.À la fin du IVe et au IIIe siècle avant JC, une insula était — en règle générale — divisée en huit parcelles de taille égale (environ 8,80 m par 23,50 m). Sur ces parcelles, des maisons uniformes étaient construites suivant le type de la maison dite à prostas (προστάς), c’est-à-à-dire, selon Vitruve, avec un vestibule ou porche à colonnes. Cette architecture à prostas a précédé les maisons à péristyles, où toutes les pièces étaient distribuées autour d’un patio.

L’accès à la maison se faisait par la cour (E), qui ouvrait sur la rue, puis par le prostas (B) ; à côté du prostas, se trouvait l’andron (C), la salle à manger pour les hommes, où le maître de la maison mangeait avec ses invités masculins. Le prostas était suivi par la salle de séjour du bâtiment, les oikos, (A) et par une pièce annexe (D). Les pièces d’habitation se trouvaient sur le côté nord de la cour centrale ; au sud de la cour il y avait des magasins, des écuries ou des échoppes (F). Les murs des maisons étant arasés au niveau des fondations, ce plan à prostas est très clairement discernable sur le sol.

Les maisons étant toutes construites sur la pente, orientée au sud, et pouvaient profiter de la lumière du soleil bas sur l’horizon pendant l’hiver. Il y avait aussi des maisons plus grandes de type similaire ; mais beaucoup de maisons furent agrandies au fil du temps, et leur plan a pu changer considérablement. Les maisons avaient souvent un étage supérieur, au moins dans les derniers temps ; des étages supérieurs, il ne reste que les traces de quelques escaliers. Les maisons les plus luxueuses étaient bâties en marbre ; les autres en briques d’argile séchée au soleil, une sorte d’adobe.

Il n’y a aucun indice de l’existence de toilettes privées pour les maisons construites pendant la première période suivant la fondation de la ville ; mais, dans les derniers temps, un tiers des maisons construites avaient des toilettes intérieures, une rareté pour un urbanisme qui se caractérisait généralement par des bancs publics de sièges d’aisance, placés côte à côte ; une disposition pour laquelle les toges très amples des Grecs anciens étaient adaptées. En effet, les tuyauteries intérieures des maisons nécessitaient un approvisionnement en eau plus important et des systèmes d’égouts. Dans la plupart des cités grecques, comme Athènes, les habitants devaient faire des allers-retours aux fontaines publiques pour s’approvisionner en eau ; ce travail était fait par les domestiques et les esclaves.

Maison antiqueLa maison d’Alexandre le Grand
Près de la Porte de l’Ouest, du côté sud de l’avenue, se trouve la grande maison où aurait séjourné Alexandre le Grand pendant le long siège de Milet (n° 17a). La maison aurait été ultérieurement convertie en lieu de culte à la mémoire d’Alexandre (Alexandréion) : dans la pièce du nord furent découverts un socle d’autel et une statuette du roi de Macédoine.
SynagogueLa synagogue hellénistique
Dans l’insula située à l’est de la Maison d’Alexandre a été découverte une ancienne maison hellénistique qui aurait été transformée en synagogue au IIe siècle avant JC : une ménorah y est gravée dans la pierre.
GymnaseLe gymnase du bas
Au cours de la seconde moitié du IIe siècle avant JC, un nouveau gymnase (n° 6a) fut construit sur la terrasse la plus au sud de la cité, à l’ouest du stade, pour compléter ou remplacer le gymnase du haut situé entre le bouleutérion et le théâtre. On atteint le gymnase du bas en empruntant un escalier depuis l’agora.

Le gymnase était un bâtiment de plan carré, d’environ 35 m par 35 m de côté. Contigu à la palestre se trouvait un éphébéion (εφηβαίο) destiné aux éphèbes, jeunes adultes âgés de 18 à 20 ans ; sur les murs on peut encore voir des graffitis d’éphèbes, datant de l’époque de la République romaine. On peut aussi voir les vestiges de salles d’eau où l’eau froide était déversée par des fontaines en forme de gueules de lions ; ces salles d’eau sont en bon état de conservation.

Stade antiqueLe stade
Le site archéologique de Priène en Anatolie. Vers le stade. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).Le stade (n° 6b) est situé à l’est du gymnase et date de la même époque, la seconde moitié du IIe siècle avant JC. Le stade a été construit à cet endroit pour profiter de la présence d’une terrasse assez horizontale ; le stade n’était pas aligné sur la grille « hippodamienne » de la cité.

Les pistes (dromos) mesuraient 191 m de longueur et 20 m de largeur ; les portes de départ des coureurs se trouvaient du côté ouest du stade, près du gymnase ; ces portes étaient décorées de pilastres de style corinthien et étaient sans doute postérieures aux simples cales de départ, en marbre, datant de la période hellénistique. En raison de la pente du terrain, les gradins étaient disposés d’un seul côté des pistes, du côté nord ; certains sièges sont encore discernables parmi les broussailles.

Comme le théâtre, le stade n’a pas été altéré pendant la période romaine et a conservé son style hellénistique d’origine.

Ville hauteL’acropole
Le site archéologique de Priène en Anatolie. L'acropole au sommet du mont Mycale. Cliquer pour agrandir l'image dans Fotolia (nouvel onglet).L’acropole de Priène (n° 19) qui, dans l’Antiquité, était nommée Teloneia fut construite dès la fondation de la cité, au milieu du IVe siècle avant JC. La citadelle était incluse dans les murailles de la cité ; les murailles de l’acropole étaient protégées par des tours carrées, dont certaines servaient à abriter la garnison. Au nord de l’acropole se trouvait une porte protégée par deux tours.

L’acropole se trouve sur le plateau qui couronne le mont Mycale, à 375 m d’altitude ; seuls les plus courageux entreprendront la difficile montée — d’une dénivelée d’environ 300 m — par un étroit sentier rocailleux qui débute à l’ouest du théâtre et qui passe près du sanctuaire de Déméter ; le sentier est balisé par des marques de peinture rouge sur les rochers ; il faut prévoir une heure et demi pour faire l’aller-retour, si l’on est en bonne condition physique …

MurailleLes murailles
Le site archéologique de Priène en Anatolie. Les murailles de la cité (auteur Thérèse Gaigé). Cliquer pour agrandir l'image.Les murailles de Priène ont été construites à l’époque hellénistique ; elles s’étendaient sur 2,5 km, avaient 6 m de hauteur et 2 m d’épaisseur ; à intervalles réguliers les murailles étaient protégées par des tours, au nombre de 16 ; trois portes principales permettaient de pénétrer dans la cité.

ConnaissancesHistoire, géographie, arts, traditions, flore …

HistoireHistoire
La première cité de Priène fut fondée, vers le XIe siècle avant JC, par des colons originaires de Thèbes, déjà établis à Aneon (Ανέων), la ville actuelle de Söke ; selon le géographe du IIe siècle après JC Pausanias le Périégète, ils prirent la ville aux Cariens. L’emplacement de cette première cité n’est pas connu précisément, mais elle se trouvait probablement un peu plus à l’ouest du site actuel, à proximité d’un petit port nommé Naulochos.

Priène fut membre fondateur de la Confédération des douze cités ioniennes, fondée au VIIIe siècle avant JC, dans le but de s’emparer de la ville carienne de Mélia. Mélia était la protectrice d’un sanctuaire dédié à Poséidon ; après la prise et la destruction de la ville de Mélia, les Ioniens adoptèrent le culte de Poséidon et son sanctuaire, qui devint le Panionion (Πανιώνιον) (« de tous les Ioniens », le sanctuaire commun de tous les Ioniens. Priène devint la cité protectrice du sanctuaire, situé sur le versant nord du mont Mycale (Dilek Daği), sur le territoire de Priène à quelques kilomètres de la cité.

Grâce au succès du Panionion, Priène devint un important centre religieux et, grâce à ses relations commerciales avec la Crète et la Grèce, un important centre commercial ; la cité se développa très vite.

Au VIIe siècle, vers 660 avant JC, Priène fut mise à sac par les Cimmériens qui avaient auparavant vaincu le royaume de Phrygie du roi Midas et le royaume de Lydie du roi Gygès. Vers 631 avant JC Priène tomba sous la domination du royaume de Lydie du roi Ardys II, successeur de Gygès.

Dans la première moitié du VIe siècle avant JC, Priène devint l’une des cités les plus florissantes de la Confédération ionienne, tant du point de vue économique que du point de vue intellectuel, notamment sous la conduite de Bias de Priène (Βία τον Πριηνέα). Bias de Priène, philosophe, avocat et législateur, sera considéré par les historiens anciens comme l’un des Sept Sages de l’Antiquité. La cité prospéra grâce au commerce maritime et à sa construction navale qui était réputée.

En 545 avant JC les Perses de Cyrus II firent la conquête de la Lydie du roi Crésus et s’emparèrent de Priène, restée fidèle à la Lydie, de même que sa voisine Magnésie ; la cité fut détruite et ses habitants vendus en esclavage.

Au début du Ve siècle, alors que se déroulaient les guerres médiques entre les Grecs et les Perses, Priène participa à la révolte des cités ioniennes contre les Perses de Darius Ier, de 499 à 494 avant JC. La cité prit part, avec douze navires, à la bataille de l’île de Ladé où la flotte ionienne fut lourdement vaincue ; les Perses détruisirent Priène comme les autres cités ioniennes.

En 479 avant JC les Grecs coalisés vainquirent les Perses sur terre et sur mer ; Priène se releva lentement de ses cendres. En 450 avant JC Priène adhéra à la Ligue de Délos qui était maintenant dominée par Athènes. Depuis très longtemps un conflit opposait Priène à Samos pour la possession des terres fertiles situées au nord du mont Mycale ; grâce à l’intercession de la Ligue, ce conflit prit fin provisoirement en 442 avant JC.

En 386 avant JC Priène et les autres cités ioniennes retombèrent sous la domination perse suite à la « Paix des Rois » conclue entre Sparte et le roi de Perse Artaxerxès II. Priène fit désormais partie de la satrapie du roi de Carie, Mausole, vassal de la Perse.

Pendant que se déroulaient toutes ces péripéties historiques, un autre danger menaçait sourdement Priène : les alluvions du fleuve Méandre, qui ne cessaient de repousser la mer, envasaient progressivement les magnifiques ports en eau profonde de Priène et de Naulochos jusqu’à les rendre inutilisables ; la cité se retrouva au milieu de marécages insalubres et la population commença à souffrir du paludisme.

C’est sans doute le roi de Carie Mausole qui décida de reconstruire Priène en un autre endroit, vers le milieu du IVe siècle avant JC. Le nouvel emplacement qui fut choisi se trouvait sur les pentes méridionales du mont Mycale ; Mausole voulut que la nouvelle cité fût une cité-modèle, construite selon un plan hippodamien en damier.

En 334 avant JC, pendant sa campagne militaire contre l’Empire perse, le roi de Macédoine Alexandre III fit le siège de la cité de Milet, encore tenue par les Cariens, vassaux des Perses ; pendant ce long siège Alexandre le Grand séjourna à Priène. Alexandre continua ce que Mausole avait commencé sur le temple d’Athéna, en utilisant le célèbre architecte Pythéos de Priène (Πυθέος τον Πριηνέα) pour concevoir un temple parfaitement adapté à l’environnement. Les citoyens les plus fortunés de Priène ne tardèrent pas à imiter Alexandre le Grand et financèrent la construction de nombreux édifices publics, où l’on peut voir inscrit le nom des donateurs.

Après la mort d’Alexandre le Grand la cité de Priène passa sous la domination des Séleucides, puis, à partir de 246 avant JC, sous la domination des Ptolémées pendant un demi-siècle, puis celle des Attalides, les rois de Pergame.

En 159 avant JC, Orophernès, le frère rebelle du roi de Cappadoce, Ariarathès V, usurpa le trône de Cappadoce et extorqua le plus d’argent possible à la population du royaume ; Orophernès confia la somme énorme de 400 talents, qu’il avait amassée, au temple d’Athéna de Priène. En 157 avant JC, Ariarathès V fut restauré sur le trône de Cappadoce avec l’appui du roi Attale II de Pergame et le soutien de Rome. En 155 avant JC, Ariarathès V, désireux de récupérer le trésor, confié à Priène par son frère Orophernès, attaqua et incendia la cité.

Après la mort du roi Attale III de Pergame, en 133 avant JC, la cité de Priène passa sous la domination de la République romaine, comme tout de royaume de Pergame. En 129 avant JC, Priène fut intégrée à la Province romaine d’Asie.

Priène ne put profiter de la prospérité apportée par la « Pax romana » car, tout comme la cité primitive de Priène, la nouvelle cité, fondée au IVe siècle avant JC, commença à s’ensabler à cause des alluvions charriés par le fleuve Méandre ; le bras de rivière qui reliait la ville au Méandre disparut progressivement. Le géographe et voyageur Pausanias le Périégète rapporte que, au IIe siècle avant JC, la population de la cité de Myonte (Μυούς), située un peu en amont de Priène, avait déjà abandonné leur ville pour s’installer à Milet.

Selon des découvertes archéologiques récentes Priène avait perdu son accès à la mer au Ier siècle avant JC ; la cité ayant perdu tout attrait commercial, une partie de la population commença à émigrer vers Milet, dont les ports étaient encore ouverts.

De 88 à 63 avant JC les guerres de Mithridate, entre la République romaine et le Royaume du Pont, ajoutèrent au déclin économique de Priène en entravant les relations commerciales.

La cité retrouva une certaine prospérité au début de l’Empire romain ; sous l’empereur Auguste le temple d’Athéna fut l’objet de travaux et fut dédié à Auguste en plus d’Athéna. À cette époque Priène se trouvait déjà à 8 km de la mer. Vers 300 après JC, tout le golfe de Latmos, y compris la baie de Milet, était ensablé, à l’exception du lac de Bafa.

Au IVe siècle, en 395 après JC, l’Empire romain fut divisé en deux parties : l’Empire romain d’Occident et l’Empire romain d’Orient. Priène fit désormais partie de l’Empire romain d’Orient, dit Empire byzantin, dont la capitale était Constantinople.

Au Ve siècle, vers 431, Priène devint le siège d’un diocèse et le resta jusqu’à la fin du XIIe siècle. Une petite forteresse byzantine y fut construite.

Au XIIe siècle Priène n’était plus qu’un modeste village, connu sous le nom de Sampson ; des populations turques commencèrent à s’y établir.

Au début du XIIIe siècle un magnat local, Sabas Asidenos, s’empara du pouvoir sur la région de Priène, mais dut ensuite se soumettre à l’Empire de Nicée.

À la fin du XIIIe siècle le village passa sous la domination turque et prit le nom turc de Samsun Kale (« le château de Samsun »).

Le village de Samsun Kale survécut jusqu’en 1923, date à laquelle la population grecque en fut chassée, suite aux accords d’échange de populations entre la Grèce et la Turquie. La population turque du village déménagea vers le village voisin de Güllübahçe.

FouilleLes fouilles archéologiques
Le site archéologique de Priène en Anatolie. Fragment d'architrave du temple d'Athéna exposé au musée de Milet. Cliquer pour agrandir l'image.En 1673 le site de Priène fut identifié par des Britanniques vivant à Smyrne (İzmir).

Un siècle plus tard, en 1765, la société savante britannique des Dilettanti envoya un antiquaire et un architecte, Richard Chandler et Nicholas Revett, qui reconnurent les ruines du principal sanctuaire de Priène, le sanctuaire d’Athéna Polias.

En 1868 et 1869 cette même société des Dilettanti organisa la fouille, dirigée par l’architecte Richard Popplewell Pullan, d’une grande partie du sanctuaire d’Athéna.

En 1895 l’architecte et archéologue allemand Carl Humann entreprit une fouille minutieuse du site de Priène pour le compte du Musée royal de Berlin ; à sa mort, en 1896, les fouilles furent reprises par Theodor Wiegand et Hans Schrader. En 1904 les deux archéologues firent une publication détaillée des résultats des fouilles « Priene : Ergebnisse der ausgrabungen und untersuchungen in den jahren 1895-1898 ».

Une grande partie des artefacts découverts à Priène ont été acquis par les musées britannique et allemand ; d’autre sont exposés au Musée archéologique national d’Istamboul ; d’autres, enfin, sont visibles au Musée de Milet.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Poteries découvertes à Priène (musée de Milet). Cliquer pour agrandir l'image.Le site archéologique de Priène en Anatolie. Statuettes découvertes à Priène (musée de Milet). Cliquer pour agrandir l'image.Le site archéologique de Priène en Anatolie. Statuette découverte à Priène (musée de Milet). Cliquer pour agrandir l'image.

Informations pratiquesInformations pratiques

Heures de visiteHeures de visite
Visite du site archéologique de Priène (Priene Örenyeri) :

Adresse : Güllü Bahçe, 09230 Söke Merkez, Aydın

Téléphone : 00 90 256 875 55 62

Horaires d’été (du 15 avril au 2 octobre) : tous les jours, de 8 heures 30 à 19 heures.

Horaires d’hiver (du 3 octobre au 14 avril) : tous les jours, de 8 heures 30 à 17 heures.

Durée : prévoir 2 heures de visite. Il est conseillé d’emporter de l’eau et de se chausser de bonnes chaussures, particulièrement si l’on souhaite monter à l’acropole.

Prix d’entrée : 5 TRY

Site sur la Toile : www.muze.gov.tr/tr/muzeler/priene-orenyeri

L’office du tourisme de Kuşadası peut fournir des informations sur Priène.

Le site archéologique de Priène en Anatolie. Le restaurant Şelale et l'aqueduc byzantin près du site (auteur Elelicht). Cliquer pour agrandir l'image.En transports en commun on peut venir à Priène en dolmuş depuis Kuşadası ou Selçuk jusqu’à Söke ; à Söke des dolmuş font la navette avec le village de Güllübahçe (environ 3 TRY, 20 minutes), toutes les 20 minutes et s’arrêtent à 250 m de Priène, au niveau des cafés-restaurants situés près des ruines de l’aqueduc byzantin, à l’ouest du village ; les navettes sont moins fréquentes en hiver. Il faut ensuite monter à pied jusqu’à la billetterie du site, où se trouvent une aire de stationnement et des toilettes ; il faut encore monter jusqu’au site par une voie pavée assez raide (de 10 à 15 min).

Les trois sites de Priène, Milet et Didymes sont à moins de 40 km l’un de l’autre : on peut envisager de visiter les trois sites dans la même journée, en commençant assez tôt, soit avec une voiture de location, soit avec un circuit « PDM » (Priène, Milet, Didymes) organisé par une agence de voyages locale de Selçuk, Kuşadası et Söke.

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