| La pulsatille commune (Pulsatilla vulgaris) | |
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| | Généralités | La pulsatille commune est une de nos plus belles fleurs sauvages qui fleurit d’avril à juin sur les coteaux secs et dans les bois ; aux fleurs succède un fruit qui développe, en mûrissant, un élégant panache. |
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| | Règne : plantes (Plantae) | Sous-règne : plantes vasculaires (Tracheobionta) | Division : plantes à graines (Spermatophyta) | Sous-division : | Classe : plantes à fleurs (Angiospermae) | Sous-classe : dicotylédones (Dicotyledonae) | Super-ordre : magnolidés (Magnoliidae) | Ordre : ranunculales (Ranunculales) | Famille : renonculacées (Ranunculaceae) | Sous-famille : | Genre : pulsatilles (Pulsatilla) | Sous-genre : | Espèce : Pulsatilla vulgaris [Miller], Anemone pulsatilla [Linné], Anemone bogenhardiana [(Reichenbach) Pritzel], Anemone janczewskii [Giraudias], Anemone patens [Hoppe], Pulsatilla nigella [Jordan], Pulsatilla bogenhardiana [Reichenbach] | Variété : | Nom commun : pulsatille commune, anémone pulsatille | Nom populaire : coquelourde, coquerelle, fleur aux dames, fleur de Pâques, fleur de vent, herbe au vent, herbe-du-vent, passe-velours, pulsatille, pulsatille vulgaire |
| | | | gemeine Kuhschelle, Hundswurz, echte Küchenschelle, Ackerschelle, gewöhnliche Küchenschelle, aufrechte Küchenschelle, gewöhnliche Kuhschelle | | Pasqueflower | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | opret kobjælde | | | | pulsatilla | | harilik karukell | | | | lännenkylmänkukka, tarhakylmänkukka | | pulsatille commune | | | | | | | | | | | | leánykökörcsin, közönséges kökörcsin | | | | geitabjalla | | pulsatilla comune | | | | | | däiwelsbaart | | | | | | | | stor kubjølle | | | | wildemanskruid, wildemanskruidsoort | | sasanka zwyczajna | | | | | | | | | | | | | | backsippa, backvippa, gökskälla | | koniklec německý, koniklec obecný | | oхраняется | | Pulsatilla vulgaris |
| Étymologie latine | L’origine du nom provient du grec anémos (vent). Les fleurs s’agitent au vent et les arêtes plumeuses en indiquent la direction. |
| Étymologie française | Elle provoque une accélération du rythme cardiaque, d’où son nom de Pulsatille. |
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| | Généralités | Plante de 10 à 25 cm à tige herbacée couverte de longs poils et pourvue à quelque distance de la fleur d’un involucre très découpé, violet noir. Feuilles 2 à 3 fois pennées. Fleur en cloche assez grande, penchée en début de floraison, formée de 6 sépales couverts extérieurement de longs poils argentés, d’un grand nombre d’étamines, et de carpelles dont le style s’accroît en une longue aigrette. | |
| Catégorie de plante | Plante herbacée vivace. |
| Port de la plante | Plante basse. |
| Hauteur de la plante | La hauteur totale varie entre cinq et dix centimètres environ (aux alentours de vingt-cinq centimètre à maturité). |
| Espèces semblables | La Pulsatille ne peut guère être confondue ; il existe cependant tout un complexe de taxons proches, dont les caractères sont parfois mal délimités. On a décrit ainsi, au rang d’espèce ou à celui de sous-espèce au sein de (Anemone pulsatilla s.l.), des plantes un peu plus petites, à fleurs toujours penchées, pourpres ou brun-rouge (rarement plus violettes), sous le nom de (Anemone rubra [Lamarck]) (= Pulsatilla rubra [Delarbre]), ou bien alors des plantes à fleurs d’un violet sombre, parfois noirâtre, petites, penchées, sous (Anemone montana [Hoppe]) (= Pulsatilla montana [Reichb.]). |
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| Description de la racine | Plante vivace, à souche épaisse, entourée des restes des feuilles de l’année précédente. Racine pivotante, forte, noirâtre. |
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| | Description de la tige | La pulsatille est duveteuse. | |
| Couleur de la tige |
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| | Description des feuilles | Feuilles nombreuses, en rosettes radicales. Les feuilles supérieures sont sessiles et de plus petite dimension. Feuilles très divisées (= pennatiséquées) en lanières filiformes, étroites, de 1 à 3 mm de largeur ; un involucre de 3 pièces semblables aux feuilles, sessiles, à segments très étroits, éloignées de la fleur. Le limbe des feuilles est bi- à tripenné, avec d’étroits segments lancéolés très étroits, couverts d’une pilosité argentée, abondante au début de la croissance de la plante puis régressant ensuite. Feuilles velues (surtout chez les jeunes feuilles) à poils blanchâtre, très longs au début, plus épais par la suite. | |
| Dimension des feuilles |
| Couleurs des feuilles | À leur sortie, les feuilles sont couvertes de longs poils soyeux. |
| Végétation | Feuilles caduques n’apparaissant qu’après la floraison. | Mois | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
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Végétation | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | |
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| | Description des fleurs | Fleurs nombreuses, solitaires au sommet de tiges assez raides de 10 à 40 cm. Chaque fleur en forme de cloche, est portée par une tige florale creuse très velue ; au début, elle est tournée vers le haut puis se penche sur le côté. Elles sont composées de six sépales pétaloïdes de couleur violette entourant un fort bouquet d’étamines d’un beau jaune orangé groupées en une couronne serrée. Les 6 grands sépales (jusqu’à 4-5 cm), sont très velus, presque argentés, sur la face externe. Pétales nuls ; étamines nombreuses, deux fois plus courtes que les sépales ; carpelles nombreux, réunis en tête dense, munis d’une longue arête plumeuse. La base de la fleur est accompagnée de bractées velues et étroites ressemblant aux feuilles. | |
| Dimension des fleurs | Fleurs grandes, longues de 5 à 9 cm. |
| | Parfum des fleurs |
| Pollen |
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| | | | Pérennité | | Plante vivace hémicryptophyte à souche tubéreuse. |
| Plantation | Automne ou printemps. |
| Multiplication | | Semis dès maturité des graines. |
| Entretien | Ne pas déranger. |
| Croissance | Rapide. |
| Récolte |
| Ennemis |
| Longévité |
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| | | Sols | Sols calcaires et sablonneux. |
| Climats | | Plutôt méso-xérophile, se limite aux expositions les plus sèches dans toute une partie de son aire de répartition. Se trouve sur les pentes ensoleillées des montagnes. |
| Altitudes | | Au dessus de 300 m, dans les prés ou les clairières jusque vers 1 000 m. |
| Espèce associée | Thermophile et pionnière, elle accompagne souvent la Globulaire dans les secteurs écorchés de ceux-ci. |
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| | Distribution globale | Rare dans le nord et en région méditerranéenne. Plante eurosibérienne, elle est largement répandue en Europe, à l’exception de la Région méditerranéenne et des Iles britanniques, plus fréquente en Europe centrale et orientale, et présente dans toute la Sibérie, sauf dans les régions septentrionales. En France, elle est répandue, mais ça et là, dans une grande partie du territoire : nulle ou très rare dans l’ouest, en Bretagne, en Poitou, en Limousin, en Aquitaine, de même qu’en Provence et dans les Alpes, rare aussi dans le Nord, elle atteint en Basse-Normandie et dans les Pays de la Loire la limite ouest de son aire. |
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| | Utilisations médicinales | | Toxicité : - Comme beaucoup de Renonculacées, la Pulsatille contient des alcaloïdes ; c’est une plante âcre, irritante, et vénéneuse ; elle provoque une accélération du rythme cardiaque et des troubles respiratoires.
- À l’état frais, cette espèce est dangereuse, caustique et irritante. L’empoisonnement par cette plante a des symptômes similaires à ceux provoqués par l’aconit napel ou les renoncules : brûlures de la gorge, inflammations violentes du tube digestif, vomissements, vertiges, convulsions du cœur, troubles respiratoires.
- Elle présente une âcreté telle que les animaux brouteurs la négligent.
Utilisations officinales : - La plante entière contient des substances analgésiques.
- Seuls les homéopathes utilisent actuellement la plante fraîche, récoltée après la floraison.
- Les phytothérapeutes la prescrivent contre les spasmes viscéraux et les homéopathes utilisent ses extraits pour traiter les varices.
- On l’emploie fraîche, à l’extérieur, comme sinapisme ou vésicatoire ; l’infusion des racines est utilisée comme calmant dans la coqueluche ou le catarrhe des bronches : c’est une plante dangereuse, à n’employer que sur l’ordonnance d’un médecin.
- Une fois récoltée et séchée, elle est utilisée à des fins médicinales pour ses propriétés sédatives, antalgiques, antispasmodiques et apaisantes pour le système nerveux.
- En usage externe, elle était utilisée contre les rhumatismes sous forme de cataplasmes de plantes fraîches.
- Des lavages avec une infusion à faible dose de feuilles fraîches feraient, d’après Tournefort, disparaître les taches de rousseur …
- Elle a été autrefois utilisée en médecine populaire (« camphre de pulsatille »).
Signes cliniques : - Vomissement, diarrhée
- Sang dans les urines
- Engourdissement, difficultés respiratoires, faiblesse musculaire, convulsions.
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| Utilisations culinaires | Il va de soi que l’on s’abstiendra de la consommer. |
| Utilisations ornementales | |
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| Anémonine. |
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| | Mythes | Dans la mythologie, Anémone était la plus belle des nymphes à la cour de la déesse Flore, la maîtresse des fleurs. Voyant que les vents Borée et Zéphyr convoitaient et se disputaient le cœur de sa protégée, Flore décida de la transformer en fleur. Elle devint une Anémone, fleur qui s’ouvre avant le printemps. Ainsi soustraite au souffle doux de Zéphyr, Anémone fut à jamais livrée aux brutalités de Borée, le terrible vent du nord. Ne parvenant pas à obtenir ses faveurs, celui-ci la rudoie sans cesse. |
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| Rareté | Plante peu fréquente, mais peut former de grandes populations, avec des pieds d’âge et de taille très différents. |
| Menaces | Elle y est considérée comme vulnérable. Comme souvent, ce sont les milieux eux-mêmes qui sont menacés. Les pelouses calcaires, qui étaient souvent des zones de pâturage extensif, sont abandonnées depuis longtemps ; la dynamique de la végétation provoque la fermeture du couvert arboré, et l’élimination progressive des espèces les plus héliophiles des pelouses. Ce sont aussi des zones de reboisement, souvent avec des résineux (Pin noir, particulièrement), ce qui provoque des perturbations plus grandes encore. De plus, les grandes fleurs colorées de la Pulsatille provoquent des cueillettes intempestives, voire même l’arrachage des souches pour être replantées dans les jardins d’amateurs … L’industrie pharmaceutique subvenant à ses besoins par la culture, ces usages ne menacent aucunement les stations naturelles de cette précieuse espèce. |
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