 | Le flambé (Iphiclides podalirius) |  |
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| Règne : animaux (Animalia) | Sous-règne : métazoaires (Metazoa) | Division : triploblastiques (Bilateralia) | Sous-division : deutérostomes (Deuterostomia) | Super-embranchement : arthropodes (Arthropoda) | Embranchement : mandibulates (Mandibulata) | Super-classe : hexapodes (Hexapoda) | Classe : insectes (Insecta) | Sous-classe : insectes ailés (Pterygota) | Infra-classe : endoptérygotes (Endopterygota) | Ordre : lépidoptères (Lepidoptera) | Sous-ordre : glossiens (Glossata) | Infra-ordre : hétéroneures (Heteroneura) | | Groupe : ditrysiens (Ditrysia) | Sous-groupe : papillons de jour (Rhopalocera) | Super-famille : papilionoïdés (Papilionoidea) | Famille : papilionidés (Papilionidae) | Sous-famille : papilioninés (Papilioninae) | Tribu : (Graphiini [Ford, 1945 (1890)]) | Genre : (Iphiclides [Hübner, 1819]) | Sous-genre : | Espèce : Iphiclides podalirius [Linné, 1758], Papilio podalirius, Podalirius europaeus | Sous-espèce : | Nom commun : flambé | Nom populaire : le voilier |
|  | |  | Segelfalter |  | scarce swallowtail |  | |  | |  | |  | |  | |  | papallona zebrada |  | |  | |  | |  | sydeuropæisk svalehale |  | |  | chupa leche, podalirio |  | |  | |  | purjeperhonen |  | flambé |  | |  | |  | |  | |  | |  | kardoslepke |  | |  | |  | podalirio |  | |  | |  | |  | |  | |  | |  | |  | |  | koningspage |  | paź żeglarz |  | |  | fluturele podaliriu |  | подалирий |  | |  | vidlochvost ovocný |  | |  | podaliriusfjäril, segelriddare |  | otakárek ovocný |  | |  | Iphiclides podalirius |
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| | | | Chenille | La chenille néonate mesure environ 3 mm. Le dessus de son corps est noir et est ponctué d’une « selle » blanche constituée de deux taches claires jaune-vert. Elle porte également des verrues garnies de soies fourchues. Cette chenille néonate ressemble très fort à une déjection d’oiseau et déjoue ainsi l’attention d’éventuels prédateurs. | _small.jpg) _small.jpg) _small.jpg) _small.jpg) | Après la première mue, la larve, devenue verte et glabre, ne changera plus de couleur jusqu’à sa chrysalidation. Elle possède à ce moment une ligne médiane jaune et des stries obliques jaune clair sur le dos. Ces dessins la font ressembler à une feuille de sa plante-hôte. Sur les flancs, on trouve des points en relief, jaunes ou oranges, comparables aux écidies de la rouille qui est présente sur beaucoup de feuilles en fin de saison. | _small.jpg) _small.jpg) | Après la deuxième mue, elle devient verte et trapue, en forme de limace, avec des raies obliques jaunes sur le dos, des taches rouges, son corps étant aminci aux deux extrémités. En juillet-août, lorsque le développement de la chenille touche à sa fin, des taches brun-rouge, semblables aux taches existantes sur les feuilles vieillissantes, apparaissent sur le corps et essentiellement sur la partie antérieure. Les chenilles se déplacent très lentement en balançant leur corps et se tiennent souvent avec l’avant du corps relevé et le dos au soleil.
| La chenille est mature au bout de 8 semaines, elle devient jaunâtre et a alors 40 mm de longueur et s’apprête à se chrysalider sur la plante hôte. _small.jpg)
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| | Remarques | Le voilier blanc (Iphiclides podalirius feisthamelii [Duponchel, 1832]) est une sous-espèce rencontrée dans le sud-ouest de la France, la péninsule ibérique et en Afrique du Nord. |
| Espèces semblables | Sa livrée le distingue d’emblée de celle du machaon. |
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| Description | Vol élégant avec de beaux planés. Excellent voilier, il n’est pas rare de voir le flambé s’élever au-dessus des arbres ou traverser des zones agricoles. |  _small.jpg) |
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| Description | Les adultes ont l’habitude de se retrouver autour d’un « lieu de rendez-vous » pour maximiser leurs chances de rencontrer un partenaire. Ce lieu de rendez-vous est habituellement l’endroit le plus élevé du site. |  _small.jpg) |
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| | Territorialité | Le mâle est très territorial et parcourt sans arrêt son territoire. Pendant ce temps, la femelle occupe son temps à chercher des sites optimaux pour la ponte et peut à cette occasion se montrer territoriale. |  _small.jpg)   |
| | Accouplement |
| Site de ponte | Le lieu type de ponte est le milieu ouvert, bien exposé au soleil, abrité du vent et où pousse une des trois plantes hôte.Les plantes-hôte des chenilles de Flambé appartiennent à l’ordre des Rosales. Le prunellier (Prunus spinosa) est la plante-hôte par excellence, mais les œufs peuvent aussi être posés sur le bois de Sainte-Lucie (Prunus mahaleb) ou sur l’aubépine (Crataegus monogyna). Le Flambé sélectionne en grande majorité les petits prunelliers (entre 30 et 100 cm) isolés ou en lisière de petits massifs bas exposés au soleil. La ponte est déposée sur les branches sub-horizontales dirigées vers le sud, sud-est ou sud-ouest et à proximité du sol (à une hauteur de 20 à 50 cm) afin de profiter des températures plus élevées qui y règnent. Les œufs sont posés isolément sur la surface des feuilles de la plante hôte. |
| Nid |
| Ponte | Les œufs sont pondus isolément à la face inférieure des feuilles, mais certains arbustes particulièrement attractif peuvent recueillir plusieurs pontes. La ponte a lieu d’avril à août. |
| | Œufs | Les œufs, lisses, brillants et sphériques mesurent entre 1 et 1,2 mm de diamètre. D’abord de couleur blanche, ils brunissent peu à peu. Juste avant d’éclore, la chenille est visible par transparence. |
| | | Chrysalide | La chenille prête à se chrysalider descend de son prunellier pour rejoindre la litière. Elle s’en éloigne peu et se fixe dans la végétation herbacée assez haute et dense, à +/- 20 cm du sol. C’est sous cette forme que le Flambé passe l’hiver. Ce stade durerait environ 8 à 9 mois, et moins dans le cas d’une seconde génération. La chenille se tient dans la strate herbacée, au pied de sa plante-hôte ou à proximité et se fixe la tête en haut, grâce à un appendice crochu abdominal (le crémaster). _small.jpg) La chrysalide, succincte, est fixée sur son support par une ceinture de soie circumthoraxique.
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| Cycle annuel | Le flambé est uni-, bi- ou tri-voltin, selon le lieu, de mars à octobre.Les périodes de vol peuvent varier assez fort en fonction des conditions climatiques. Dans le Nord de l’Europe, une seule génération (mai-juin). Au nord des Alpes, l’unique génération annuelle s’étend de mai à juillet. Deux générations se succèdent dans les contrés méridionales, entre mai et août ; l’espèce est bivoltine, la première génération volant de mi-avril à mi-juin, la deuxième de mi-juillet à fin août. Les individus de la deuxième génération sont plus pâles et moins vigoureusement maculés. | Mois | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
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Œuf | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | Chenille | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | Chrysalide | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | Imago | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | |
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| Phase d’hibernation | Le flambé hiverne à l’état de chrysalide. |
| | Longévité |
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| | | Espèce associée |
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| Répartition globale | .gif) Le flambé est plus thermophile et de distribution moins vaste que celle du machaon.Globalement, l’aire de distribution du Flambé s’étend du Maghreb jusqu’à la Chine occidentale en passant par l’Europe méridionale et moyenne et l’Asie tempérée. Largement répandu en Europe Centrale et Méridionale, il se n’aventure guère vers le nord. La limite septentrionale de son aire de répartition ne dépasse pas 54° de latitude par le nord de la France, le sud de la Belgique, le nord de l’Allemagne et de la Pologne. Quelques très rares exemplaires erratiques ont été signalés en Angleterre et en Suède. Les individus observés au nord de cette limite (Grande-Bretagne, Pays-Bas, Allemagne du nord, nord de la Belgique, …) sont des migrateurs.
Dans les stations les plus septentrionales, l’espèce semble en net recul : elle est en danger en Pologne, en Tchéquie et en Slovaquie, très menacée en Allemagne et vulnérable dans le nord de la France. Elle aurait disparu du Luxembourg. En France, cette espèce s’est considérablement raréfiée au Nord de la Loire depuis quelques décennies, elle reste commune ailleurs. |
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