La ville de Selçuk en Anatolie

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PrésentationPrésentation

Présentation généralePrésentation générale
Selçuk est une petite ville agricole de l’ouest de l’Anatolie située à moins de 10 km de la côte égéenne. L’économie de la ville est traditionnellement basée sur l’exploitation des riches terres de la plaine alluviale du fleuve Küçük Menderes (« petit Méandre »), connu dans l’Antiquité comme le Caystre ; ce sont les alluvions de ce fleuve qui causèrent la ruine de la célèbre cité gréco-romaine d’Éphèse en envasant ses différents ports successifs. De nos jours les champs de coton, les vignes et les vergers d’agrumes et d’oliviers couvrent la plaine bordée de belles collines.

La ville de Selçuk en Anatolie. Carte du comté. Cliquer pour agrandir l'image.Les ruines d’Éphèse, situées à 3 km de Selçuk, sont, depuis les années 1960, une nouvelle source de richesse pour Selçuk par l’importance de la fréquentation touristique qu’elles suscitent. Cependant Selçuk possède, par elle-même, quelques attractions touristiques qui ne doivent pas être négligées : les ruines de la basilique Saint-Jean, construite sur la tombe de l’apôtre Jean le Théologien, les ruines d’une citadelle qui fut successivement byzantine, seldjoukide et ottomane, ainsi qu’une mosquée d’origine seldjoukide, la mosquée İsa Bey ; la ville abrite également le musée d’Éphèse où sont présentées quelques unes des plus belles découvertes archéologiques faites à Éphèse. À proximité de la ville se trouvent les rares vestiges de l’Artémision, l’une des « Sept Merveilles du Monde antique », ainsi que la Maison de Mère Marie (Meryem Ana Evi), la demeure où la Vierge Marie aurait fini ses jours.

Selçuk compte environ 30 000 habitants et elle est le chef-lieu d’un comté de la Province d’İzmir, qui comprend notamment le pittoresque village – autrefois grec – de Şirince.

ÉtymologieÉtymologie et toponymie
Le toponyme Selçuk est une des graphies du nom de Seldjouk (prononcer « seltchouk ») le fondateur de la dynastie turkmène des Seldjoukides qui envahirent la région au XIe siècle après JC, en furent provisoirement chassés par les Byzantins, avant de la reprendre au début du XIVe siècle.

À l’époque byzantine, la localité était nommée « Hagios Theologos » (Άγιος Θεολόγος), « Saint Théologien », par référence à la tombe supposée de saint Jean l’Évangéliste située sur la colline dominant la ville. Lorsque  les Turcs seldjoukide envahirent la région ils déformèrent le nom en Ayathuluq, puis Ayosoluk, Ayasoluk ou Ayasuluk. La localité prit le nom de Selçuk en 1914. Pendant quelque temps, après la guerre de l’indépendance turque, la ville fut nommée Akıncılar.

SituationSituation

La ville de Selçuk en Anatolie. Situation du comté de Selçuk dans la province d'Izmir (auteur The Emirr). Cliquer pour agrandir l'image.Selçuk se trouve à 74 km au sud-sud-est d’İzmir, à proximité de l’autoroute (Otoyol) O-31 (route européenne E87) reliant İzmir à Aydın. Depuis İzmir il faut un peu plus d’une heure de route pour rejoindre Selçuk, en quittant l’autoroute O-31 près du village de Belevi pour emprunter, sur la droite, la route D-550 qui longe la rive gauche du fleuve Küçük Menderes. Selçuk est à 62 km d’Aydın (50 min) par l’autoroute O-31. Par la route D-515, la station balnéaire de Kuşadası, avec son port de croisière, n’est qu’à 20 km au sud-ouest de Selçuk.

Le site archéologique d’Éphèse n’est qu’à 3 km au sud-ouest de la ville de Selçuk ; il est indiqué par des panneaux bruns des sites touristiques, marqués « Efes ».

VisitesVisites

VilleLa ville de Selçuk
La ville de Selçuk est dominée au nord-ouest par la citadelle byzantine d’Hagios Theologos (Ayasoluk), visible de loin lorsqu’on arrive d’İzmir, avec ses murailles renforcées de tours.

Par la route D-550 – qui prend le nom de rue Atatürk (Atatürk Caddesi) – on parvient directement au cœur de Selçuk ; la rue Atatürk sépare la ville, du nord au sud, en deux parties :

  • à l’est de la rue Atatürk on peut visiter le vieux quartier, organisée autour de l’aqueduc byzantin et de la fontaine d’Artémis, vers laquelle convergent les rues Siegburg Caddesi, Cengiz Topel Caddesi et Namık Kemal Caddesi ; au sud du quartier se trouve la gare routière et la place du marché ; le marché s’y tient le samedi.
  • à l’ouest de la rue Atatürk on peut emprunter la rue Saint-Jean (St Jean Caddesi) pour se diriger vers la Porte de la Persécution, porte d’entrée de la citadelle d’Ayasoluk où se trouvent également les ruines de la basilique Saint-Jean ; au bout de la rue Saint-Jean se trouve la mosquée İsa Bey, et, un peu plus au sud, le hammam İsa Bey.

En revenant vers le centre, puis en continuant la rue Atatürk en direction du sud, on parvient près du musée d’Éphèse ; le bureau de l’Office de tourisme se trouve tout à côté. En tournant ensuite sur la droite, par le boulevard Dr Sabri Yaila, on peut atteindre le chemin d’accès au temple d’Artémis, distant de quelques centaines de mètres.

AqueducL’aqueduc byzantin
La ville de Selçuk en Anatolie. L'aqueduc byzantin (auteur Rheins). Cliquer pour agrandir l'image.À l’époque byzantine fut construit un aqueduc destiné à amener à Hagios Theologos (Ayasoluk) les eaux de sources situées sur les pentes de collines situées à l’est de la ville. Cet aqueduc atteignait une hauteur de 15 mètres. Il ne restent que quelques sections de cet aqueduc, le long des rues Namik Kemal Caddesi et Inönü Caddesi, près de la gare du chemin de fer, quelques arches et de nombreux piliers isolés où les cigognes blanches construisent leurs énormes nids, comme un peu partout dans la région de Selçuk, pendant leur période de nidification de mars à septembre.

La ville de Selçuk en Anatolie. Gravure de l'aqueduc byzantin par Étienne Rey en 1843. Cliquer pour agrandir l'image.

Basilique orthodoxeLa basilique Saint-Jean d’Éphèse
La ville de Selçuk en Anatolie. Porte dite de la Persécution (auteur Marsyas). Cliquer pour agrandir l'image.L’église basilique Saint-Jean est située à l’intérieur de l’enceinte fortifiée qui protégeait la colline d’Hagios Theologos (Ayasoluk) ; cette muraille de défense – de 1 800 m de longueur – avait été érigée au VIIe et au VIIIe siècles pour protéger la ville et la basilique contre les raids arabes. L’entrée principale dans la citadelle byzantine se trouvait au sud ; elle conduisait directement à la basilique, située sur un promontoire au pied de la colline. Deux autres portes se trouvaient à l’est et à l’ouest.

Cette porte du sud a été surnommée « Porte de la Persécution » parce qu’elle présentait, sur son linteau, une pierre sculptée d’un bas-relief montrant une scène qui a été mal interprétée comme étant le martyre d’un chrétien tué par un gladiateur, alors qu’il s’agirait en réalité d’un bas-relief représentant la rencontre d’Ulysse avec le héros Achille ; ce bas-relief est maintenant conservé au musée de Woburn, en Angleterre. Cette pierre et beaucoup d’autres, remployées dans la construction de la muraille, provenaient probablement des ruines de l’Artémision. La porte dite de la Persécution était protégée, de part et d’autre, par une tour de défense de plan carré.

La tombe d’un des premiers chrétiens, prénommé Jean, avait été édifiée à la fin du Ier siècle sur les pentes de cette colline située au nord-est d’Éphèse, au-delà du mont Pion, et dominant le temple païen d’Artémis. La tradition chrétienne veut s’il s’agisse de la tombe de l’apôtre Jean, disciple de Jésus ; l’apôtre Jean aurait été chassé de Samarie par les Romains et se serait réfugié à Éphèse à la fin des années 30 et y aurait prêché ; il aurait été chassé d’Éphèse par les païens vers la fin des années 40 ; entre les années 50 et les années 90, il y aurait un trou béant dans la biographie de l’apôtre ; en 94 on l’aurait retrouvé à Patmos où il aurait écrit l’« Apocalypse de Jean » ; vers 97, après la mort de l’empereur Domitien, Jean aurait été autorisé à revenir à Éphèse et y aurait écrit l’« Évangile de Jean ». Il serait mort à Éphèse vers l’an 100 et aurait été enterré à proximité. Cependant des historiens pensent que l’auteur de l’Apocalypse et de l’Évangile de Jean serait Jean le Presbytre, né vers l’an 50 et mort vers l’an 100. « L’histoire est une légende qui n’est plus contestée » a dit un certain Napoléon Bonaparte …

La tombe de Jean était à l’origine une chambre funéraire surmontée d’un mausolée. La population d’Éphèse avait peu à peu abandonné la cité antique et s’était regroupée autour de la tombe de saint Jean l’Évangéliste et la localité avait pris le nom d’Hagios Theologos, en l’honneur de Jean le Théologien. Plus tard – probablement au IIIe siècle sous le règne de l’empereur Constantin Ier – une église assez simple aurait été construite au-dessus de la tombe mais aurait été détruite par un tremblement de terre au IVe siècle. Une église plus grande, avec une toiture en bois, fut construite au début du Ve siècle ; cette église est citée dans les actes du concile de l’an 431. Au VIe siècle, l’empereur Justinien Ier (règne de 527 à 565) et son épouse Théodora firent construire une prestigieuse basilique au-dessus de la prétendue tombe de l’évangéliste ; cette basilique devait rivaliser avec la basilique Sainte-Sophie que le couple impérial faisait édifier à Constantinople. La construction de la basilique fur achevée en 565. Le site devint un important lieu de pèlerinage pendant toute l’époque byzantine.

La ville de Selçuk en Anatolie. Plan de la basilique Saint-Jean (auteur Marsyas). Cliquer pour agrandir l'image.La basilique Saint-Jean était un édifice de grandes dimensions, de 145 m de longueur par 40 m de largeur, bâti sur un plan en forme de croix latine, orienté dans la direction est-ouest, avec le narthex situé à l’ouest et l’abside à l’est ; son architecture était inspirée de celle de l’église des Saints-Apôtres à Constantinople. À l’extrémité ouest se trouvait un atrium, entouré sur trois côtés par un portique à double colonnade ; cet atrium conduisait à un exonarthex, puis à un narthex qui donnait accès, par trois portes, à la nef centrale et à ses bas-côtés.

La ville de Selçuk en Anatolie. Colonnade de la basilique Saint-Jean (auteur Rheins). Cliquer pour agrandir l'image.La nef centrale était coiffée de deux coupoles ; les bras du transept et l’abside étaient également couvert d’une coupole ; une sixième coupole couvrait la croisée du transept. À l’intérieur, les coupoles étaient soutenues par des piliers de marbre et de brique ; entre ces piliers se dressaient des colonnades de deux étages - faites de marbre veiné de bleu – qui séparaient la nef centrale des bas-côtés latéraux ; les chapiteaux des colonnes qui faisaient face à la nef centrale portaient les monogrammes de l’empereur Justinien et de Théodora. À l’extérieur, les coupoles étaient soutenues par de larges piliers carrés et des arcs-boutants. Le sol de l’église était dallé de marre et décoré de mosaïques, dont on peut encore voir quelques fragments.

La ville de Selçuk en Anatolie. Ruines de la basilique Saint-Jean (auteur Rheins). Cliquer pour agrandir l'image.À la croisée du transept et de la nef, sous la plus grande et plus haute coupole, se trouve la prétendue tombe de saint Jean l’Évangéliste, dans une crypte qui était accessible par une rampe, aujourd’hui comblée. La tombe est aujourd’hui marquée par une dalle de marbre et quatre colonnettes en marbre placés au centre du bema (autel d’une église orthodoxe), surélevé de deux marches. À l’arrière du bema se trouvait le synthronon, les gradins, en forme d’amphithéâtre, où s’asseyaient les prêtres. Cet hémicycle séparait le tombeau du chœur et de l’abside.

La ville de Selçuk en Anatolie. Baptistère de la basilique Saint-Jean auteur Bernard Gagnon). Cliquer pour agrandir l'image.Sur le côté nord de la basilique se trouvait le baptistère, de forme octogonale, au sol dallé de marbre ; au centre du baptistère se trouvait les fonds baptismaux, où l’on descendait et dont on remontait par deux escaliers de trois marches ; sur les côtés est et ouest se trouvaient deux petites pièces, sans doute utilisées pour le recueillement et la prière avant le baptême.

Entre le baptistère et le bras nord du transept se trouvait une petite pièce, dite « Maison du Trésor », comprenant sept niches où étaient conservés les biens précieux de l’église et les objets de culte. Vers le Xe ou le XIe siècle, la maison du Trésor fut transformée en chapelle.

Les Turcs seldjoukides reprirent la région au début du XIVe siècle et transformèrent la basilique Saint-Jean en mosquée en 1330 ; les pèlerins chrétiens devaient payer pour accéder à la tombe de saint Jean. Après la construction de la mosquée İsa Bey, en 1375, la basilique fut transformée en bazar. En 1402 l’armée mongole de Tamerlan s’empara d’Ayasoluk et détruisit la ville ; la basilique ne fut pas épargnée ; les tremblements de terre achevèrent la destruction de la basilique Saint-Jean et de ses imposantes coupoles. En 1425 les Turcs ottomans s’emparèrent de la région et laissèrent la basilique à l’abandon pendant près de 600 ans. Les ruines de la basilique servirent à leur tour de carrière de pierre.

En 1922, pendant la brève reconquête de la partie occidentale de l’Anatolie par les armées grecques, des archéologues effectuèrent des fouilles et localisèrent le tombeau de saint Jean, mais n’eurent pas le temps d’excaver les ruines ; les Grecs furent forcer – par les accords internationaux – de restituer la région à la Turquie. Le tombeau de saint Jean fut redécouvert par les fouilles archéologiques de 1926 à 1928. À partir de la moitié du XXe siècle, les archéologues autrichiens entreprirent un long travail de reconstitution partielle, mais soigneuse, qui permet de nos jours au visiteur d’avoir une bonne représentation de ce que fut l’ancienne majesté de la basilique et de ses dimensions gigantesques.

La ville de Selçuk en Anatolie. Maquette de la basilique Saint-Jean (auteur Klaus-Peter Simon). Cliquer pour agrandir l'image.Visite de la basilique Saint-Jean (Saint Jean Bazilikası ou Aziz Yohannes Bazilikası) :

Adresse : St Jean Caddesi / Ayasoluk Sokak.

Coordonnées géographiques : 37°57’9” N ; 27°22’5” E.

Horaires de visite en été, du 15 avril au 2 octobre : de 8 h à 19 h.

Horaires de visite en hiver, du 3 octobre au 14 avril : de 8 h 30 à 17 h 30.

Fermeture des caisses une heure plus tôt.

Tarif d’entrée : 10 TRY. Visite de la forteresse incluse dans le prix.

Tarif du parc de stationnement : 7,5 TRY.

En montant sur la gauche vers les hauteurs par une allée dallée de marbre située sur le côté nord de la basilique, on peut trouver une maquette, abritée sous un plexiglas, qui permet de repérer les différentes parties de l’édifice en contrebas. On peut ensuite redescendre pour effectuer la visite en commençant par l’atrium d’où l’on a une belle vue sur la mosquée İsa Bey.

ForteresseLa forteresse d’Ayasoluk (Ayasuluk Kalesi)
La ville de Selçuk en Anatolie. La forteresse d'Ayasoluk (auteur Casalmaggiore Provincia). Cliquer pour agrandir l'image.La colline d’Hagios Theologos (Ayasoluk) est le point culminant de la localité de Selçuk ; elle culmine à la modeste altitude de 66 m, mais semble quand même dominer le paysage de la plaine alluviale du Caystre ; sur ses pentes s’étendent des vergers d’oliviers et de figuiers.

Au sommet de cette colline, au cœur de la citadelle, se dresse le château Saint-Jean (Yuhanna Kalesi), édifié à la même époque que les murailles de la citadelle pour défendre Hagios Theologos contre les attaques des Arabes, au VIIe et au VIIIe siècles. La construction de la forteresse remploya de nombreuses pierres de la cité antique d’Éphèse, en particulier les pierres des gradins du stade où des chrétiens avaient subi le martyre pendant les deux premiers siècles de l'Empire romain. Cette forteresse byzantine fut ensuite modifiée par les Seldjoukides et les Ottomans ; les murs visibles de nos jours datent principalement de cette époque.

La ville de Selçuk en Anatolie. Gravure de la forteresse par Cornelis de Bruijn vers 1683. Cliquer pour agrandir l'image.La forteresse a 160 m de longueur par 120 m de largeur ; ses remparts – encore bien conservés de nos jours – étaient défendus par une quinzaine de tours de défense ; on y accédait par deux portes, l’une située au sud-ouest, l’autre à l’est. À l’intérieur se trouvaient des citernes d’eau pour recueillir les eaux de pluie, mais pas de sources ; l’une des citernes, avec une voûte en berceau, était une ancienne église byzantine reconvertie. À l’époque seldjoukide une résidence fut construite au milieu de la forteresse par la famille régnant sur la région de 1308 à 1390, les émirs d’Aydın, les Oğullari ; une mosquée, la mosquée du Château (Kale Camii), fut également édifiée à l’intérieur de la forteresse.

Les fouilles archéologiques et la restauration de la forteresse de Selçuk ont commencé dans les années 1990 et sont encore en cours. Le site n’a été ouvert au public qu’en l’an 2012. Une section des remparts – d’une centaine de mètres de longueur – et des tours du côté ouest ont été restaurées avec les matériaux d’origine : le chemin de ronde est ouvert à la visite, offrant une vue panoramique magnifique sur les paysages alentour. En soirée les murailles sont illuminées et sont visibles de très loin depuis la plaine.

La visite de la forteresse d’Ayasoluk (Ayasuluk Kalesi) se fait avec le même billet que les ruines de la basilique Saint-Jean, acheté à la billetterie de la porte sud. La visite de la forteresse ferme une heure plus tôt que celle de la basilique.

MosquéeLa mosquée du bey Isa (İsa Bey Camii)
La ville de Selçuk en Anatolie. La mosquée Isa Bey (auteur Rheins). Cliquer pour agrandir l'image.La mosquée du bey İsa se trouve à mi-chemin de la basilique Saint-Jean et du temple d’Artémis, au pied de la pente sud-ouest de la colline d’Ayasoluk, mais à l’extérieur de la muraille de défense byzantine ; depuis l’entrée de la citadelle il faut descendre la rue Saint-Jean jusqu’au bout vers le nord-ouest, sur environ 250 m (3 min de marche), pour atteindre la mosquée, qui est à l’intersection de St Jean Caddesi et de la route 2040 (2040 Sokak). On entre par le portail de l’ouest qui donne sur une petite place.

La mosquée d’İsabey porte le nom d’un bey de la dynastie aydinide (Aydınoğulları), des beys qui gouvernèrent le sud-ouest de l’Anatolie, le beylicat des Aydinides, pendant le XIVe siècle ; c’est cette dynastie qui donna son nom à la ville d’Aydın. Aydınoğlu İsa Bey, qui régna de 1360 à 1390, fut le dernier bey de cette dynastie ; il transféra la ville capitale du beylicat de Birgi à Selçuk ; en l’an 1374 après JC, l’an 776 de l’Hégire, İsa Bey ordonna la construction de la mosquée qui fut achevée en janvier 1375. C’est l’une des plus anciennes mosquées de la Turquie occidentale.

La ville de Selçuk en Anatolie. Plan de la mosquée Isa Bey (auteur Marsyas). Cliquer pour agrandir l'image.La construction fut confiée à un architecte damascène, Şamlı Dımışklıoğlu Ali, qui s’est inspiré du plan de la grande mosquée de Damas. La mosquée d’İsa Bey présente un plan presque carré, de 48 m de largeur par 56 m de longueur, avec une salle de prière située au sud et, au nord, une cour bordée d’un portique sur trois côtés, avec une fontaine de forme octogonale pour les ablutions rituelles, et un double minaret.

La construction fit largement appel au remploi de matériaux (spolia) provenant du site d’Éphèse : blocs de marbre avec des inscriptions latines, colonnes de style corinthien de la cour, colonnes de granit noir des bains dans la salle de prière, et fragments de l’autel du temple d’Artémis. L’influence seldjoukide de l’édifice est visible dans le portail occidental à stalactites, de hauteur monumentale, les pierres colorées des fenêtres ouvragées, les stalactites des corniches, les arabesques ornementales, les mosaïques de faïence, et autres riches ornementations magnifiquement détaillées.

La ville de Selçuk en Anatolie. Cour de la mosquée Isa Bey (auteur Klaus-Peter Simon). Cliquer pour agrandir l'image.La mosquée disposait de trois portes donnant sur la cour, l’une à l’ouest, l’autre à l’est, la troisième au milieu du mur nord. L’entrée se fait actuellement par la porte occidentale, un magnifique portail monumental surmonté d’une voûte à muqarnas (stalactites) ; ce portail de l’ouest comporte un perron sous lequel se trouve une fontaine. La porte orientale s’ouvrait du côté de la muraille byzantine ; elle est en assez mauvais état.

La cour est de forme rectangulaire, d’environ 48 m par 38 m ; elle est entourée, sur les côtés ouest, nord et est, de hauts murs sur lesquels s’appuyait la toiture d’un portique à colonnade ; des colonnades il ne reste que douze colonnes d’aspect dorique, affublées de chapiteaux de style corinthien, qui sont vraisemblablement des remplois de colonnes gréco-romaines de la cité antique d’Éphèse. Au milieu de la cour, une pelouse arborée de quelques arbustes ou palmiers, avec quelques belles stèles funéraires ottomanes et une fontaine octogonale au centre.

La ville de Selçuk en Anatolie. Cour de la mosquée Isa Bey (auteur Klaus-Peter Simon). Cliquer pour agrandir l'image.Depuis la cour on accède à la salle de prière par une triple arcade ouverte dans le mur nord de l’édifice ; au-dessus de l’arcade se trouvent deux fenêtres à arc brisé encadrant un oculus. La salle de prière de la mosquée d’İsa Bey est de forme rectangulaire, de 48 m par 18 m, séparée en deux, dans le sens de la plus grande longueur, par quatre colonnes. Ces colonnes de granite rose et noir proviennent de thermes de la cité antique ; trois de ces colonnes présentent un chapiteau orné de muqarnas, tandis que la quatrième est surmontée d’un chapiteau composite romain en remploi. Ces colonnes supportent les deux coupoles du toit. La mosquée d’İsa Bey est la plus ancienne mosquée à colonnade d’Anatolie. La salle de prière est éclairée par une série de fenêtres disposées à intervalles irréguliers aux deux tiers de la hauteur des murs. La salle de prière ne dispose pas de balcon réservé aux femmes, comme ce sera le cas dans les mosquées ottomanes ; les deux sexes sont séparés par un drap de coton tendu entre les colonnes. Le sol est recouvert d’une multitude de tapis en laine brute ou en soie offerts par la population.

La ville de Selçuk en Anatolie. Mihrab et minbar de la mosquée Isa Bey (auteur Klaus-Peter Simon). Cliquer pour agrandir l'image.La niche de prière (mihrab), située dans le mur sud, est faite de marbre ; elle est décorée de motifs végétaux. La chaire (minbar) est en bois d’olivier.

La salle de prière est couverte par deux coupoles supportées par des arcs de brique appuyés sur des corbeaux encastrés dans les murs et sur les colonnes de granite ; la coupole placée au-dessus du mihrab a un diamètre de 8,1 m ; à l’intérieur, son support en brique est décoré de carreaux de faïence d’İznik (l’antique Nicée), avec un motif d’hexagones et d’étoiles bleu marine et turquoise. L’autre coupole a un diamètre légèrement supérieur, de 9,4 m.

La ville de Selçuk en Anatolie. Salle de prière de la mosquée Isa Bey (auteur Klaus-Peter Simon). Cliquer pour agrandir l'image.À l’origine, la mosquée d’İsa Bey était surmontée de deux minarets, dressés au-dessus des entrées occidentale et orientale ; le muezzin y accédait par des escaliers en colimaçon placés contre les portails. Ces minarets en brique rouge, à base octogonale et à corps cylindrique, présentaient d’élégants motifs en chevrons. Le minaret de la porte orientale n’a pas été reconstruit après des tremblements de terre au XVIIe siècle (1653 et 1668) qui ont endommagé les deux minarets. Le minaret de la porte occidentale est préservé jusqu’au niveau du balcon d’appel à la prière. Les tremblements de terre ont également détruit les portiques à colonnade de la cour.

La mosquée d’İsa Bey fut complètement dévastée par un tremblement de terre au XIXe siècle et fut désaffectée. Le bâtiment fut alors utilisé comme caravansérail. La mosquée a été réparée en 1934, puis restaurée et rendue au culte en 1975. Une nouvelle rénovation a eu lieu en 2005.

Visite de la mosquée du bey Isa (İsa Bey Camii) :

Coordonnées géographiques : 37°57’8” N ; 27°21’57” E.

La visite est ouverte aux touristes, sauf aux heures de prière, de 8 h à 19 h. Lorsque la mosquée n’est pas ouverte aux touristes, on peut quand même admirer la calligraphie et les carreaux de faïence extérieurs.

Tarif d’entrée : gratuit.

À côté de la mosquée se trouve un buste du bey İsa ; en contrebas de la mosquée, rue Antony Kallinger Caddesi, on peut observer de l’extérieur, sans le visiter, le hammam d’İsa Bey, construit en 1365 et bien conservés ; il présente des coupoles percés d’oculi.

Musée archéologiqueLe musée archéologique d’Éphèse
Les fouilles archéologiques anglaises du site d’Éphèse débutèrent en 1864 et les fouilles de l’Institut archéologique autrichien en 1896 ; beaucoup des découvertes des archéologues furent emportées au British Museum de Londres et à l’Ephesos-Museum de Vienne. Cependant, en 1906, l’Empire ottoman édicta une loi sur les antiquités turques (Asar-ı Atika Nizamnamesi) qui interdisait l’exportation d’objets archéologiques ; toutes les nouvelles découvertes furent conservées in situ. Après la guerre de 1912 à 1922, les fouilles autrichiennes reprirent ; le musée archéologique d’Éphèse à Selçuk fut fondé en 1929 pour abriter les découvertes. En 1964 un nouveau bâtiment dut être construit en raison de l’abondance des objets archéologiques ; ce bâtiment a été restauré et agrandi en 1992 et, à nouveau en 2014. Un certain nombre de pièces remarquables sont exposées dans les musées de Smyrne (İzmir) et d’Istamboul (İstanbul).

Le musée d’Éphèse est l’un des plus beaux musées régionaux de Turquie, avec de très riches collections et une muséographie très moderne, après les rénovations de 2014. La plus grande partie des objets proviennent des fouilles de la cité antique d’Éphèse, mais quelques autres proviennent de sites moins importants de la région, tels que Claros. Les objets présentés appartiennent à des époques très différentes : mycénienne, archaïque, hellénistique et romaine, mais aussi byzantine et ottomane ; cependant les collections sont regroupées non par époques mais par thèmes : objets découverts dans des fontaines, dans des maisons, dans des tombes, objets liés au culte impérial, objets liés au culte d’Artémis … Il y a également un département d’ethnographie.

Chacune des différentes salles du musée présente l’un de ces thèmes :

Salle n° 1 : salle des découvertes faites dans les Maisons en Terrasse.

La ville de Selçuk en Anatolie. Fresque de Socrate au Musée d'Éphèse (auteur Adam Jones). Cliquer pour agrandir l'image.Cette salle présentent les découvertes faites principalement dans les maisons en terrasse situées sur les pentes du mont Prion, mais aussi dans quelques autres maisons de la cité antique. On peut voir des fresques, notamment la fresque des Muses avec Polymnie de la maison n° 2 et la fresque de Socrate, des fragments de mosaïques et des statues, notamment une belle tête en marbre de Socrate, du Ier siècle après JC, des statuettes comme celle d’Éros chevauchant un dauphin, du IIe siècle après JC, ou une statuette en bronze d’un prêtre égyptien du VIIe siècle avant JC. Sont aussi présentés des objets du quotidien : notamment des balances, des bijoux en verre, en ivoire ou en métal, des flacons de parfum et des boîtes de cosmétiques, des pièces de monnaie et cetera. Cette exposition permet assez bien d’imaginer le décor raffiné des maisons patriciennes du quartier résidentiel d’Éphèse. Mais force est de reconnaître que la vedette de cette exposition est la fameuse statue du dieu Priape, au phallus démesuré (pas tellement finalement …), du IIe siècle après JC, découverte dans le supposé lupanar d’Éphèse.

Salle n° 2 : salle des découvertes faites dans les fontaines.

La ville de Selçuk en Anatolie. Combat de Trajan contre les Parthes au Musée d'Éphèse (auteur Carole Raddato). Cliquer pour agrandir l'image.Dans cette salle on peut voir notamment les fragments du groupe de statues du nymphée de Pollio représentant Ulysse, entouré de ses compagnons, aveuglant le cyclope Polyphème ; groupe de statues du Ier siècle après JC. Une reconstitution de ce groupe statuaire peut être vue dans la cour du musée. Une statue d’un guerrier se reposant, du Ier siècle après JC, provient aussi de cette fontaine.

Des statues du fondateur mythique d’Éphèse, Androclos, de Dionysos et d’Aphrodite, provenant du nymphée de Trajan sont également présentées ; ces statues datent du IIe siècle après JC.

De la fontaine de Bassus, près du temple de Domitien, on peut voir des statues de nymphes.

La ville de Selçuk en Anatolie. Monnaie d'Éphèse à l'abeille au Musée d'Éphèse (auteur Zde). Cliquer pour agrandir l'image.Salle n° 3 : salle des nouvelles ou petites découvertes.

La plus belle pièce de cette salle est sans doute une frise en ivoire qui faisait partie d’un décor de linteau de la Maison en Terrasse n° 2. La salle présente aussi un haut-relief représentant la bataille de l’empereur Trajan contre les Parthes. Parmi les petits objets il y a quelques pièces de monnaie avec le motif de l’abeille, l’emblème d’Éphèse, ainsi que des lampes à huile.

La ville de Selçuk en Anatolie. Sarcophage aux Muses au Musée d'Éphèse (auteur Daniel Villafruela). Cliquer pour agrandir l'image.La grande cour à ciel ouvert (n° 4) présente une collection lapidaire comprenant des stèles gravées de différentes époques, notamment une stèle du IIe siècle avant JC avec un bas-relief de Dionysos, des sarcophages, entre autres un sarcophage aux Muses, des chapiteaux, notamment à tête de taureau, un cadran solaire du IIIe siècle après JC découvert à Claros, des fragments architecturaux provenant notamment du mausolée de Belevi près de Selçuk. La cour comprend aussi une reconstitution du combat d’Ulysse contre les Cyclopes, qui ornait le fronton du temple d’Isis, du Ier siècle après JC.

Salle n° 5 : salles des découvertes faites dans des tombes.

La ville de Selçuk en Anatolie. Stèle du cimetière de gladiateurs d'Éphèse au Musée d'Éphèse (auteur Carole Raddato). Cliquer pour agrandir l'image.Cette salle contient principalement des objets funéraires trouvés dans des tombes d’Éphèse et des environs : objets en verre coloré, coupes à vin, flacons de remède ou de parfum, vases funéraires mycéniens des XIVe et XIIIe siècles avant JC trouvés devant la basilique Saint-Jean sur la colline d’Ayasoluk. On voit aussi des objets provenant du cimetière des gladiateurs situé à côté du stade d’Éphèse où avaient lieu les combats : stèles gravées, bas-reliefs montrant un combat de gladiateurs, avec des explications sur les armes utilisées par les gladiateurs, glaive, trident et cetera.

Salle n° 6 : salle de l’Artémis d’Éphèse

La ville de Selçuk en Anatolie. Statue d'Artémis la Grande au Musée d'Éphèse (auteur Daniel Villafruela). Cliquer pour agrandir l'image.La salle n° 6 contient les plus célèbres statues d’Éphèse, les statues de la déesse Artémis à la poitrine aux seins multiples, à moins qu’il ne s’agisse d’œufs ou de testicules de taureaux, tous symboles de fertilité : des taureaux étaient souvent sacrifiées à Artémis. La salle présente trois de ces statues dont deux ont été découvertes dans le sanctuaire de la flamme éternelle du prytanée d’Éphèse, copies romaines en marbre blanc de la statue cultuelle en bois qui se trouvait dans l’Artémision.

L’une de ces statues, dénommée « Artémis la Grande », date du Ier siècle après JC et mesure 2,92 m de hauteur ; elle porte encore sa coiffe à trois niveaux (polos), dont le niveau supérieur est une représentation du temple d’Artémis. Le corps de la statue est décoré de diverses figures animales, parmi lesquelles des lions, des taureaux et des griffons et aussi des abeilles, symboles d’Éphèse ; les avant-bras de la statue sont manquants.

De l’autre côté de la salle se trouve l’autre statue provenant du prytanée ; cette statue est dénommée « Artémis la Belle » ; c’est une statue moins haute que la Grande Artémis, d’1,74 m de hauteur et dont il manque la coiffe ; la déesse est entourée par deux statues de cerfs, l’animal sacré d’Artémis, la déesse de la chasse (la Diane des Romains), et par des ruches. Cette statue date du IIe siècle après JC, entre 125 et 175 après JC. La salle présente une troisième statue d’Artémis, sans tête.

La salle comprend d’autres objets liés à Artémis : des fragments architecturaux de l’Artémision, une petite statuette en or d’Artémis, datant du VIIe siècle avant JC, quelques fresques et mosaïques.

Salle n° 7 : salle du culte impérial.

La ville de Selçuk en Anatolie. Tête de la statue de Domitien au Musée d'Éphèse (auteur Carole Raddato). Cliquer pour agrandir l'image.Cette salle présente des statues d’empereurs romains et d’autres objets trouvés dans les temples du culte impérial. La pièce la plus impressionnante est la tête de la statue monumentale de l’empereur Domitien, découverte sous le temple de Domitien près le l’agora civique d’Éphèse ; l’avant-bras gauche de la statue est également présenté ; d’autres fragments ont été retrouvés mais ne sont pas présentés ; l’ensemble de ces éléments permet d’estimer la hauteur de la statue de Domitien à 7 ou 8 m ; la statue date de la fin du Ier siècle après JC. L’autel du temple de Domitien est également exposé.

La salle contient aussi des bustes ou des portraits de l’empereur Auguste et de son épouse Livia. Certaines de ces statues furent brisées et marquées d’une croix chrétienne sur le front lorsque le christianisme s’imposa dans l’Empire romain ; ces statues ont été reconstituées.

Une autre pièce maîtresse est la frise du temple d’Hadrien, racontant la fondation d’Ephèse par les Amazones, ces guerrières aux seins coupés pour pouvoir manier l’arc. Cette frise est l’originale ; une copie de cette frise est présentée sur le site d’Éphèse.

Visite du Musée d’archéologie d’Éphèse (Efes Arkeoloji Müzesi) :

Adresse : Atatürk Mahallesi, Uğur Mumcu Sevgi Yolu Caddesi. Selçuk. Le musée se trouve de l’autre côté de l’avenue Atatürk, par rapport à la gare routière. Il y a un bureau de l’Office de tourisme de l’autre côté de la rue.

Téléphone : 00 90 232 892 60 10 / 11

Horaires d’été, du 15 avril au 2 octobre : tous les jours, de 8 h à 19 h.

Horaires d’hiver, du 3 octobre au 14 avril : tous les jours, de 8 h à 17 h.

La visite du Musée archéologique d’Éphèse est un complément indispensable à la visite du site archéologique ; il est préférable de visiter le musée après avoir visité le site archéologique, pour mieux se représenter l’origine des objets archéologiques. Hélas ! c’est précisément ce que font les autocars de touristes et le musée est très fréquenté l’après-midi.

Tarif d’entrée : 10 TRY.

MaisonnetteLa maison de Marie
Église orthodoxeL’église des Conciles
VillageLe village de Şirince
VillageLe village de Belevi
VillageLe village de Çamlik

CultureHistoire, géographie, arts, traditions, flore …

TraditionsTraditions

Informations pratiquesInformations pratiques

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