Les boletacées (Boletaceae)

Espèce[Photos] [Présentation] [Classification] [Noms] [Étymologie] [Identification] [Mycélium] [Pied] [Chapeau] [Spores] [Chair] [Cycle] [Habitats] [Distribution] [Utilisations] [Constituants] [Statut] [Autres sujets]

[Page d'accueil] [Taxon ascendant] [Taxon suivant] [Via Gallica]

Page non éditée

PrésentationPrésentation

GénéralitésGénéralités
Les « cèpes » ou, plus généralement, les « bolets », sont des champignons sauvages très appréciés en art culinaire occidental et presque aussi connus que les champignons de Paris, bien que non encore cultivés.

ClassificationClassification

Règne : fonges (Fungi)Sous-règne : champignons (Mycota)
Division : (Amastigomycota)Sous-division : basidiomycètes (Basidiomycotina)
Classe : homobasidiomycètes (Homobasidiomycetes)Sous-classe : agaricomycètes (Agaricomycetideae)
Ordre : bolétales (Boletales)Sous-ordre :
Famille : bolétacées (Boletaceae)

Noms européensNoms européens

AlbanieAllemagneRöhrlingsartigeAngleterreboletesArménie
Pays basqueBiélorussieBrezhonegBulgarieманатаркови
CatalogneChyprioteCorsuCroatievrganjevke
DanemarkGaeidhligEspagneEstonie
FøroysktFinlandeFrançaisboletacéesFrysk
GalicePays de GallesGéorgieGrèce
HongrietinórufélékIrlandeIslandeItalie
LettonieLithuaniebaravykiniųLëtzebuergëschMacédoine
MalteMoldovenesteNorvègeOccitan
Pays-BasPologneborowikowatePortugalRoumanie
RussieSerbieSlovaquieSlovéniecevarke
SuèdeTchéquiehřibovitéUkraïneБолетовіEmpire romainBoletaceae

ÉtymologieOrigine du nom

Étymologie françaiseÉtymologie française
Le mot bolet a souvent changé de sens ; il vient de :

« Bal » mot sumérien, datant de 3500 avant JC, qui veut dire « foret » (l’outil à percer). Il désignait une « clavaire » grêle, champignon dressé, en cylindre étroit et sans chapeau.

« Balag », en sumérien, vers 3500 avant JC, désignait aussi un champignon dressé en forme de foret, mais bien plus massif ; c’est le champignon que l’on nomme actuellement Phallus.

« Boletos » est un mot grec datant de 500 avant JC, qui voulait dire Amanite.

« Boletus » est un mot latin, dérivé du précédent, que l’on trouve chez Pline en 78 avant JC, où il désigne très précisément l’amanite tue-mouches (Amanita muscaria), bien reconnaissable à son chapeau rouge à pustules blanches.

« Bolitus » est une variante latine du même nom, apparue chez Gallien en 197 après JC et voulant également dire Amanite.

« Boletus » en latin savant actuel est devenu « bolet » en français. Il ne désigne plus des Amanites, mais un ensemble de champignons charnus à chapeaux, ayant des tubes terminés par des pores, placés sous le chapeau et non des lamelles en lames de couteau comme les Agarics.

IdentificationIdentification

Identification généraleGénéralités
Bolétacées.Les bolets ont des tubes qui se détachent aisément du chapeau, contrairement aux polypores dont les pores sont partie intégrante du corps fructifère et ne peuvent pas être pelés.

D’autre part, tous les bolets sont apparemment mycorrhiziques, formant une relation de symbiose avec les racines des arbres, tandis que la plupart des polypores sont des champignons saprophytes.

Comme chez les champignons à lames, plusieurs genres peuvent être distingués au moyen de la couleur des spores. Par exemple, le genre Boletus et le genre Leccinum ont des spores brunes (ces deux genres peuvent facilement être distingués grâce aux écailles du pied des espèces du genre Leccinum). Les Tylopilus, dont le bolet amer, le sosie du cèpe de Bordeaux, possède des spores roses. Les espèces du genre Gyroporus ont des spores jaunes.

En raison de leur forme en champignon, les bolets étaient autrefois classés avec les champignons à lames dans l’ordre des Agaricales, mais dans leur propre famille, les Boletaceae. La plupart des mycologues considèrent maintenant qu’ils forment leur propre ordre, les Boletales, en raison des différences significatives de leur spores et de l’organisation de leurs tissus dans le corps fructifère. Les études des ADN ont maintenant confirmé cette séparation. Selon des études ADN systématiques, les bolets sont probablement une évolution à partir des fausses vesses, telles que les Sclérodermes.

Clés de déterminationClés de détermination
Clés de détermination olfactiveClés de détermination olfactive
A - Odeurs chimiques.

Odeur d’acétylène : Boletus lupinus (puis acidulée à la coupe).

Odeur de chlore, d’eau de Javel : Suillus variegatus.

Odeur d’iode : Boletus depilatus (+) ; Boletus impolitus (dans le stipe).

B - Odeurs de produits alimentaires.

Odeur de noix : Boletus appendiculatus ; Boletus impolitus ; Boletus regius.

Odeur de viande fraîche : Boletus appendiculatus.

Odeur de vinaigre : Boletus calopus (- ; +/- fruitée).

Odeur d’huile : Boletus aereus (au sec).

Odeur de chicorée : Boletus legaliae.

Odeur épicée : Suillus granulatus.

Odeur de muscat, de Muscari racemosum : Boletus dupainii ; Boletus legaliae ; Boletus rhodoxanthus (-).

C - Odeur de feuilles froissées de géranium : Suillus grevillei (-).

D - Odeur acidulée (vers Lepiota cristata c’est-à-dire vireuse acidulée, évoquant la baudruche, le caoutchouc, le scléroderme) : Boletus satanas (+) ; Boletus lupinus ; Boletus luteocupreus ; Suillus pictus ; Suillus variegatus ; Suillus viscidus ; Xerocomus chrysenteron ; Xerocomus porosporus ; Boletus permagnificus (-) ; Boletus queletii (-) ; Suillus bovinus (-) ; Xerocomus rubellus (-).

E - Odeur différente.

Odeur fruitée.

  • Odeur pure : Suillus placidus ; Aureoboletus gentilis (-) ; Boletinus cavipes (-) ; Boletus pulverulentus (-) ; Boletus queletii (-) ; Boletus regius (-) ; Porphyrellus porphyrosporus (-) ; Xerocomus badius (-) ; Xerocomus chrysenteron (-) ; Xerocomus subtomentosus (-).
  • Odeur mêlée : Boletus calopus (- ; +/- vinaigrée) ; Boletus fragrans (+ ; puis chicorée) ; Boletus aemilii (- ; par vétusté) ; Boletus legaliae (puis chicorée) ; Boletus rhodopurpureus (+ spiritueuse) ; Suillus bellinii (++ ; + coco).
Odeur fongique : Boletus luridus ; Suillus pictus (-).

Odeur spiritueuse : Boletus rhodopurpureus ; C. rubinus ; L. duriusculum.

Odeur terreuse : Suillus bovinoides.

Odeur différente.

  • agréable : Tylopilus felleus.
  • désagréable : Xerocomus leonis (++) ; Boletus radicans (-) ; Boletus satanas (stercoraire puis nauséeuse).

Autres sujetsAutres sujets

Filiation du sujet
Sujets plus détaillés
Les bolets du genre Boletinus
Les bolets du genre Boletus
Les bolets du genre Chalciporus
Les bolets du genre Gyrodon
Les bolets du genre Gyroporus
Les bolets du genre Leccinum
Les bolets du genre Porphyrellus
Les bolets du genre Strobilomyces
Les bolets du genre Suillus
Les bolets du genre Tylopilus
Les bolets du genre Xerocomus
Sujets proches
Les boletacées (Boletaceae)
Les gomphidiacées (Gomphidiaceae)
Les hygrophoropsidacées (Hygrophoropsidaceae)
Les omphalotacées (Omphalotaceae)
Les paxillacées (Paxillaceae)
Les strobylomycetacées (Strobylomycetaceae)
Sujets plus larges
Page d'accueil
Les agaricales (Agaricales)
Les boletales (Boletales)
Les cortinariales (Cortinariales)
Les entolomatales (Entolomatales)
Les plutéales (Pluteales)
Les russulales (Russulales)
Les tricholomatales (Tricholomatales)
Taxon ascendant ] [ Taxon suivant ] [Page d’accueil] [Fonges] [Via Gallica]
Chercher sur ce Site :
Chercher sur la Toile :
Recommander cette page :
Recommander ce site :
AlbanieAllemagneAngleterreArméniePays basqueBiélorussieBulgarieCatalogneCroatieDanemarkEspagneEstonieFinlandeFranceGalicePays de GallesGéorgieGrèceHongrieIrlandeIslandeItalieEmpire romainLettonieLithuanieMacédoineMalteNorvègePays-BasPolognePortugalRoumanieRussieSerbieSlovaquieSlovénieSuèdeTchéquieUkraïne
Si vous avez atteint ce cadre directement, cliquez sur ce lien pour faire apparaître les menus.