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| | | Sternès est un village situé sur la presqu’île de l’Akrotiri, à seulement 2 km au sud de l’aéroport international de La Canée. Le toponyme du village « Στέρνες », qui s’écrit aussi « Στέρναι », signifie « citernes » (στέρνα, au pluriel στέρνες). Sternès est le chef-lieu d’une communauté locale (Τοπική Κοινότητα Στερνών), de près de 1 000 habitants, qui comprend aussi les localités de Marathi (Μαράθι), de Kato Marathi (Κάτω Μαράθι) et de l’aérodrome (Αεροδρόμιο), y compris la base aérienne militaire. | |
| | Le village de Marathi se trouve dans le coin sud-est de la presqu’ile de l’Akrotiri, au fond d’une baie, la baie de Marathi (όρμος Μαράθι), bornée, à l’est, par le cap du Pélégri (άκρα Πελεγρί), c’est-à-dire le « cap du Pèlerin » et, à l’ouest, par le cap du Kalogéros (ακρωτήριο Καλόγερος), c’est-à-dire le « cap du Vieux Moine » ; nommé « Punta di Calogero » à l’époque vénitienne ; un îlot se trouve à la périphérie de la baie, entre les deux caps, l’îlot de Palaiosouda, autrefois nommé « îlot de Marathi ».Le toponyme de Marathi provient vraisemblablement de l’abondance de fenouil (μάραθο) dans ce secteur. Dans la baie de Marathi se trouvent trois criques, avec chacune une plage, d’est en ouest : la crique de Marathi, la crique de Kato Marathi (Κάτω Μαράθι) et la crique de Loutraki (Λουτράκι). Ces plages de sable fin et doré, aux eaux turquoise peu profondes, et très protégées des vents, sont très appréciées par les familles avec enfants, principalement par les habitants de La Canée ; à l’arrière de ces plages se trouvent des tavernes et quelques hébergements qui équipent les plages de parasols et de chaises longues. La plage de Loutraki (παραλία Λουτράκι), bordée de roches, est particulièrement appréciée par les plongeurs avec tuba. Entre les criques de Marathi et de Kato Marathi, une jetée artificielle a été construite pour abriter un petit port de plaisance. | _small.jpg) |
| | L’îlot de Paléosouda, ou Palaiosouda (Παλαιόσουδα) se trouve à environ 700 m au sud-est de la côte de la station balnéaire de Marathi ; pour les bons nageurs, l’îlot est accessible à la nage ; il est très apprécié par les plongeurs sous-marins pour les fonds rocheux de sa côte ouest. Palaiosouda a une superficie d’environ 8 ha. Dans l’est de l’îlot on peut voir les vestiges d’un fort vénitien inachevé.Aller à l’îlot de Palaiosouda avec Google Maps (35.499430, 24.181225). À l’époque vénitienne l’îlot de Palaiosouda était nommé « scoglio di Marati », l’écueil de Marati ; sur des cartes du XIXe siècle, le nom de l’îlot avait été altéré en « Manati » ou « Manatti ». Devant la menace ottomane croissante, les Vénitiens avaient construits des fortifications pour défendre la rade de La Suda. Si la forteresse située sur l’îlot de Suda et les fortifications prévues à Podomuri et à Paleocastro visaient à bloquer l’entrée d’un envahisseur dans le port de Suda, et si les ouvrages conçus pour l’intérieur même de la rade — à Culatta et à Salto della Vecchia — étaient destinés à empêcher tout débarquement au cas où des navires ennemis parviendraient à pénétrer dans ces eaux, l’ensemble de ces fortifications restait toutefois insuffisant pour garantir pleinement la sécurité de Suda face aux menaces ennemies. En effet, à l’extérieur de la rade protégée par l’îlot de Suda — mais toujours au sein du golfe de Suda — se trouvait un autre point de débarquement le long de la côte de la péninsule d’Akrotiri, connu sous le nom de Marati (Μαράθι).
La partie la plus reculée du golfe, formant un port naturel, était nommée Lutrachi (Λουτράκι), c’est-à-dire « le petit bain » ; l’îlot situé en face portait également le nom de Marati ; c’est à cet endroit que l’ennemi aurait pu débarquer des troupes, progresser vers l’intérieur des terres à travers l’Akrotiri, bombarder la forteresse de l’îlot de Suda depuis les hauteurs et ainsi s’emparer de Suda en l’attaquant par l’arrière.
Dès 1577, après le quasi achèvement de la forteresse de Suda, le nouveau provéditeur général de Crète Jacopo Foscarini avait proposé de fortifier l’îlot de Marati en y érigeant un petit fort. D’autres dirigeants vénitiens, comme le capitaine Giovanni Mocenigo, proposèrent de bloquer plutôt l’entrée du port de Lutrachi avec des pierres extraites du petit promontoire connu sous le nom de Punta di Calogero (Ακρωτήριο Καλόγερος), lequel empêchait la forteresse de Suda de contrôler plus totalement le secteur de Marati ; suite à ces tergiversations aucune décision ne fut prise.
Il fallut attendre un incident survenu le 19 juin 1637 pour que la question fut de nouveau examinée par le Sénat de Venise : ce jour-là, une escadre de sept galères barbares débarqua à Marati et ravagea la presqu’île de l’Akrotiri jusqu’au monastère de Saint-Jean-l’Ermite, tuant ou réduisant en esclavage les habitants et pillant pas moins de treize églises. Le provéditeur Iseppo Civran proposa de construire un petit fort sur la Punta di Calogero, mais le Sénat s’y opposa et décida de fortifier l’îlot de Marati. Après l’examen de plusieurs projets, le provéditeur Civran choisit le projet de l’ingénieur Francesco Van Wert ; ce projet consistait en un fort quadrangulaire, avec des bastions pointus à chaque angle du rectangle, deux demi-lunes et un ravelin gardant la porte principale. La construction du fort de Marati débuta vers 1640 ; en août 1640, 39 pas vénitiens de longueur de muraille, atteignant une hauteur de 15 pieds, avaient été construits, mais les fonds vinrent à manquer et les effectifs durent être réduits ; le chantier ralentit considérablement pour finalement s’arrêter à nouveau à l’approche de l’hiver 1642 ; le fort de Marati resta inachevé. Seulement deux années plus tard, les Ottomans s’emparèrent de La Canée ; ils n’entreprirent aucun travaux sur l’îlot de Marati, mais construisirent un fort sur le promontoire de Calogero.
L’îlot de Marati demeure désert à ce jour ; les vestiges du fort se trouvent dans l’est, sur la partie la plus élevée des falaises ; là, dominant la mer, se dresse un mur inachevé s’élevant à environ 17 m au-dessus du niveau de la mer ; il mesure 53 m de longueur, atteint une hauteur maximale de 2 m, et présente une épaisseur de 1,60 m. Le reste de l’enceinte est délimité par un fossé — d’une profondeur généralement de 2 m, taillé directement dans la roche mère ; le fossé fut creusé de telle sorte qu’une sorte d’étroite corniche subsistait parfois à la base des parois rocheuses. Au-delà du fossé, côté extérieur, des déblais issus des travaux d’excavation sont accumulés en plusieurs endroits.
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| | | Immédiatement à l’ouest de l’aire publique de stationnement de la station balnéaire de Marathi, se trouvent des vestiges de ce qui était vraisemblablement le port antique de Minoa. Aller aux ruines de Minoa avec Google Maps (35.505457, 24.174976 ). Ce site a été fouillé en 1939, à la suite d’une mention faite par Robert Pashley vers 1833 ; ce voyageur britannique pensait que ce site pouvait être identifié à l’antique Minoa (point 1 sur la carte), une ville citée par des auteurs anciens, tels que Pline et Strabon, comme étant un des deux ports de la cité antique d’Aptéra. « Minoa » est un nom souvent donné aux anciens comptoirs commerciaux situés en bord de mer. Les fouilles ont mis au jour une partie d’un complexe de bâtiments doté de thermes, directement relié à une installation en bord de mer, par exemple un hébergement ou un entrepôt portuaire. Les vestiges découverts avaient été interprétés comme appartenant à une installation militaire et datés de la période d’occupation romaine, aux Ier-IIe siècles après JC. Les éléments dont les archéologues disposent de nos jours permettent seulement d’y voir un bâtiment équipé de thermes. Il s’agissait peut-être d’une villa appartenant à un notable, remplissant une fonction administrative, voire défensive.
La route moderne longeant la plage recouvre la rangée de pièces A, B, Γ, Δ, E, Z ainsi que le « quai » (voir le plan des fouilles). Le mur semi-circulaire situé à l’extrémité sud-est du complexe est encore visible au-dessus de la mer (Espace A, figure 1). À l’occasion de travaux de réparation sur cette route, il a été établi que deux conduites d’eau en pierre reliaient le bâtiment au bord de mer, peut-être pour l’approvisionnement des navires. Le complexe de bâtiments semble s’étendre bien au-delà des limites de la zone fouillée. La céramique dispersée aux alentours, ainsi que des vestiges de murs découverts par le fouilleur dans les anciennes tranchées d’essai, ou plus tard lors de labours profonds ou de travaux de terrassement, suggère l’existence d’un habitat sur le site. Des fragments de conduites en terre cuite ont également été recueillis, provenant aussi bien du bassin semi-circulaire (au nord) que des pièces situées en bord de mer et des pièces H et I. Le complexe était probablement alimenté en eau par l’aqueduc, et la source, du village abandonné voisin de Pervolitsa (Περβολίτσα) (n° 2 et 3 sur la carte, figure 2 et 3). Le mur soutenant le canal d’eau est conservé sur une hauteur d’environ 4 m, et sa longueur totale relevée atteint 735 m. Il se prolonge sur une distance d’environ 2 km supplémentaires. Une partie du pont enjambant le ravin est également conservée. L’aqueduc est provisoirement daté des IIe-IIIe siècles après JC. Aucun indice ne permet de déterminer la nature, publique ou privée, du bâtiment ou de l’aqueduc. Il est toutefois certain que la reprise ultérieure des anciennes fouilles apportera un éclairage nouveau sur ce site intéressant. À environ 800 m au nord-ouest se trouve Marathospélios (Μαραθόσπηλιος), un abri sous roche jouxté par ce qui pourrait être un sanctuaire antique de plein air, délimité par un mur constitué de gros blocs de pierre (n° 4 sur le plan, fig. 4). | | Légende du plan des fouilles archéologiques (interprétation de l’archéologue entre guillemets) : A : « Rempart ou quai ». Peut-être l’extrémité sud, en abside, de l’espace plus vaste A+B.
B : « Dépôt d’armes ». Γ, Δ : « Dortoirs pour gardes ou soldats ». Des supports en argile destinés à un plancher surélevé ont été mis au jour dans ces deux pièces. L’une d’elles a pu servir de salle de bains. E : Pièce dallée de plaques d’argile. Z : Pièce dotée d’un puits. Possible citerne d’eau de pluie. H : « Citerne » voûtée. Possible « Frigidarium », c’est-à-dire la salle de bains froids. Θ : « Cour ». Possible « Caldarium », c’est-à-dire la salle de bains chauds, ou un atrium. Sol situé à un niveau supérieur à celui des autres pièces, avec un conduit pour l’acheminement d’air chaud. Communiquant avec les pièces K et A. I : « Cuisine ». K : « Petit couloir ». Λ : « Passage avec pont voûté » menant à la pièce Θ. Possible « Praefurnium », c’est-à-dire la chambre de combustion produisant l’air chaud pour le système hypocauste de chauffage par le sol. M : « Citerne ». Salle de bains. N : « Grande pièce ». Ξ : « Grand puits ». Citerne probablement alimentée par l’aqueduc. |
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| | | En raison de sa situation en Méditerranée orientale, la rade de Souda revêt une importance stratégique majeure et certaines parties de la rade sont utilisées à des fins militaires ; une base navale grecque se trouve sur la rive nord de la rade, juste après le goulet d’entrée formé par l’îlot de Souda et le cap de Souda ; cette base navale est utilisée par la Marine de guerre hellénique (Πολεμικό Ναυτικό), mais aussi par l’OTAN et par la Marine de guerre étatsunienne (US Navy). Les profondeurs de mouillage, allant de 20 à 30 brasses, permettent d’accueillir des porte-avions et des sous-marins ; cette caractéristique est unique en Méditerranée ; elle fait de la rade et de son port naval une escale fréquente pour les navires de guerre de l’OTAN patrouillant en Méditerranée orientale.
La base couvre une superficie d’environ 500 ha dans le sud-est de la presqu’île de l’Akrotiri, incluant l’îlot de Souda ; c’est une zone militaire où il est interdit de pénétrer et de prendre des photographies. Les installations de la base comprennent une cale sèche, divers ateliers ainsi que des dépôts de carburant et de munitions.
À l’intérieur de la base se trouve aussi le Centre d’entraînement opérationnel de l’OTAN pour l’interdiction maritime (NATO Maritime Interdiction Operational Training Centre). |
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| | | | Mouzouras est un petit village agricole du centre de la presqu’île de l’Akrotiri, situé à environ 140 m d’altitude, à seulement 500 m à l’est de l’aérogare de l’aéroport de La Canée ; Mouzouras se trouve à environ 17 km au nord-est de la ville de La Canée. La localité de Mouzouras compte moins de 200 habitants, dont l’activité économique primaire est la culture des oliviers, des caroubiers et des amandiers, ainsi que l’élevage. Le toponyme « Μουζουράς » proviendrait du mot « mouzouri » (μουζούρι), un instrument de mesure utilisé en Crète pour peser les céréales, correspondant à environ 17 kg. Mouzouras est le chef-lieu d’une communauté locale (Τοπική Κύνούται Μουζουρά) qui comprend quatre autres localités : Agia Zoni (Agía Zóni), Galini (Γαλήνη), Kalorrouma (Καλόρρουμα), le hameau abandonné de Koumarès (Κουμαρές) et le monastère de la Sainte-Trinité de Tzagaroli (Μονή Αγίας Τριάδος των Τζαγκαρόλων), ou monastère d’Agia Triada, l’attraction la plus célèbre de la presqu’île.
Dans le village même la principale attraction est la tour des Giannakakis (Πύργος Γιαννακάκηδων), une tour de défense de trois planchers datant de l’époque vénitienne ou, plus vraisemblablement, du début de l’occupation ottomane ; selon une légende, la tour appartenait à un janissaire, nommé Boxalis (Μπόξαλης), qui se montrait d’une grande cruauté envers les chrétiens ; ces derniers finirent par le tuer et par incendier la tour, comme en témoignent encore des traces de bois brûlé. |
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| | | Le village de Chordaki se trouve dans l’ouest de la presqu’île de l’Akrotiri, à environ 230 m d’altitude, à environ 1 km à l’ouest du point culminant de la presqu’île, le mont Skloka (Σκλόκα) (528 m). Chordaki est à environ 19 km au nord-est de la ville de La Canée. Le toponyme « Chordaki » serait un diminutif du nom « Chordi » (χορδή, au pluriel χορδές) qui signifie « boyau, corde faite de boyau » ; « Χωρδάκι », parfois écrit « Χορδάκι », signifierait « petite corde ». Au XIXe siècle le village était nommé Choridáki (Χωριδάκι). La forme savante du toponyme est « Χωρδάκιον ». Il existe d’autres villages crétois portant le nom de Chordaki, notamment un village situé dans la vallée d’Amari ; pour préciser qu’il s’agit du village de Chordaki dans la province de La Canée, on peut indiquer « Χωρδάκι Χανίων ». La localité de Chordaki compte moins de 250 habitants, mais est le chef-lieu d’une communauté locale (Τοπική Κοινότητα Χωρδακίου) qui comprend aussi les localités d’Akropoli (Ακρόπολι) et du monastère Notre-Dame des Anges du Gouvernéto (Μονή Κυρίας των Αγγέλων Γουβερνέτου). Depuis le village de Chordaki une route carrossable permet de monter jusqu’au sommet du mont Skloka où se dressent d’anciennes antennes de télécommunications et d’où l’on a une vue panoramique sur les calanques de Seitan Limani, à l’est, sur l’aéroport, au sud-ouest, et sur le pas de tir du NAMFI, au nord. |
| | Ce qui est dénommé les « ports de Satan » sont trois calanques situées sur la côte orientale de la presqu’île de l’Akrotiri.Pour se rendre à Seitan Limania, depuis la ville de La Canée ou depuis le port de Souda, tous les deux à environ 22 km, il suffit de prendre la direction de l’aéroport, puis de bifurquer à gauche en direction du village de Chordaki et de suivre les panneaux de direction indiquant le hameau de Rizoskloko (Ριζόσκλοκο) ; la petite route qui conduit aux calanques devient vite escarpée et sinueuse, avec une demi-douzaine de virages en épingle à cheveux. À l’écart de la route, sur la droite, se trouve une petite chapelle rupestre, la chapelle d’Agios Spyridon (Άγιος Σπυρίδων). On atteint enfin une aire de stationnement, située à environ 2 km à l’est de Chordaki. On peut aussi atteindre les calanques en bateau depuis, par exemple, le port de Marathi. Aller aux ports de Satan avec Google Maps (35.551374, 24.192091). Ce nom de « ports de Satan » ou « ports du Diable » a été donné à ces calanques à cause des courants qui s’y produisent, courants dangereux pour les nageurs et pour les marins, vraisemblablement dus à des courants créés par les vents le long de la côte orientale de la presqu’île. Le toponyme « Σεϊτάν Λιμάνι », ou, au pluriel, « Σεϊτάν Λιμάνια » est un toponyme qui date de l’occupation ottomane et qui provient du turc « Şeytanın Limanı » ou « Şeytanın Limanları » avec le même sens de port ou ports de Satan (Şeytan) ; le mot turc « limani » venant lui-même du mot grec ancien « λιμένας » désignant un port, « λιμάνι, au pluriel, λιμάνια » en grec moderne. L’endroit est parfois nommé « Agios Spyridon », du nom de la chapelle qui se trouve à l’arrière des calanques.
Les trois calanques, des criques étroites et allongées, ont été formées par des torrents saisonniers dévalant les pentes orientales du plus haut sommet de la presqu’île, le mont Skloka (Σκλόκα) ; ces torrents ont creusé de petites gorges dont les plus connues sont les gorges de Dimplochachalo (φαράγγι Διμπλοχάχαλο) qui débouchent dans la calanque située le plus au nord, la calanque d’Agios Stéfanos ; en hiver ces gorges présentent une chute de grande hauteur, environ 38 m.
C’est dans la calanque d’Agios Stéfanos que se trouve la seule plage utilisable par les baigneurs, la plage d’Agios Stéfanos (παραλία του Αγίου Στεφάνου). Depuis l’aire de stationnement, il faut emprunter un petit sentier escarpé et caillouteux qui descend dans les gorges ; il faut compter une quinzaine de minutes de marche pour atteindre la plage au bout de 300 m ; de bonnes chaussures, avec de solides semelles, sont nécessaires car le sentier de terre ocre-rouge comporte des cailloux plutôt pointus à cause de la dissolution karstique.
La plage d’Agios Stéfanos est une petite étendue de sable et de gravier, charrié par le torrent pendant la saison des pluies, d’environ 20 m de largeur par 30 m de longueur ; la plage est encadrée par des versants rocheux abrupts qui se prolongent dans l’eau ; la plage est bien protégée des vents du nord et de la houle, mais pas des courants marins dangereux. Le carbonate de calcium donne à l’eau une couleur bleu turquoise intense ; à certains moments de la journée, les rayons du soleil donnent à l’eau une couleur bleu clair très particulière, presque phosphorescente. La plage de Stéfanos est une plage sauvage, sans aucun équipement.
Depuis que la route d’accès a été revêtue, la fréquentation de la plage de Stéfanos a augmenté considérablement et les 500 m² de plage sont rapidement bondés de baigneurs. Il faut venir très tôt et éviter les fins de semaine et la haute saison.
La plage de Seitan Limania est magnifique mais il faut toujours garder à l’esprit que Satan l’habite … |
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