La partie méridionale du Monténégro

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La partie méridionale du Monténégro. Carte en relief. Cliquer pour agrandir l'image.

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GPS autoUn itinéraire de découverte de la côte adriatique du Monténégro
La partie méridionale du Monténégro. Carte routière. Cliquer pour agrandir l'image.La plupart des touristes débutent la visite de la côte adriatique du Monténégro par le sud-ouest du pays, qu’ils viennent de Dubrovnik – dans la Croatie voisine – ou qu’ils arrivent au Monténégro par l’aéroport de Tivat. La découverte de la côte adriatique du Monténégro emprunte la route nationale M-2 (segment des routes européennes E65 et E80) jusqu’à Petrovac, puis la route nationale M-2.4 (route européenne E851) jusqu’à Ulcinj et la frontière avec l’Albanie. Cette route à deux voies est surnommée « l’autoroute de l’Adriatique » ; de la frontière croate à la frontière albanaise, la distance n’est que d’un peu moins de 150 km, mais la circulation est très dense, notamment entre Herceg-Novi et Budva.

On peut consacrer une ou deux journées à la visite de la rade de Kotor. La première ville que l’on rencontre – à environ 10 km de la frontière avec la Croatie – est la ville de Herceg-Novi, une ville de capitaines de marine et de marins ; ces marins ont rapporté de leurs voyages de nombreuses plantes exotiques qui font de Herceg-Novi une sorte de jardin botanique, favorisé par la douceur du climat de la ville qui est située près de l’entrée de la rade. Pour découvrir les vieilles églises et les fortifications de Herceg-Novi il faut cependant grimper de nombreux escaliers car la ville est très escarpée. Aux alentours de Herceg-Novi on ne manquera pas de visiter le monastère de Savina, situé à 3 km à l’est de la ville ; on peut aussi faire une excursion jusqu’au Mont Orjen qui domine la ville au nord, du haut de ses 1893 m.

La commune de Herceg-Novi comprend aussi la plus grande partie de la presqu’île de Luštica, située de l’autre côté de la rade et que l’on pourra visiter à la fin de la journée. Cette presqu’île – située à l’écart des grandes routes – possède des plages sauvages, celles de Žanjic et de Mirišta, d’où l’on peut aller faire une excursion en bateau jusqu’à l’île fortifiée de Mamula ou à la « Grotte Bleue ». On peut rentrer à Herceg-Novi en prenant le transbordeur qui relie les deux bords de la rade à l’endroit le plus étroit, entre Lepetani et Kamenari ; ce détroit est nommé « Verige ».

En quittant Herceg-Novi vers l’est, on longe quelques villages côtiers – dont Kamenari – avant d’atteindre Risan, à 25 km, où l’on peut faire une halte pour admirer une belle mosaïque romaine. 5 km plus loin on arrive au village de Perast, un village classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ; il faudrait consacrer une journée entière à Perast, tant la localité est riche en monuments civils – tels que des palais de style gothique et des maisons de capitaines de marine – et en monuments religieux – entre autres l’église Notre-Dame du RocherGospa od Škrpjela ») située sur un îlot artificiel.

À 43 km de Herceg-Novi et à 10 km à l’est de Perast – après avoir traversé Dobrota – on atteint la ville de Kotor ; sa ville close est, elle aussi, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. La vieille ville comprend de nombreuses églises – catholiques ou orthodoxes – dont notamment l’église cathédrale catholique Saint-Tryphon, de style roman, ainsi que de nombreux palais aristocratiques disposés autour d’élégantes places dallées de marbre.

11 km séparent Kotor de Tivat en prenant le tunnel reliant Kotor à l’aéroport de Tivat ; cependant il peut être plus intéressant de faire le tour de la presqu’île de Tivat pour apprécier le charme des villages côtiers qui ponctuent la route, tels que Muo, Prčanj et son église consacrée à la naissance de la Vierge Marie (« Bogorodičin Hram »), ou Donji Stoliv. On arrive à la pointe de la presqu’île où se trouve le village de Lepetani, point d’arrivée du transbordeur venant de Kamenari, sur l’autre rive de la rade. Arrivé à Tivat on pourra visiter le palais des Buća et l’église Saint-Antoine.

Une journée entière peut être consacrée au « Monténégro royal », avec comme destination principale la ville de Cetinje, capitale royale historique du Monténégro. Depuis la côte on peut atteindre Cetinje par deux itinéraires : le premier débute à Kotor et emprunte la route de montagne R-1, dite « échelle de Cattaro » ; c’est une route serpentine de 43 km de longueur, sinueuse et souvent étroite mais qui offre de beaux points de vue et qui a l’avantage de passer par le village de Njeguši, lieu de naissance du roi Petar II Petrović Njegoš et du roi Nicolas Ier ; on peut y visiter la maison natale du roi Petar ; plus prosaïquement on peut aussi y goûter le jambon fumé, une spécialité de la région. Le second itinéraire – beaucoup moins éprouvant mais aussi moins spectaculaire que le premier – part de Budva ; c’est la route M-2.3 qui conduit à Podgorica ; après 30 km on arrive à Cetinje.

Les monuments de Cetinje ne sont pas très anciens : la plupart d’entre eux datent de la seconde moitié du XIXe siècle après que le Monténégro était devenu indépendant et avait choisi Cetinje pour capitale. On peut y visiter de nombreux musées nationaux – souvent installés dans d’anciennes ambassades – mais aussi, et surtout, le monastère de Cetinje datant du XVIIIe siècle, construit sur les ruines d’un monastère du XVe siècle détruit par les Turcs au XVIIe siècle.

On quitte Cetinje pour visiter ensuite le Parc national du Lovćen, où se trouve le mausolée du roi et poète Petar II Petrović Njegoš ; le mausolée ne présente pas beaucoup d’intérêt architectural mais il se trouve au sommet du mont Jezerski, à 1657 m d’altitude, et offre de magnifiques vues sur la baie de Kotor et sur l’arrière-pays monténégrin.

Après l’excursion au Lovćen on retourne à Cetinje pour prendre la direction de Podgorica, en empruntant la route M-2.3 ; après 5 km on arrive à la grotte de Lipa, une des plus grandes grottes des Balkans. L’étape suivante est le village de Rijeka Crnojevića, à 18 km à l’est de Cetinje, situé à l’extrémité nord-ouest du lac de Skadar, où l’on peut faire un repas de poissons du lac tout en contemplant le romantique pont du prince Danilo. Une excursion est possible – au départ de Rijeka Crnojevića – vers le monastère de l’île de Kom, situé en aval de la rivière.

Depuis Rijeka Crnojevića, le retour vers la côte peut se faire par Virpazar et Petrovac ou – plus rapidement – par le récent tunnel routier de Sozina, inauguré en l’an 2005.

La visite de la riviera de Budva peut occuper une journée si l’on souhaite prendre un peu de temps pour profiter d’une des belles plages de cette partie de la côte adriatique. Ses plages ne sont pas le seul atout de Budva : sa vieille ville close a aussi beaucoup de charme ; on peut aussi faire une excursion en bateau-taxi jusqu’à l’île sauvage de Saint-Nicolas, un paradis pour les amateurs de plongée. Les nuits de Budva sont réputées pour être très animées.

Les stations balnéaires, les longues plages et les plages plus isolées s’égrènent au sud-est de Budva : Bečići, Rafailovići, Pržno, Sveti Stefan, Miločer, Petrovac, BuljaricaSveti Stefan mérite une mention spéciale pour son île qui est devenue l’image emblématique de la côte monténégrine ; cependant cette île, ancien village de pêcheurs, a été concédée pour trente ans à un groupe hôtelier et n’est plus accessible que pour sa clientèle fortunée, ou en acquittant un droit de visite d’environ 25 €. Aux alentours de Petrovac quelques monastères orthodoxes méritent une visite.

Peu après Petrovac se termine la riviera de Budva et on se dirige vers la ville de Bar, le plus grand port du Monténégro, car la ville – qui est le terminus de la ligne de chemin de fer de Belgrade – sert en quelque sorte de port de marchandise à la Serbie. La ville de Bar elle-même ne présente pas beaucoup d’attraits ; son développement date des années 1975 ; une des rares attractions culturelles est le palais du roi Nicolas Ier. Plus intéressante est l’ancienne ville de Bar, Stari Bar, située à 5 km à l’est de Bar : cette ancienne ville fortifiée – fondée au VIIIe siècle avant JC et abandonnée à la fin du XIXe siècle – recèle des trésors d’architecture des différentes civilisations qui s’y sont succédées, notamment byzantine, vénitienne et ottomane. La commune de Bar possède de belles plages dans les stations balnéaires de sa côte : Čanj, Sutomore, Dobra Voda et Utjeha.

La dernière journée de découverte de la côte monténégrine peut être consacrée au Parc national du lac de Skadar, à son effluent naturel, le fleuve Bojana, et à la ville d’Ulcinj située sur un promontoire rocheux au bord de l’estuaire de la Bojana.

La visite du Parc national de Skadar peut débuter à Virpazar, situé à la l’extrémité ouest du lac ; Virpazar se trouve sur la route nationale M-2 reliant la côte à Podgorica. En continuant quelques kilomètres vers le nord après Virpazar, on trouve sur la gauche les ruines de deux forteresses : la forteresse de Žabljak Crnojevića et la forteresse de Lesendro. On revient vers Virpazar pour faire une excursion sur le lac et observer la faune aquatique, avant de partir à la découverte de la rive sud du lac ; cette rive, située au pied du massif du Rumija, est assez escarpée et ponctuée d’îles abritant souvent un monastère, alors que la rive nord est marécageuse ; la route est étroite et il est souvent nécessaire de manœuvrer pour croiser les automobiles venant dans l’autre sens. Le premier village où l’on peut faire une halte est Godinje, un village viticole très caractéristique de la région, où l’on peut acheter du vin et du fromage ; au large du village se trouve l’île de Grmožur, surnommée « l’Alcatraz monténégrin » car il s’y dresse une ancienne forteresse turque qui servit plus tard de prison. Plus loin on rencontre l’île de Starčevo qui, elle, abrite un petit monastère. Le village suivant est Murići qui possède la seule véritable plage du lac de Skadar et un bon restaurant ; au large du village se trouve l’île de Beška où se dresse une petite église. Plus loin l’île de Moračnik abrite un monastère que l’on peut visiter. La route continue jusqu’au village d’Ostros, proche de la frontière albanaise, où l’atmosphère est déjà orientale avec un bazar pittoresque. Après Ostros on peut regagner la côte monténégrine en direction d’Ulcinj.

Déjà perceptible à Bar – où 30% de la population est de religion musulmane – l’influence musulmane est très prégnante à Ulcinj où les jours sont ponctués par les appels à la prière du haut des minarets ; la ville n’a été reconquise sur l’empire ottoman qu’en 1881 et la majorité de la population est d’ethnie albanaise. À côté des mosquées, la ville possède cependant une église cathédrale, dédiée à saint Nicolas, datant du XIXe siècle.

Les paysages changent aussi, à mesure que l’on passe d’un relief montagnard à la plaine alluviale de l’estuaire de la rivière Bojana, alimentée par le lac de Skadar. Entre Ulcinj et la rivière Bojana s’étend une des plus longues plages de sable fin de la Méditerranée, la « grande plage » (Velika plaža), d’une douzaine de kilomètres de longueur. Pour les amateurs d’ornithologie les salines d’Ulcinj offrent la possibilité d’observer une espèce rare, le pélican frisé (Pelecanus crispus). À l’extrémité de l’estuaire se trouve la presqu’île d’Ada Bojana, entièrement consacrée au nudisme (femmes voilées s’abstenir …).

Informations pratiquesInformations pratiques

MétéorologieMétéo et prévisions
AéroportL’aéroport de Tivat (Aerodrom Tivat / Аеродром Тиват)
La côte adriatique du Monténégro dispose d’un aéroport international, situé à 3 km au sud de la ville de Tivat, dans la plaine de Tivat (Tivatsko polje) entre l’isthme de la presqu’île de Tivat et l’isthme de la presqu’île de Luštica ; l’autoroute de l’Adriatique passe à proximité de sorte que la plupart des stations balnéaires de la côte sont d’un accès aisé : Kotor n’est qu’à 10 km grâce à un tunnel qui coupe l’isthme de Tivat ; Budva est à 20 km, Cetinje à 50 km, Bar à 58 km.

Bien que moins moderne que l’aéroport international de Podgorica, l’aéroport de Tivat a un trafic plus important – plus d’un million de passagers par an, dont 80% en été – au point que l’unique piste et le terminal sont souvent saturés pendant les mois d’été. Quelques compagnies aériennes ont des liaisons régulières avec Tivat depuis Moscou ou Belgrade, mais ce sont les vols saisonniers et les vols affrétés qui sont très nombreux pendant la saison estivale.

Le code IATA de l’aéroport de Tivat est TIV.

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